
« Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » Romains 1. 16.
CHANGEMENTS
Dans une province nigériane, des musulmans fanatiques avaient attaqué leurs voisins chrétiens. De nombreuses maisons et églises étaient en ruines. Les chrétiens se rassemblèrent en masse, et les musulmans craignirent une violente campagne de vengeance. Mais quelque chose de complètement différent se produisit.
Là où leurs ennemis avaient semé le chaos, les chrétiens chantaient des hymnes de louanges à Dieu et imploraient son pardon pour leurs persécuteurs. Ils se déclaraient eux-mêmes prêts à pardonner à leurs agresseurs. Cette attitude était incompréhensible pour les musulmans. Un chef de tribu fut tellement surpris et impressionné qu’il demanda aux chrétiens d’expliquer les raisons de leur comportement. Après un certain temps, il témoigna publiquement de sa conversion au christianisme.
Après avoir « apostasié » la foi musulmane, il dut faire face à la colère et à la vengeance de ses compatriotes. Mais il les rassembla et déclara : « Vous pouvez me destituer, me chasser, et même me tuer. Je n’y résisterai pas. Mais vous ne pouvez plus me priver de ma foi en Jésus-Christ. Je l’ai reconnu comme un Sauveur qui pardonne les péchés des hommes et les rend capables de pardonner les erreurs de leurs semblables ».
Le peuple ne reconnaissait pas son chef. Lui, autrefois si cruel et autoritaire, se tenait maintenant devant eux avec douceur et patience. La foi chrétienne semblait avoir un sens, après tout !
L’Évangile de Jésus-Christ possède la puissance divine du salut. Lorsqu’une personne l’accepte avec foi, son cœur est profondément transformé en bien, et prêt à pardonner les offenses.
D’après die gute Saat octobre 2025
« J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » Psaume 119. 162.
LE COURSIER À QUATRE PATTES
Shanghai, Chine, début du 20ème siècle : un chien furette dans la cour d’un hôpital missionnaire et fouille une poubelle à la recherche de nourriture. Il tombe sur les morceaux d’un vieux livre déchiré. Il les ramasse et les porte dans sa gueule jusqu’à un camp militaire voisin.
Les soldats remarquent le fait. Curieux, ils volent le livre au chien et commencent à le lire. Il s’avère que ce livre ancien fait partie de la Bible en chinois, plus précisément de l’Ancien Testament.
Les soldats lisent les histoires bibliques anciennes avec beaucoup d’intérêt et sont étonnés de la manière merveilleuse dont Dieu a guidé les hommes et les femmes de foi, ainsi qu’Israël dans son ensemble, il y a bien longtemps.
Malheureusement, le livre est incomplet. Ils soupçonnent le chien de l’avoir trouvé dans la cour de l’hôpital missionnaire voisin. Ils demandent donc un livre complet, une Bible entière. Le directeur de l’hôpital en donne plusieurs exemplaires aux soldats, mais ils ne suffisent pas pour permettre que chacun puisse lire la Parole de Dieu. Il faut leur procurer des Bibles une deuxième, puis une troisième fois.
Peu à peu, de nombreux soldats intéressés commencèrent à assister aux études bibliques organisées à l’hôpital. Plus tard, un missionnaire est invité à passer plusieurs jours parmi eux pour leur expliquer la bonne nouvelle de Jésus-Christ. De nombreux soldats acceptent Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Et tout commença lorsqu’un chien trouva un vieux livre en lambeaux…
D’après die gute Saat octobre 2025
« Nous ne marchons pas avec ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu ; au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu » 2 Corinthiens 4. 2.
CONSCIENCE ET NON PAS RAISON
Le message de Paul s’adressait à la conscience de ses auditeurs. Lorsqu’il parla du jugement de Dieu sur l’Aréopage d’Athènes, beaucoup se moquèrent de lui, car ses propos leur semblaient trop peu intellectuels. Mais ils réagirent avec irritation et colère lorsqu’il fit appel à leur conscience (Act. 17. 32 ; 18. 6).
