TRADUCTION DE FEUILLETS (112)

« En ce temps-là, Jésus, répondant, dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Matthieu 11. 25 et 26.

DIEU PARLE PAR UN PETIT ENFANT

Bill et Jenny Morris, un jeune couple missionnaire venant d’Amérique, étaient allés dans un champ de mission particulièrement difficile, à la frontière du Tibet, où presque personne ne s’était aventuré. La population, là, était plongée dans l’idolâtrie la plus profonde, la morale et les conditions de vie étaient misérables. Voici ce qu’ils en dirent :

– Pendant sept ans nous avons annoncé Christ, sans voir aucune conversion. Nous avons, à grand peine, appris leur langue, et avons tout essayé pour montrer à ces gens que nous les aimions, mais ils ne nous ont jamais montré de la confiance.

Pourtant, après sept années, il se passa quelque chose : c’était la naissance de notre premier enfant, une petite fille. Quand notre petite Betsy commença à se promener à quatre pattes, les villageois la regardèrent et sourirent. Et quand Betsy apprit à parler, elle parla facilement avec les enfants du village. Un jour nous l’avons entendue répéter à ses petits camarades les versets de la Bible et les cantiques qu’elle avait appris de nous.

Ce fut comme un miracle. Alors que nous avions presque abandonné tout espoir d’atteindre le cœur de ces gens, ils reçurent, de la bouche de notre petite fille, le témoignage concernant le Seigneur Jésus Christ. Dieu employa cette enfant pour accomplir la première conversion. Et bientôt, huit jeunes chrétiens lurent ensemble l’Évangile, et se préparèrent à l’annoncer aux gens de leur tribu.

D’après der Herr ist nahe mai 2025

« Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu » Ésaïe 41. 10.

JE SUIS AVEC TOI

Il y a beaucoup de choses dans la vie quotidienne qui peuvent nous faire peur. Nous avons peur d’une situation inconnue, d’une conversation difficile, ou d’une tâche dont nous nous sentons incapables. Mais notre Dieu, que nous connaissons comme notre Père céleste par la foi au Seigneur Jésus, est avec nous et veut nous encourager.

Les jeunes chrétiens sont confrontés à de nombreuses décisions qui affectent le reste de leur vie. Ils ont peur de choisir la mauvaise voie. Mais ils ne sont pas seuls. Dieu veut les aider : « Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » (Ps. 32. 8).

Les croyants dans la fleur de l’âge ressentent la pression des responsabilités, au travail ou dans la famille. Souvent, ils ne savent pas comment tout gérer. Dieu veut aussi les aider : « Ne sois pas effrayé ; car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras » (Jos. 1. 9).

Les chrétiens plus âgés voient leurs forces diminuer et leur vie devenir plus solitaire. Ils ont peur de quitter leur environnement familier et de devoir compter sur une aide extérieure. Dieu le sait et les encourage : « Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai » (És. 46. 4).

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité » Jean 17. 17.

NOUS SANCTIFIER NOUS MET À PART POUR DIEU

Pour un esprit spirituellement intelligent, la Parole de Dieu a une autorité sans faille.

Plus vous nourrissez votre âme de la Parole de Dieu, plus il est probable qu’Il vous emploiera.

La vue des yeux tend continuellement à affaiblir l’estimation que forme la foi ; et si la foi n’est pas nourrie par la Parole, elle diminue et disparaît. Si je ne me nourris pas de la Parole, la foi n’est pas nourrie, car elle ne peut pas être nourrie par la vue des choses qui nous entourent.

La seule chose qui demeure à toujours, c’est la Parole de Dieu. La sagesse de ce monde lui est opposée – les raisonnements humains sont contre elle ; mais c’est la seule chose sur laquelle il soit digne de s’appuyer diligemment ; et si des chrétiens raisonnent au sujet des choses de Dieu, au lieu de s’appuyer sur la Parole, il est certain qu’ils failliront.

Quand l’Esprit de Dieu apporte la vérité avec puissance, il n’y a pas d’incertitude à son sujet.

« Prenez donc garde à la manière dont vous entendez : car à quiconque a, il sera donné » (Luc 8. 18). Si, en entendant, je prends possession de ce que j’entends, cela devient une partie de la substance de mon âme, et j’en obtiendrai plus car, quand la vérité est devenue partie de mon âme, il y a de la place pour en recevoir plus.

Si la vérité est retenue en communion avec Dieu, elle sépare pour Lui. La vérité, c’est de produire du fruit, et il n’y a pas de vérité qui ne produise pas de fruit. Christ devient précieux dans la vérité et par la vérité que j’apprends ; et si elle n’a pas cet effet, elle diminue, disparaît, et nous est ôtée.

