TRADUCTION DE FEUILLETS (125)

« Vous êtes manifestés comme la lettre de Christ, rédigée par notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant » 2 Corinthiens 3. 3.

LE VERSET DE LA SECRÉTAIRE

J’avais une secrétaire dont la vie était, pour moi, une prédication continuelle, bien qu’elle ne m’ait jamais parlé de sa foi. Elle l’avait essayé une fois, mais je l’avais fait taire. Dans le travail quotidien épuisant je lui en imposais de toutes manières, j’accumulais le travail, et pourtant elle gardait toujours sa tenue exemplaire.

Un jour je lui demandai son secret. Elle rougit un peu et dit : – Chaque matin, avant de venir au travail, je prie pour me souvenir du verset des secrétaires, et pour l’appliquer.

– Le verset des secrétaires ? Que voulez-vous dire ? lui ai-je demandé.

– Dans la Bible il y a un verset que je crois s’appliquer spécialement aux secrétaires.

– Alors, montrez-le moi.

Elle sortit un Nouveau Testament de son sac et le feuilleta, visiblement émue. Puis elle mit son doigt sur un verset, qu’elle avait souligné : « Vous êtes manifestés comme la lettre de Christ, rédigée par notre ministère, écrite non avec de l’encre, mais par l’Esprit du Dieu vivant ».

Je lui ai demandé : – Et pourquoi appliquez-vous ce passage en particulier à vous-même ?

– Mon travail consiste beaucoup à écrire des lettres. Aussi je demande au Seigneur qu’Il me fasse être une lettre qui soit écrite si clairement que les hommes autour de moi puissent apprendre à connaître Dieu par ma conduite.

J’ai acquiescé : – Votre prière a pu effectivement être entendue. Il est bien visible que Dieu dirige votre vie. J’aimerais aussi avoir cela.

D’après der Herr ist nahe août 2025

« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » Colossiens 3. 1 à 3.

DE L’AIR DEPUIS LE CIEL

Connaissez-vous l’argyronète ? Cette araignée d’eau vit comme un plongeur sous l’eau, en se construisant un genre de cloche de plongeur, faite de soie, qu’elle remplit d’air. De temps à autre elle vient à la surface et prend de l’air sous forme de petites bulles, qui restent suspendues entre les poils de son arrière-train. De là elle pompe son habitat sous-marin, dans lequel elle vit, respire, va après du butin, se déplace, et élève sa couvée.

Les chrétiens sont parfois comme ces petits animaux. Ils doivent vivre, organiser leur temps, travailler, élever leurs enfants, dans un environnement où l’atmosphère morale est souvent irrespirable – elle est gérée par Satan, que la Bible nomme « le chef de l’autorité de l’air » (Éph. 2. 2). Mais les chrétiens ont un secret. Ils s’élèvent régulièrement pour remplir leur réserve d’air céleste, en lisant la Bible, et par la prière, pour rester en lien avec Dieu et avec leur Seigneur Jésus Christ au ciel. Ils peuvent ainsi vivre, dans un environnement ennemi, sans désespérer et sans être étouffés.

Celui qui croit au Seigneur Jésus et entretient une relation vivante avec Lui, peut toujours respirer de l’air du ciel et poursuivre, alors qu’il doit se trouver malgré lui dans un environnement ennemi de Dieu.

Connaissez-vous l’air du ciel ?

D’après die gute Saat août 2025

« Ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel ! » Psaume 9. 11.

L’INFLUENCE D’UNE MÈRE

Sasha était un petit garçon qui vivait dans un pays au régime totalitaire. Quand il eut dix ans, la police entra chez lui pour le retirer de sa mère parce qu’elle était chrétienne. Sacha s’accrocha à elle et cria : Je ne veux pas te quitter ! On l’arracha des bras de sa mère, où il pleurait. Les voisins, alarmés, accoururent, et l’un des policiers dit tranquillement : Nous ne voulons pas les séparer, la mère peut venir avec lui.

La voiture partit, mais peu après, elle s’arrêta au milieu d’un bois ; on fit descendre la mère, seule avec son chagrin.