Aujourd’hui encore, la conscience est au cœur du message de Dieu. Ce n’est pas l’intellect qu’il s’agit de stimuler, mais plutôt la conscience qu’il faut placer dans la lumière de la Parole de Dieu. Alors que le pasteur Wilhelm Busch (1897-1966) s’adressait un jour à un grand groupe d’étudiants, on lui demanda s’ils pouvaient ensuite en discuter. Il répondit : Pas avec moi ! Je vous ai présenté la vie et la mort. Maintenant, vous devez choisir. Mais il n’y a plus rien à discuter !
Nos esprits fonctionnent au maximum lorsque nous discutons de la Trinité, de la naissance virginale ou des prétendues contradictions de la Bible. Mais cela passe à côté du message essentiel. Il faut toucher la conscience. Les gens doivent prendre conscience qu’ils sont pécheurs, qu’ils ne peuvent se tenir devant un Dieu saint, et qu’ils ont donc besoin du salut. Ils doivent être avertis que, s’ils rejettent l’amour de Dieu, ils passeront l’éternité en enfer.
Nous avons besoin de l’intelligence que Dieu nous a donnée pour entendre, parler et comprendre – mais tenter de connaître Dieu par la seule intelligence est insuffisant. Pour Le connaître et connaître le chemin de notre vie, il faut atteindre le cœur et la conscience. Ce n’est qu’alors que notre relation avec Dieu pourra être rétablie.
D’après die gute Saat octobre 2025
« L’âme rassasiée foule aux pieds les rayons de miel, mais pour l’âme qui a faim, tout ce qui est amer est doux » Proverbes 27. 7.
VOIR LES CHOSES SOUS UN AUTRE ANGLE
Ce proverbe peu courant nous enseigne que nous sommes facilement gâtés par l’abondance.
Cela s’applique, non seulement à la nourriture, mais aussi à nombre d’autres choses. Nous manquons souvent à exprimer notre reconnaissance envers Dieu pour sa bonté – une réponse qu’Il apprécie beaucoup de la part de ses enfants. Et une telle ingratitude ne se limite pas à la nourriture pour le corps ! Elle concerne aussi notre attitude quant à notre nourriture spirituelle. Des bénédictions précieuses, venant de la Parole de Dieu, deviennent une routine, et elles perdent leur fraîcheur pour notre âme.
La Bible contient des exemples de cet état ; et elle donne aussi des remèdes. Israël commença bientôt à haïr la manne céleste, bien qu’elle ait été nouvelle et fraîche chaque matin. Dans un sens figuré, ils la piétinèrent dans leurs plaintes, de sorte que Dieu dut les punir sévèrement.
Dieu peut aussi rendre douces les eaux amères de Mara, et permettre qu’elles étanchent la soif, en conduisant notre âme vers les souffrances de Christ sur la croix. Anne, la mère de Samuel, répandait en prière l’amertume de son âme, et cela eut pour résultat qu’elle put bientôt s’exclamer, comme le fit le roi Ézéchias plus tard : « Au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction » (És. 38. 17)
Pour l’âme qui a faim de la volonté de Dieu, beaucoup de ce qui semble amer devient doux quand Dieu est vu comme étant avec nous et pour nous. Sa présence peut adoucir tout ce qui est amer.
D’après the Lord is near mars 1988
« Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité… Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » Jean 17. 16 à 18.
DANS LE MONDE MAIS PAS DU MONDE
Jésus de Nazareth était comme un exilé dans la contrée de sa naissance ! Il était bien un étranger, parce que toute sa manière de penser était étrangère au système des valeurs, des attitudes et des pratiques qui gouvernaient les hommes de son pays. Il était mis à part du peuple par la vérité, car Il était Lui-même la Parole de Dieu ! Nous aussi serons sanctifiés et serons des exilés dans le pays de notre naissance lorsque nous aurons appris la vérité et la mettrons en pratique.
