BERACA 62 : LE ROI DAVID

Le roi Saül a décidé de mettre à mort celui que l’Éternel a choisi pour le remplacer. David se cache et Jonathan son beau-frère, qui « l’aime comme son âme », le rejoint pour un moment. Ensemble, ils élaborent un plan pour être certains qu’il en est ainsi (1 Sam. 18 et 20). Jonathan retourne aux audiences du roi qui réitère son dessein de mort sur David. Alors, « Jonathan répondit à Saül, son père : Pourquoi serait-il mis à mort ? Qu’a-t-il fait ? Et Saül jeta sa lance contre lui pour le frapper. Alors Jonathan comprit que c’était chose décidée de la part de son père, de faire mourir David » (20. 32 et 33).

Selon le plan qu’ils avaient convenu, Jonathan retourne vers David, « aux champs, au lieu convenu » pour lui faire part de la situation (v. 35). Alors, « David se leva du côté du midi, puis il se jeta face contre terre, et se prosterna trois fois ; et ils s’embrassèrent et pleurèrent l’un avec l’autre, jusqu’à ce que les pleurs de David devinrent excessifs. Et Jonathan dit à David : Va en paix, selon ce que nous avons juré, nous deux, au nom de l’Éternel, en disant : L’Éternel sera entre moi et toi, et entre ma descendance et ta descendance, à toujours ! » ( v. 41et 42). « Et David se leva et s’en alla ; et Jonathan entra dans la ville » (v. 41 à 43).

Quelle tristesse pour le roi oint, mais rejeté ! Ses pleurs nous font penser aux pleurs de Jésus s’approchant de Jérusalem et où, « voyant la ville, il pleura en disant : si tu avais connu, toi aussi, au moins en cette journée, la tienne, ce qui t’apporterait la paix ! mais maintenant, cela est caché à tes yeux. Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’entoureront de tranchées, et t’environneront, et te serreront de tous côtés, et t’écraseront jusqu’en terre, toi et tes enfants au-dedans de toi ; et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n’as point connu le temps où tu as été visitée » (Luc 19. 41 à 44). Trente sept ans plus tard, la ville était détruite sous Titus, chef des armées romaines.

David rejeté continua son errance et Jonathan, qui aurait pu et dû rester avec son ami, « entra dans la ville ». Il tombera avec son père, aux mains des Philistins, « tués sur la montagne de Guilboa » (1 Sam. 31. 1). Chaque enfant de Dieu, au cours de sa vie, a des choix à faire. Ils aboutissent à des conséquences heureuses ou malheureuses. Si nous aimons le Seigneur, nous devrons laisser de côté ceux qui s’opposent à Lui pour Le suivre dans sa réjection. Jusqu’à son retour, le monde qui L’a crucifié s’oppose aux enfants de Dieu et par conséquent à Christ. Pour le racheté, la fin du parcours, c’est la gloire avec Christ, merveilleuse espérance qui motive quiconque combat le bon combat de la foi.

« David se leva et s’enfuit ce jour-là de devant Saül, et vint vers Akish, roi de Gath » (21. 11). Là, il prit peur et se déshonora en se faisant passer pour fou. Même si nous sommes en Christ positionnellement, la chair est encore en nous. Alors, nous devons juger nos manquements devant Dieu pour retourner, par la force que Lui seul fournit, sur le sentier de la foi. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).

Dans un moment critique, la crainte s’est emparée de David. Confronté aux Philistins, il a failli. En comparant nos circonstances aux siennes, nous pouvons bien souvent baisser la tête « car nous faillissons tous à bien des égards » (Jac. 3. 2). Dans ce contexte, David composa le psaume 56 : « Use de grâce envers moi, ô Dieu ! car l’homme voudrait m’engloutir ; me faisant la guerre tout le jour, il m’opprime. Mes ennemis voudraient tout le jour m’engloutir ; car il y en a beaucoup qui me font la guerre, avec arrogance » (v. 1 et 2).

Le psalmiste expose devant Dieu l’oppression dont il est l’objet. Il en sera de même pour le résidu juif, aux temps de la fin, loin de Jérusalem à cause de la présence de l’antichrist dans le temple (Mat. 24. 15 à 22). Mais la foi se repose sur les promesses du Très-Haut : « Au jour où j’aurai peur, je me confierai en toi. En Dieu, je louerai sa parole ; en Dieu je me confie : je n’aurai pas peur ; que me feront des êtres de chair ? » – (Ps. 56. 3 et 4).

Malgré cette confiance, le fidèle éprouvé n’est pas à l’abri de jeter un regard sur les difficultés. Le disciple Pierre, dans un élan de foi, voulait rejoindre le Seigneur sur l’eau et, « voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus, étendant la main, le saisit et lui dit : Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mat. 14. 29 à 31)

Dans le combat que livre son âme, David revient sur les circonstances : « Tout le jour ils tordent mes paroles ; toutes leurs pensées sont contre moi en mal. Ils s’assemblent, ils se cachent, ils observent mes pas, car ils guettent mon âme. Échapperont-ils par l’iniquité ? Dans ta colère, ô Dieu, renverse les peuples ! » (Ps. 56. 5 à 7) En contraste, pour nous chrétiens, dans le temps de la grâce, nous devons regarder au Seigneur Jésus. Il a souffert pour nous, nous laissant un modèle afin que nous suivions ses traces, « lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude… ; lui qui, lorsqu’on l’outrageait ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 21 à 23 ; És. 53. 9).

Au plus fort de l’orage, regardons vers Celui qui peut sympathiser à nos infirmités, car il a été tenté en toutes choses comme nous, à part le péché » (Héb. 4. 15). « Tu comptes mes allées et mes venues ; recueille mes larmes dans ton outre ; ne sont-elles pas (inscrites) dans ton livre ? Alors mes ennemis reculeront, au jour où je crierai ; je le sais, car Dieu est pour moi » (Ps. 56. 9 et 10). Le Nouveau Testament ajoute : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8. 31). « En Dieu, je louerai sa parole ; en l’Éternel, je louerai sa parole. En Dieu je me confie : je n’aurai pas peur ; que me fera l’homme ? Je suis lié par les vœux que je t’ai faits, ô Dieu ! je te rendrai des louanges. Car tu as délivré mon âme de la mort : ne garderais-tu pas mes pieds de trébucher, afin que je marche devant Dieu dans la lumière des vivants ? » (v. 11 à 14)

Sachons toujours marcher dans sa lumière et dans la confiance que notre Seigneur répondra au-delà de nos attentes. Le psaume 34 a été écrit dans les mêmes circonstances ; nous l’aborderons, Dieu voulant, dans la prochaine parution.