LE SAINT-ESPRIT (5)

L’Assemblée, habitation de Dieu par l’Esprit :

1 Pierre 2. 5 ; Éphésiens 2. 19 à 22 ; 1 Corinthiens 12. 13 ; Éphésiens 4. 1 à 3.

Dans les réunions précédentes nous avons vu que le Saint Esprit est une personne divine envoyé par le Seigneur quand il est monté au ciel, caractéristique de la période de l’Église.

Il est présent dans le croyant, scellant le fait qu’il appartient à Dieu. Cette présence va avoir comme conséquence de pouvoir marcher par l’Esprit pour honorer le Seigneur, ce qui est impossible à la chair. Son but est de faire ressembler le croyant toujours plus au Seigneur.

C’est la base de ce que nous allons voir aujourd’hui, savoir que Dieu habite dans l’Église par l’Esprit avec beaucoup de conséquences.

C’est le même Esprit qui nous fait vivre avec le Seigneur et qui nous conduit dans l’Assemblée.

Éphésiens 2. 19 à 22 nous présente l’Assemblée comme la Maison de Dieu. Une maison porte le caractère de son propriétaire, l’Assemblée doit donc porter le caractère de Dieu.

1 Timothée 3. 15 indique que nous devons savoir comment nous conduire dans la Maison de Dieu. L’assemblée est la colonne de la vérité, elle est là pour montrer la vérité autour d’elle.

Dieu habite dans l’Assemblée par l’Esprit, il agit dans les croyants dans l’assemblée de façon naturelle et continue.

Un croyant qui lit la Parole, qui prie, pourra être conduit par l’Esprit dans l’Assemblée. Si on n’agit pas par l’Esprit on apporte des pensées humaines, l’imagination de l’homme.

L’Esprit n’est pas seulement celui qui rassemble les croyants ensemble mais plus que cela il habite dans l’Assemblée, c’est lui qui conduit, qui dirige. Cela implique qu’on n’a pas besoin de tout organiser car c’est lui qui dirige. Cela a aussi des conséquences. On peut garder ceci à la pensée quand nous sommes réunis.

Notre corps est le temple du Saint Esprit, c’est le côté individuel, 1 Corinthiens 6. 19, et en 1 Corinthiens 3. 16, l’Assemblée est le temple de Dieu où l’Esprit habite, c’est le côté collectif.

Il y a différents aspects de la vie chrétienne, individuelle, de famille, le peuple de Dieu, la maison de Dieu.

Dans l’ancien Testament, la maison de Dieu représentait la présence de Dieu au milieu de son peuple, c’était un bâtiment de pierre où on offrait des sacrifices, où on recevait de la nourriture (sacrifice de prospérité).

Dans le christianisme, le croyant est le temple du Saint Esprit et en même temps tous les croyants sont des pierres liées entre elles pour être localement la maison de Dieu et en même temps ils se rendent à la maison de Dieu, le lieu où on rencontre Dieu collectivement. Il y a un seul édifice composé de tous les croyants. il croît et est bien édifié mais on ne le voit pas car les chrétiens sont dispersés.

Quel témoignage ce serait si tous les croyants se réunissaient au même endroit dans une ville ! Ce n’est pas le cas, nous devons accepter le jugement de Dieu sur son Assemblée.

Nous sommes ici une représentation de l’Assemblée locale de la ville.

Nous sommes appelés à garder l’unité de l’Esprit ou l’unité produite par l’Esprit alors que l’unité du corps est faite.

On peut ne pas garder cette unité en établissant par exemple une religion d’état à laquelle on appartient par naissance, ce serait un mélange de croyants et d’incrédules alors que nous savons que le Saint Esprit habite seulement dans les croyants.

Une autre manière de ne pas garder l’unité de l’Esprit serait d’exclure tous ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, en établissant une charte ; ce serait restreindre cette unité.

Pour différentes raisons on ne peut pas avoir communion avec tous à cause de faux enseignements, de mal moraux. C’est un chemin difficile, un exercice de prière.

Il faut s’appliquer à garder l’unité de l’Esprit. Que le Seigneur nous aide à discerner sa pensée sur ces sujets difficiles !

Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas avoir communion, et en même temps nous ne pouvons pas avoir communion avec seulement des personnes qui pensent comme nous sur tous les sujets.

Le temple était le lieu où on rencontrait Dieu, il représentait Dieu.

Quand nous nous réunissons nous rendons visible ce temple saint, c’est là que nous offrons des sacrifices spirituels, 1 Pierre 2. 5.

On peut adorer individuellement et nous sommes appelés à le faire sans cesse mais dans ce cas on ne rend pas visible le temple de Dieu.