Le Seigneur nous envoie comme Lui a été envoyé, non pas pour atteindre une sainteté personnelle – car Il était déjà saint – mais pour proclamer la vérité. Parmi les nombreuses vérités qu’Il enseignait, beaucoup pourraient être appelées les valeurs chrétiennes : l’amour chrétien, la moralité chrétienne, et l’éthique chrétienne. Nous avons donc une responsabilité de proclamer ces mêmes valeurs, en pratique, dans notre monde moderne. Ces valeurs étaient reconnues dans la culture occidentale depuis des siècles, mais maintenant elles sont rapidement abandonnées.
Notre réaction devant cette baisse des valeurs ne devrait pas être de rechercher un remède politique ou légal, mais plutôt, comme le faisait le Seigneur, de gagner l’âme et l’esprit des hommes à ses valeurs. Pour pouvoir agir ainsi, nous aussi devons être des étrangers. Comme le dit un auteur : Un touriste voit souvent des choses qu’un habitant ne remarque pas parce qu’elles sont devenues parties naturelles de sa vie. Pour les gens du Livre… l’exil est, bien sûr, leur lot normal et inévitable sur la terre. Le message fondamental, c’est que notre chez-nous est ailleurs. Ou, comme l’a dit notre Seigneur : Nous « ne sommes pas du monde ».
D’après the Lord is near mars 1988 (A.H. Crosby)
« Et David mit la main à son sac, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front ; la pierre s’enfonça dans son front, il tomba sur sa face contre terre » 1 Samuel 17. 49.
DIEU FORME SES INSTRUMENTS
Il y a en tout cela une leçon pour les croyants aujourd’hui. Dieu a-t-Il besoin d’instruments pour accomplir son œuvre ? Il recherche ceux qui conviennent à sa main, ceux qui ont été sous sa formation, dans son école, enseignés par Lui – qui ont été sous l’action et la puissance de sa Parole, dont l’eau est une image – qui mettent la chair de côté et dont la volonté est soumise – des instruments propres à accomplir ses desseins.
Le Maître choisit ceux-là. Ils Lui conviennent, et conviennent à son service. Ils peuvent être restés dans l’eau pendant longtemps – l’action de la Parole de Dieu a agi, peut-être, pendant des années ; mais maintenant Il plonge ses mains dans le ruisseau et les en sort et les emploie. Il est souverain en cela, et pourtant il y a une capacité morale dans ceux qu’Il choisit. D’autres, que l’homme pourrait estimer plus à propos, ne sont pas pris – et ceux-là sont employés avec une grande utilité pour sa gloire.
Nous voyons souvent cela illustré dans la Parole de Dieu – chez Moïse par exemple. Qu’il était peu adapté quand il se croyait lui-même bien utile – et comme il s’estimait peu lui-même utilisable alors que Dieu l’avait réellement rendu efficient ! Quarante années au loin dans le désert fut un long temps pour émousser les arêtes et faire de lui une pierre polie – « l’homme le plus doux que la terre ait porté », et adapté pour porter les charges qui pesèrent sur lui comme étant le sauveur choisi pour délivrer le peuple de Dieu. De même pour Josué, le jeune homme qui ne s’éloignait pas du tabernacle. David était un autre cas. Quelle formation secrète il eut comme jeune homme ! Et pendant tout son chemin il semble qu’il était sous la main de Dieu en discipline, quand il semblait que « l’eau de la Parole » coulait toujours sur son âme. C’est là la manière d’agir de Dieu.
D’après the Lord is near mars 1988
« Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » Apocalypse 22. 7.
LA VENUE DU SEIGNEUR JÉSUS POUR ENLEVER LES CROYANTS
L’annonce du prochain retour du Seigneur nous prévient que, pendant que nous l’attendons, nous devons, avec un esprit vigilant, obéissant et soumis, prendre garde à ses paroles.
« Voici je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (v. 12). Cela nous encourage à être diligents, en nous disant que, si nous employons nos talents maintenant pendant son absence, Il nous donnera des honneurs lors de son retour promis et proche.
