PRISONNIERS POUR LA FOI

1. Penser à nos frères et sœurs prisonniers et persécutés

« N’aie donc pas honte du témoignage de notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais prends part aux souffrances de l’évangile, selon la puissance de Dieu » 2 Timothée 1. 8.

« La plupart des frères, encouragés dans le Seigneur par mes liens, ont beaucoup plus de hardiesse pour annoncer la Parole sans crainte » Philippiens 1. 14.

Certains livres de la Bible ont été écrits par l’apôtre Paul lorsqu’il était prisonnier (les épîtres aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, à Timothée et à Philémon). Ils nous encouragent à penser davantage aux chrétiens persécutés et emprisonnés, et à tous ceux qui sont détenus.

Ainsi, Paul exhorte Timothée à se déclarer chrétien, ouvertement et sans honte, même au prix de souffrances, collaborant avec lui, qui était alors en prison. À propos d’Onésiphore, un autre croyant, Paul écrit : « … il m’a souvent réconforté et n’a pas eu honte de mes chaînes ; mais, quand il a été à Rome, il m’a cherché très soigneusement et il m’a trouvé » (2 Tim. 1. 16 et 17). Quelle joie lorsque, isolé dans sa cellule, Paul a vu le visage de ce cher frère et a entendu sa voix ! C’était là une démonstration concrète de l’unité de tous les croyants !

À propos des deux époux, Aquilas et Priscilla, qui avaient pris beaucoup de risques pour lui, Paul écrit qu’ils étaient ses collaborateurs dans le Christ Jésus, « … qui, pour sauver ma vie, ont risqué leur propre tête » (Rom. 16. 3 et 4).

Aujourd’hui, on peut visiter des pays où les chrétiens souffrent à cause de leur foi. On ne réussit pas toujours à les rencontrer, mais on peut comprendre leurs difficultés, la nécessité de les soutenir par la prière, et on peut leur envoyer des lettres et des livres.

La veuve d’un pasteur assassiné avait tapissé les murs de son appartement avec les lettres et les cartes postales qu’elle avait reçues. En les montrant, elle disait : C’est cet amour qui m’a fortifiée et a soutenu ma foi.

2. Prisonniers, mais témoins de Christ

« De ma bouche je célébrerai hautement l’Éternel, et je le louerai au milieu de la multitude ; car il s’est tenu à la droite du pauvre, pour le sauver de ceux qui jugeaient son âme » Psaume 109. 30 et 31.

« Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié, afin que par moi la prédication soit pleinement accomplie et que toutes les nations l’entendent ; et j’ai été délivré de la gueule du lion » 2 Timothée 4. 17.

Quel moment difficile quand un chrétien se retrouve au tribunal à cause de sa foi !

L’apôtre Paul a souffert de plusieurs procès, dont deux à Rome. De là, il écrit : « Dans ma première défense, personne n’a été à mes côtés ; tous m’ont abandonné ; que cela ne leur soit pas imputé » (2 Tim. 4. 16). Paul a aussi souffert parce qu’aucun chrétien ne lui est venu en aide, et il exprime son pardon, en ajoutant : « Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (v. 17). Notre solidarité avec les croyants persécutés devrait se montrer, quand c’est possible, même devant la justice humaine.

Paul ne considérait pas la prison comme étant la fin de son ministère, mais il pensait que c’était l’occasion de faire briller davantage la lumière de Christ (voir Phil. 1. 13 et 14). En prison, il continuait à annoncer l’évangile. Aux croyants de Colosses, qui étaient en liberté, il a demandé de prier, non pas pour sa libération, mais afin qu’il puisse parler du Seigneur même là où il se trouvait (Col. 4. 3). Et il a terminé sa lettre en disant : « Souvenez-vous de mes liens » (4. 18).

Détenu dans le goulag soviétique, et après avoir passé 33 ans dans l’un de ces camps, un chrétien russe, Balys Gajauskas, a écrit en 1981 : Nous sommes comme des hommes et des femmes invisibles – nous existons, mais comme dans une obscurité totale.

Cherchons, nous qui sommes libres, à avoir un contact avec ces chrétiens, à prier pour eux, à leur écrire et à leur rendre visite, afin qu’ils puissent être des témoins visibles de Christ.

3. Solidarité avec les prisonniers

« Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez en prison avec eux, de ceux qui sont maltraités, comme étant vous-mêmes aussi dans un corps » Hébreux 13. 3.

« Vous avez montré de la compassion pour les prisonniers et vous avez accepté avec joie d’être dépouillés de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents » Hébreux 10. 34.

Comment pouvons-nous aider les chrétiens persécutés ? Réfléchissons sur l’exemple donné par les premiers chrétiens, qui nous est rapporté dans l’épître aux Hébreux. Dans le passé, ils avaient subi la persécution (10. 32 à 34) et maintenant ils étaient menacés par une nouvelle vague d’oppression. Alors qu’ils avaient déjà souffert, ils trouvaient le courage de s’identifier de nouveau aux autres chrétiens maltraités, « étant offerts en spectacle avec des opprobres et des persécutions » (10. 33).

Leur solidarité, manifestée publiquement, les conduisait à s’associer à ceux qui étaient emprisonnés, les considérant comme leurs frères. Ils « montraient de la compassion pour les prisonniers » et acceptaient avec joie d’être dépouillés de leurs biens, sachant qu’ils avaient pour eux-mêmes « des biens meilleurs et permanents ».

Sommes-nous capables de nous associer avec ceux qui souffrent à cause de leur foi en Jésus ? Cherchons-les dans les endroits les plus sombres. Même si les moyens de communication modernes nous permettent facilement d’être en contact avec des personnes qui se trouvent dans les endroits les plus disparates de la planète, il est impossible d’être informés de tout ce qui se passe dans le monde entier, particulièrement dans les endroits les plus hostiles. Il y a encore des croyants persécutés qui sont « invisibles » et des croyants prêts à risquer leur vie pour aller dans les régions du monde les plus hostiles à l’évangile afin de visiter un seul croyant ou une famille. Prions pour eux.

« J’’étais en prison et vous êtes venus auprès de moi… En vérité, je vous dis : Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits [qui sont] mes frères, vous me l’avez fait à moi » (Mat. 25. 36 et 40).

D’après « Il buon seme » – mars 2025