UNE RENCONTRE INOUBLIABLE AVEC JÉSUS (3)

Chers amis,

Jusqu’ici nous avons vu des hommes et des femmes qui ont rencontré pour la première fois un homme, Jésus, qui les a guéris, délivrés, ramenés à la vie, sauvés. Nous allons maintenant nous arrêter sur quelques hommes et femmes qui ont croisé le Seigneur et sont devenus ses disciples, et dont les moments bénis passés dans sa présence se sont multipliés. Commençons par celui qui a été le « chef de file » des disciples.

« Il trouve d’abord son propre frère Simon et lui dit : – Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par : Christ). Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : –  Tu es Simon, le fils de Jonas  ; tu seras appelé Céphas (ce qui se traduit par : Pierre) » (Jean 1. 41 et 42).

« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : –  Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent » (Mat. 4. 18 à 20).

Simon est amené par son frère dans la présence du Messie et reçoit de lui un nouveau nom et, lors de la deuxième rencontre, un nouveau « travail ». Le premier contact avec le Fils de Dieu a dû être déterminant pour Pierre, car dès qu’il l’invite à venir à sa suite, aussitôt il laisse tout ce qui faisait sa vie derrière lui pour le suivre. Toute sa vie en a été bouleversée et, dès lors, il a partagé la vie de son Seigneur, en le côtoyant chaque jour.

As-tu connu ce moment déterminant dans ta vie, où tu as accepté Jésus comme ton Sauveur ? Et continues-tu à le suivre et à le servir encore maintenant ?

Nous pourrions relever quantité de moments particuliers de Pierre avec son Maître ; évoquons-en quelques-uns riches en enseignements pour nous.

Les disciples sont, à l’invitation du Seigneur, dans la barque lorsqu’une tempête se lève. Il s’en alla vers eux, marchant sur la mer, mais eux pensent que c’est un fantôme et ils ont peur. « Or la barque était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues, car le vent était contraire. À la quatrième veille de la nuit, il alla vers eux, marchant sur la mer. Les disciples, le voyant marcher sur la mer, furent bouleversés ; ils dirent : C’est un fantôme  ! Et ils crièrent de peur. Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : -  Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur  ! Pierre lui répondit : -  Seigneur, si c’est toi, commande-moi d’aller vers toi sur les eaux. Il dit : – Viens. Alors Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria : -  Seigneur, sauve-moi  ! Aussitôt Jésus, étendant la main, le saisit et lui dit : –  Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté  ? » (Mat. 14. 24 à 31).

Quelle scène extraordinaire ! C’est vrai que Jésus lui reproche sa petite foi au moment où il s’enfonce, mais c’est quand même le seul homme qui ait su pendant quelques instants marcher sur l’eau ! Il n’a certainement pas oublié ce moment ; ni son sauvetage par la main ferme et compatissante du Seigneur.

Ne passons-nous pas aussi, trop souvent, d’une grande foi à une foi défaillante, oubliant la puissance et l’amour de notre Seigneur toujours en notre faveur ?

Nous trouvons un autre moment remarquable en Matthieu 16. 13 à 19 suite à une question de Jésus à ses disciples. « Lorsque Jésus fut venu dans la région de Césarée de Philippe, il interrogea ses disciples : -  Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme  ? Ils répondirent  : -  Les uns [disent]  : Jean le Baptiseur ; d’autres : Élie  ; d’autres encore : Jérémie ou l’un des prophètes. Il leur dit : -  Et vous, qui dites-vous que je suis  ? Simon Pierre répondit : –  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus lui répondit : -  Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé [cela], mais mon Père qui est dans les cieux. Moi aussi, je te dis que tu es Pierre  ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et [les] portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».

Cette réponse du Seigneur prédit que Pierre va avoir l’honneur d’ouvrir les portes du salut, par Jésus, à ceux qui vont se convertir, c’est-à-dire être le premier chrétien à amener des âmes au salut, sur la base de « ce roc », autrement dit, de sa déclaration « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Il ne comprendra ces choses que plus tard, mais quel privilège d’être ainsi dans les plans de Dieu !

Pour chacun de nous, Dieu a aussi un plan, et il désire nous utiliser jusqu’à notre dernier jour. Sommes-nous toujours disposés à le servir en faisant sa volonté ?

Plus tard, Pierre va connaître un moment très douloureux lorsqu’il réalisera qu’il aura renié lamentablement son Maître. Mais le Seigneur n’est pas loin. Lisons Luc 22. 61 et 62 : « Le Seigneur, se retournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement ». Pauvre Pierre ! Mais ne lui ressemblons-nous pas souvent ?

Un regard du Seigneur, certainement rempli de compassion et d’amour pour son cher disciple, qui l’aimait profondément mais qui comptait sur ses propres forces. Dans les moments de tristesse et de honte d’avoir renié son Maître qui ont suivi, Pierre aurait pu se souvenir de ce que Jésus lui avait dit auparavant, en annonçant sa chute : « Le Seigneur dit encore : -  Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas  ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22. 31 et 32).