« Oui, je viens bientôt » est répété au verset 20. C’est simplement une promesse. Ce n’est ni un avertissement ni un encouragement. Rien n’y est ajouté, comme il arrive dans d’autres occasions. C’est simplement la promesse de venir Lui-même vers les siens qui L’attendent. Mais c’est la chose la plus élevée, la plus chère. Il se peut que le cœur soit silencieux devant un avertissement et devant un encouragement, ces paroles étant reçues secrètement par la conscience. Mais cette promesse, du retour personnel de Christ, reçoit sa réponse de la part des croyants. « De l’abondance du cœur la bouche parle ». – « Amen ; viens, Seigneur Jésus ». Ainsi le Seigneur, de sa manière variée et merveilleuse, fait l’œuvre de l’Esprit. Sa propre voix, dans ces annonces différentes et frappantes, encourage les croyants à demeurer dans une attitude d’attente du Seigneur.
Il se passe de grandes choses. L’Église, les Juifs, et les nations, sont tous actifs, se préparant et attendant. Mais la foi attend ce qui ne vient pas avec de telles choses. L’enlèvement des croyants est une partie d’un mystère, une partie de la sagesse cachée. La venue du Fils de Dieu depuis le ciel est un fait – comme je le pense – complètement indépendant de l’histoire ou de la condition du monde alentour.
D’après the Lord is near mars 1988 (J.G. Bellett)
« Et Josué les envoya ; et ils allèrent se mettre en embuscade, et se tinrent entre Béthel et Aï, à l’ouest d’Aï. Josué passa cette nuit au milieu du peuple » Josué 8. 9.
LE SEIGNEUR JÉSUS EST TOUJOURS AVEC LES SIENS
Quel encouragement pour le peuple dans la présence de Josué pour le peuple à un tel moment ! Ils avaient vu, dans le passé, dans de nombreuses occasions, de multiples interventions de la grâce et de la puissance de Dieu. Des victoires passées, cependant, ne donnent pas de puissance pour un conflit ultérieur. Aï, où Israël avait subi une défaite, était devant eux. Ayant beaucoup de crainte et de tremblement, ils avaient besoin de la compagnie de Josué et de sa présence auprès d’eux. À ce moment critique il est écrit : « Josué passa cette nuit au milieu du peuple ». Il était leur chef désigné par Dieu – leur capitaine.
Le fait qu’il ait passé la nuit avec eux nous montre la grâce touchante de notre Seigneur Jésus Christ, qu’Il exprime dans ces mots « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du siècle ». Il s’associe à nous dans toutes les luttes et les épreuves du chemin. Quel encouragement pour ceux dont le premier devoir est de marcher avec Dieu ici-bas. Voyez l’heureuse occasion où notre Seigneur s’associe avec les siens. Deux disciples étaient en chemin avec Lui vers Emmaüs. Ils désiraient la compagnie du Seigneur et Lui dirent : « Reste avec nous, car le soir approche et le jour a baissé… Il entra pour rester avec eux » (Luc 24. 29).
D’après the Lord is near mars 1988
« Courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » Hébreux 12. 1 et 2.
LA COURSE DE LA FOI
C’était le début de la saison des courses, et les coureurs faisaient plusieurs essais pour voir celle qui leur convenait le mieux. L’entraîneur surveillait un nouveau coureur, qui essayait d’être un coureur sur haies – mais qui avait de la difficulté dans tous les problèmes de cette course. Non seulement il était derrière les autres, mais il commençait à renverser les haies et à trébucher.
Après l’avoir surveillé pendant un moment, l’entraîneur l’appela à sortir et lui demanda de regarder les autres, en particulier leur course régulière entre les haies. Puis il lui demanda : Quelle est la relation entre leur course et les haies ? Le jeune coureur répondit avec un sourire : Ils les incluent dans leur course. L’entraîneur lui dit alors : La clé, pour être un bon coureur, ce n’est pas de se concentrer sur le fait de surmonter les obstacles, mais plutôt de se concentrer pour garder une course régulière, en visant toujours le but. Avec l’expérience, vous apprenez à passer les haies sans même ralentir votre course. Si vous regardez les haies, vous trébuchez ; si vous regardez vers le but, vous passerez facilement par-dessus chaque haie en vous dirigeant vers le but.
