TRADUCTION DE FEUILLETS (135)

« Il n’y a ni Juif ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni homme, ni femme ; car vous tous, vous êtes un dans le Christ Jésus » Galates 3. 28.

UN DANS LE CHRIST JÉSUS

Un épisode de la deuxième guerre mondiale. Il y avait, d’un côté, la paysanne polonaise âgée, dans son pays ravagé par la guerre et, de l’autre côté, le jeune soldat allemand, qui avait trouvé à se loger dans la petite maison simple. Deux personnes, deux mondes.

Chacun d’eux avait assez à penser pour soi-même, pour ses propres soucis. Qu’apporterait le matin suivant ? Comment les choses vont-elles aller ? Qu’est-ce qui nous attend ? Les deux personnes pouvaient à peine se comprendre. Lui ne parlait que quelques mots de polonais, et elle ne comprenait pas l’allemand. Mais quand, dans sa pauvre cuisine, elle vit une fois le jeune homme lire dans son Nouveau Testament, elle alla vers lui et demanda, en montrant le livre dans ses mains : Jésus ? Et quand lui, heureusement surpris, approuva, elle, le visage heureux, répéta : Jésus !

Leur foi commune s’exprima brièvement, mais d’un témoignage éclatant. Deux mondes totalement différents – mais le nom du Seigneur Jésus liait ces deux personnes ensemble et franchissait une immense distance.

Leurs nations étaient en guerre l’une avec l’autre, mais eux-mêmes, par la foi au Seigneur Jésus, appartenaient à ceux des nations qui sont un seul peuple « pour son nom » (Act. 15. 14).

D’après der Herr ist nahe octobre 2025

« Le Premier-né… ayant fait la paix par le sang de sa croix » Colossiens 1. 20.

LA CROIX INDESTRUCTIBLE

Sur la côte chinoise, sur une colline dominant l’ancienne colonie de Macao, les Portugais avaient autrefois construit une cathédrale imposante. Mais les cyclones ont fait des ravages ; l’édifice, négligé, est tombé en ruines. Seule la façade est restée, surmontée d’une croix géante.

La mer étant particulièrement violente dans cette partie de la côte, de nombreux naufrages y ont eu lieu. Pourtant, la croix, visible de loin, a servi à guider de nombreux marins, les conduisant à bon port.

La cathédrale, aujourd’hui en ruines, est un parfait exemple des nombreuses églises et organisations chrétiennes construites au fil des siècles. Certaines peuvent paraître imposantes et magnifiques de loin, mais à y regarder de plus près, on ne voit guère plus qu’une façade fissurée. Ce ne sont pas les attaques extérieures qui ont porté le plus grand préjudice au christianisme, mais plutôt sa propre infidélité à Dieu et à sa Parole.

La croix, cependant, demeure à jamais, témoignage d’un événement unique dans l’histoire humaine – la croix sur laquelle le Sauveur du monde est mort – la croix qui demeure visible aujourd’hui encore pour chaque âme naufragée, lui offrant le salut.

Les événements qui se sont produits sur la croix du Calvaire sont si grands et si cruciaux pour chaque être humain que l’apôtre Paul désirait toujours attirer l’attention de ses auditeurs uniquement sur Jésus-Christ, et plus particulièrement sur Christ crucifié : « La parole de la croix… est la puissance de Dieu » (1 Corinthiens 1. 18) « … Je n’ai pas jugé bon de savoir quoi que ce soit parmi vous sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor. 2. 2).

D’après die gute Saat octobre 2025

« Celui qui habite dans la demeure secrète du Très-haut logera à l’ombre du Tout-puissant » Psaume 91. 1.

EXISTENCE DE L’OMBRE

Qui aimerait vivre, au sens figuré, dans l’ombre, ou mener une existence obscure ? Qui aime être défavorisé ou marginalisé ? Être remarqué et reconnu par les autres est sans aucun doute préférable à une existence obscure, et constitue un besoin humain fondamental.

En Orient, de plus en plus chaud lors des étés sous nos latitudes, l’ombre a cependant une signification complètement différente.

