
« Ézéchias envoya des messagers à tout Israël et Juda, et il écrivit aussi des lettres à Éphraïm et à Manassé, pour qu’ils viennent à la maison de l’Éternel, à Jérusalem, pour faire la Pâque à l’Éternel, le Dieu d’Israël » 2 Chroniques 30. 1.
RÉUNIS AUTOUR DU SEIGNEUR JÉSUS
Les principes concernant le rassemblement des chrétiens au nom du Seigneur Jésus correspondent aux principes de la Maison de Dieu dans l’Ancien Testament – des principes qui ne changent jamais. Dans l’Ancien Testament, la maison de Dieu, que ce soit le tabernacle ou le temple, était construite avec des choses matérielles – des rideaux, des pierres, du bois, des métaux de différentes natures. Dans le Nouveau Testament, c’est une maison spirituelle faite de pierres vivantes. La présence de Dieu fait de cette maison, sa maison. Et « La sainteté convient à ta maison, ô Éternel ! pour de longs jours » (Ps. 93. 5).
Le roi Ézéchias avait bien compris cette vérité. Il était aussi conscient que la maison de l’Éternel était pour tout Israël. Il en est de même aujourd’hui. Le Seigneur habite au milieu des siens. Bien qu’Il désire que tous les croyants jouissent de cette place, ce sont seulement ceux qui profitent de ce privilège de venir ensemble, dans la foi, autour du Seigneur Jésus, et qui agissent selon sa Parole, qui feront l’expérience de la valeur de cela. Là seulement le Saint Esprit a pleine liberté pour accomplir son action dans les enfants de Dieu et au milieu d’eux.
Dans ce temps de confusion et de négligence de la Parole de Dieu, il est bon de nous faire souvenir, les uns aux autres, qu’il y a un endroit où le Seigneur rassemble les siens, où ils peuvent L’adorer en esprit et en vérité. Ézéchias ne limita pas seulement à Juda les bénédictions provenant de la Maison de Dieu à Jérusalem – il invita tout Israël. Mais il avait aussi à cœur la sainteté de l’Éternel et de sa maison. La purification était nécessaire avant qu’ils puissent célébrer la pâque. Se séparer de tout ce qui ne convient pas au Seigneur est nécessaire pour pouvoir jouir d’une pleine communion avec Lui.
D’après the Lord is near mai 1988
« Jésus dit alors aux Juifs qui avaient cru en Lui : Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples » Jean 8. 31.
« Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute » Psaume 119. 165.
LIRE LA PAROLE DE DIEU CHAQUE JOUR
Voici mon plus grand secret pour tout le monde, connu depuis bien longtemps, et devant pourtant toujours être réaffirmé et appris de nouveau à mesure qu’une génération succède à l’autre. Le meilleur moyen d’étudier la Bible, c’est simplement de la lire chaque jour avec attention et prière, pour voir la lumière qui brille de ses pages, pour méditer sur elle, jusqu’à ce que ses enseignements, ses façons de penser, et la manière dont elle présente Dieu et Christ, entrent dans notre âme.
Il n’y a rien de remarquable à ce sujet ; c’est tout à fait simple. Mais cela réussit, et ainsi on arrive à connaître et comprendre la Bible.
Ce qui, pour un débutant, paraît être une grande connaissance de la Bible, n’est ainsi souvent que le résultat normal d’une habitude, avec persévérance, de lire le saint Livre, jour après jour, jusqu’à ce qu’il nous soit familier dans toutes ses pages.
D’après the Lord is near mai 1988
« Heureux l’homme à qui l’Éternel ne compte pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude » Psaume 32. 2.
LA CONFESSION AVANT LE PARDON
David ne disait pas : Bienheureux l’homme qui n’est pas coupable d’iniquité, car il n’aurait pas pu avoir part à cette bénédiction. Il avait été coupable, de manière tragique, d’une iniquité préméditée et terrible. Comment l’Éternel pouvait-Il ne pas lui compter d’iniquité ? Il n’y a qu’une réponse juste : c’est absolument et uniquement à cause de la valeur parfaite du sacrifice de Christ en faveur du pécheur. Bien que Christ ne soit pas encore mort alors, Dieu pouvait déjà attribuer la valeur de sa mort au pécheur qui se repentait honnêtement. David, sans aucun doute, comprenait peu cela, mais sa foi reposait sur Celui qui le comprenait. Il crut que Dieu pouvait le faire, même s’il ne savait pas de quelle manière Il le ferait.
