UNE MOUCHE

On a souvent entendu parler d’hommes, de femmes, même d’enfants qui, dans la main du Seigneur, ont été en bénédiction à leur entourage. Mais croirait-on qu’il puisse en être de même d’une mouche, de ces bestioles si désagréables, si dangereuses parfois en tant que porteuses de germes infectieux ? Notre Dieu, dans sa sagesse, se sert souvent des plus petits moyens, de ceux que nous considérons volontiers comme méprisables.

John Wesley annonçait l’Évangile dans la ville irlandaise de Dublin. Un certain personnage, adversaire déclaré de l’évangile, décida d’assister pourtant à une des prédications du célèbre évangéliste, simplement dans le but d’entendre le chant des cantiques, parce qu’il était très amateur de musique. Bien décidé à ne rien entendre de ce que dirait Wesley, il se boucha les oreilles entre le chant des différents cantiques. Mais, lorsque Dieu veut atteindre une conscience, il y arrive par des voies que nous considérerions comme viles et méprisables.

Il arriva donc que, tandis que cet homme se bouchait fermement les oreilles, une mouche se posa sur son visage et lui causa une démangeaison si agaçante qu’il leva la main pour la chasser. A ce moment même Wesley citait ces mots, répétés cinq fois dans le Nouveau Testament : « Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Mat. 11. 15 ; 13. 9, 43 ; Marc 4. 9 ; Luc 8. 8).

L’homme, qui avait refusé d’écouter (c’était un aubergiste de mauvaise réputation) ne connut plus de repos ; il suivit les prédications de Wesley jusqu’à ce qu’il trouvât le chemin du salut.

« Écoutez, et votre âme vivra » (És. 55. 3).

D’après Almanach Évangélique 1946