LE SAINT-ESPRIT (3)

  • Le baptême du Saint Esprit

Matthieu 3. 11 et 12 ; Actes 1. 4 et 5 ; 1 Corinthiens 12. 13 ; Actes 2. 1 à 4.

La Personne du Saint Esprit est présente dès le début de l’Ancien Testament, en Genèse 1.

Dans bien des circonstances le Saint Esprit est venu sur une personne à un moment donné, pour le faire agir – c’était quelque chose de ponctuel et ne concernait pas tous les croyants de cette époque. Des promesses avaient été faites quant à sa venue sur la terre, aussi, dans ce chapitre 3 de Matthieu, Jean le Baptiseur annonce que le Seigneur baptisera de l’Esprit Saint, v. 11. C’est un événement unique, qui s’est produit une seule fois en Actes 2. Nous n’avons pas à demander le baptême du Saint Esprit.

Le baptême de feu est un jugement, comme le montre clairement le v. 12.

On peut remarquer que Dieu n’améliore pas ce qui est et qui s’est dégradé, mais place quelque chose de nouveau. Par exemple, Il place la lumière en Genèse 1, et les ténèbres sont chassées. Il n’a pas transformé l’homme, mais Il place quelque chose de nouveau (l’Esprit) en lui, qui juge ce qui est mauvais. Il y a néanmoins une transformation qui s’opère dans le croyant, par le moyen de l’Esprit (2 Cor. 3. 18).

Le Seigneur était rempli de l’Esprit Saint et Il avait fait la promesse de la venue du Saint Esprit, disant même que ce serait avantageux qu’Il vienne dans chaque croyant, et dans l’Église, Actes 2. C’est dans ce chapitre que s’accomplit cette promesse – c’est le début de l’Église, composée de tous ceux qui ont cru : 1 Corinthiens 12. 13.

L’Esprit habite dans chaque croyant quelle que soit son origine, comme Il habite dans l’Assemblée.

Jean 7. 38 et 39 dit : « l’Esprit n’était pas encore » – c’est à dire qu’Il n’était pas encore sur la terre, car Il existe de toute éternité (Cf. Act. 19. 1 et 2). Qu’Il soit sur la terre était tout à fait exceptionnel – Il était sur la face des eaux ou sur un croyant ponctuellement (Ps. 51. 11).

Chaque fois que quelqu’un croit, il est baptisé du Saint Esprit (Éph. 1. 13). Les Corinthiens n’étaient pas présents en Actes 2 et il est dit en 1 Corinthiens 12. 13 : « nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit ». Ce n’est pas une erreur de dire cela, mais demander l’effusion de l’Esprit est une erreur car le croyant est immergé dans l’Esprit (signification de baptême : immersion), dans l’Église.

Le Seigneur est ressuscité et Il est resté sur la terre 40 jours, puis Il a été élevé dans la gloire : c’est l’Ascension. Ensuite, dix jours après, c’est la Pentecôte, la descente du Saint Esprit. Ces jours qui existent dans le calendrier rappellent ces faits historiques.

Le début de l’Église n’a pas commencé à la résurrection, mais en Actes 2, il est marqué par le fait que le Saint Esprit est dans les croyants et dans l’Église.

Avant la venue du Seigneur, le peuple juif était, lui seul, le peuple de Dieu, Dieu était en relation avec lui. Après la mort, la résurrection, et la victoire du Seigneur, ces relations privilégiées s’effacent, et tous forment un seul corps, l’Église. L’Esprit crée cette unité, tous ceux qui sont participants d’un seul Esprit sont un.

  • La demeure du Saint Esprit dans le croyant

Jean 7. 38 et 39 ; 14. 16 et 17 ; 16. 7 ; Actes 2. 38 ; Galates 4. 6 et 7, Romains 8. 15 ; 1 Corinthiens 6. 19 et 20.

Ces versets de l’évangile de Jean montrent comment le Seigneur est en activité : Il baptise, Il fait la promesse qui est liée à son œuvre (ch. 7. 39), et Il l’accomplit. Tout est centré sur le Seigneur, et les trois Personnes de la déité sont associées : Le Père donne, le Seigneur promet, le Saint Esprit vient.

Une question peut se poser : Que faire pour avoir l’Esprit ? Qui a l’Esprit?

Jean 7 répond : ceux qui croient au Seigneur Jésus, qui ont foi en son œuvre. En Actes 2. 38 : « repentez-vous… vous recevrez ». Croire, se repentir, c’est la conversion, et le Saint Esprit vient dans le croyant, qui est scellé, Éphésiens 1. 13. Ce n’est pas quelque chose de spectaculaire, même si au début sa venue était accompagnée de signes pour bien montrer que c’était quelque chose qui venait de Dieu – mais aujourd’hui il n’y a pas de démonstration particulière.

Le Saint Esprit fait sa demeure chez le croyant (1 Cor. 6. 19), c’est quelque chose qui dure, c’est pour l’éternité, c’est le sceau de Dieu sur le croyant.

