TRADUCTION DE FEUILLETS (117)

« Ayez donc en vous cette pensée, qui a été aussi dans le Christ Jésus, lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même » Philippiens 2. 5 à 7.

« Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » Luc 14. 11.

IMITEZ JÉSUS-CHRIST

En Philippiens 2. 5 à 7, nous voyons comment le Seigneur Jésus s’est humilié puis a été élevé par Dieu. La magnifique description de son humiliation commence par ces mots : « Ayez donc en vous cette pensée, qui a été aussi dans le Christ Jésus ». L’apôtre présente ainsi le Seigneur comme un modèle pour notre vie : son esprit, ou son attitude intérieure, doit aussi nous façonner.

Malheureusement, nous ne ressemblons pas toujours à notre Seigneur. Souvent, c’est l’inverse. Au lieu d’être humbles, nous utilisons certaines situations de la vie pour nous exalter. Nous sommes alors humiliés par des influences extérieures. Parfois, cela se produit par l’intermédiaire d’autrui, mais c’est toujours Dieu qui est derrière cela, qui doit nous humilier dans son éducation. Ce sont des expériences amères pour nous.

Il est bien préférable de prendre exemple sur le Seigneur Jésus, humble et obéissant de cœur. Les Évangiles nous montrent, par ses paroles et ses actions, l’attitude qui le caractérisait. Il ne cherchait jamais son propre avantage. Apprenons de Lui chaque jour !

Il veut nous donner la force de renoncer à nous-mêmes et d’être prêts à nous humilier. Dieu est heureux lorsqu’il voit dans notre comportement un peu de l’esprit d’humilité et d’obéissance que son Fils, Jésus-Christ, montrait parfaitement.

D’après Näher zu Dir juillet 2025

« Un grand gouffre est fermement établi entre nous et vous ; de sorte que ceux qui veulent passer d’ici vers vous ne le peuvent pas, et que ceux qui veulent passer de là ne traversent pas non plus vers nous » Luc 16. 26.

AU-DELÀ DU GOUFFRE

L’Afrique du Sud pendant la saison des pluies. À la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe se précipite le Zambèze, avec un bruit assourdissant, par-dessus une paroi, dans une immense chute. David Livingstone (1813-1873), missionnaire écossais et voyageur en Afrique, appela cette chute, en l’honneur de sa reine, les chutes Victoria. Chez les autochtones on l’appelle la chute du tonnerre.

À l’amont de la chute s’étend, au milieu du paysage dénudé, une forêt dont l’humidité est entretenue par celle qui monte continuellement de la chute. Il y a là une abondance de plantes, de fruits tropicaux et abondance de nourriture. Un groupe de babouins a découvert pour lui-même ce pays de cocagne.

Il en est tout autrement pour le groupe babouins de l’autre côté de la chute. Là le sol est dur comme pierre, la nourriture, pauvre, la vie, dure. Les animaux peuvent avec envie voir de loin la forêt humide au-delà de la chute. À la vue, si près, et pourtant inaccessible pour les animaux. Il n’y a pas de chemin pour y aller.

La comparaison paraît peut-être, à première vue, mal venue. Pourtant c’est exactement la situation de l’homme : dans le cœur, un désir, si cela était possible, de vivre avec Dieu dans sa liberté. Pourtant un fossé profond, infiniment plus profond que la chute du Zambèze, sépare tout homme de Dieu. Infranchissable ? Non, Dieu en soit béni ! Jésus Christ, le Fils de Dieu, est devenu ce pont. Il a annulé ce terrible fossé. Le chemin vers Dieu est libre !

D’après die gute Saat juillet 2025

« La création a été assujettie à la vanité (non de son propre gré mais à cause de celui qui l’a assujettie), dans l’espérance que la création elle-même aussi sera délivrée de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu » Romains 8. 20 et 21.

L’ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN QUANT À LA TERRE RELÈVE DES CONSEILS DE DIEU

Depuis déjà longtemps, tout, autour de nous dans la nature, n’est pas ce qu’il devrait être. En conséquence de la civilisation humaine et de la forte densité de la population, beaucoup de choses, dans le monde de la nature, sont devenues déséquilibrées – d’où les grands efforts pour redresser la situation.

Mais même sans les conséquences de la civilisation, la création n’est plus ce qu’elle était quand elle est sortie des mains de Dieu. Ce que nous appelons l’équilibre biologique naturel est en fait un équilibre de terreur. Chaque être vivant est l’ennemi de l’autre et s’assure que l’autre ne se multiplie pas trop. Et l’humanité est de même limitée par la maladie et les catastrophes.

