COURIR ET MARCHER AVEC PERSÉVÉRANCE

« Courons avec patience la course qui est devant nous… » (Héb 12. 1 à 3).

« Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés … ? » (Gal. 5. 7).

Chers frères et sœurs en Christ,

Une nouvelle année a commencé mais rien de nouveau dans votre vie quotidienne, marquée par la souffrance, les handicaps, la solitude, la faiblesse, les peines de toutes sortes… Vous êtes découragés, comment continuer à avancer ? « PAR L’ÉTERNEL les pas de l’homme sont affermis, et il prend plaisir à sa voie : s’il tombe, il ne sera pas entièrement abattu ; car L’ÉTERNEL lui soutient la main » (Ps. 37. 23 et 24). « Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent pas » (Ps. 17. 5). « Il prit courage dans les voies de l’Éternel »(2 Chron. 17. 6).

À cette question « qui (ou qu’) est-ce qui vous a arrêtés… ? », vous allez peut-être répondre « je n’ai plus de force, je n’ai pas de bonne perspective pour mon état qui ne va que s’aggraver, je suis las de gémir, je ne peux plus rien faire, je ne sers à plus rien… ».

Humainement parlant, vous avez raison, il n’y a plus d’espoir de retrouver sa jeunesse. Mais j’aimerais m’adresser à vous « chrétiennement parlant », et parler à votre cœur et pour votre foi, en dirigeant votre regard vers le ciel. C’est d’ailleurs ce que dit la suite d’Hébreux 12. 1 : « fixant les yeux* sur Jésus, « le chef et le consommateur de la foi » (Héb. 12. 2), c’est-à-dire : *avec le sens de détourner ses regards d’autres objets et les fixer exclusivement sur un seul.

Vous ne pouvez pas changer vos circonstances, mais vous pouvez changer la direction de votre regard ; ne plus regarder derrière vous avec nostalgie, ne plus regarder autour de vous en vous attardant sur vos misères, sur la journée de demain ou sur les semaines qui vont suivre, mais les diriger vers le ciel, sur la merveilleuse personne du Seigneur Jésus, lui, qui est le chef et le consommateur de la foi (note : celui qui mène à son terme et achève parfaitement). Nous sommes appelés à PERSÉVÉRER dans la foi… (1 Tim. 2. 15). Et, « sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il récompense ceux qui le recherchent » (Héb. 11. 6). Et pour que notre foi grandisse, nous devons donc rechercher Dieu, c’est à dire, nous approcher « avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). C’est là, par nos prières, par les versets de la Bible, dans la communion avec notre Père céleste que nous seront fortifiés, rafraîchis, encouragés. Tant que Pierre a regardé le Seigneur, il a pu marcher sur l’eau ; mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria, disant : Seigneur, sauve-moi ! Et aussitôt Jésus, étendant la main, le prit et lui dit : – « Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mat. 14. 29).

 => « Seigneur : Augmente-nous la foi ».

Peut-être allez-vous rétorquer, oui, c’est facile à dire, mais personne ne peut me comprendre, je suis seul (e) dans ma situation…. Le verset d’Hébreux 12 commence par : « C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entourent… » Ces témoins se trouvent dans la liste des hommes et des femmes de foi du chapitre précédent. La plupart de ces croyants ont beaucoup souffert, et certains ont même perdu la vie. Tu n’es donc pas seul (e) à souffrir. Et si tu regardes autour de toi, tu verras bien des épreuves parmi les autres chrétiens.

Mais rappelons à nos cœurs Romains 8. 18 : « Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée ». Tournons nos pensées vers notre cité céleste, et encourageons-nous à l’idée de cette éternité de bonheur qui nous attend… et que nous n’avons pas méritée ! Pour les non-croyants âgés et ceux qui souffrent d’une maladie ou d’un handicap incurable, aucune perspective agréable, aucun espoir de changement favorable. Il ne leur reste qu’à attendre la mort, et certains se la donnent eux-mêmes, ne supportant pas cette situation. Mais après la mort, il y aura le jugement ! Le croyant, lui, n’attend pas la mort, il attend le retour de son Sauveur… qui peut arriver d’un instant à l’autre. Quelle heureuse perspective, diamétralement opposée au milieu des mêmes épreuves ! Nous, nous avons une espérance vivante (1 Pier. 1. 3). Que « nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2. 12 et 13), nous réjouissant dans l’espérance ; patients dans la tribulation ; persévérants dans la prière (Rom. 12. 12).

Le verset précédent de Romains 8. 17 nous dit : « si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui ».

Et s’il y en a bien un qui sait ce que sont les épreuves et la souffrance, c’est l’apôtre Paul ; relisez 2 Corinthiens 4. 8 à 10 ; 6. 4 et 5 ; 11. 23 à 27.

