SE NOURRIR DE JÉSUS

« Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » Jean 6. 35.

« Le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. Ils lui dirent : Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. » Jean 6. 33 et 34.

Jésus a prononcé les paroles citées dans ces versets le lendemain du jour où Il a nourri miraculeusement 5000 personnes sur les rives de la mer de Galilée. Ce miracle, connu sous le nom de « la multiplication des pains » annonçait que Jésus est le seul qui puisse répondre à notre besoin de vie éternelle.

Les interlocuteurs de Jésus étaient prêts à être nourris de pain par Lui, mais accepter qu’Il soit « le pain vivant qui descend du ciel » pour eux, était inadmissible. Ils le reconnaissaient comme étant le fils de Joseph, mais non pas comme le Fils de Dieu venu du ciel. C’est pourquoi Jésus va plus loin : « Le pain que moi je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6. 51). Pour ses auditeurs, c’en était trop… le fils de Joseph, le charpentier, ne pouvait pas donner la vie éternelle !

Par sa « chair », Jésus ne veut pas dire la substance de son corps, mais Lui-même dans sa condition humaine. Lui, « la Parole », est « devenu chair » (Jean 1. 14). Quand Il affirme qu’Il « donne sa chair », cela se réfère à sa mort, au don de sa vie. La foi ne voit pas seulement le Seigneur Jésus comme « le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6. 51), c’est-à-dire son origine divine, mais elle reconnaît en Lui Celui qui est passé à travers la mort et l’a vaincue en faveur de ceux qui croient en Lui.

Symboliquement, « manger la chair » et « boire le sang » de Jésus (Jean 6. 54), c’est le signe d’une foi réelle et profonde ; cela signifie croire en Jésus qui s’est fait homme pour moi, qui est mort pour moi. Par sa vie donnée sur la croix, par son sang versé, Jésus a effacé tous les péchés que j’avais commis contre Dieu. Cela, c’est le mystère et la gloire de la croix !

D’après « Il buon seme » – juillet 2024