Le verset du psaume 91 parle d’une « ombre » absolument sûre et réconfortante. Ceux qui demeurent sous cette ombre sont confiants et pleins d’espoir, car ils jouissent de la protection du Tout-Puissant. La « protection du Très-Haut » et « l’ombre du Tout-Puissant » sont des images de la protection divine.

Beaucoup de gens ignorent complètement le Très-Haut ; ils vivent comme s’Il n’existait pas. Pourtant, ils ne doivent leur vie et leur santé qu’à la volonté de Dieu.

D’autres, en revanche, ne recherchent la protection du Très-Haut que lorsqu’ils sont menacés par le danger et l’anxiété. Une fois la détresse passée, ils renoncent volontiers au « patronage » de Dieu. Ils ne demeurent redevables au Créateur que pour sa grâce et son dévouement.

Mais il y a aussi des personnes qui entretiennent une relation personnelle avec Dieu, le Très-Haut. Ceux-là Lui parlent par la prière et soumettent leur vie à sa loi, même dans les moments d’insouciance. Vivre « sous la protection du Très-Haut » et « à l’ombre du Tout-Puissant » n’est pas pour eux une pieuse vanité, mais une profonde certitude. Cette « existence dans l’ombre » les protège et les fortifie. Même si, socialement parlant, ils sont « dans l’ombre », ils savent qu’ils sont en sécurité auprès de Dieu et acceptés par Lui.

D’après die gute Saat octobre 2025

« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon espoir vient de lui » Psaume 62. 5.

LE VRAI REPOS, SEULEMENT EN JÉSUS CHRIST

Si nous permettons, en quelque mesure, que des choses ou des personnes prennent une place prééminente dans notre esprit ; si nous permettons à notre cœur d’être influencé d’un côté ou de l’autre par des circonstances ou par les hommes, nous ne jouirons pas d’un repos paisible. Il se peut que nous soyons influencés parce que nous pensons d’une personne qu’elle est supérieure, ou que nous pensions qu’il est nécessaire que les circonstances soient bonnes pour que notre chemin soit droit. Ou nous pouvons être douloureusement influencé par l’opposition des hommes ou par des circonstances difficiles – et nous nous relâchons, et manquons d’obéir simplement et sérieusement à la volonté de Dieu. Quel que soit le cas, nos regards sont détournés du Dieu vivant, et nous ne pouvons pas nous étonner de tomber dans un état de trouble et de détresse.

Si nous avons toujours le Seigneur devant nous, notre sentier sera beaucoup plus semblable à celui du Seigneur Jésus sur la terre, nous serons remplis d’un sentiment de paix intérieure, de joie et de confiance durables. Beaucoup désirent avoir ce précieux caractère de paix permanente et non perturbée – mais comprennent peu comment l’obtenir. Si nous en faisons un but, nous ne le connaîtrons jamais réellement. Si toutefois nous donnons au Seigneur sa place de suprématie absolue, sans permettre à rien ni personne d’autre de prendre sa place dans notre vie – si nous avons seulement pour but de Lui obéir de cœur – que les autres nous approuvent ou non – si nous laissons honnêtement la question de nos circonstances dans sa main pour qu’Il en prenne soin ; autrement dit, si nous nous appuyons seulement sur Dieu, alors nous serons en paix.

Quand des problèmes surgissent qui sont trop grands pour nous, y a-t-il une raison d’être abattus ou découragés ? – Non, à moins que nous nous attendions aux hommes ou aux choses. Si nous nous attendons à Dieu, peut-Il nous manquer ? Jamais ! Nous le savons, et pourtant, trop souvent, nous attendons des réponses de ceux qui ne peuvent pas nous les donner, parce qu’ils ne sont pas Dieu. Si d’autres nous aident, ce sera seulement dans la mesure où ils dirigeront notre cœur pour que nous attendions de Dieu toute bonne réponse.

D’après The Lord is near février 1988 (L.M.G.)

« Et il y eut d’épaisses ténèbres dans tout le pays d’Égypte pendant trois jours… mais pour tous les fils d’Israël, il y eut de la lumière dans leurs habitations » Exode 10. 22 et 23.

