TRADUCTION DE FEUILLETS (119)

« Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela ; mais cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus » Matthieu 6. 32 et 33.

DIEU ET NOS MOYENS

Ces paroles du Seigneur Jésus, ma mère les a souvent rappelées, à elle-même et à nous aussi, ses enfants. Elle fut veuve à l’âge de quarante ans. Élever trois fils et diriger une petite ferme représentait une grosse charge pour elle. Mais elle se confiait en Dieu et dans son aide. Et nous nous souvenons avec reconnaissance de sa vie avec Dieu et de sa confiance dans ses promesses.

Une autre chrétienne du même village, également veuve, racontait que, une fois, notre mère s’était trouvée sans plus avoir aucune nourriture. Ce soir-là elle s’agenouilla et pria Dieu de nous donner ce dont elle et ses enfants avaient absolument besoin pour vivre.

Pendant la nuit tout resta tranquille ; mais le matin suivant elle entendit de bonne heure frapper à la porte. Une dame fortunée du village voisin entra en disant : Hier j’ai dû penser tout à coup qu’il me restait beaucoup d’argent, dont je n’ai pas besoin, tandis que, autour de moi, il y a beaucoup de gens auxquels il manque le nécessaire. J’ai alors décidé de donner cet argent dans les maisons où il y a des besoins. Je commence ici…. Émue jusqu’aux larmes, la veuve savait à peine comment remercier la donatrice. Mais son cœur était aussi plein de reconnaissance envers Dieu, qui prend soin des veuves et des orphelins (Ps. 68. 5).

Tous les chrétiens croyants connaissent Dieu comme leur Père qui les aime. Avons-nous aussi appris à nous confier dans ses soins, en même temps que – et avant tout – nous recherchions le royaume de Dieu et sa justice ? Peut-être que cela nous dirigera une fois à visiter d’autres personnes dans le besoin, et à les soutenir.

D’après der Herr ist nahe juillet 2025

« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut » Psaume 62. 1.

CROIRE, C’EST FAIRE CONFIANCE

L’un des aspects les plus importants de la foi chrétienne, c’est la confiance. En cela nos faits et gestes ne sont pas au premier plan, mais bien notre relation personnelle avec Dieu et sa Parole. Par la foi en Jésus Christ nous entrons dans une relation de confiance, et nous nous appuyons jour après jour sur Lui et sur sa bonté.

Quand je vis clairement que j’étais coupable devant Dieu, je ne pus que m’en remettre à sa grâce. J’ai vu que j’étais perdu et que mes prétendues bonnes œuvres ne pouvaient contribuer en rien à ce que je sois reçu par Dieu. Seule la mort d’un autre pouvait me sauver : la mort de Jésus Christ. En Lui Dieu m’offre un salut éternel. Je me suis reposé sur cela et j’ai reçu le salut. C’est ce que la Bible appelle croire.

Faire confiance à Dieu signifie donc d’apprendre à connaître les déclarations de Dieu, se les approprier et dire Oui à sa volonté. Ce n’est pas une chose d’une seule fois, mais un devoir quotidien. Faire confiance à Dieu signifie compter avec Lui et attendre de Lui qu’Il soit actif dans ma vie. Il me formera, et par la Bible me donnera les directives dans le chemin. Il me donnera aussi les forces nécessaires afin que, malgré les influences néfastes je puisse rester debout.

Se confier sur des appuis humains est le contraire de la foi. C’est pourquoi la Bible nous encourage à nous confier en Dieu en toutes choses par la prière : notre situation de vie, notre famille, notre avenir. Celui qui s’en remet à Dieu en toutes choses a, même dans les temps difficiles, la paix et le calme dans le cœur.

D’après die gute Saat juillet 2025

« Vous l’avez appris d’Épaphras, notre bien-aimé compagnon d’esclavage, qui est un fidèle serviteur du Christ pour vous ; il nous a aussi fait connaître votre amour dans l’Esprit » Colossiens 1. 7 et 8.

LES SERVITEURS DE CHRIST DANS LE TEMPS ACTUEL

Dans l’ancien monde, un serviteur devait se soumettre à son maître pour éviter d’être puni. Un serviteur de Christ, toutefois, aime dévouer toute sa vie aux intérêts de son Seigneur pour apporter de l’honneur à son nom. Son Seigneur est son Sauveur, qui mourut pour lui, pour le racheter pour Dieu, et il enseigne cela maintenant, non seulement en paroles mais surtout par sa conduite de vie.