Mais combien sont ceux qui croient que ce lien de ruine vint sur la création parce que le premier couple humain se rebella contre Dieu et tomba dans le péché ? À ce moment-là, Dieu avait maudit le sol à cause de l’homme (Gen. 3. 17). Le travail et la misère dans la vie terrestre depuis lors étaient destinés à nous rappeler que nos vies ne sont pas en ordre avec Dieu. Mais par la foi dans le Sauveur, Jésus Christ, tous peuvent se mettre en ordre avec Dieu et trouver la paix, même aujourd’hui.

Et même l’espérance et l’attente de la création pour la rédemption s’accompliront un jour. La mort de Jésus Christ en sacrifice sur la croix a aussi posé le fondement pour que toutes choses soient réconciliées avec Dieu (cf. Col. 1. 20).

D’après the good Seed juillet 2025

« Ils l’irritèrent aux eaux de Mériba, et il en arriva du mal à Moïse à cause d’eux ; car ils chagrinèrent son esprit, de sorte qu’il parla légèrement de ses lèvres » Psaume 106. 32 et 33.

L’IMPORTANCE D’UNE OBÉISSANCE SANS FAILLE

Cet incident à Mériba, à la fin du voyage d’Israël à travers le désert, donne une importante leçon, en particulier pour ceux qui ont une place à la tête au milieu des enfants de Dieu. Dieu avait souvent défendu son serviteur Moïse contre les attaques rebelles des Israélites légers et durs. Il avait même rendu à Moïse le témoignage remarquable d’être le plus doux de tous les hommes. Mais cette fois, à Mériba, Moïse se trompa.

La faute de Moïse, au premier abord, pourrait sembler très légère. Après tout, il accomplissait un commandement divin de la même manière qu’il l’avait fait une fois dans une situation semblable.

Mais provoqué par le peuple rebelle, Moïse n’observa pas l’ordre exact que Dieu lui avait donné – de parler au rocher. Au lieu de cela, Moïse frappa le rocher, comme il avait fait précédemment. Mais Dieu avait voulu répondre à la révolte du peuple en leur montrant la puissance de la grâce après que le rocher avait été frappé. Le rocher était une image de Christ : après avoir été frappé une fois, Il peut maintenant agir en grâce envers des pécheurs. Le fait n’était pas simplement une question de procédé : il impliquait l’honneur de Dieu.

En appliquant ce récit à notre propre situation, nous apprenons d’abord que nous ne pouvons pas nous permettre d’être provoqués : cela voilerait notre jugement. Si nous entendons des paroles charnelles prononcées par quelqu’un qui agit par la chair, nous ne pouvons pas agir nous aussi par la chair. De plus, on s’attend à ce que tout serviteur du Seigneur fidèle (et ce devrait être le cas de tout vrai chrétien) agisse pour la gloire de son Maître et se souvienne des instructions que Dieu lui a données. Nos actions doivent être en harmonie avec le fait que Dieu agira toujours pour sa propre gloire, même si, sur le moment, nous ne comprenons pas comment Il le fera.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance ; faites des supplications en faveur de tous les saints » Éphésiens 6. 18.

L’IMPORTANCE D’UN ESPRIT DE PRIÈRE CHEZ LES CHRÉTIENS

Oh ! La malice de notre nature adamique ! Quand nous allons dans notre bureau et fermons la porte, personne ne nous voit et personne ne nous entend sauf Dieu. Ce n’est pas l’endroit pour se faire bien voir. Personne n’est présent devant qui faire un peu étalage de notre piété. Personne n’est là – sauf Dieu ; et nous savons que nous n’osons pas Lui faire croire que nous sommes différents de ce que nous sommes réellement. Nous sentons qu’Il voit au travers de nous, qu’Il nous voit et nous connaît parfaitement. Si le mal cherche à s’introduire, nous sentons instinctivement que Dieu nous examine.

C’est un lieu d’examen – seul dans la présence de Dieu. Il y en a tellement qui demandent à ne pas passer du temps là. Mais c’est quand cela manque qu’est le secret de tellement de manque de vie et d’état charnel qui abondent.