Christ a enduré les souffrances de la croix, d’abord de la part des hommes, ensuite, pendant les trois heures de ténèbres, de la part de Dieu. Mais il a aussi souffert la faim, la soif, la fatigue, l’incompréhension des siens, le rejet des hommes, la trahison d’un disciple, le reniement de son disciple le plus « bouillant ». Et que dire de ses souffrances morales dans le jardin de Gethsémané, où nous voyons le Fils de Dieu dans toute son humanité ! Il a souffert, comme nous, des conséquences du péché, alors que lui n’a jamais commis de péché.

Lisons dans un profond respect et avec adoration Hébreux 5. 7 et 8 : « le Christ… qui, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver (hors) de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, quoiqu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ». Comment comprendre un tel abaissement, un tel amour, de telles souffrances pour des êtres tels que nous !

Revenons à Hébreux 12 et lisons la suite au verset 2 : « lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte… » Le Seigneur regardait au-delà des souffrances et se réjouissait en sachant qu’il allait sauver une foule innombrable d’hommes et de femmes afin d’en faire des rois et sacrificateurs pour… Dieu (Apoc. 5. 20) ; – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; – à lui la gloire et la force… » (Apoc. 1. 6).

Notre joie, à nous, réside dans le fait que nos noms sont écrits dans les cieux (Luc 10. 20), et que notre avenir est là-haut dans la présence de notre Seigneur. En Philippiens 3 et 4, nous lisons à trois reprises les paroles d’un prisonnier nous disant « réjouissez-vous dans le Seigneur ».

Que 1 Pierre 1. 8 soit notre part à tous et à toutes : « Jésus Christ, lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse ». Cette joie, c’est pour maintenant sur la terre !

Si vous êtes découragés, ne regardez plus à vous-mêmes, mais « considérez (regardez, fixez les yeux, voyez, contemplez) celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 3).

Ce passage d’Hébreux 12. 1 à 3 que nous avons considéré jusqu’ici nous indique encore une chose importante : « rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience… » Les fardeaux que nous portons nous-mêmes plutôt que de les confier au Seigneur nous empêchent d’avancer. Acceptons l’invitation du Seigneur : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).

Nous ne commettons sans doute plus de « gros » péchés, mais il y a tout une série de comportements, parfois de petites choses, qui ne sont pas à la gloire de Dieu, et qui nous handicapent moralement et spirituellement. Nous devons pour cela, nous laisser sonder par sa Parole. Parler sur le dos des autres, toujours se plaindre, être impatient et manquer de reconnaissance, être grognon et mal répondre… continuez votre propre liste vous-mêmes…

Vous n’êtes plus dans une attitude de veille et de prière en attendant le retour du Seigneur (« l’attente des justes est une joie » – Prov. 10. 28), vous ne vous nourrissez plus des Saintes Écritures…, tout cela vous affaiblit, vous rend morose et vous éloigne de Dieu.

Ressaisissons-nous, et imitons l’apôtre Paul : « [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus » (Phil. 3. 14) ; « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul reçoit le prix ? Courez de telle manière que vous le remportiez » (1 Cor. 9. 24).

Cette course n’est pas un sprint, mais un marathon, elle demande de l’endurance, et voilà pourquoi Hébreux 12 nous dit de courir avec patience. Écoutons l’exhortation de Paul à Tite (2. 2) : « que les vieillards soient sobres, graves, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience ».

Et Jacques 5. 7 et 8 nous disent : « Usez donc de patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le laboureur attend le fruit précieux de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison. Vous aussi, usez de patience ; affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche ».

Vous allez peut-être me dire, je ne me sens plus capable de courir, je n’ai plus l’énergie ! PAS DE PROBLÈME, vous pouvez avancer vers le ciel en marchant avec l’énergie du Saint Esprit.

« Marchez par l’Esprit… ; si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal. 5. 16 et 25), laissons-nous conduire par l’Esprit (18).

Marchons par la foi, non par la vue (2 Cor. 5. 7) ;

Marchons dans la lumière (1 Jean 1. 7) ;

« Marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés » (Éph. 5. 2) ;

« Marchez dans la sagesse » (Col. 4. 5) ;

« Fais-moi marcher dans ta vérité » (Ps. 25. 5) ;

« Dieu nous a appelés [à marcher] dans la paix » (1 Cor. 7. 15) ;

« Prenez donc garde à marcher soigneusement » (Éph. 5. 15)

En résumé, nous avons à marcher d’une manière digne :

– « de l’évangile du Christ » (Phil. 1. 27) ;

– « de l’appel dont vous avez été appelés » (Éph. 4. 1) ;

– « de Dieu » (1 Thess. 2. 12 – 3 Jean 6) ;

– « du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu : étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, rendant grâces au Père » (Col. 1. 9 à 12).

« Avançons vers l’état d’hommes (ou de femmes) faits » (Héb. 6. 1).

Disons avec foi ce que David a exprimé dans le Psaume 23 : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent ».

« Quand tu marcheras, il te conduira ; quand tu dormiras, il te gardera ; et quand tu te réveilleras, il s’entretiendra avec toi » (Prov. 6. 22).