Il sait que son Seigneur a d’autres serviteurs que lui ; il y a beaucoup de tels serviteurs, servant joyeusement, et il les aime. Il n’y a pas de concurrence dans ce service, car tous cherchent l’honneur de leur Maître et non pas le leur. Ce sont vraiment des serviteurs bien-aimés. L’amour est le caractère de leur relation, et cela d’une telle manière que d’autres sont attirés à servir avec eux. Et ils sont fidèles. Ils savent qu’ils sont les gérants de la grâce multiple qui leur a été donnée, et que « ce qu’on demande d’un administrateur, c’est que chacun soit trouvé fidèle » (1 Cor. 4. 2) C’est l’œuvre de leur Seigneur, et Il leur confie leurs devoirs.

Un serviteur de Christ reconnaît la main de son Seigneur dans toutes les circonstances de la vie. Il partage, avec les autres serviteurs, sa joie dans les actions de son Seigneur. Ainsi ils s’encouragent les uns les autres dans l’œuvre de leur Seigneur. Épaphras manifestait l’amour des Colossiens dans l’Esprit à Paul et Timothée, les poussant à leur tour à rendre grâces au Dieu et Père de leur Seigneur Jésus Christ.

Si nous confessons Jésus comme Seigneur, nous sommes alors ses serviteurs. Ressemblons-nous à ces hommes qui ont été avant nous, donnant un bon exemple dont on puisse apprendre ? Soyons leurs imitateurs, comme aussi ils l’étaient de Christ.

D’après the Lord is near septembre 1987

« En effet, le Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même » Romains 15. 3.

« Je fais toujours ce qui lui est agréable » Jean 8. 29.

« Celui–ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » Matthieu 3. 17

LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST, NOTRE MODÈLE

Qu’il est merveilleux que, au cours de toute sa vie, notre Seigneur Jésus Christ n’ait fait que les choses qui plaisaient à son Père. Il n’en est pas de même dans notre vie – il y a tellement de temps employé à nous plaire à nous-mêmes ou à répondre à nos propres désirs. Cela est très évident dans le « pour moi » des dernières années et dans la mode de l’humanisme. Romains 15 nous dit que « Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même ». Il a accepté d’aller même à la croix pour mourir pour nos péchés puisque c’était la volonté du Père.

Au baptême de notre Seigneur, Jean le Baptiseur a été témoin du plaisir visible et audible que Dieu le Père trouvait dans son Fils. Jean a vu comment les cieux ont été ouverts et a entendu la voix du Père proclamant : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ».

En 2 Pierre 1. 16 à 18 Pierre parle de l’expérience sur la sainte montagne, quand Jésus fut transfiguré en présence de trois de ses disciples, et reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ».

Les croyants dans le Seigneur Jésus Christ sont exhortés à marcher comme Il a marché. Cherchons à Lui plaire comme Il plaisait au Père.

D’après the Lord is near septembre 1987

« N’oubliez pas l’hospitalité ; car en la pratiquant, certains, à leur insu, ont logé des anges » Hébreux 13. 2.

« Soyez hospitaliers les uns envers les autres, sans murmures » 1 Pierre 4. 9.

« Il faut donc que le surveillant soit… hospitalier » 1 Timothée 3. 2.

EXERCER L’HOSPITALITÉ

Le mot hospitalité signifie : heureux d’avoir des invités, ou donnant une hospitalité amicale et généreuse aux invités ou aux étrangers. Être hospitalier envers d’autres signifie partager avec d’autres votre famille et votre chez-soi. Cela veut dire inviter quelqu’un chez vous, dire un mot d’encouragement, offrir une tasse de café ou un repas complet, ou une chambre à un visiteur, des biscuits et du lait pour les amis de vos enfants, ou votre jardin pour y faire un pique-nique. L’hospitalité, c’est donner à une autre personne un peu de votre temps, de vos talents, de votre énergie, et de vos biens personnels. Cela implique du travail, mais il y a beaucoup de bénédiction en cela, parce que, être hospitalier, c’est obéir à l’Écriture.