Cela, c’est la justification, une œuvre merveilleuse accomplie pour le pécheur croyant, par laquelle il est constitué juste devant Dieu. Aucune accusation ne peut être faite maintenant contre lui, parce que Christ a répondu à toute accusation à sa place, par son propre sang versé à la croix.
Mais il doit aussi y avoir une œuvre accomplie dans le croyant. David ajoute : « … dans l’esprit duquel il n’y a pas de fraude ». Cela ne veut certainement pas dire qu’il n’y a pas de péché dans la personne, car « si nous disons que n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes » (1 Jean 1. 8). La fraude serait plutôt la tromperie qui prétend qu’il n’y a pas de péché présent. David lui-même avait été coupable de cela pendant quelque temps après son grave péché. Au lieu de le confesser à Dieu, il s’était tu (v. 3), se plaçant lui-même dans un état misérable. C’est seulement quand il fut brisé dans la repentance, confessant tout à Dieu, reconnaissant sa culpabilité, qu’il put être dit que dans son esprit il n’y avait pas de fraude. Mais c’est la bonté de Dieu qui pousse quelqu’un à la repentance (Rom. 2. 4). Par nous-mêmes nous n’aurions aucune tendance à la repentance. C’est l’œuvre de Dieu en grâce dans le croyant. Que sa grâce est infinie !
D’après the Lord is near mai 1988 (L.M. Grant)
« Puis il me dit : … Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai, moi, gratuitement, de la fontaine de l’eau de la vie » Apocalypse 21. 6.
« Et l’Éternel apparut à Abram et dit : je donnerai ce pays à ta descendance. Et Abram bâtit là un autel à l’Éternel qui lui était apparu » Genèse 12. 7.
DIEU, LE GRAND DONATEUR
Le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ donne librement, et par ses dons Il augmente sa richesse, car des louanges remontent vers Lui comme des dons, « des sacrifices de louange » dans l’éternité à venir.
Un prédicateur âgé avait l’habitude de dire, quand il s’adressait à Dieu par la prière : Donner ne t’appauvrit pas, et retenir ne t’enrichit pas.
Quand l’homme, au commencement, fut placé sur la terre, toute la création, au-dessus et autour de lui, rendait témoignage que Dieu est un Donateur plein de bonté.
Ses soins providentiels sur ses créatures, ensuite, ont rendu le même témoignage. « Il n’a pas manqué, pourtant, de rendre témoignage de ce qu’il est par ses bienfaits, en vous donnant du ciel des pluies et des saisons fertiles, rassasiant vos cœurs de nourriture et de joie » (Act. 14. 17).
Et de plus, quand la vérité du Nouveau Testament brille sur nous de sa merveilleuse splendeur, il nous est parlé de son « don inexprimable » ; et aussi « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Il y a un lien direct entre Genèse 3. 15, où Christ, « la descendance de la femme » était promis et Jean 3. 16, où Christ, le Fils, est donné.
D’après the Lord is near mai 1988
« Le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui » Ésaïe 53. 5.
LE LIEU DE LA MORT DE JÉSUS
En 1959, une famille juive quitta son domicile de Londres, en destination de Jérusalem. De même que de nombreux émigrants vers Israël, ils se déplacèrent avec de profondes émotions. Leur désir précis, c’était de créer un magnifique jardin sur la montagne de Sion – qui proclamerait la paix à tous ceux qui le visiteraient. Leur but fut réalisé, et on en parla beaucoup quand des personnalités internationales, en plus de multitudes de touristes ordinaires, visitèrent le jardin et apprirent quelle vision de paix l’avait créé.
Il semble normal que la paix ruisselle depuis Jérusalem ; son nom lui-même signifie possession de paix. Cependant, la paix ne peut pas être produite dans les cœurs humains par de beaux sentiments ou de beaux jardins. La séparation de Dieu et les uns des autres, qui commença par le péché d’Adam, exige un remède beaucoup plus profond – celui qui pourvoit à la paix et à la réconciliation en gérant la question du péché.
Dieu en soit béni, un tel remède a été fourni, et cela à la ville de Jérusalem. Là, le Seigneur Jésus Christ pria instamment dans un jardin, alors qu’Il avait devant Lui l’horreur de devenir le porteur du péché ; là Il fut crucifié à Golgotha, et par là « Il a fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Là, Il est ressuscité hors d’un tombeau dans un jardin, ayant aboli l’inimitié entre Juifs et gens des nations, pour pouvoir les réconcilier, les uns et les autres, avec Dieu et les uns avec les autres.
