
« Or il y avait là un homme, infirme depuis 38 ans. Jésus, le voyant couché, et sachant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : Veux-tu être guéri ? L’infirme lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans le réservoir, lorsque l’eau a été agitée ; et pendant que j’y vais, moi, un autre descend avant moi. Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton brancard et marche. Et aussitôt l’homme fut guéri : il prit son brancard et se mit à marcher » Jean 5. 3 à 9.
Imaginons-nous cet homme handicapé, couché au milieu de dizaines d’autres malades. Pendant ces 38 années d’infirmité, il a vu passer devant lui de nombreuses personnes, mais aucune d’entre elles ne s’est jamais rendue disponible au moment où il avait besoin d’aide pour entrer dans le réservoir – appelé en hébreu Bethesda, ou « maison de miséricorde » – dans lequel, à certaines époques, un ange descendait et agitait l’eau. Le premier malade qui entrait dans le réservoir à ce moment-là était guéri, quelle que soit sa maladie.
Ne pouvant entrevoir aucune issue à sa situation tragique, l’homme infirme n’a désormais plus aucun espoir. Jésus lui demande s’il veut être guéri, ce qui paraît surprenant ! Il sait bien que cet homme veut être guéri, mais la question est nécessaire, afin que l’homme exprime tout son désespoir : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans le réservoir, lorsque l’eau a été agitée ». En d’autres termes : Personne ne s’intéresse à moi, je suis seul et abandonné.
Même quand on croit en Dieu, on se fatigue à parler de ses propres souffrances, comme aussi de ses peurs, de ses amertumes, de ses ressentiments, de la crainte de ne pas être à la hauteur… et pourtant, exprimer ses états d’âme devant Dieu qui connaît tout, en Lui manifestant notre profond désir de changer, c’est reconnaître nos propres peines et ouvrir la porte à l’espoir. De cette façon, nous permettons à Jésus d’accéder à notre être intérieur, en laissant ses paroles de compassion apaiser nos maux. Il nous comprend, Il connaît le poids de toutes nos souffrances et Il veut nous rappeler ce que nous sommes véritablement, c’est-à-dire des enfants tendrement aimés de Dieu, notre Père.
Si vous portez un fardeau trop pesant, empruntez ce parcours. Jésus attend que vous Lui exprimiez tous vos besoins, par des paroles simples et sincères – et confiez-vous en Lui. Il vous écoute et ne vous décevra jamais, mais Il vous donnera la paix que vous cherchez.
D’après « Il buon seme » novembre 2024