Peu importe que vous ayez une grande maison ou non – vous pouvez montrer de l’hospitalité à une personne à la fois ; il n’importe pas que vous soyez une cuisinière hors-pair ou que vous ayez la plus belle vaisselle ou les plus beaux meubles, parce que l’hospitalité n’est pas faire un « show » ou recevoir chez soi. Ce n’est pas important que vous soyez capable, ou non, de faire de beaux discours. Posez des questions à votre visiteur et écoutez-le bien.

L’apôtre Pierre écrit que vous devez être hospitalier, sans murmures ou plaintes. Si vous avez usé d’une des excuses ci-dessus, ou que vous puissiez penser à une douzaine d’autres raisons pour ne pas pratiquer l’hospitalité, éprouvez votre cœur, et demandez au Seigneur de vous montrer comment vous pouvez commencer maintenant à être la personne hospitalière que le Seigneur désire de tous ses rachetés, hommes et femmes.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Tu me feras un autel de terre, et tu sacrifieras dessus tes holocaustes et tes sacrifices de prospérité, ton menu et ton gros bétail. En tout lieu où je mettrai la mémoire de mon nom, je viendrai à toi et je te bénirai » Exode 20. 24.

AGIR SELON LA PENSÉE DE DIEU ET NON DE L’HOMME

Après que la Loi ait été donnée, Israël avait été averti de ne pas faire de dieux d’argent et d’or. Ils pouvaient aussi être tentés d’imiter les autels des païens, même s’ils n’adoraient pas leurs dieux ; et imiter leurs autels pourrait facilement conduire à imiter leur adoration idolâtre.

Quand le tabernacle fut construit, les autels pour l’adoration de Dieu étaient là ; mais même avant que le tabernacle soit construit, il y avait des occasions pour sacrifier au Dieu vivant. Les sacrifices sur les autels parlaient tous à Dieu du grand sacrifice qui Le glorifierait. Mais en s’approchant de Dieu, les Israélites devaient indiquer sur leurs autels ce qu’ils étaient en eux-mêmes. Ils n’étaient que poussière, comme le psalmiste l’écrit : « Il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière » (Ps. 103. 14). L’homme naturel est assez vain pour s’exalter lui-même, même pendant qu’il adore dans la présence de Dieu, mais Dieu veut que tout homme se souvienne de ce qu’il est réellement devant Lui.

Que cela était triste, quand le roi Achaz, allant à Damas et admirant l’autel d‘un dieu païen, en fit un semblable, et pécha contre le Dieu d’Israël ! En contraste frappant, quand le Syrien Naaman, purifié par la puissance du Dieu d’Israël, dit à Élie : « Qu’on donne, je te prie, de cette terre à ton serviteur la charge de deux mulets. Car ton serviteur n’offrira plus d’holocauste ni de sacrifice à d’autres dieux, mais seulement à l’Éternel » (2 Rois 5. 17). Naaman avait appris son insignifiance quand il se trempa dans les eaux du Jourdain, et il semblerait qu’il désirait avoir deux charges de mulet de la terre d’Israël pour sacrifier dessus au Dieu d’Israël.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Vous, femmes… vous dont la parure ne doit pas être extérieure : cheveux richement tressés, ornements d’or, vêtements recherchés, mais l’être caché du cœur, dans la parure incorruptible d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu » 1 Pierre 3. 3 et 4.

LA TENUE DES FEMMES EST BIEN PRÉCISÉE DANS LA PAROLE

On dit quelquefois que les questions d’ornements et de vêtements sont laissées à la conscience individuelle ; mais il est difficile de comprendre un tel langage à la lumière des directives précises de ces passages. Il est bien vrai que, lorsque le cœur est satisfait de Christ, il n’est pas difficile de les appliquer. S’il en est ainsi, la connaissance, même limitée, des assemblées de Dieu révèle le fait humiliant qu’elles sont composées d’un très grand nombre de personnes dont le cœur n’est pas satisfait ainsi.