Ce que nous avons besoin de voir, c’est un grand renouvellement dans les habitudes de prière des enfants de Dieu. Nous ne pouvons pas prier par procuration – c’est-à-dire, un autre le faisant pour nous – pas plus que nos corps ne peuvent prospérer parce qu’un autre prend de la nourriture pour nous. La réunion de prières ne nous suffira pas, quelque privilège béni qu’elle soit. Combien peut-il y en avoir qui ont abandonné petit à petit la prière secrète jusqu’à ce que la communion avec Dieu ait été effectivement interrompue. Quiconque se déplace un peu parmi les enfants de Dieu aura découvert cela par expérience.

Nous croyons bien que Dieu a ceux qui prient – et nous nous en réjouissons. Il ne manque jamais d’y en avoir qui sont fidèles et qui Le prient jour et nuit. Cependant le courant descendant terrible de ces derniers jours en emporte beaucoup. Le grand ennemi des âmes ne pouvait trouver de meilleur moyen pour dénaturer les croyants qu’en faisant cesser leurs supplications au trône de la grâce.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Et il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place » Colossiens 1. 18.

JÉSUS CHRIST, MORT ET RESSUSCITÉ, EST LE CHEF DE L’ASSEMBLÉE

Jusqu’à ce que Jésus soit monté au ciel, il n’y en avait personne qui puisse être Chef du corps. Quand l’Homme, dans la personne du Fils, passa par la mort jusque dans la gloire de Dieu, Il fut établi à la droite de Dieu « dans les lieux célestes, au-dessus de tout pouvoir, et autorité, et puissance et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle,  mais aussi dans celui qui est à venir ». C’est alors que « le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire », L’a donné pour être « chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps ». Il nous est donc dit ici, précisément, que c’était en Christ élevé que nous avons la première idée de Tête du corps, et que jusque-là il ne pouvait pas y avoir de membres formés sur la terre (Éph. 1. 19 à 23).

Et en fait, le corps ne pouvait pas être formé avant la venue du Saint Esprit, que Celui qui est monté a reçu du Père, et envoyé ; car il nous est dit que « nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps (1 Cor. 12. 13). Nous ne pourrions pas, d’après l’Écriture, parler de Christ comme Chef de l’Assemblée dans les jours de sa chair, ou quand Il mourut, ou quand Il ressuscita. Et nous ne pourrions pas non plus parler de Lui comme notre tête ressuscitée ; mais nous pouvons lever notre regard vers Lui où Il est maintenant, et là, savoir, entre de nombreuses autres gloires, que Celui qui est mort pour nos péchés, et qui est ressuscité pour notre justification, qui est notre vie, notre justice et notre paix – que Lui est la Tête de son corps, l’Assemblée. Nous ne pouvons que louer Dieu pour une telle grâce.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Le matin, sème ta semence, et, le soir ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux seront également bons » Ecclésiaste 11. 6.

SEMER LA SEMENCE DE L’ÉVANGILE, UN DEVOIR POUR TOUS LES CHRÉTIENS

La semence de la Parole de Dieu a en elle une puissance merveilleuse qui ne peut pas manquer de produire des résultats ; et semer cette semence est confié à ceux qui, ayant reçu Christ comme Sauveur, possèdent dès maintenant la vie éternelle. Nous qui avons été sauvés par son sacrifice sans pareil du Calvaire, pouvons-nous avancer quelque excuse pour ne pas faire connaître le Seigneur Jésus à ceux qui sont perdus et marchent dans les ténèbres.

Un paysan décide-t-il de ne pas semer son champ parce que certaines de ses graines risquent de ne pas produire ? Et cependant nous nous permettons trop facilement d’être découragés avant de commencer. Nous pensons d’avance qu’une personne peut ne pas réagir, et nous ne lui disons rien. Et pourtant ce peut être elle que Dieu prépare à écouter ce que Dieu nous a donné de dire, et nous avons manqué une précieuse occasion. Ou bien nous nous disons que ce n’est pas le bon moment. Mais que ce soit matin ou soir, il nous est dit que nous devons être diligent pour semer la semence.

Bien sûr, nous ne savons pas ce qui prospérera, comme il nous est dit « ceci ou cela », mais la phrase montre que, au moins quelque chose prospérera. Si parmi dix contacts avec des âmes précieuses, l’une d’elle seulement était amenée au Seigneur, ce serait merveilleux. En fait, il est ajouté « ou si tous les deux seront également bons ». Dieu n’envisage pas la possibilité que les deux contacts soient sans résultat. Engageons-nous donc joyeusement dans une telle œuvre fructueuse. Distribuer des traités évangéliques est un moyen excellent de semer la semence de la Parole de Dieu ; et cela peut ouvrir la voie pour une conversation, et planter cette précieuse semence, qui peut porter du fruit pour l’éternité. Si tous les chrétiens s’engageaient diligemment en cela, les résultats seraient merveilleux.