Sans arrêter de prier pour son petit garçon, elle alla, un mois après l’autre, le rechercher dans les nombreux collèges des alentours, mais on lui répondit régulièrement : Nous ne pouvons rien faire pour vous. À la fin, le Seigneur permit qu’elle soit informée de l’école où était son fils. L’éducatrice lui dit tout d’abord : Vous avez un fils vraiment particulier ! Avant de se coucher, il se met toujours à genoux et prie. Les autres garçons lui lancent des oreillers. Mais le matin suivant il prie de nouveau ; il prie aussi à table. C’est un enfant toujours calme et tranquille.

Seuls dans le parloir, Sasha et sa mère purent parler et pleurer ensemble. Pendant la conversation, la maman lui demanda discrètement :

– Sasha, mon chéri, pourquoi ne m’as-tu jamais écrit ?

Sasha répondit à voix basse : Ce n’est pas permis, maman. Ici nous sommes toujours surveillés.

À la fin de la rencontre, quand l’éducatrice revint, elle les trouva à genoux, en prière.

Quelque temps plus tard, elle et sa fille découvrirent la joie de la foi dans le Seigneur.

D’après il buon Seme août 2025

« L’amour… n’agit pas avec inconvenance ; il ne cherche pas son propre intérêt ; il ne s’irrite pas ; il n’impute pas le mal » 1 Corinthiens 13. 5.

L’AMOUR VRAI N’EST PAS ÉGOÏSTE

Très souvent nous n’avons pas l’intention d’être égoïstes mais, étant légers dans notre marche pour suivre Christ et ayant, selon notre nature, nous-mêmes comme objet au lieu de Lui, ce défaut apparaît par traces dans presque tout ce que nous faisons.

Quel est alors le remède à l’égoïsme ? On pourrait répondre : Penser aux autres, comme dans la parabole du bon samaritain. C’est une habitude bonne et chrétienne : voir un prochain en chacun de ceux que je peux servir, et l’aimer comme moi-même. Il est très important d’acquérir l’habitude de penser au confort, à la commodité et aux souhaits des autres en toute occasion, et à chercher à plaire à mon voisin pour son bien, pour l’édification en tout temps. Mais il y a encore une voie plus excellente, c’est que Christ, au lieu de moi-même, devienne le centre de mes pensées, de sorte que toutes mes actions se réfèrent naturellement à Lui. De cette manière, non seulement je ne suis plus égoïste, mais je deviens positivement, et pas seulement négativement, comme Christ.

C’est le genre de christianisme qui est compris par les hommes et apporte une vraie gloire à Dieu. Quand un homme renonce volontairement à la meilleure place, à laquelle il a absolument droit, quand il met de côté son propre avantage et, en perdant quelque chose, sort de son chemin pour montrer de la bonté aux autres, quand il devient pauvre, et ne donne pas seulement de son abondance, pour le bien des enfants de Dieu, aux besoins desquels il pourvoit et quand, non seulement il dépense mais est dépensé pour les autres – alors il devient véritablement une épître de Christ lue et connue de tous. Personne ne peut passer devant un homme sans l’observer, si chez lui l’égoïsme a été remplacé par les traits visibles de Christ. Oh, puisse son amour nous pousser à vivre ainsi à sa gloire !

D’après the Lord is near novembre 1987 (A.T. Schofield)

« Il posera sa main sur la tête de l’holocauste, et il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui » Lévitique 1. 4.

LA SIGNIFICATION DE L’HOLOCAUSTE

L’holocauste était le plus élevé et le plus grand de tous les sacrifices, parce qu’il représentait le Seigneur Jésus dans sa consécration totale à Dieu dans sa mort sur la croix. Le Seigneur était venu pour glorifier Dieu, et Il a fait cela sur le mont Calvaire. Là, sur cet autel, le Seigneur a amené dans la lumière tout ce que Dieu est. De plus, par son obéissance, même jusqu’à la mort de la croix, une bonne odeur est montée au ciel. Là, « la bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps. 85. 10).