L’Agneau a été crucifié, son sang précieux
A été versé sur le terrible bois de Golgotha ;
Il a pris la place du pécheur coupable,
Et a supporté le jugement à sa place.
Il a fait la paix,
Et maintenant Celui qui a été mort vit à toujours.
D’après the Lord is near mai 1988
« Pourquoi ne détournes-tu pas les yeux de moi, et ne me laisses-tu pas tranquille jusqu’à ce que j’aie avalé ma salive ? J’ai péché. Que t’ai-je fait ? Toi qui observes l’homme, pourquoi m’as-tu placé pour être l’objet de tes coups ? » Job 7. 19 et 20.
LA MISE À L’ÉPREUVE DE LA FOI
Pourquoi moi, Seigneur ? Avez-vous déjà posé cette question à Dieu ? Avouez-le ! Nous avons probablement tous posé cette question, une fois ou l’autre – ou au moins l’avons pensé – spécialement pendant des périodes de pression ou de peine.
« Pourquoi moi, Seigneur ? » est contenu dans une question beaucoup plus vaste qui occupe le livre de Job, c’est-à-dire : Comment un Dieu plein d’amour et de compassion, qui connaît tout et qui est tout-puissant, peut-Il permettre la souffrance – spécialement la souffrance de personnes innocentes et justes ? Est-ce là le caractère d’un Dieu juste et bon ?
Ce n’est pas le but du livre de Job de donner une réponse complète au problème complexe de la souffrance, ou de considérer tous les nombreux moyens dont Dieu se sert de la souffrance pour notre bien. Toutefois, trois réponses certaines à cette question : Pourquoi moi, Seigneur ? ressortent d’une étude du livre de Job. Dieu désire :
- Éprouver notre foi pour s’assurer de son authenticité.
- Développer notre foi.
- Montrer notre foi.
Considérons ce dernier point ; Dieu présentait Job devant les hommes et aussi devant les êtres célestes. Il est évident, d’après les questions de l’Éternel à Satan, que la foi de Job était manifestée devant le monde invisible (ch. 1. 6 à 8 ; 2. 2 et 3). Bien que la foi de Job n’ait pas été parfaite, et était en cours d’être développée, Dieu trouvait encore son plaisir à faire remarquer la foi de son serviteur.
Le fait que les armées angéliques (bonnes et mauvaises !) observent la manifestation de notre foi devrait nous motiver à avoir une marche chrétienne fidèle. Dieu peut-Il aussi trouver du plaisir dans la manifestation de notre foi ?
D’après the Lord is near mai 1988
« Que t’ai-je fait ? Toi qui observes l’homme, pourquoi m’as-tu placé pour être l’objet de tes coups, de sorte que je suis un fardeau à moi-même ? » Job 7. 20.
« Job… était parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal… En tout cela, Job ne pécha pas, et n’attribua rien à Dieu qui soit inconvenant… En tout cela Job ne pécha pas de ses lèvres » Job 1. 1 et 22 ; 2. 10.
LES LEÇONS DU LIVRE DE JOB
Dans le livre de Job, nous voyons que Dieu permet la souffrance en vue d’accomplir ses desseins de bonté dans notre vie.
Quand Dieu permit que son serviteur Job souffre, Il désirait développer la foi de Job. Nous voyons que la foi de Job avait besoin de mûrir, car sa réaction constante au conseil de ses trois amis était essentiellement : Pourquoi moi, Seigneur ? Job ne pouvait pas comprendre pourquoi Dieu permettait que tout cela lui arrive. Dieu savait-Il vraiment ce qu’Il faisait ?
Eliphaz, Bildad, et Tsophar croyaient qu’ils le savaient, eux. Ils affirmaient que toute souffrance est le résultat du péché, mais Job maintenait qu’il était innocent. Sur ce point-là Job avait raison, mais il avait tort de discuter les voies de Dieu et de prendre cette attitude : Pourquoi moi ? C’est dans ce domaine que la foi de Job devait se développer.