Tu es lassé(e) du chemin ? Pense à Gédéon… et aux trois cents hommes qui étaient avec lui, ils étaient « fatigués, mais poursuivant toujours » (Jug. 8. 4), par la force que Dieu fournit (1 Pier. 4. 11).

Oui, « ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas » (És. 40. 31). « C’est pourquoi nous ne nous lassons pas ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour » (2 Cor. 4. 16).

Bien-aimés, nous pouvons être dans l’inquiétude, dans la tristesse, dans le découragement, sans force : pensons alors aux deux disciples tristes et découragés de Luc 24 : « Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux ». Il les a écoutés, et leur a ouvert les Écritures. Résultat : leur cœur s’est réchauffé, l’énergie leur est revenue !

Et si vous vous dites, je ne peux plus courir et je ne peux même plus marcher, pensez à Luc 15. 5 (et l’ayant trouvée – sa brebis -, il la met sur ses propres épaules) et à Ésaïe 46. 4 : « Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai ».

Chers amis, je vais clôturer ce sujet en vous laissant un texte et quelques strophes de cantiques rafraichissants pour l’âme.

Que le Seigneur vous bénisse et vous fortifie dans le chemin : il vient bientôt ! 😊

Affectueusement, Marco.

Quand, dans ma course, à la borne arrivé,

D’où je revois le chemin de ma vie,

Je laisse au loin, de ce poste élevé,

Mes yeux errer sur la route suivie,

Ni larme, ô Dieu, ni regret, ni soupir

Ne vient troubler mon âme qui déborde :

Pour ton enfant il n’est qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde.

Ah ! s’il est vrai que mes pieds ont laissé

Mille faux pas empreints sur la poussière ;

Sur mon sentier, si l’obstacle dressé

À, trop souvent, ralenti ma carrière,

Combien de fois, au lieu de me punir,

Tes tendres soins, ta pitié qui déborde,

N’ont, dans mon cœur, laissé qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde !

La sombre nuit pâlira désormais :

Demain le but apparaîtra sans voiles !

Le chemin monte, et vers les purs sommets

Semble déjà rejoindre les étoiles.

Là-haut, joyeux, dans l’immense avenir,

J’exalterai ton amour qui déborde,

Car, dans le ciel, il n’est qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde !

Hymnes et Cantiques n°209

Avançons-nous joyeux, toujours joyeux,

Vers le séjour de tous les bienheureux,

Vers la demeure où Jésus pour nous prie ;

Marchons, marchons, c’est là notre patrie ;

Avançons-nous joyeux, toujours joyeux,

Vers le séjour de tous les bienheureux.

Heureux bientôt, dans un monde nouveau,

Nous chanterons les gloires de l’Agneau ;

Là plus de deuil, plus de cris, plus de larmes,

Plus de péché, dans ce lieu plein de charmes ;

Avec Jésus, joyeux, toujours joyeux,

Dans son amour nous serons bienheureux !

Hymnes et Cantiques n°102

Amis, prenons courage !

Bientôt va se lever

Un matin sans nuage :

À l’éternelle plage

Nous allons arriver.

Hymnes et Cantiques n°201

Je vis un pèlerin marcher joyeusement,

D’un pas ferme et léger,

le front calme et content.

Où vas-tu, pèlerin,

pourquoi ne pas choisir

Dans ces prés embaumés un endroit de loisir ?

Refrain : – Des choses d’ici-bas Il faut se détacher ;

Oui, par la foi je vois déjà

Mon Sauveur bien-aimé.

Voilà pourquoi je chante,

Pensant à l’infini.

La cité permanente

N’est pas bien loin d’ici.

Je vis un pèlerin marcher joyeusement,

Sur un chemin poudreux,

sous un soleil ardent.

Où vas-tu, pèlerin,

toujours rempli d’espoir,

Suivant fidèlement le sentier du devoir ? Refrain

Je vis un pèlerin marcher plus que vainqueur

Dans un chemin rugueux de lutte, de douleur.

Où vas-tu, pèlerin, toujours si confiant,

Si certain que les pleurs ne durent qu’un instant ? Refrain

Venez à Moi n°202

Marcher en ta présence,

Fidèle et doux Sauveur,

Dans une humble assurance

En ton bras, en ton cœur ;

Ne chercher qu’à te plaire

En tout ce que l’on fait :

C’est le ciel sur la terre,

C’est le bonheur parfait.

Hymnes et Cantiques n°79

C’est vers ton ciel que, dans ma course,

Je vois aboutir tous mes pas…

Le jour, je suis sous ta lumière ;

La nuit, je repose en ton sein.

Au matin, ton regard m’éclaire

Et me guide dans mon chemin

Je vois ainsi venir le terme

De mon voyage en ces bas lieux.

Hymnes et Cantiques n°141

« La fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier » (1 Pier. 4. 7).

« Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apoc. 3. 11).

Février 2025