D’après the Lord is near septembre 1987 (L.M. Grant)

« Et le sacrificateur revêtira sa tunique de lin, et mettra sur sa chair ses caleçons de lin, et il lèvera la cendre de l’holocauste que le feu a consumé sur l’autel, et la mettra à côté de l’autel » Lévitique 6. 3.

LE BON ORDRE SELON DIEU POUR LA FRACTION DU PAIN

Le sacrificateur devait porter des vêtements de lin quand il retirait les cendres de l’autel. Les cendres parlent de l’extinction complète de la vie dans la victime du sacrifice. Dieu parle de la mort de son Fils, notre cher Seigneur Jésus, dans les quatre évangiles. Le feu de Dieu consumait en cendres l’agneau sur l’autel. Le feu du jugement de Dieu fit son œuvre complète et, avec un grand cri, le Seigneur a remis son esprit. Sans péché Lui-même, mais portant nos péchés, le Seigneur s’est placé volontairement sous la main d’un Dieu juste, et la colère de Dieu a entièrement consumé ce saint sacrifice.

Le croyant a le privilège d’être occupé de la mort de son Sauveur, tout en Le sachant vivant et glorifié dans le ciel. Se souvenir du Seigneur, c’est mettre en évidence sa mort – le pain et le vin – à sa table. Cela exige du discernement sacerdotal et la conscience de la valeur précieuse du Seigneur Jésus aux yeux de Dieu.

Les cendres de l’holocauste étaient mises à l’est de l’autel. Le sacrificateur qui accomplissait ce service reconnaissait par là que le sacrifice était vraiment mort de la manière indiquée par Dieu. Le jour qui suivit la mort du Seigneur Jésus était le sabbat juif. Ce matin-là il était pleinement évident que l’Agneau avait été mis à mort. La croix était vide ; c’était comme si les cendres étaient à l’est de l’autel. Le Fils de Dieu était mort ; l’homme avait prévu sa tombe avec les méchants, mais Il a été avec le riche dans sa mort.

Puissions-nous toujours avoir conscience du sérieux d’annoncer sa mort. Cela exige des vêtements sacerdotaux – la justice pratique de la pureté dans notre marche et nos voies. Cela devrait être fait selon l’ordre divin donné, et à l’endroit donné par Dieu.

D’après the Lord is near septembre 1987

« Ainsi, que celui qui croit être debout prenne garde de ne pas tomber. Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été à la mesure de l’homme ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez supporter, mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » 1 Corinthiens 10. 12 et 13.

DIEU, QUAND IL PERMET QUE LES CROYANTS SOIENT TENTÉS, LEUR DONNE LA FORCE D’Y RÉSISTER

D’une part, la confiance en soi des Corinthiens, comme de toute autre personne, est précisément la source du danger. Dans le monde tel qu’il est, et tel qu’est l’homme, on est constamment exposé au mal ; car le mal existe, et un ennemi ne manque pas de s’en servir ; et les enfants de Dieu sont la cible spéciale de son activité maléfique pour déshonorer le Seigneur de toutes manières. Si d’autres sommeillent, ceux qui sont vivants à Dieu en Christ ont besoin de veiller et de prier.

D’autre part ils n’avaient pas été tentés au-delà de leurs forces : Christ a été tenté au-delà de cela dans les jours de sa chair, non seulement à la fin de son service, mais déjà au commencement ; non seulement en toutes choses de la même manière que nous, à part le péché, mais au-delà de ce qui appartient à l’homme, il a été tenté pendant quarante jours dans le désert. Mais nous ne pouvons triompher dans nos petites mises à l’épreuve, comme Lui dans ses grandes épreuves, qu’en étant dépendants de Dieu et en obéissant à sa Parole, que l’Esprit revêt de puissance contre Satan.

Nous pouvons – et nous devons – nous confier en Dieu. Si Celui qui nous a appelés à la communion de son Fils est fidèle, Il l’est de même en ne permettant pas que nous soyons tentés au-delà de la mesure. C’est par sa puissance que les croyants sont gardés par la foi, non pas par leur persévérance. C’est pourquoi, avec l’épreuve Il fait aussi l’issue ou la délivrance, et cela, non pas en retirant l’épreuve, mais en rendant les siens capables de la traverser.

D’après the Lord is near septembre 1987 (W. Kelly)