Dieu veut aussi que notre foi se développe. « Pourquoi moi » n’est pas un blasphème, mais un signe de manque de maturité, et en fait le signe de notre orgueil inconscient dans notre propre-justice ! Mettre en question les voies de Dieu dans notre vie par une attitude d’insoumission, ou avec l’idée que Dieu n’est pas juste et qu’Il ne sait pas bien ce qu’Il fait, c’est vraiment la base de l’orgueil. C’est la preuve que la foi doit croître, se développer et arriver à une juste compréhension de ce que Dieu est. Pendant des périodes où nous voguons doucement, nous sommes souvent contents de nous-mêmes, et jugeons même les autres. Paradoxalement, c’est au travers de situations du pourquoi moi que notre mauvaise attitude commence à changer. Un chrétien qui mûrit apprend à se soumettre humblement sous la main de Dieu et à faire confiance à ses voies inscrutables.
La raison la plus évidente pour les souffrances du juste Job était que Dieu faisait le diagnostic de la foi de Job. Dieu éprouve la foi des croyants pour faire la preuve de leur sincérité. 1 Pierre 1. 7 affirme qu’une foi éprouvée vaut beaucoup plus que l’or, et qu’elle a pour résultat de la louange, de la gloire et de l’honneur pour Dieu. Que le Père est heureux de voir ses fils tenir ferme dans des circonstances difficiles.
Au début du récit, Job était un homme de grandes richesses et de grande influence, et d’une foi remarquable. Puis deux vagues inattendues de difficultés se déchaînèrent sur lui, le laissant dans un combat pour sa foi. Job perdit d’abord tous ses enfants et toutes ses possessions, et ensuite son propre corps fut tellement atteint qu’il n’avait pas de soulagement de sa fièvre et de ses douleurs intenses. Pensez à de telles souffrances ! Cela dépasse de loin notre questionnement : Pourquoi moi ? Malgré toutes ces pertes tragiques, Job rendit gloire à l’Éternel, en disant : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » Sa réaction à la souffrance montre aussi une foi profondément enracinée en Dieu : « Nous avons reçu le bien aussi de la part de Dieu, et nous ne recevrions pas le mal ? » (ch. 2. 10).
L’évaluation de Dieu à l’égard de Job et de sa foi, au début, était qu’il était « parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal ». Après la première vague de difficultés, c’était : « En tout cela, Job ne pécha pas de ses lèvres » – et après la deuxième vague, ce fut : « En tout cela, Job ne pécha pas ». Cela nous interpelle ! Dieu pourrait-Il, dans nos temps d’épreuve, formuler de telles affirmations de louange à notre sujet ?
D’après the Lord is near mai 1988
« Fais l’œuvre d’un évangéliste, accomplis pleinement ton service » 2 Timothée 4. 5.
UN MINISTÈRE FIDÈLE DANS L’ÉVANGÉLISATION
Lorsque D. L. Moody mourut, en 1899, pendant une campagne d’évangélisation dans l’état du Missouri, il était considéré comme l’évangéliste le plus efficace de son temps. Le périodique Newsweek parla ainsi de lui : Moody voyagea sur des millions de kilomètres et… réduisit la population de l’enfer d’un million d’âmes. Aussi exagérés que soient les termes, cela confirme que Moody fit l’œuvre d’un évangéliste. D’après les commentaires du début de sa vie, il accomplit aussi son ministère. Dieu se servit du talent naturel de ce marchand de chaussures ambitieux, pour en faire un zèle infatigable pour atteindre les hommes perdus.
À l’école de Dieu, Moody apprit cinq principes qui fortifièrent son don et augmentèrent son efficacité.
– Premièrement, l’évangéliste va où sont les pécheurs perdus. Moody allait vers les perdus au coin des rues bien avant que sa réputation lui donne l’occasion de parler à des milliers de personnes dans de grandes salles.
– Il donnait aussi des messages courts (20 à 40 minutes) et précis, ne parlant que de la bonne nouvelle du salut.
– Troisièmement, l’évangéliste recherche l’efficacité plus que l’éloquence. Aussi agréables ou non que soient les paroles, c’est le cœur qui devait être atteint, touché, et changé par le message.
– Quatrièmement, l’évangéliste vit et prêche toujours la Parole. Quand Moody n’employait pas la Parole pour influencer d’autres vies, il la lisait pour lui-même.
– Enfin, l’évangéliste doit rester en communion étroite avec Dieu. Avant de pouvoir inviter des personnes à croire ce qu’il leur offrait, il devait leur en montrer l’effet sur sa propre vie.
D’après the Lord is near mai 1988