Rien ne peut être plus triste que la scène qu’on voit souvent à la table du Seigneur. Quand nous sommes réunis ainsi par l’Esprit de Dieu, c’est pour rappeler la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne (1 Cor. 11. 26). Il est certain que, quand nous rappelons sa mort, il nous est rappelé aussi que, par sa croix le monde est crucifié pour nous, et nous au monde (Gal. 6. 14). Quelle contradiction, alors, si quelqu’un, oubliant que la scène que nous traversons est jugée, apparaît avec des souvenirs évidents de l’Égypte (le monde) sur soi. Et quelle peine pour le Seigneur Lui-même de voir ceux qui professent être hors du camp portant sa honte, ayant sur eux autant de signes de mondanité en vêtements et ornements – qui mettent en évidence le fait d’être pratiquement vivants dans le monde, quoi que ce soit qui puisse être vrai pour eux devant Dieu.

Toutes les Écritures se rapportant à ce sujet exigent d’être considérées avec prière par tous les chrétiens. Il en résulterait certainement, pour la gloire du Seigneur, un témoignage extérieur plus visible de la place de rejet et de séparation à laquelle nous avons été appelés par la grâce de Dieu.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Et Jérémie fit des lamentations sur Josias ; et tous les chanteurs, et toutes les chanteuses ont parlé de Josias dans leurs lamentations jusqu’à aujourd’hui ; et on l’a établi comme ordonnance pour Israël. Et voici, cela est écrit dans les Lamentations » 2 Chroniques 35. 25.

UNE VIE FIDÈLE, MAIS QUI FINIT MAL

Josias monta sur le trône de Juda à l’âge précoce de huit ans. Il était le fils d’Ammon, un mauvais roi, et petit-fils de Manassé, dont la grande vilenie fut arrêtée quand il fut capturé et se tourna vers l’Éternel. Josias avait pu connaître quelque chose de la conversion de son grand-père, car à seize ans il commença à rechercher l’Éternel, et cela avec une ferme décision de cœur. Sa foi et son énergie spirituelle ressortent brillamment dans un jour où Israël, dans l’ensemble, s’était abaissé à une triste condition d’éloignement de Dieu.

Avant de connaître le Livre de la Loi de Dieu, Josias détruisit l’idolâtrie dans Juda, et commanda que la maison de l’Éternel soit réparée. Quand cela commença, le Livre fut trouvé dans la maison. Josias, profondément touché par la Parole de Dieu, fit une alliance devant l’Éternel, et « de garder ses commandements et ses témoignages et ses statuts, de tout son cœur et de toute son âme » (2 Chron. 34. 31). Il commanda de célébrer la Pâque – la Pâque la plus scripturaire célébrée depuis les jours de Samuel (ch. 35. 18). Cependant, bien que la foi de Josias fût réelle et qu’elle ait influencé Juda pour le suivre, il nous est dit que « Juda la perfide n’est pas revenue à moi de tout son cœur, mais avec mensonge, dit l’Éternel » (Jér. 3. 10).

Cependant, après toute cette histoire des plus heureuses, Josias, malgré de sérieux avertissements, se mêla malheureusement à un conflit qui n’était pas de son ressort, et mourut de mort précoce. Il a été beaucoup regretté en Israël. Tout cela n’est-il pas profondément instructif pour nous aujourd’hui ? Nous devrions suivre son bon exemple, tout en étant mis en garde par son manquement.

D’après the Lord is near septembre 1987 (L.M. Grant)

« Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, afin qu’il la sanctifie, en la purifiant par le lavage d’eau par la Parole, afin qu’il se présente l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle soit sainte et irréprochable » Éphésiens 5. 25 à 27.

LA VALEUR IMMENSE DE L’ASSEMBLÉE POUR LE CŒUR DE CHRIST

Un point important, à ne jamais oublier, quant à la Tête du corps, l’Assemblée, c’est que tout l’encouragement, l’édification et la croissance de tous les membres, dérivent de la Tête. Cela peut être par le moyen de dons, tels que pasteurs, docteurs ou évangélistes. Cela peut être par d’autres moyens, par d’autres membres du corps nommés jointures et moelles (Héb. 4. 12), et les différents exercices sains de ces membres selon leur mesure, et par la grâce qui leur est donnée, ainsi que l’œuvre et la puissance du Saint Esprit.

Il n’y a pas de doute que tous les croyants savent que leurs bénédictions leur viennent dans et par notre Seigneur Jésus Christ ; mais ici il est question de Christ, la Tête, agissant de toutes manières envers ses membres, dans la perfection de l’amour. Il a aimé l’Assemblée, et s’est donné Lui-même pour elle. Maintenant Il la sanctifie et la purifie par le lavage d’eau par la Parole, et bientôt Il se la présentera, une Assemblée glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable. Combien chacun des membres de son corps doit être ineffablement cher à son cœur ! Dans quelle faveur nous devons tous être à ses yeux ! Combien le plus faible doit Lui être précieux !