LE CHRÉTIEN DOIT FAIRE BRILLER SA LUMIÈRE CÉLESTE

L’élément de ce monde, ce sont les ténèbres. C’est la sphère où Satan, le prince et le dieu de ce monde, domine, avec les « dominateurs de ces ténèbres » (Éph. 2. 2 ; 6. 12). Nous ne sommes pas de ce monde. Nous avons été délivrés du pouvoir des ténèbres et transférés dans le royaume de son cher Fils, et rendus à même de participer à l’héritage des saints dans la lumière. Mais nous sommes dans le monde (Jean 17).

Bien qu’un Dieu lent à la colère attende encore en grâce sur cette scène de corruption et d’inimitié envers Lui, qui croît sans cesse, et bien que la lumière de son évangile brille encore, cependant les ténèbres vont croissant chaque jour autour de nous. Dans cette scène, puis-je demander avec sérieux : Avons-nous de la lumière dans nos demeures ? Cette lumière brille-t-elle clairement, donnant de la lumière à tous ceux qui sont dans la maison ? Est-elle vue par ceux qui entrent dans la maison ? La lampe n’a pas été donnée pour être cachée sous le boisseau du commerce et de la mondanité, ou sous le lit de la paresse et du plaisir personnel, mais pour donner de la lumière à tous les membres de la maisonnée, et à tous ceux qui y entrent.

Notre Sauveur va venir nous prendre à Lui là-haut. Trouvera-t-Il la lumière de cette espérance brillant dans nos demeures, les faisant être comme des tentes lumineuses – des tentes comme ce qu’Abraham avait commandé à ses enfants et à sa maison après lui, afin qu’ils gardent la voie de l’Éternel (Gen. 18. 19) ? Souvenez-vous que nous ne sommes pas seulement des porteurs de lumière individuellement, mais que, collectivement, nous devons montrer la lumière brillant dans des maisons chrétiennes bien ordonnées.

D’après The Lord is near février 1988 (J.A. von Poseck)

« Or l’Esprit dit expressément qu’aux derniers temps quelques-uns se détourneront de la foi ; ils s’attacheront à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons, menteurs, hypocrites, eux dont la conscience est cautérisée » 1 Timothée 4. 1 et 2.

« Or sache que dans les derniers jours il surviendra des temps difficiles : les hommes seront égoïstes… ayant l’apparence de la piété, mais ayant renié sa puissance » 2 Timothée 3. 1 à 5.

PRENDRE GARDE AU FAUX ÉVANGILE

Les temps difficiles auxquels le Seigneur Jésus et le Saint Esprit se réfèrent sont arrivés. Il n’y a jamais eu un temps où il y ait eu une telle tendance à se détacher de la foi comme dans les jours actuels. Une étude soigneuse des hérésies actuelles conclut qu’il y a un esprit maître derrière chacune d’elles, un esprit maître tellement bien informé sur la nature humaine qu’il a adopté et projeté des systèmes couvrant le champ entier de l’expérience, de la pensée, et des souhaits. Cet esprit-maître, c’est Satan, le trompeur.

Le but de Satan et l’un de ses souhaits particuliers, c’est de tordre le plan de Dieu pour le salut. Il sait que le seul remède au péché, c’est l’œuvre expiatoire de Christ, et il est conscient qu’un système religieux n’a pas de pouvoir en salut si l’œuvre expiatoire de Christ est éliminée de son enseignement. En conséquence, son plan, pour tromper les gens, c’est de leur présenter des religions qui reconnaîtront Dieu, qui exhorteront les hommes à être bons, et ajoutent des cérémonies qui font appel à l’imagination, mais qui n’ont aucune valeur parce qu’elles négligent de reconnaître Jésus Christ, le Sauveur, et son œuvre de rédemption sur le Calvaire.

Dans ces temps d’apostasie, les chrétiens ont besoin de bien connaître leur Bible, car le seul moyen de reconnaître si un système d’enseignement est de Dieu, c’est d’examiner ce système par la lecture de l’Écriture Sainte. Jugez un système à la lumière de la Bible – ne jugez pas la Bible à la lumière d’un système.

D’après The Lord is near février 1988 (W.C. Irvine)

« C’est à l’Éternel, le Seigneur, de faire sortir de la mort » Psaume 68. 21.