Plus nous sommes près de Dieu, plus précieuse nous est toute la vérité de Dieu et tout ce qui près de son cœur.

D’après the Lord is near juillet 1987

« C’est par Silvain qui est un frère fidèle – je l’estime ainsi – que je vous ai écrit brièvement pour vous encourager et vous assurer que cette grâce dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu » 1 Pierre 5. 12.

NE PAS PERDRE COURAGE DANS LES AFFLICTIONS : LA DÉLIVRANCE EST PROCHE

Nous ne savons pas absolument si ce Silvain, auquel Pierre a dicté cette épître, adressée aux croyants juifs d’Asie Mineure, est le même Silvain (ou Silas) qui accompagna Paul lors de son deuxième voyage missionnaire. Quoi qu’il en soit, il était plus que seulement le secrétaire de l’apôtre, car il partageait son profond intérêt pour le bien-être de ces brebis de Christ dispersées et souffrantes. Silvain n’était pas seulement fidèle à l’égard de l’apôtre avec qui il œuvrait diligemment, mais aussi à l’égard des croyants dans les cinq provinces d’Asie Mineure auxquels l’épître était adressée. « La fraîcheur de la neige au temps de la moisson, tel est le messager fidèle pour ceux qui l’envoient : il restaure l’âme de son maître » (Prov. 25. 13).

Ces chrétiens de la dispersion avaient besoin d’encouragement. Leur foi dans les promesses de Dieu devait être fortifiée et réaffirmée, car ils étaient frappés par différentes afflictions. Certains d’entre eux étaient plus directement le résultat de leur fidèle témoignage chrétien. Il était également possible que leurs souffrances aient eu pour cause leurs propres erreurs – quoique cela ne devrait pas se trouver parmi les chrétiens. Christ a souffert une fois pour les péchés, le Juste pour les injustes, afin que n’ayons jamais à souffrir pour eux. Et nous ne désirons certainement pas poursuivre selon notre vie de péché précédente, comme croyants qui apprécions l’œuvre de Christ.

Pierre et Sylvain rendaient témoignage aux croyants, les exhortant à tenir ferme dans la vraie grâce de Dieu, aussi dures qu’aient pu être leurs circonstances – qui n’étaient que pour peu de temps, ils en étaient assurés. Bientôt le Seigneur apparaîtrait et leurs souffrances prendraient fin, et ils jouiraient de sa gloire éternelle avec Lui.

D’après the Lord is near juillet 1987 (E. Gast)

« L’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà entendu parler dans la parole de la vérité de l’évangile. Cet évangile, qui est parvenu jusqu’à vous » Colossiens 1. 5 et 6.

LA MISSION DU CHRÉTIEN : ANNONCER L’ÉVANGILE

Dieu ne montre pas de favoritisme. Son jugement sera juste, et Il rendra à chacun selon ses œuvres. Pour le pécheur sans Christ, cela signifie une condamnation certaine et une punition éternelle. Mais le nom du croyant est écrit dans le livre de vie ; la partie débitrice de son compte est annulée parce que Christ a payé la dette de ses péchés. En conséquence, l’apôtre Paul n’écrit pas au sujet du jugement du péché, mais assure aux croyants de Corinthe : « pour chacun, la louange viendra de Dieu » (1 Cor. 4. 5) ; et aux frères à Colosse il écrit : « Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » (Col. 3. 4).

C’est vraiment une bonne nouvelle ! Oui, nous avons été sauvés en espérance, et « une espérance qu’on voit n’est pas une espérance : ce que quelqu’un voit, pourquoi l’espère-t-il ? (Rom. 8. 24). Toutefois, il y a une certitude absolue à ce propos, car c’est la parole de la vérité des bonnes nouvelles. Tout ce que nous espérons est centré sur Celui qui est mort et ressuscité, qui est à la fois la Parole et la vérité.

La bonne nouvelle était venue à Colosse. Dieu soit béni pour ceux qu’Il a envoyé prêcher l’évangile, car « la foi vient de ce qu’on entend, – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10. 17), et par conséquent tout dépend de Dieu Lui-même. « Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler sans quelqu’un qui prêche ? Et comment prêcheront-ils, s’ils ne sont pas envoyés ? » (Rom. 10. 14 et 15).

Dans un sens, tout croyant est un prédicateur. La prédication de notre vie est-elle un sermon continuel sur les bonnes nouvelles de Dieu ? Que révélera le jour de la manifestation sur nous à cet égard ?

D’après the Lord is near juillet 1987