Quand l’Israélite qui offrait posait ses mains sur la tête de l’animal destiné à l’holocauste, cela signifiait qu’il s’identifiait complètement avec lui. Dans le cas d’un sacrifice pour le péché et d’un sacrifice pour le délit, le péché et le délit de celui qui offrait étaient transférés sur l’animal, de sorte que la victime devait mourir à la place de la personne. Mais dans l’holocauste, le fait de poser la main signifiait que la pureté de la victime et le fait qu’elle était acceptable étaient transférés à la personne qui apportait l’offrande. Pour nous, aujourd’hui, cela signifie que la valeur de Christ devant Dieu, et son acceptation – ce que Christ est aux yeux de Dieu – nous sont attribués. Dieu nous voit en Lui. Il n’y avait rien en nous, dans notre nature, qui soit acceptable pour Dieu. La propitiation, une couverture pour le péché, devait être faite pour nous. Christ a fait cela sur la croix ; et en faisant cela, Il a en même temps révélé toutes les gloires de Dieu – dont sa sainteté et sa grâce.

Des brebis et des colombes étaient offertes comme holocaustes sans qu’on mette la main sur elles.

Cela nous montre que ce ne sont pas tous les croyants qui adorent Dieu qui comprennent les perfections de Christ dans la même mesure, mais Dieu accepte l’adoration et l’adorateur parce qu’il voit la pleine valeur de l’œuvre de Christ.

D’après the Lord is near novembre 1987

« Le moineau même a trouvé une maison, et l’hirondelle un nid pour elle, où elle a mis ses petits : …. tes autels, ô Éternel des armées ! Mon roi et mon Dieu » Psaume 84. 4.

LE TEMPS À VENIR HEUREUX OÙ ISRAËL RECONNAÎTRA JÉSUS CHRIST COMME SON MESSIE

Quelle est merveilleuse, cette image prophétique de la bénédiction à venir sur la nation d’Israël éprouvée, après des siècles d’errance ! Le moineau nous parle de leur pauvreté spirituelle, car deux moineaux étaient vendus pour un sou. C’est aussi un oiseau sociable, qu’on trouve normalement nombreux dans les zones habitées – qui est vu ici comme ayant trouvé une maison, un endroit de communion souhaitée. D’autre part, Israël est comparé à l’hirondelle, un oiseau toujours en vol, de même que la nation n’a trouvé aucune place de repos dans toutes ses allées-et-venues. Elle trouve enfin un nid, déposant ses petits sur les autels de Dieu, ce qui rappelle de manière précieuse que Christ et son sacrifice sont la véritable place de repos pour la foi, qu’Israël aussi partagera.

Mais que sont précieux les mots « ô Éternel des armées ! Mon Roi et mon Dieu », prononcés par ceux qui autrefois ont méprisé, rejeté et crucifié le Seigneur Jésus Christ, leur propre vrai Messie !

C’est au Roi Lui-même qu’on s’adresse, le Messie, l’Oint d’Israël. Il est appelé d’abord « Éternel des armées », ensuite, « mon Roi », et en dernier lieu, « Mon Dieu ». Ils apprécieront alors de Le connaître dans tous ces caractères, et de Lui donner sa place de plus haute dignité et de plus haut honneur, après L’avoir autrefois refusé, et comme Roi et comme Dieu.

Cependant, aujourd’hui, ceux qui ont été rachetés par le précieux sang de Christ Le connaissent dans une relation beaucoup plus proche que celle d’Éternel des armées ou Roi. Avec Thomas nous pouvons dire : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28). Plutôt que de nous adresser à Lui comme roi, il nous convient mieux, à nous qui sommes approchés si près de Lui, de nous adresser à Lui comme « notre Seigneur Jésus Christ », comme on le trouve si fréquemment dans les épîtres.

D’après the Lord is near novembre 1987 (L.M. Grant)

« Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit » Jean 3. 6.