Puis Luc 24. 34 nous dévoile qu’avant que le Seigneur ne se trouve au milieu de ses disciples dans la chambre haute, il était déjà apparu à Simon. Ensuite, il a cet autre moment personnel avec son Seigneur (lire Jean 21), lorsque celui-ci lui pose à trois reprises la question : « Pierre, m’aimes-tu ? » et en lui réaffirmant qu’il allait nourrir les agneaux et les brebis de son troupeau, c’est-à-dire fortifier ses frères, comme annoncé avant sa chute.

Et à la fin de cet épisode, qui sera la dernière rencontre individuelle avec son Seigneur mentionnée dans les Évangiles, celui-ci lui répète cette invitation déjà donnée au début de leur relation : « Toi, suis-moi » (Jean 21. 22).

Connaissant notre faiblesse, notre peu de foi, nos découragements, le Seigneur nous exhorte sans cesse, dans nos lectures de la Bible, par des calendriers chrétiens, des cantiques, des prédications, en utilisant des frères et des sœurs, à continuer à Le suivre, à revenir à Lui et à Le servir, en comptant sur les forces que Lui nous donne par son Esprit habitant en nous. Quelle sollicitude !

Après Pierre, arrêtons-nous un instant sur son frère André. Nous en avons déjà parlé, lors des deux premières rencontres de Pierre avec Jésus. André était d’abord un disciple de Jean le baptiseur. Lui et un autre disciple avaient entendu dire en voyant Jésus : « Le lendemain, Jean se tenait de nouveau là, ainsi que deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui marchait, il dit : -  Voilà l’Agneau de Dieu  ! Les deux disciples l’entendirent parler et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna et vit qu’ils le suivaient ; il leur dit : -  Que cherchez-vous  ? Ils lui dirent : –  Rabbi (ce qui se traduit par : maître), où demeures-tu  ? Il leur dit : –  Venez et voyez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là ; c’était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu Jean parler [de lui], et qui avaient suivi Jésus ». (Jean 1. 35 à 40). Voilà sa première rencontre avec le Messie. La suite du récit est intéressante. « Il trouve d’abord son propre frère Simon et lui dit : –  Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par : Christ). Et il le mena à Jésus » (v. 41 et 42). Après avoir fait la connaissance du Messie, la première chose qu’il fait, c’est de mener son frère à Jésus. C’est une de ses caractéristiques mentionnées dans la Parole, amener des personnes à Jésus. En Jean 6. 8 et 9 nous lisons : « L’un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : –  Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ». C’est lui qui a trouvé ce garçon qui avait un peu de nourriture avec lui, qui l’amène à Jésus, qui utilisera ces quelques provisions pour nourrir des milliers de personnes.

Une troisième occasion se trouve dans Jean 12. 20 à 22.

« Il y avait des Grecs, parmi ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête. Ils vinrent trouver Philippe, qui était de Bethsaïda de Galilée  ; et ils lui demandaient : -  Seigneur, nous désirons voir Jésus.

Philippe vient et le dit à André ; puis vient André, ainsi que Philippe, et ils en parlent à Jésus ».

Que nous puissions, nous aussi, amener des âmes à Jésus !

Parlons maintenant d’une autre personne qui a eu des moments privilégiés avec le Seigneur, Marie de Magdala ou Marie Magdeleine. Elle apparaît dans Luc 8. 2. Il y avait avec Jésus « quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités : Marie, qu’on appelait Magdeleine, dont étaient sortis sept démons… ».

C’est dans cette condition terrible, épouvantable qu’elle se trouve lorsqu’elle rencontre le Seigneur pour la première fois. Il l’a délivrée et dès lors elle l’a suivi… en le servant (Mat. 27. 55 et 56) Elle est aussi mentionnée en Jean 19. 25 : « Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, [femme] de Clopas, ainsi que Marie de Magdala ». Elle est au plus près de lui dans ce moment crucial.

Ensuite nous lisons en Marc 15. 47 que « Marie de Magdala, ainsi que Marie, la [mère] de Joses, regardaient où on le mettait », et en Luc 23. 55 « comment son corps y avait été déposé ». Nous la retrouvons en Marc 16. 1 et 2. « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, la [mère] de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l’embaumer. De très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au tombeau, comme le soleil se levait ».