ACCEPTER LA MORT DE LA MAIN DE DIEU

John Donne, un poète anglais renommé, et doyen de la cathédrale Saint-Paul à Londres, était atteint d’une grave maladie qui finit par lui coûter la vie. Alors qu’il était alité, il écrivit une série de méditations sur le sujet de la mort. Lorsqu’on parcourt ces textes et qu’on voit Donne approchant de la mort, on se rend compte que ce grand poète était aussi toujours plus près de son Seigneur. En fait, dans sa dernière prière écrite, il réfléchit à sa nature pécheresse, et au salut plein de grâce du Seigneur, par ces mots : Même si ce contre quoi je prie le plus instamment devait m’arriver, de retomber dans ces péchés dont je me suis sincèrement repenti, tu m’as complètement pardonné.

Son dernier sermon, devant le roi d’Angleterre en 1630, fut connu ensuite comme son oraison funèbre, à cause de son sujet, et parce qu’il mourut peu de temps après. En cette occasion, son texte était : « C’est à l’Éternel, le Seigneur, de faire sortir de la mort » Tandis que ce passage lui donnait l’occasion d’expliquer que, non seulement le moment, mais aussi la cause de la mort, sont dans les mains du Seigneur, il pouvait aussi proclamer avec le psalmiste : « Précieuse, aux yeux de l’Éternel, est la mort de ses fidèles » (Ps. 116. 15). La grande vérité du salut donnait à ce grand poète la paix pour voir la mort comme l’appel du Seigneur, à ceux qu’Il aime, de venir à la maison, et il pouvait proclamer avec Paul : « Où est, ô mort, ton aiguillon ? Où est, ô mort, ta victoire ? » (1 Cor. 15. 55).

D’après The Lord is near février 1988 (L.J. Ondrejack)

« Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père » 1 Jean 2. 23.

LE PÈRE ET LE FILS SONT UN

Nous ne pouvons pas avoir le Fils sans avoir le Père. Celui qui a vu le Fils a vu le Père ; et en conséquence, celui qui avait communion avec le Fils avait communion avec le Père ; car leurs pensées et leurs sentiments étaient tous un. Lui est dans le Père, et le Père est en Lui. Nous avons donc communion avec le Père.

Et cela est vrai également quand nous le regardons sous un autre aspect. Nous savons que le Père trouve toutes ses délices dans le Fils. Et maintenant Il nous a donné, en révélant le Fils, de trouver aussi notre plaisir en Lui, aussi faibles que nous le soyons.

Je sais que, quand je me réjouis en Jésus – dans son obéissance, son amour pour son Père, son amour pour nous, son œil simple et son cœur dévoué – j’ai les mêmes sentiments, les mêmes pensées que le Père Lui-même. Parce que le Père trouve ses délices en Celui en qui je me réjouis maintenant, j’ai communion avec le Père. De même pour le Fils dans la connaissance du Père. Tout cela découle, d’un point de vue ou de l’autre, de la Personne du Fils.

En cela notre joie est entière. Que pouvons-nous avoir de plus que le Père et le Fils ? Quel bonheur plus parfait que des pensées, des sentiments, et la communion avec le Père et le fils – partagés, et nous donnant toute joie ? Et si cela semble difficile à croire, souvenons-nous que, à la vérité, il ne peut pas en être autrement ; car dans la vie de Christ, le Saint Esprit est la source de mes pensées, de mes sentiments, et de ma communion, et qu’Il ne peut pas donner de pensées différentes de celles du Père et du Fils.

D’après The Lord is near février 1988 (J.N. Darby)

« Tous ceux qui croient sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang, afin de montrer sa justice (parce que les péchés précédents avaient été supportés au temps de la patience de Dieu) » Romains 3. 24 et 25.

L’ENTIÈRE EFFICACITÉ DE LA MORT DE CHRIST

Certains pensent que l’enseignement du pardon éternel aura pour conséquence une vie déréglée – mais nous ne sommes pas convertis sans être nés de nouveau, et donc nous avons reçu une nouvelle nature qui hait le mal. De plus, à la conversion, nous recevons le Saint Esprit pour qu’Il habite en nous, et nous venons aussi sous l’enseignement de la grâce (Tite 2. 11 à 14). Tout cela met la question sous une autre lumière. Bien que nous ayons été pardonnés quand nous avons cru, cependant cela a été obtenu pour nous par le sacrifice de Christ sur la croix, et tous nos péchés étaient futurs quand Il est mort et ressuscité.