D’après the Lord is near septembre 1987

« La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 17.

LA GRÂCE ET LA VÉRITÉ VISIBLES EN CHRIST

Quelqu’un a dit de Christ : Il était le plus plein de grâce et accessible des hommes. Nous voyons dans ses voies une tendresse et une bonté jamais vues dans l’homme, et cependant nous ressentons toujours qu’Il était un étranger ici-bas. Que cela est vrai !

Cependant la distance qu’Il prenait, et l’intimité qu’Il exprimait étaient parfaites. Plus que de regarder la misère autour de Lui, Il y entrait avec une sympathie qui Lui était personnelle. Plus que de refuser la souillure autour de Lui, Il gardait la distance de la sainteté elle-même loin de la toucher ou d’en être sali.

Voyez comment Il montrait cette combinaison de distance et d’intimité en Marc 6. 30 à 52, une scène touchante. Les disciples reviennent vers le Seigneur après une longue journée de service. Il prend soin d’eux. Ils apportent leur faiblesse tout près de Lui. Il en tient compte, et y pourvoit aussitôt, en leur disant : « Vous-mêmes, venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu ». Mais, la multitude Le suivant, Il se tourne avec le même accueil vers eux, prenant Lui-même connaissance de leur condition ; et ayant vu qu’ils étaient comme des brebis sans berger, Il commence à les enseigner. En tout cela nous Le voyons très proche des besoins qui se font jour dans la scène autour de Lui, que ces besoins soient l’épuisement des disciples, ou la faim et l’ignorance de la multitude.

Mais les disciples, bientôt, n’apprécient pas ses soins envers la multitude, et Le poussent à les renvoyer. Cela, toutefois, ne Lui convient pas du tout. Cela cause immédiatement une distance entre Lui et eux, qui s’exprime bientôt en ce qu’Il leur dit de monter sur la barque pendant qu’Il renvoie la foule. Mais, d’être séparés de Lui ne fait qu’apporter aux disciples de nouvelles difficultés. Le vent et les vagues sont contre eux sur le lac ; et alors, dans leur détresse, Il est de nouveau tout près pour les secourir et les mettre en sûreté.

D’après the Lord is near septembre 1987 (J.G. Bellett)

« Mais s’il t’a causé du tort ou qu’il te doit quelque chose, mets-le à moi en compte… c’est moi qui paierai » Philémon 18 et 19.

LA RESTAURATION D’ONÉSIME

L’épître de Paul à Philémon sert de lettre d’introduction, dans laquelle il introduit Philémon dans la nouvelle relation avec Christ qu’il aimerait avoir avec Onésime. Étant autrefois seulement l’esclave de Philémon, Onésime est maintenant « un frère bien-aimé, spécialement, et combien plus pour toi, et en tant qu’homme, et dans le Seigneur » (v. 16).

C’est aussi une lettre de référence : « autrefois inutile, mais maintenant… utile à toi comme à moi » écrit Paul. En fait Onésime se montra d’une aide si grande que Paul aurait aimé le retenir à son service s’il n’avait pas appartenu à Philémon. De plus, ses références le mettaient dans la compagnie de quelques-uns des meilleurs compagnons d’œuvre de Paul.

Et Paul, certainement, désirait que ce soit une lettre de pardon pour Onésime, et il écrivait, de ce fait : « S’il t’a causé du tort ou s’il te doit quelque chose, mets-le à mon compte… c’est moi qui paierai ». Nous voyons là le principe divin de l’imputation, par lequel Christ compte sa justice au croyant, comme Il porte les péchés du croyant.

Finalement, c’est une lettre de recommandation pour Onésime dans l’assemblée qui se réunissait dans la maison de Philémon, un endroit où les croyants faisaient l’expérience de l’amour et du rafraîchissement. S’il s’était enfui comme esclave sans valeur et incroyant, il retournait comme un serviteur chrétien de valeur, auquel devaient être accordé tous les privilèges et les affections d’un frère et d’un enfant bien-aimé en Christ. En Colossiens 4. 9, Paul leur dit de considérer Onésime comme « l’un de vous ».