Galates 4 précise qu’avant de recevoir l’Esprit on est d’abord fils. L’Esprit est donné au croyant pour sceller la relation qu’il a avec Dieu et alors on peut s’écrier « Abba Père » (Rom. 8. 16), Il nous donne donc la certitude que nous sommes bien dans cette relation avec Dieu. Une relation basée sur la mort et la résurrection de Jésus (Jean 20. 17).

Cette vérité n’est pas théorique. L’Esprit nous met dans cette relation avec Dieu le Père, d’abord par la nouvelle naissance, puis aussi sous un autre aspect, par l’adoption. Nous sommes fils ayant reçu l’Esprit d’adoption.

Galates 4. 6 évoque la position de fils en comparaison avec l’esclave, puis la proximité avec le Père par l’Esprit de son Fils. Le fait d’être fils évoque des droits. Et Romains 8. 15 et 16, précise que nous sommes des enfants bien-aimés de Dieu, du Père.

C’est l’Esprit qui produit cette relation, qui n’existait pas avant que nous connaissions Dieu comme un Père qui nous aime.

En Jean 14. 16, l’Esprit est le Consolateur ou l’Avocat. Il console, fortifie, défend, soutient. Il est avec nous éternellement, ne nous quitte plus, même dans la gloire.

Le Saint Esprit habite en nous, notre corps est son temple. Il est une Personne et non une influence.

Cela est à la fois une bénédiction et une responsabilité. Même quand nous faisons un faux pas, Il est en nous, mais nous sommes encouragés à tenir compte de sa présence en nous tous les jours.

Du côté de Dieu, tout est certain, entier : nous sommes abreuvés, remplis, Il donne, et en 1 Corinthiens 6. 19 et 20 une exhortation est donnée : « Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».

Notre marche ne reflète pas toujours notre position, l’Esprit nous assure de notre position en Dieu, et en même temps Il travaille pour nous en rapprocher pratiquement.

Quand l’Église sera enlevée, l’Esprit partira aussi. Actuellement sa présence retient le mal, mais il y aura alors un déchaînement de violence en sorte que la situation sur la terre sera très difficile.

  • L’action de l’Esprit pour et dans le croyant

Jean 15. 26 ; 16. 14 ; 1 Corinthiens 2. 9 à 13 ; Éphésiens 1. 17 à 19 ; 3. 16 ; Romains 8. 16 et 26 ; 2 Timothée 1. 7.

Il ressort de tous ces passages que l’Esprit est actif. Son but est de communiquer au croyant les choses de Dieu que Lui seul connaît. Les raisonnements humains ne comprennent rien à ces choses, un savant peut connaître l’hébreu, le grec, mais ne comprend vraiment rien au contenu de la Parole de Dieu.

Dieu veut se faire connaître aux croyants, Il se révèle par l’action de son Esprit. Cela permet d’apprendre, de faire des progrès. Il rend témoignage du Seigneur à notre cœur.

Il glorifie le Seigneur, c’est la pierre de touche pour savoir si ce qui est dit est de Dieu ou si c’est l’homme qui est mis en avant.

Nous ne pouvons donc connaître les choses de Dieu que par l’Esprit (1 Cor. 2. 10 et 14).

Sa puissance est sanctifiante : Romains 8. 2. La puissance de vie de l’Esprit de Dieu s’oppose à l’action de la chair (Gal. 5. 17 et Rom. 8. 14).

Par son opération dans chaque croyant, le cœur est occupé des choses de Dieu, il est alors dans l’état nécessaire pour marcher selon Dieu, pour porter du fruit. Ce sont des manifestations concrètes de son action. Le Seigneur les voit et quand nous les voyons chez nos frères et sœurs, nous pouvons rendre grâces, c’est l’action de l’Esprit, nous n’y avons aucun mérite.

Il y a une distinction entre l’Esprit de Dieu en nous et notre esprit. Quand l’Esprit de Dieu vient dans un croyant, son esprit ne disparaît, pas mais l’Esprit et son esprit s’imbriquent et l’Esprit de Dieu travaille pour que notre esprit soit toujours plus calqué sur l’Esprit.

Il travaille jusqu’à ce que Christ soit formé en nous – pour cela Il agit dans notre cœur, dans nos pensés.

Dans quelques versets, on ne sait pas très bien s’il est question de notre esprit ou de l’Esprit, tellement ils se confondent.

L’Esprit peut être attristé ou éteint, mais ne part jamais. Plus nous agissons selon nos propres pensées, plus notre esprit sera dissocié de l’Esprit. Et quand on est en communion avec Dieu, les deux se confondent.

Le but est d’être de plus en plus conformes au Seigneur (2 Cor. 3. 18).

« Les yeux de votre cœur étant éclairés » (Éph 1. 18). L’Esprit travaille dans notre cœur, pas dans notre tête.

L’Esprit intercède par des soupirs (Rom. 8. 26). Par la pression des épreuves, on peut parfois ne plus savoir comment demander, mais Dieu qui sonde le cœur y trouve l’Esprit lié à notre esprit qui s’exprime par ces soupirs et fait monter ces choses inexprimables, et sait apporter à Dieu ce qu’il faut.

La présence de l’Esprit en nous est aussi une assurance que nos corps seront ressuscités (Rom. 8. 11).