L’HOMME TOMBÉ EST INCAPABLE DE RETROUVER L’INNOCENCE

Certains voudraient nous enseigner que tous les hommes sont nés avec des qualités et des capacités qui, étant bien employées, leur permettront de trouver la voie pour revenir à Dieu. C’est nier complètement le fait mis en vue si clairement dans le début de la Genèse. Caïn et Abel étaient nés, non pas dans le paradis, mais en dehors de lui. Ils étaient les fils, non pas d’Adam innocent, mais d’Adam pécheur. Ils vinrent au monde en participant de la nature de leur père ; et il n’importait pas dans quelle phase cette nature pouvait se développer, c’était toujours la nature – la nature tombée, ruinée, irrémédiable : « Ce qui est né de la chair est (non seulement charnel, mais) chair, et ce qui est né de l’Esprit (n’est pas simplement spirituel, mais) est esprit ».

S’il y eut jamais une bonne occasion pour que se manifestent les qualités, les capacités, les ressources, et les tendances de la nature, c’était bien le temps de la vie de Caïn et Abel. S’il y avait quoi que ce soit dans la nature qui pouvait recouvrer son innocence perdue, et s’établir de nouveau dans le cadre d’Éden, c’était le moment pour que cela ait lieu. Mais il n’y avait rien de semblable. Ils étaient tous deux perdus. Ils étaient chair. Ils n’étaient pas innocents. Adam avait perdu son innocence et ne l’avait jamais retrouvée. Il ne peut être vu que comme le chef tombé d’une race tombée, qui par leur désobéissance devinrent des « pécheurs » (Rom. 5. 19). Adam devint, en ce qui le concernait personnellement, la source corrompue d’où sont sortis les fleuves corrompus de l’humanité ruinée et coupable – le tronc mort d’où ont poussé des branches d’une humanité morte, moralement et spirituellement morte.

D’après the Lord is near novembre 1987 (C.H. Mackintosh)

« Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par ce sacrifice, il a reçu le témoignage d’être juste » Hébreux 11. 4.

LA DIFFÉRENCE ENTRE L’OFFRANDE DE CAÏN ET CELLE D’ABEL

La distinction entre Caïn et Abel n’était pas fondée sur quoi que ce soit dans leur nature ou dans leurs circonstances – car, quant à celles-ci, il n’y avait pas de différence. Mais alors qu’est-ce qui faisait cette grande différence ? La différence n’était pas en eux-mêmes, dans leur nature ou dans leurs circonstances. Elle provenait entièrement de leurs sacrifices. Cela rend la chose très simple pour un pécheur réellement convaincu – pour quiconque ressent sincèrement que, non seulement il participe à une nature déchue, mais qu’il est lui-même aussi un pécheur.

L’histoire d’Abel ouvre, pour une telle personne, le seul fondement réel pour qu’il puisse s’approcher de Dieu, se tenir devant Lui, et avoir une relation avec Lui. Elle lui enseigne de façon claire, qu’il ne peut pas venir à Dieu sur le terrain de la nature ou de quoi que ce soit qui y participe ; et il doit rechercher, en dehors de lui-même et dans la Personne et l’œuvre d’un autre, la base solide et permanente de la relation avec le seul Dieu, saint, juste et fidèle.

Hébreux 11 nous présente tout ce sujet d’une manière particulièrement claire et compréhensible. Dans le verset ci-dessus il nous est enseigné que la question ne concernait pas du tout les hommes, mais seulement leurs sacrifices. Ce n’était pas une question concernant celui qui offrait, mais concernant son offrande. C’est là que se trouve la grande différence entre Caïn et Abel. Nous ne pouvons pas être trop simples quant à ce point, car c’est là que se trouve la vérité quant à la position devant Dieu de quelque pécheur que ce soit.

D’après the Lord is near novembre 1987 (C.H. Mackintosh)

« Et Jacob appela le nom du lieu Péniel : Car j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée » Genèse 32. 31.