On voit tout l’amour qu’il y avait dans son cœur pour celui qui l’avait délivré de sa misère extrême ! Mais voilà, non seulement son Maître est mort, mais son corps a disparu. Elle court prévenir Pierre et Jean puis retourne au tombeau. Lisons la suite en Jean 20. 11 à 18. « Mais Marie se tenait près du tombeau, dehors, et pleurait. Tout en pleurant, elle se baissa vers l’intérieur du tombeau, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l’un à la tête et l’autre aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Ils lui disent  : -  Femme, pourquoi pleures-tu  ? Elle leur dit : –  Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. Ayant dit cela, elle se retourna et elle voit Jésus qui se tenait là  ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit  : –  Femme, pourquoi pleures-tu  ? Qui cherches-tu  ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit  : -  Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai. Jésus lui dit  : -  Marie  ! Elle, se retournant, lui dit en hébreu : -  Rabboni (ce qui veut dire : maître)  ! Jésus lui dit : -  Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala vient annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit cela ».

Ce passage des Écritures, ne remplit-il pas nos cœurs d’émotion, de louange et d’adoration ? Nous ressentons toute la détresse, la profondeur de la peine de Marie, orpheline de son cher Sauveur. Ne sommes-nous pas parfois dans ce même état d’esprit ? Désorienté(e)s, profondément tristes et abattu(e)s ? Mais Jésus est tout près d’elle – comme de nous. Elle ne le reconnait pas, mais dès qu’il prononce son nom, elle sait que c’est Lui. Quelle joie pour cette servante reconnaissante et dévouée envers son Sauveur ! Il est touchant de lire « dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai », venant d’une faible femme ! Ce qui est dit, dans Luc 7. 47, de la pécheresse qui a versé du parfum sur les pieds de Jésus, peut aussi lui être attribuée : « Ses nombreux péchés sont pardonnés  ; en effet elle a beaucoup aimé, mais celui à qui il est peu pardonné aime peu ».

N’est-ce pas ainsi que je me comporte parfois, en me plaignant beaucoup et en manifestant peu de gratitude envers le Seigneur par mes paroles et mon comportement ? Quel témoignage ai-je pour mon entourage, qu’il soit croyant ou non-croyant ? Et pour les plus jeunes et ceux qui sont plus mal en point que moi ? N’oublions jamais que nous avons été sauvés de l’enfer pour devenir les enfants d’un Dieu d’amour, ses héritiers, des cohéritiers de Christ, que nous avons des places préparées dans le ciel pour vivre éternellement dans la gloire auprès de notre céleste Époux, dans une joie et un amour indicibles ! Et si nous sommes les objets de toutes ces bénédictions, ce n’est pas grâce à nous, mais parce que Jésus, le fils de Dieu, a bien voulu s’anéantir en venant sur cette terre pour souffrir et mourir sur une croix afin d’expier nos péchés, en acceptant d’être frappé et abandonné de Dieu. Ne mérite-t-il pas plus de reconnaissance, plus de zèle pour le servir, plus de joie dans notre vie, plus de confiance en lui, plus d’adoration ?

À la fin de cette rencontre avec son Maître, Marie reçoit une communication d’une grande importance, et la tâche d’aller en faire part aux autres disciples. Un message qui est arrivée jusqu’à nous : le Père du Seigneur Jésus, son Dieu, grâce à la croix et au précieux sang de Christ, est devenu notre Père, notre Dieu.

Amour impossible à comprendre…

Que son peuple adore à genoux !

(Hymnes et Cantiques n°175 strophes 2 et 5)

Chers frères et sœurs en Christ, si nous sommes tristes et découragés, rappelons-nous cette merveilleuse rencontre qu’ont faite deux disciples du Seigneur (Luc 24. 15 à 17). Alors qu’ils sont en pleine discussion, « Jésus lui-même s’approcha et se mit à marcher avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de sorte qu’ils ne le reconnurent pas. Alors il leur dit  : -  Quels sont ces propos que vous échangez en marchant  ? Et vous êtes tristes  ! » Le Seigneur savait parfaitement ce qu’il y avait dans leur cœur, comme il connait nos pensées, notre état d’esprit. Il les fait parler afin qu’ils vident leur cœur (leur sac !) devant lui. C’est ce qu’il désire aussi pour nous, que nous venions à lui pour lui exprimer nos soucis, nos peines ; lui seul peut les comprendre et nous aider efficacement ! Lisons la suite : « Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances et qu’il entre dans sa gloire  ? Et commençant par Moïse et par tous les Prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Écritures, les choses qui le concernent » (v. 26 et 27).

Leurs cœurs se réchauffent et ils demandent à cet homme qui leur a parlé du Messie de rester avec eux, ce qu’il fait. Après qu’ils l’ont reconnu, l’hôte divin disparaît et les deux disciples déclarent : « -  Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous ouvrait les Écritures  ? » Leurs cœurs sont (re)devenus bouillants. Qu’il en soit ainsi pour nous, et que chaque rencontre journalière avec notre Seigneur, dans la prière et dans la lecture de la Parole, réchauffe notre cœur, ranime notre zèle, et nous pousse à la reconnaissance.

La suite, Dieu voulant, le mois prochain.

Avec toute mon affection, Marco. Novembre 2025