L’application spirituelle de cela, pour le croyant, doit être évidente. Si nous avançons avec le Seigneur, quand des obstacles se présentent, nous serons capables de les dépasser, parce que notre marche est régulière, assurée, forte, et dirigée vers Lui. Si, au contraire, nous regardons chaque obstacle dans notre sentier, notre course sera irrégulière, mais de plus, les haies nous feront trébucher.
D’après the Lord is near mars 1988
« Même mon intime ami, en qui je me confiais, qui mangeait mon pain, a levé le talon contre moi » Psaume 41. 9.
TRAHISON PAR UN AMI
Avez-vous déjà été trahi ? Par un ami ? Par un intime ami ? – par quelqu’un en qui vous aviez pleine confiance ? Nous savons tous ce que nous ressentons quand quelqu’un abuse de nous ou que des personnes sans principes nous écrasent. Mais être trahi par un ami de confiance nous blesse beaucoup plus. Notre Seigneur Jésus a été trahi – par un ami proche, Judas. Pendant trois ans, Jésus avait partagé avec Judas des temps de joie et de peine. Pensez à toute l’affection que le Seigneur avait dû connaître avec Judas. Pensez aussi à la salutation finale de Judas et à son baiser de trahison. Que cela avait dû blesser l’âme tendre et sensible du Seigneur, de regarder dans les yeux le traître et de lui dire : « Judas, tu livres le Fils de l’homme par un baiser ? »
Nous avons là devant nous une occasion de la longanimité incroyable que le Seigneur montre envers nous. Quelle humiliation nous avons apportée sur Celui qui a donné sa vie pour nous ! Quelle peine nous avons causée au cœur de notre Sauveur par nos actions – ou notre manque d’action ! Combien de fois avons-nous compromis notre foi et trahi notre Seigneur pour moins de trente pièces de l’argent du monde ? Nous devons certainement reconnaître que, si ce n’était la grâce extraordinaire de Dieu, chacun de nous aurait pu être à la place de Judas.
Quand nous réfléchissons à la trahison de notre Seigneur, puisse notre cœur se porter vers Lui avec plus d’amour et de piété pour tout ce qu’Il a souffert. Que nous sondions aussi notre cœur et notre vie, quant aux occasions où nous sommes coupables d’avoir apporté de l’humiliation sur le nom de Christ. Que cessent réellement nos occasions de trahison de notre Seigneur pour des raisons de profit mondain ou de popularité !
D’après the Lord is near mars 1988
« Jacques, esclave de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la Dispersion, salut ! » Jacques 1. 1.
RENDRE TÉMOIGNAGE AU SEIGNEUR
Il ne pourrait pas être accordé à aucun mortel une plus grande dignité, un plus grand privilège, que d’être appelé « esclave de Dieu et du Seigneur Jésus Christ ». Mais, d’être ici sur la terre, où notre Seigneur a été rejeté, comme ses témoins et pour servir ses intérêts, c’est certainement un privilège que les anges pourraient envier.
Un seul a pu être appelé le Parfait Serviteur. Sur Lui seul l’Éternel attire notre attention, en disant : « Voici mon serviteur » (És. 42. 1). Le caractère béni de ce service est bien placé devant nous dans l’évangile de Marc, l’évangile du Serviteur. Il était écrit de lui, prophétiquement : « Il ne crie pas, et il n’élèvera pas sa voix » (És. 42. 2), et dans l’évangile de Marc nous voyons notre Seigneur béni dans le service le plus actif, et pourtant toujours retiré loin de la foule peu sûre. Il savait ce qui était dans l’homme.
La nécessité, pour le parfait Serviteur, c’est d’être obéissant. Le Seigneur l’a été, dans sa grâce. En Ésaïe 50. 4, Il dit, en esprit : « Le Seigneur l’Eternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est fatigué. Il me réveille chaque matin, Il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne ». Toujours prêt à écouter la voix de Celui qu’Il était venu glorifier, Il pouvait dire : « Je ne fais rien de moi-même », et « Ma viande est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». Ce sentier d’obéissance glorifiait pleinement Dieu, et depuis la gloire magnifique la voix du Père fut entendue : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ».