L’ŒUVRE DE DIEU DANS LE CŒUR DE JACOB

Nous ne pouvons pas douter un instant que Jacob, à Péniel, ait appris une profonde leçon quand Dieu le brisa, alors qu’il faisait ses propres plans en laissant Dieu en dehors de ses calculs. Dieu intervint pour montrer qu’Il ne serait pas ignoré. Son amour et ses desseins de bénédiction ne Lui permettront pas que nous Le laissions en dehors des actions de notre propre cœur. Cette nuit-là, brisé, Jacob dit : « J’ai vu Dieu face à face ». Il apprit réellement la leçon, mais il n’était pas alors capable de la mettre en pratique. Ce n’était, également, que partiel car, alors qu’il reçut lui-même un nouveau nom, quand il demande à l’Éternel son nom, Il ne le lui donne pas. Il se faisait connaître à eux comme le Dieu Tout-puissant. Jacob n’a pas appris son nom alors, mais Dieu le bénit là.

Aussitôt il va s’installer à Succoth, une ville de Sichem, et bien loin d’aller avec le Dieu qu’il avait rencontré, il ne profite pas, à ce moment-là, de la leçon qu’il avait réellement apprise. Il ne l’applique pas en pratique dans son âme jusqu’à ce que Dieu perturbe la scène autour de lui. Il bouleverse complètement Jacob, et quand Jacob est brisé par ses circonstances il va à Béthel, et Dieu lui apparaît et lui révèle son nom. C’est seulement là qu’il s’y attache, et immédiatement tout ce qu’il avait obtenu par ses plans commence à disparaître. Debora meurt ; Rachel meurt ; Joseph est emmené en Égypte ; la famine vient sur le pays ; et vous le voyez à la fin adorant Dieu. Tout ce qu’il avait – tout ce qui était de Jacob – avait disparu, et il prend la place d’Israël ; et son propre cœur est alors rempli des pensées de Dieu. Les pensées de Dieu remplissent son âme.

D’après the Lord is near novembre 1987

« De saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » 2 Pierre 1. 21.

NE PAS CRÉER DES THÉORIES POUR EXPLIQUER LA PAROLE DE DIEU

Comment puis-je discerner ce qui vient seulement des pensées de ce qui est de l’Esprit ? L’action du cerveau humain en moi comme chrétien est vue quand je m’attache à une théorie, puis me tourne vers la Parole de Dieu pour essayer de m’y établir. Quand Dieu m’enseigne, c’est exactement le contraire de cela. Alors, la Parole vient en premier, non pas la théorie. La théorie peut m’être présentée de manière très subtile (c’est d’ailleurs le cas en général). On l’appelle une belle pensée, par exemple, par une personne peu établie, et nous oublions d’où elle vient. Tout cela sert à nous aveugler aussi bien qu’à nous faire mousser.

Alors vient le fruit. Aveuglés nous-mêmes, nous nous mettons à enseigner et à en éclairer d’autres sur le sujet, et c’est de là que nous trouvons l’origine de toutes les sectes, de tous les systèmes humains. C’est là qu’ils ont pris naissance.

Il faut que j’aille à la Parole de Dieu pour apprendre ce qui s’y trouve, non pas pour ajouter quelque chose par quelque clarté de vision que j’aurais, plus grande que celle de ceux qui ont été employés par Dieu pour la mettre par écrit. Que de saints hommes de Dieu aient parlé et écrit la Parole, et employé de meilleurs mots que les humains – même des mots enseignés par l’Esprit – cela devrait contredire la vaine supposition que des théories ou des mots de mon cru puissent avoir leur place là. Je crois que l’Esprit me dirige quand, en simplicité et dans la dépendance, je lis la Parole de Dieu et je médite sur elle, et vois ce qui s’y découvre pour moi, et que je suis ainsi conduit en avant. La Parole – et pas la théorie – vient d’abord. Quand il en est ainsi, je n’ai pas à élaborer une théorie. Tous ceux qui sont soumis à la Parole (et à l’Esprit, qui nous enseigne) sont satisfaits de cela, et la théorie n’est pas nécessaire. Si la Parole de Dieu ne suffit pas, la théorie crée une secte.

D’après the Lord is near novembre 1987

« Afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » 2 Corinthiens 5. 15.

L’ÉGOÏSME, UN DANGER CONSTANT POUR LE CROYANT

C’est par notre manière d’agir dans les petites choses que le monde nous juge – non pas par la quantité de connaissance des principes scripturaires, mais la manière dont nous les appliquons dans la vie courante.