Quand l’assemblée se réunit, on devient le temple visible, soit qu’on apporte la louange, soit qu’on reçoive par l’édification ou qu’on s’adresse à Dieu par la prière. Les croyants qui se ressemblent en un lieu représentent le temple de Dieu. Et le ciment entre eux c’est le Saint Esprit. Il nous lie les uns aux autres, comme des pierres vivantes. On est en communion avec ceux qui partagent ce que nous enseigne la Parole.

L’action de l’Esprit dans l’Assemblée :

Jean 4. 23 ; 1 Corinthiens 12. 1, 4 à 11 ; 1 Corinthiens 14. 12, 26, 32 ; Philippiens 3. 3.

En Jean 4. 23, le Seigneur est au début de son ministère. Il va révéler quelque chose de nouveau à cette femme Samaritaine.

Le juif adorait Dieu selon ce qu’Il avait ordonné dans la loi et Dieu l’agréait. Mais ces choses étaient des ombres qui annonçaient le sacrifice du Seigneur, étaient des ombres. Dieu désirait que l’adoration se fasse par l’Esprit, qu’elle soit produite par l’Esprit dans le cœur. Dieu cherche cela. En Esprit et en vérité, selon la vérité, en contraste avec les ombres de la loi.

En Jean le Seigneur fait des révélations à des personnes auxquelles nous n’aurions pas pensé  : à Nicodème : la nouvelle naissance, à la samaritaine : l’adoration du Père en esprit en vérité et à Marie : Dieu est révélé comme un Père.

Jean 4. 21 indique qu’il n’y a plus de lieu géographique pour l’adoration mais que c’est un terrain spirituel, là où le Seigneur est présent (selon Matthieu 18. 20).

L’adoration n’est plus matérielle mais spirituelle, le croyant adore en Esprit, par l’Esprit s’il se laisse guider. À nous de nous laisser guider par l’Esprit pour apporter ce que Dieu attend. L’adoration est collective quand on est rassemblé autour du Seigneur.

C’est le Père qui cherche des adorateurs. Les juifs ne connaissaient pas Dieu comme un Père.

Quand nous venons adorer – littéralement se prosterner – nous sommes dans cette relation d’enfants devant leur Père, quelqu’un de connu, de proche. Nous rappelons un sacrifice accompli qui nous a conduit jusqu’au Père. Nos cœurs s’élèvent vers Lui et vers Celui qui nous a fait connaître le Père.

Il y a peu de directive par rapport au culte dans la Parole. C’est parce que j’ai vécu dans la communion avec le Seigneur, que je me suis entretenu des choses d’en haut, que je peux adorer.

Les frères sont la bouche de l’assemblée, ils présentent l’adoration des frères et sœurs réunis.

Quand on s’est tous préparé dans nos cœurs à rencontrer Dieu, le culte s’élève. Si au contraire il ne s’élève pas, c’est qu’il y a quelque chose dans nos cœurs qui est un frein.

« Offrons donc par lui… un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent (qui reconnaissent publiquement) son nom » (Héb. 13. 15). Le sacrifice de louange est donc l’expression par notre bouche de ce que l’Esprit produit dans notre cœur.

Un culte est tout ce qui est fait pour Dieu. La vie chrétienne n’est pas cloisonnée, elle forme un tout. Et quand nous nous réunissons pour adorer, c’est le culte d’adoration. C’est une grâce particulière d’être réunis mais ce n’est pas séparé de la vie chrétienne quotidienne. C’est le même Esprit qui agit dans nos vies et quand nous nous réunissons.

Pour adorer ou prier il n’y a pas de don particulier, nous sommes tous sacrificateurs. C’est la liberté de l’Esprit. On a réduit cette liberté en établissant quelqu’un qui fait tout. Cependant si je décide dans les faits que l’Esprit ne passera pas par moi, je réduis la liberté de l’Esprit. C’est pour cela qu’il est important que chaque frère soit exercé pour apporter quelque chose que le Seigneur lui a donné et de le partager avec ses frères et sœurs.

L’Esprit donc, personne divine, agit, distribue, opère, il habite en nous pour que nous connaissions toujours plus Dieu, son plan. Il applique la parole à notre cœur, c’est son action du haut vers le bas. Mais il agit aussi du bas vers le haut en mettant l’adoration dans nos cœurs, qui monte vers Dieu.

Il agit de façon particulière dans l’assemblée, le corps de Christ. Il n’y a pas de qualité particulière pour être plus ou moins un adorateur. Par une prière très courte, la louange peut être exprimée.

Il y a un seul Esprit, un seul corps (1 Cor. 12), mais cela ne veut pas dire uniformité. Au contraire l’Esprit conduit dans la diversité d’expression avec des sensibilités différentes.

Il dirige, opère comme il lui plaît. On peut toujours se demander si on parle par l’Esprit et cela nous bloque. Ce n’est pas quelque chose de mystique. L’Esprit forme notre esprit aux pensées de Dieu si bien qu’ils se confondent.