N’en est-il pas de même de chacun de nous ? Nous étions autrefois esclaves du péché ; mais Christ nous a trouvés, a payé notre dette, et nous a introduits dans sa compagnie comme hommes nouveaux rendus dignes de Lui être associés. Vivons-nous dans le bienfait des lettres qu’Il a écrites pour nous ?

D’après the Lord is near septembre 1987 (L.J. Ondrejack)

« Il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse, afin que la puissance de Christ demeure sur moi. C’est pourquoi je prends plaisir dans les faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ : car lorsque je suis faible, alors je suis fort » 2 Corinthiens 12. 9 et 10.

FAIBLESSE ET FORCE

La première phrase de ce passage est quelquefois passée sous silence. : « Il m’a dit». Paul le reçut de Christ. Vous pouvez me dire que Christ est suffisant, mais je dois le recevoir moi-même personnellement de Christ dans le ciel. Cela assurera mon cœur ? Si nous voulons être délivrés de nous-mêmes, ou de quelque difficulté qui puisse être dans notre sentier, Lui est suffisant.

Le résultat, c’est : « C’est pourquoi je prends plaisir dans les faiblesses ». Paul avait supplié le Seigneur trois fois de lui retirer cette écharde, mais maintenant une parole de Christ avait tout changé : la voix de Christ change tout.

Il n’y a pas de troisième intervenant ici ; ce n’est pas Lui et nous, mais Lui et moi. Je ne veux pas parler d’une chose imaginaire, seulement de la simplicité de l’échange avec Christ au sujet de toutes choses dans notre sentier. « Afin que la puissance de Christ demeure sur moi » (fasse ombre sur moi). Car pour l’enfant de Dieu qui marche dans la conscience de sa faiblesse et de son absence de capacité, il y a une puissance invisible au-dessus de lui tout le long du chemin.

Je crois que, souvent, nous voulons avoir de la puissance comme nous voulons nous brancher sur l’électricité. Cela doit être une faiblesse continue, mais en même temps une puissance perpétuelle.

Christ dit que je désire, si je demeure dans une telle condition ; c’est l’état dans lequel Il veut que nous soyons.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants ; ce que je n’avais pas ravi, je l’ai alors rendu » Psaume 69. 4.

LE SENTIER DE SOUFFRANCES DU SEIGNEUR JÉSUS

Ce psaume, qui nous affecte profondément, ne peut venir d’autres lèvres que de celles du Seigneur Jésus Christ. Bien que ce soit David qui l’ait écrit, la pleine signification de ses paroles va bien au-delà de ce dont il fit l’expérience – ou dont il aurait pu faire l’expérience. Les ennemis de David étaient nombreux, mais pas réellement plus nombreux que les cheveux de sa tête. Les ennemis du Seigneur étaient innombrables, et Il ne pouvait pas ne pas en ressentir de la peine. David ne pouvait pas dire avec raison qu’il n’avait donné aucune raison à d’autres de le haïr, mais c’était parfaitement vrai du Seigneur.

Les ennemis du Seigneur, les autorités sur le peuple, avaient le droit de leur côté, et étaient déterminés à Le détruire. Dans tout cela nous Le voyons endurer la contradiction des pécheurs contre Lui-même. Les évangiles nous parlent de cela, et comment, au temps où la croix était proche, l’inimitié des hommes augmentait d’intensité. Ils firent d’abord un complot pour Le détruire, ensuite ils mirent leurs funestes desseins à exécution avec l’aide de Judas, le traître, et la permission finale du gouverneur romain Pilate.

Mais une autre expression est ajoutée dans notre verset : « Ce que je n’avais pas ravi, je l’ai alors rendu ». Cela n’est vrai que du Seigneur Jésus, non pas de David. Le psaume 69 est visiblement le psaume du sacrifice pour le délit. En Lévitique 5. 16 nous lisons que celui qui avait manqué devait le restituer et donner par-dessus un cinquième. Adam et sa race avaient pris ce qui appartenait à Dieu. Christ, par son sacrifice béni, a restitué ce qu’Il n’avait pas pris. Il a pleinement restitué pour la faute de l’humanité par la perfection de son offrande – et cela dans le temps même où l’homme accumulait des insultes sur Lui.

D’après the Lord is near septembre 1987 (L.M. Grant)