En Romains 3. 25 « les péchés précédents » se rapportent aux péchés des croyants qui vivaient dans des dispensations passées. Les péchés de ces croyants d’avant le christianisme furent supportés par Dieu. Ainsi, ce verset signifie que, lorsque l’œuvre propitiatoire de Christ (à la satisfaction de Dieu) fut un fait accompli, cela montra immédiatement que Dieu avait été juste en « supportant » les péchés des croyants de l’Ancien Testament – de la même manière que cette œuvre revendique sa justice aujourd’hui en justifiant celui qui croit en Jésus.

D’après The Lord is near février 1988 (F.B. Hole)

« Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre l’achèvera jusqu’au jour de Jésus Christ » Philippiens 1. 6.

LE SENTIER DU CHRÉTIEN SUR LA TERRE

Le signe que je préfère, sur une grande route, c’est : Fin de travaux. En particulier, après que j’aie conduit pendant plusieurs kilomètres à la vitesse d’un escargot, avec des arrêts fréquents, mes nerfs agacés se réjouissent de voir l’autoroute de nouveau libre. Je m’assieds confortablement de nouveau avec un soupir de soulagement – c’est-à-dire, jusqu’à la prochaine annonce où je lis : Zone de travaux dans 12 kilomètres.

La Parole de Dieu abonde en passages qui décrivent la fin de travaux pour les croyants.

Car bien que l’œuvre de Christ nous ait parfaitement préparés pour le ciel dès le moment où nous avons cru, l’œuvre de l’Esprit est de nous rendre de plus en plus conformes à Christ pendant que nous vivons sur la terre. Il y a des nids de poule qui doivent être remplis, des surfaces irrégulières à améliorer, et quelquefois même l’indication d’une déviation provisoire. Par moments, quelques-unes des voies de notre vie peuvent perdre tellement de leur valeur qu’elles doivent être identifiées comme inutilisables.

Mais de ceci nous pouvons être certains de ceci : Celui qui œuvre dans notre vie avec une habileté absolue ne fera jamais de réparations qui ne soient pas nécessaires, et Il ne fera jamais d’action au mauvais moment. De plus, Il ne cessera pas de construire jusqu’à ce que l’œuvre soit complète. Alors ce qui est corruptible revêtira l’incorruptibilité, et ce mortel sera changé en immortalité (1 Cor. 15. 53).

Nous tenant devant Lui dans toute la perfection dont sa grâce infinie a pourvu, nous saurons que nous sommes arrivés à la fin des travaux, et nous nous exclamerons :

« Toutes tes œuvres te célébreront, ô Éternel ! et tes fidèles te béniront » (Ps. 145. 10).

D’après The Lord is near février 1988 (G.W. Steidl)

« Isaac sema dans cette terre ; il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit » Genèse 26. 12.

LA BÉNÉDICTION DU SEIGNEUR NE PROUVE PAS QU’IL APPRÉCIE LA CONDUITE

La position d’Isaac à Guérar était fausse, et pourtant nous voyons que l’Éternel le bénit. Nous ne pouvons pas estimer que la condition d’une personne est juste parce que ses circonstances sont prospères. Il y a une grande différence entre la présence du Seigneur et sa bénédiction. Beaucoup ont cette dernière sans la première ; et de plus, le cœur a tendance à confondre l’une avec l’autre – tendance à mettre la bénédiction pour la présence, ou au moins à prétendre que l’une doit toujours accompagner l’autre. C’est une grave erreur. Combien de personnes voyons-nous, entourées des bénédictions de Dieu, qui n’ont pas et ne souhaitent pas la présence de Dieu ? Il est important de voir cela.

Un homme peut grandir, avancer, et croître jusqu’à devenir très grand, et avoir des possessions de bétail, et un grand nombre de serviteurs (Gen. 23. 13 et 14), et pendant tout ce temps, ne pas avoir une joie sans mélange de la présence de l’Éternel avec lui. Des troupeaux et du bétail ne sont pas l’Éternel. Ce sont des choses au sujet desquelles les Philistins pouvaient envier Isaac, tandis qu’ils ne l’auraient jamais envié à cause de la présence de l’Éternel.

