
« Ne vous inquiétez de rien, mais, en toute circonstance, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâce ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » Philippiens 4. 6 et 7.
Supposons que je vienne de recevoir une lettre, arrivée par la poste ou par mail – mais une lettre qui m’inquiète. Ce pourrait être le message d’un chef insatisfait, une lettre de licenciement, les remarques dures d’un enseignant, une facture inattendue – d’un montant beaucoup trop élevé -, les reproches d’une personne chère sur un réseau social… Mon cœur bat fort, j’ai la gorge serrée, je suis troublé. Comment dois-je réagir ?
Je pense au roi Ézéchias, quand la puissante armée du roi des Assyriens est venue une première fois jusqu’aux portes de Jérusalem pour l’assiéger (És. 37. 14 à 20). Grâce à l’intervention de Dieu, les ennemis ont fait demi-tour, mais ils ont envoyé une lettre de menaces, pleine de violence et d’arrogance. Que faire ? Le roi a lu la lettre, puis il s’est dirigé vers le temple pour la placer devant Dieu, comme pour la Lui faire lire. Puis il a prié : « Éternel des armées, Dieu d’Israël… toi, tu as fait les cieux et la terre. Éternel ! Incline ton oreille et écoute… sauve nous ».
Quel geste merveilleux ! Je cherche à l’imiter, en apportant à Dieu, en prière, ma souffrance, mes doutes, mes interrogations, en Lui confiant ainsi ces lignes qui me blessent et me poussent peut-être au désespoir… Je Lui demande de prendre en main mes réactions, mes gestes et les circonstances. Je veux Lui laisser tous mes soucis, car je sais qu’Il prend soin de moi (1 Pier. 5. 7). Et ainsi, comme l’écrit l’apôtre Paul, la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera mon cœur et mes pensées dans le Christ Jésus (Phil. 4. 7).
D’après « Il buon seme » – août 2024