BERACA 59 : LE ROI DAVID

Les temps étaient sombres en Israël. Il y avait bien Samuel le voyant, ce fidèle serviteur âgé dont les cheveux avaient blanchi, il y avait aussi le roi que le peuple avait demandé mais où était la foi ? Les Philistins s’étaient tenus tranquilles pendant tous les jours de Samuel. La restauration de communion du peuple avec son Dieu, à Mitspa, était oubliée. Au lieu de se confier en l’Éternel seul, les fils d’Israël avaient réclamé un roi, qui leur avait été accordé. Comme ce roi ne marchait pas avec Dieu, « l’Esprit de l’Éternel se retira d’avec Saül, et un mauvais esprit envoyé par l’Éternel le troublait » (1 Sam. 16. 14)

Tourmenté, il demanda qu’on lui trouve un homme qui sache bien jouer de la harpe. Alors, un jeune homme parmi ses serviteurs répondit et dit : « Voici, j’ai vu un fils d’Isaï, … qui sait jouer, un homme fort et vaillant, un homme de guerre, qui a l’intelligence des choses, un bel homme, et l’Éternel est avec lui. Et Saül envoya des messagers à Isaï, pour lui dire : Envoie-moi David, ton fils, qui est avec le petit bétail ». C’est ainsi qu’un berger se trouva en présence du roi, qui l’apprécia et l’aima. « Et David allait et revenait d’auprès de Saül pour paître le menu bétail de son père à Bethléhem » (17. 15).

Un jour, « Saül et les hommes d’Israël se rassemblèrent, et ils campèrent dans la vallée d’Éla et se rangèrent en bataille contre les Philistins. Et les Philistins se tenaient sur la montagne, d’un côté, et Israël se tenait sur la montagne, de l’autre côté, le ravin était entre eux » (1 Sam. 17. 2 et 3). Pendant quarante jours, les deux armées se font face. Un Philistin du nom de Goliath se présente, jour après jour, en mettant au défi quiconque parmi les Israélites de se battre contre lui. Il est plus grand que tous : un peu plus de trois mètres (ou onze pieds) ; son armure impressionne et, « il se tenait là et criait aux troupes rangées d’Israël, et leur disait : Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en bataille ? Ne suis-je pas le Philistin, et vous, des serviteurs de Saül ? Choisissez-vous un homme, et qu’il descende contre moi. S’il est capable de combattre avec moi et qu’il me tue, nous serons vos serviteurs ; et si moi j’ai l’avantage sur lui et que je le tue, c’est vous qui serez nos serviteurs et qui nous servirez. Et le Philistin dit encore : Moi, j’ai outragé aujourd’hui les troupes rangées d’Israël ! Donnez-moi un homme, et nous combattrons ensemble. Saül et tout Israël entendirent ces paroles du Philistin, et ils furent effrayés et eurent une grande peur » (v. 8 à 11).

Un jour, « Isaï dit à David, son fils : Prends, je te prie, pour tes frères, cet épha de froment rôti et ces dix pains, et porte-les vite au camp vers tes frères. Et ces dix fromages de lait, tu les porteras au chef de leur millier ; tu t’informeras du bien-être de tes frères, et tu prendras d’eux un gage » (v. 17 et 18). Ils étaient avec Saül, et tous les hommes d’Israël, dans la vallée d’Éla, faisant la guerre contre les Philistins. Arrivé sur place, « David laissa aux mains de celui qui gardait le bagage les objets qu’il portait, et courut vers la ligne de bataille ; arrivé là il interrogea ses frères concernant leur bien-être » (v. 22). Son frère aîné le reçut avec des paroles de mépris, mais David, voyant le Philistin Goliath qui s’avançait défiant les Israélites, s’offrit pour aller combattre contre lui.

Le roi Saül accepte et veut revêtir David de son armure mais elle est pour lui une entrave. Cette armure peut se comparer aux armes charnelles évoquées par l’apôtre Paul. En contraste, celles du croyant « ne sont pas charnelles, mais puissantes par Dieu » (2 Cor 10. 4).

La foi qui motive le jeune berger est proposée en lieu et place d’une armure sophistiquée. Cette foi est fondée sur les réponses d’en-haut qu’il a déjà connues en gardant le troupeau de son père ; « L’Éternel qui m’a délivré de la patte du lion et de la patte de l’ours, lui me délivrera de la main de ce Philistin. Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi » (1 Sam. 17. 37).

David défendait les brebis et les agneaux de son père ; au temps voulu de Dieu, il s’avance pour défendre son peuple et revendiquer l’honneur qui doit être rendu au Tout-puissant, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Poussé par l’Esprit Saint, il proclame devant le roi : « Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ; et ce Philistin, cet incirconcis, sera comme l’un d’eux, car il a outragé les troupes rangées du Dieu vivant » (v. 36). Alors, « David prit son bâton en sa main, et se choisit du torrent cinq pierres lisses, qu’il mit dans son sac de berger, dans la poche ; et il avait sa fronde à la main. Il s’approcha du Philistin » (v. 40). S’il a été confronté à la haine de son frère aîné, aux doutes du roi, il fait face au mépris de l’adversaire, mais rien ne peut l’arrêter.

Des cinq pierres lisses, une suffit et le géant s’effondre. « David courut et se tint sur le Philistin, il lui prit son épée, la tirant de son fourreau, le tua, et lui coupa la tête » (v. 51). Type de Christ, David a triomphé de Goliath, figure de Satan, en utilisant l’épée de son adversaire. L’arme de Satan est la mort. Par sa victoire sur la mort, Jésus a rendu impuissant « celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable » et a délivré « tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, tenus en esclavage » (Héb. 2. 14 et 15). Pendant quarante jours, les Israélites furent dans l’angoisse et la peur – en moins d’une heure ils en furent délivrés.

« Vainqueur, David se tient à nouveau devant le roi, tenant à la main la tête du géant. Et nous constatons avec étonnement que Saül ne sait plus de qui il est le fils. À l’égard du Seigneur Jésus, il se manifeste un semblable aveuglement : Les Juifs ne connaissaient ni Lui ni son Père (Jean 8. 19). Et il en est toujours ainsi, même dans nos pays chrétiens où beaucoup de personnes ne reconnaissent pas Jésus comme le Fils de Dieu (1 Jean 4. 14 et 15) » (J.K. dans Chaque jour les Écritures).

Y a-t-il un lecteur dans le doute quant à son salut éternel ? Christ a été jugé à ta place ! Par la foi en sa mort et en sa résurrection nous avons la vie éternelle (Jean 5. 24 ; Rom. 10. 9). Y a-t-il un lecteur dans le doute quant aux secours du Seigneur pour et dans le service qu’Il lui demande ? « L’Éternel qui m’a délivré, … me délivrera » ; « Dieu ressuscite les morts. C’est lui qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en lui nous avons mis notre espérance qu’il nous délivrera aussi encore » (1 Sam. 17. 37 ; 2 Cor. 1. 10). Notre Seigneur est le grand vainqueur, sachons Lui rendre hommage en nous confiant en Lui.