Il aurait pu se faire qu’Isaac ait joui de la communion la plus douce et la plus riche avec Dieu, et que les Philistins n’aient rien apprécié de cela, simplement parce qu’ils n’avaient pas de cœur pour comprendre ou apprécier une telle réalité. Des moutons, des troupeaux, des serviteurs, et des puits pleins d’eau : cela, ils pouvaient l’apprécier ; mais la présence divine, ils ne pouvaient pas l’apprécier.

D’après The Lord is near février 1988 (C.H. Mackintosh)

« Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix, comme dans toutes les assemblées des saints » 1 Corinthiens 14. 33.

L’ORDRE DANS L’ASSEMBLÉE

Le mot ordre se rapporte à une condition dans laquelle toutes choses et tous se trouvent ou agissent au bon endroit, dans la bonne sphère, et au temps propre. Même ce monde accorde que l’ordre est essentiel pour le bonheur et le succès humains. Une place pour chaque chose, et chaque chose à sa place est un conseil bien connu, et appliqué du haut en bas de l’échelle sociale. Comme le principe de l’ordre est infiniment plus important pour les relations entre chrétiens, que ce soit dans l’assemblée, dans la famille, ou dans la vie individuelle !

En relation avec le principe de l’ordre, voyez l’esprit révolutionnaire de l’époque actuelle, qui repousse toute autorité. Tous semblent sortir de leur place et sont insatisfaits de la position où Dieu les a placés. En voyant cette tendance, il apparaît des plus importants que notre esprit et notre cœur soient pénétrés d’un sens profond de l’ordre. Cela semble s’affaiblir de plus en plus partout – non seulement dans le monde, mais aussi parmi les chrétiens, dans l’assemblée et dans la famille, parce qu’on a absorbé l’esprit de la période actuelle.

Qu’est-ce qui a été à l’origine de ce désordre si visible partout ? C’est l’esprit de désobéissance, qui se manifeste tout autour de nous. Sous l’influence de cet esprit mauvais, tout mûrit dans ces derniers jours avant le retour du Seigneur pour les siens. Avant son retour, que nos foyers et les assemblées puissent être des modèles de l’ordre céleste, divinement inspiré, plutôt que du chaos terrestre animé par Satan.

D’après The Lord is near février 1988

« C’est pourquoi nous ne nous lassons pas ; mais, même si chez nous l’homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour » 2 Corinthiens 4. 16.

LA VIE DU CROYANT SE TERMINE DANS LA LUMIÈRE

L’homme extérieur dépérit. Que nous savons bien cela ! Qu’est-ce que l’homme extérieur ? C’est l’homme physique, le corps, et beaucoup d’entre nous sommes conscients que l’homme extérieur dépérit. On n’a plus, dans la démarche, l’élasticité qu’on avait autrefois. Il n’y a plus la même vigueur qu’on avait. Nous nous fatiguons beaucoup plus vite qu’il y a quelques années. Nous ne nous souvenons plus des choses comme autrefois.

L’homme intérieur, c’est l’esprit, l’âme, l’homme véritable, régénéré par la puissance du Saint Esprit. Le corps s’affaiblit toujours plus, mais l’homme intérieur devient toujours plus fort. Plus près nous approchons du ciel, plus nous sont précieuses les choses du Seigneur. Je crois que l’image de Bunyan est très belle. Il voyait les croyants âgés reposant sur les rives de la rivière de la vie, et ils pouvaient, de temps à autre, avoir un aperçu de la cité céleste. Par moments ils croyaient voir réellement les êtres brillants depuis l’autre côté, et à d’autres moments, ils pouvaient même entendre la voix des croyants et leurs hymnes de louange.

Les personnes âgées connaissent beaucoup de cela. Les enfants de Dieu qui ont vécu pour Lui pendant longtemps, et sont maintenant très près de la fin de leur vie, paraissent déjà entendre les sons et voir la cité céleste vers laquelle ils se dirigent. Soyez certains que ces choses seront toujours plus réelles pour vous à mesure que vous approchez de la fin. « Au temps du soir, il y aura de la lumière » (Zach. 14. 7).

D’après The Lord is near février 1988