D’après the Lord is near mars 1988
« Réveille-toi, nord, et viens, sud ; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent ! Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis » Cantique des cantiques 4. 16.
AGIR EN TOUTES CHOSES POUR RÉJOUIR NOTRE SEIGNEUR
Quand le jardin est planté et qu’il croît, alors les vents du nord de l’adversité ou les vents du sud de circonstances agréables peuvent être accueillis de la même manière par celui qui connaît le Seigneur Jésus et qui L’aime. Les deux feront ressortir le parfum des épices du caractère chrétien chez le croyant, un parfum suave par-dessus tout pour la joie du Bien-aimé. Ce n’est pas la question de savoir combien nous en faisons pour le Seigneur, mais de dévouement personnel envers Lui. Il apprécie certainement un service qui est accompli réellement pour Lui ; mais Il apprécie encore davantage l’atmosphère elle-même des affections des siens, le parfum de leur propre communion personnelle.
Le jardin de notre vie personnelle nécessite des soins diligents et du temps, afin que les graines du péché et de l’égoïsme soient arrachées et que les plantes de grande valeur soient fortifiées et se développent. Si nous ne prenons pas bien soin de notre jardin, pouvons-nous dire d’aussi bon cœur : « Que mon bien-aimé vienne dans son jardin ». Remarquez qu’elle a dit d’abord « mon jardin », mais que maintenant elle l’appelle « son jardin », prenant conscience qu’elle n’en prend soin que pour Lui ; c’est réellement à Lui qu’il appartient.
Elle avait attendu que les fruits soient mûrs pour parler ainsi ; elle invite maintenant son bien-aimé à manger de ses fruits précieux. Sommes-nous capables d’inviter avec autant de joie notre Seigneur bien-aimé à manger des fruits du jardin que nous avons soigné, avec la confiance que cela sera une réelle joie pour son cœur ?
D’après the Lord is near mars 1988
« Et l’Esprit et l’Épouse disent : Viens. Que celui qui entend dise : Viens. Que celui qui a soif vienne : que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » Apocalypse 22. 17.
UNE FONTAINE D’EAU FRAÎCHE DANS LA VILLE
À dix minutes de marche de la cathédrale Saint Paul à Londres se trouve une vieille église. À côté de l’entrée, la fontaine de beau marbre blanc est remarquable, avec cette inscription :
Don de Sir James Duke, Lord Maire de Londres et membre du Parlement, Élu en 1848 et 1849. Don à la ville.
Tandis que, au-dessus de la fontaine étaient également gravés, pour être lus de tous les passants :
Le Seigneur est une fontaine de vie
La fontaine avait un grand intérêt pour nous ce jour-là, car nous avons été rafraîchis, et notre soif a été étanchée par cette eau en abondance – en même temps qu’elle nous a fourni une illustration d’une leçon beaucoup plus profonde.
La fontaine était un don à la ville pour les nombreux habitants et les étrangers passant par là jour après jour. Elle est toujours pleine, toujours gratuite, en libre accès pour tous. Nous avons vu des enfants qui en buvaient – des hommes et des femmes jeunes en profiter, allant au travail ou en revenant, et même des personnes âgées aux cheveux blancs.
Cette fontaine est semblable à l’évangile glorieux, la bonne nouvelle que le Nouveau Testament prêche au monde entier au sujet du Fils bien-aimé de Dieu, le Seigneur Jésus, le Sauveur. Le témoignage de l’Écriture montre maintes fois : « Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu… Tu les abreuveras au fleuve de tes délices ; car auprès de toi est la source de la vie » (Ps. 36. 8 à 10). Le Fils de Dieu par qui ont été créés les mondes devint un Homme, Il vint sur la terre.
Il n’est pas maintenant sur la terre. Sa gloire remplit les cieux. Il est le Fils de Dieu et le Fils de l’Homme sur le trône de grâce ; et il y a vie, il y a pardon des péchés et salut pour toute créature assoiffée de la race d’Adam. Il est encore la fontaine de vie.
D’après the Lord is near mars 1988
« Avant que je te forme… je t’ai connu… je t’ai sanctifié… je t’ai établi » Jérémie 1. 5.