Considérons brièvement le péché de l’égoïsme, tellement anti-chrétien.

L’égoïsme se voit de façons nombreuses et variées : « les hommes seront égoïstes » (2 Tim. 3. 2). C’est la racine d’où partent toutes sortes de pensées de recherche de soi. L’homme égoïste recherche ses propres bénéfices, non pas le bénéfice des autres, encore moins ce qui concerne Jésus Christ, comme l’apôtre en parle aux Philippiens de manière si touchante, se plaignant que ce péché ait été un grand mal, et bien visible dans son temps.

L’égoïsme se trouve partout, même parmi des croyants, bien que ce soit un défaut si choquant dans sa nature que l’homme du monde le méprise encore plus que le chrétien, quand il se montre de manière évidente. Toutefois, seul le chrétien peut éprouver ce que c’est que d’être tout à fait sans égoïsme dans son esprit, en toutes choses. Que nous nous sentons honteux quand nous considérons combien souvent nos meilleures actions sont ruinées par des traits d’égoïsme !

« Nous plaire à nous-mêmes », ce qui est condamné en Romains 15. 1, c’est la même chose que chercher son propre intérêt. Cela se voit dans les grandes et les petites choses : le choix d’une œuvre pour le Seigneur, le choix de notre résidence, de nos compagnies, de nos vêtements, de nos occupations, et dans toutes sortes de choses que nous nous permettons journellement au lieu de renoncer à nous-mêmes. Que nous nous sentons honteux quand nous nous arrêtons un instant et pensons à la manière dont nous nous plaisons à nous-mêmes dans les petites choses, recherchant toujours à être les premiers ! Nous sommes si opposés, en esprit, à notre Seigneur bien-aimé.

D’après the Lord is near novembre 1987

« Ainsi donc, vous n’êtes plus étrangers ni gens de passage, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu » Éphésiens 2. 19.

LA POSITION PRÉCIEUSE DE TOUT CROYANT DANS LA MAISON DE DIEU

Quelles merveilleuses paroles d’encouragement pour les croyants des nations qui, auparavant, avaient été sans espérance et sans Dieu dans le monde ! Quels résultats merveilleux ont été accomplis par le sacrifice du Seigneur Jésus Christ sur la croix ! C’est seulement par la grâce de Dieu que les Juifs ont été sauvés, mais ils avaient, auparavant, reçu la promesse de la venue de Christ pour leur apporter une merveilleuse bénédiction. Les nations n’avaient pas reçu une telle promesse. Cependant, comme les branches de la vigne fertile de Joseph, la grâce de Dieu en Jésus Christ est passée par-dessus le mur de séparation. Un salut éternel est maintenant proclamé aux nations sur le même fondement que pour les Juifs.

Les nations ne sont pas faites juives : elles ne sont pas maintenant citoyennes de Jérusalem, ni membres de la maison d’Israël. Mais les croyants juifs et gentils sont faits un en Jésus Christ : ils sont concitoyens, non pas d’une cité terrestre, mais de « la cité qui a les fondements, dont Dieu est l’architecte et le créateur » (Héb. 11. 10). Leur citoyenneté est en dehors de ce monde. Bien sûr, c’est seulement à la venue du Seigneur pour nous que nous serons introduits dans la cité céleste, mais notre citoyenneté est établie là déjà maintenant, avec tous les enfants de Dieu.

D’autre part, nous sommes « gens de la maison de Dieu ». C’est un fait présent, accompli, qui peut être apprécié, dont on peut jouir avant le jour où nous serons appelés vers notre demeure céleste. Car Dieu a une maison maintenant, dans laquelle tous les enfants de Dieu ont droit à une place. Chacun d’eux doit reconnaître l’autorité du Seigneur Jésus là, comme Fils sur la maison de Dieu, et mettre en ordre ses affaires d’une manière qui glorifie Dieu. Si nous nous rassemblons au nom du Seigneur Jésus, nous nous réunissons en accord avec la vérité de la maison de Dieu, et nous connaîtrons en conséquence la douceur de sa propre présence au milieu de nous.

D’après the Lord is near novembre 1987 (L.M. Grant)