Que tout se fasse pour l’édification ou la construction, la consolidation.

Les dons de grâce ne sont pas réduits aux dons de pasteurs, docteurs et évangélistes, il y en a beaucoup, diversités de services, diversités d’opérations (1 Cor. 12. 4 à 11). L’Esprit est souverain et distribue à chacun les dons comme Il lui plaît, ce n’est pas nous qui décidons, il donne à chacun et pas seulement à quelques-uns.

« En vue de l’utilité » (verset 7). Cela est un critère pour savoir si une intervention est une manifestation de l’Esprit. Si tout est compliqué, embrouillé ou sape la construction, on peut se demander si cela vient de l’Esprit.

L’Esprit distribue souverainement, c’est le côté de Dieu, et en même temps de notre côté nous avons à désirer ardemment d’édifier (1 Cor. 14. 12).

On n’édifie pas seulement dans les réunions. Une visite, un entretien contribue à l’édification, à la construction, est-ce utile ? Oui. Est-ce que cela fait du bien spirituellement ? Oui.

Désirer avec ardeur n’est pas de l’ambition, ce n’est pas de l’insatisfaction. On désire avec ardeur parce qu’on aime le Seigneur et l’assemblée. Cela demande de la persévérance, un effort. Ce n’est pas quelque chose de passager ou ponctuel.

La vie de l’assemblée ne se résume pas au dimanche ou de temps en temps. Les dons s’exercent dans le corps en prenant soins les uns des autres tout le temps.

Et puis il y a les réunions pour l’adoration, l’édification, la prière. À l’époque elles se faisaient en continu le soir après le travail car le dimanche n’était pas chômé, c’était le jour des chrétiens dans un pays juif.

Dans le culte on s’adresse à Dieu, pas aux hommes : il est pour Dieu.

Il y a des chants, des prières, les dons s’expriment pour l’édification. Le prophète parle de la part de Dieu aux frères et sœurs et à lui-même.

« Chacun de vous a », on ne vient pas à vide. On ne vient pas s’asseoir là pour attendre que ça passe. On se prépare dans son cœur à venir dans la présence de Dieu. Il nous faut toujours être disponible et à l’écoute de la voix de l’Esprit.

Les (jeunes) frères peuvent se demander : – Est-ce que j’agis par l’Esprit ou est-ce mon idée ? Le Psaume 40. 5 nous dit que les œuvres de Dieu sont merveilleuses ; ses pensées envers nous, on ne peut les arranger devant Lui.

Dieu se souvient que nous sommes poussière. Il nous demande de parler avec notre cœur ; Il ne nous demande pas l’excellence. Méfions-nous de vouloir arranger un culte parfait selon nos idées, un ordinateur peut très bien le faire avec l’intelligence artificielle. Mais plutôt exprimons l’écho d’un cantique dans nos cœurs.

Quelle joie pour une sœur d’entendre une pensée de son cœur exprimée par un frère !

Ne nous laissons pas bloquer par des choses que nous n’estimons pas à propos, et on se tait. Pensons plutôt que le frère a été exercé comme nous-même et que ce qu’il a exprimé est une note que nous n’attendions pas. Soyons cependant attentifs à ce que nous disons dans lorsque nous ouvrons la bouche dans l’Assemblée (cantique, prière, lecture). Il se peut aussi que notre action soit une note discordante ; si je veux absolument indiquer un cantique parce que je l’aime, mais que ce n’est ni le moment, ni selon l’Esprit, Il sera attristé. La Parole nous avertit à ce sujet (voir Éph. 4. 29 et 30). Il se pourrait même (exhortation collective), que nous éteignions l’Esprit (1 Thess. 5. 19). C’est sérieux et solennel (voir Eccl. 5. 1).

Ne jugeons pas le culte, il est pour Dieu, pas pour nous. Si nous avons été heureux, réjouissons-nous, sinon posons-nous des questions.

La pensée de l’Esprit est vie et paix.

Avec le temps nous avons aussi des habitudes, des pensées que nous exprimons souvent mais s’il y a plus de diversité exprimée par plus de frères, le culte sera plus diversifié et plus riche pour Dieu.

Par dessus tout c’est l’amour qui doit être le moteur de toutes les activités, culte, prière, édification, sinon cela ne sert à rien.

Poursuivons l’amour, ce n’est pas quelque chose d’acquis, il faut la volonté d’aimer nos frères. Si je viens avec l’idée que mes frères sont comme moi, avec des faiblesses comme moi, alors tout sera différent, je pourrai pardonner, aimer.

Dieu est un Dieu de paix (ch. 14. 33). C’est aussi un critère de l’action de l’Esprit, quelque chose qui produit la paix. Cherchons à être de ceux qui procurent la paix, qui recherchent ce lien de la paix.