LES DESSEINS DE DIEU ACCOMPLIS EN NOUS
Bien que l’Éternel ait adressé ces paroles directement à Jérémie, nous pouvons les appliquer aussi à notre propre vie. Remarquez comment elles répondent à quatre questions de base, communes à tous les hommes :
– Je t’ai formé. Cela répond à la question : Qui suis-je ? Étant formé par Dieu avec une individualité et une personnalité, je peux faire écho aux paroles du psalmiste : « J’ai été fait d’une étrange et admirable manière ». Parce que je ne suis pas une collection de molécules faite par hasard, mais un être humain créé à l’image de Dieu, je peux me réjouir de ce qu’Il m’a créé pour son plaisir.
– Je t’ai connu. Cela répond à la question : Qui s’en soucie ? Dieu ! Il connaît tout ce qu’il en est de notre faiblesse et de nos peines ; Il connaît aussi la profondeur de notre péché et de notre dégradation ; Il connaît même notre ignorance volontaire de Lui-même, cependant Il en a été assez touché pour envoyer son Fils unique dans le monde pour qu’Il meure pour nous.
– Je t’ai sanctifié. C’est la réponse à la question : Ai-je de l’importance ? La grâce extraordinaire, non seulement rachète des pécheurs de leur culpabilité et du jugement, mais les met à part comme un peuple particulier pour Lui-même. Il se réjouit de les rendre conformes à l’image de son Fils.
– Je t’ai établi. C’est la réponse à la question : Y a-t-il un but dans la vie ? De même que Dieu avait un but pour la vie de Jérémie, Il a un but pour nous. Et ce but est adapté à chaque personne individuellement. Quelle joie de recevoir le but de Dieu pour notre vie, et de le reconnaître comme étant bon, agréable, et parfait.
D’après the Lord is near mars 1988 (G.W. Steidl)
Dieu tient la clé de tout l’inconnu,
Et j’en suis heureux ;
Si d’autres mains tenaient la clé
Ou s’Il me la confiait,
Je serais attristé.
Je ne peux pas lire ses plans pour l’avenir ;
Mais je sais ceci :
J’ai le sourire de son visage,
Et tout le refuge de sa grâce
Pendant que je suis ici-bas
J. Parker
« Ils lui dirent (à Jésus) : – Rabbi, … où demeures-tu ? Il leur dit : – Venez et voyez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là » Jean 1. 38 et 39.
VERS LA MAISON DU PÈRE
L’équivalent du mot « foyer » ne se trouve pas dans le texte du Nouveau Testament, bien qu’il ait été introduit dans certaines versions. Sa meilleure signification, c’est en particulier dans les paroles du Seigneur à ses disciples : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3). C’est là l’espérance chrétienne.
Nous n’oublierons pas la grande bénédiction du pardon des péchés. L’apôtre bien-aimé nous dit : « Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom » (1 Jean 2. 12). Nous ne pouvons jamais oublier cela, ni le jugement de Dieu qui est tombé sur l’âme de Celui qui était notre substitut sur le Calvaire afin que cette grande bénédiction puisse être nôtre. Le Fils de Dieu nous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous ; cela nous remplira toujours d’émerveillement.
Mais le pardon des péchés n’est pas la fin. Jésus Christ n’a pas souffert seulement pour effacer notre terrible passé, mais pour nous amener à Dieu, et pour cela Il a souffert pour nous amener à la maison, loin de nos errances, à la maison vers Dieu.
Alors que nous vieillissons, la maison nous attire davantage. Ceux d’entre vous qui ont les forces et la vigueur de la jeunesse ne ressentent peut-être pas cet attrait de la maison comme certains d’entre nous. Ils pensent au service, ils ont l’espoir d’accomplir des exploits pour leur Seigneur et Sauveur, et cela est bien. Puisse le Seigneur répondre à vos plus grands désirs de Le servir, mais ne perdez pas de vue la maison ! La maison est là où est votre Sauveur, où est votre Père, et c’est la maison du Père.
D’après the Lord is near mars 1988