DEUX « JEUNES HOMMES » DE L’ÉCRITURE

LE PREMIER JEUNE HOMME – VAINCU

GENÈSE 1 à 3

Il y a trois mille ans qu’une question très importante a été posée par un roi : « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? » et l’Esprit de Dieu a donné la réponse : « Ce sera en y prenant garde selon ta Parole » (Ps.119. 9).

Ce témoignage est vrai, et si vous désirez que votre vie soit pure, et être un homme heureux – un véritable homme de Dieu, le secret est de prendre garde à la Parole de Dieu.

Je la tiens dans ma main. Je connais des hommes qui s’en moquent. Je sais que nous vivons dans un siècle infidèle, incrédule, mais je désire commencer cette série de réunions avec des jeunes gens, en confessant simplement que je crois qu’il s’agit bien de la Parole de Dieu, une révélation de ce qu’Il est, et qui contient tout ce dont vous et moi avons besoin pour nous guider dans le temps, et également pour l’éternité.

Je crois vraiment que la Bible est la Parole de Dieu. Je l’accepte comme telle, de la première à la dernière page. Je fais ces remarques parce que je sais que la tendance de notre siècle est de douter, et il est très frappant que, quand un jeune homme devient sceptique, il croit être un homme intelligent ! Pourtant un jeune homme qui est un croyant simple et respectueux de la Révélation, est beaucoup plus heureux et bien mieux séparé du mal qu’un homme qui a des doutes au sujet de la Parole de Dieu.

Nous regarderons d’abord ce que Dieu dit sur la création du premier homme. C’est lui que j’ai osé appeler « le premier jeune homme » parce qu’il arrive sur la scène, pur et nouveau – un nouvel homme de qualité. Je crois le récit de Dieu, et non la théorie de l’homme sur la manière dont l’homme est entré dans le monde. Je sais parfaitement bien que l’on prétend de nos jours – car les hommes en arrivent à des conclusions étonnantes – que l’homme n’est qu’une sorte de protoplasme amélioré, ou – avec un « maillon manquant » à découvrir – le descendant direct d’un singe ; en langage simple, un joli singe bien développé, dont la queue a disparu à force de s’asseoir dessus. On nous demande de croire à cette stupide absurdité pour expliquer nos origines.

Je crois que toute cette théorie n’est qu’un mensonge du diable. Je crois que Dieu nous donne ici le récit de l’origine de l’homme, tout ce qu’il nous est nécessaire de savoir à ce sujet. Je sais que les hommes sont actifs pour essayer de déterrer des vestiges de ce qu’ils se plaisent à appeler « l’homme préhistorique », mais quand je lis ce que l’Écriture dit au sujet du « premier homme Adam » (1 Cor. 15. 45), je ne doute pas que Dieu parle du premier homme qui ait jamais existé, et que ce qu’Il dit concernant son origine est vrai.

Vous et moi, nous pouvons être certains que nous avons devant nos yeux l’histoire du premier homme que le monde ait jamais vu. J’accepte comme tout à fait vraie la ruine de cet homme ! J’accepte aussi comme tout à fait vrai que le monde aussi est ruiné. Mais, si l’homme est ruiné et si la scène qu’il traverse est également ruinée par son péché, les ressources de Dieu ne sont pas ruinées !

L’Écriture nous montre ce qu’Il peut faire en faveur de l’homme ruiné. Vous y trouverez qu’il n’y a que deux hommes. Le premier et le dernier. Le premier homme c’est Adam, et le second – le dernier Adam – c’est le Seigneur Jésus.

Regardons ce que l’Écriture dit de l’histoire de ce premier homme, du lieu où il apparaît, et jetons un regard rapide sur son cadre de vie. J’aime voir un « jeune homme » dans son cadre habituel, et si je peux le faire, me former une assez bonne opinion de ce qu’il est lui-même. « Noscitur a socciis » a dit un ancien ». « Dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es ». On apprend à connaître quelqu’un en regardant avec qui il se lie.

Quel est le cadre dans lequel ce premier jeune homme se trouve ? – Regardons comment Dieu l’avait entouré. Les premiers chapitres de la Genèse le présente très naturellement et très simplement. Actuellement on nous dit très fréquemment que les Écritures et la géologie ne peuvent se concilier, et que la science – de nos jours – est tellement avancée que nous devons croire les géologues et non les Écritures.

Avec ou sans votre permission j’ai l’intention de croire l’Écriture, et si le géologue n’est pas d’accord avec elle, je ne vais pas le suivre ! Je n’ai rien à dire contre ses faits, mais je suis en désaccord avec ses conclusions. Il réclame des périodes de temps illimitées pour le dépôt des diverses couches de la croûte terrestre. Je les admets. Mais regardez votre Bible : Dit-elle que Dieu a fait son travail de création en six jours ? Elle ne dit rien de la sorte. Les mots du début de la révélation de Dieu sont : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1).

Vous direz : Quand le commencement a-t-il eu lieu ? Vous n’étiez pas là, et je n’étais pas là, aussi nous ne pouvons le fixer ; mais retournez en arrière aussi loin que vous le voulez, et vous trouverez que le Créateur seul était là. L’homme n’était pas là, et il ne sait rien à ce sujet. Dieu révèle ce qui a eu lieu.

Entre le premier et le deuxième verset de Genèse 1, il y a, sans aucun doute, une période aussi longue que l’aimerait le plus incrédule et insatiable géologue. S’il dit qu’il doit y avoir des millions, ou même des milliards de trillions d’années, on le lui permet volontiers. Vous trouverez l’intervalle pour elles entre le premier et le deuxième verset de Genèse 1.

La première déclaration de Dieu est qu’il a créé les cieux et la terre, et la déclaration suivante ne dit rien au sujet des cieux. Elle ne parle que de la terre, simplement parce l’homme devait s’y trouver. Le deuxième verset ne s’occupe que de la terre : « Et la terre était désolation et vide ».

Vous dites : Ainsi Dieu a fait de la terre une désolation ? – Non ; Il ne l’a pas fait. Vous répliquez : Le premier chapitre de la Genèse le dit. Non, il est dit : « Et la terre était désolation et vide ». Si vous avez lu votre Bible soigneusement, et si vous ne l’avez jamais fait, je vous prie de commencer à le faire à partir d’aujourd’hui. Vous lirez un verset dans le 45ème chapitre du livre d’Ésaïe qui dit que Dieu n’a pas fait de la terre une désolation : « Car ainsi dit l’Éternel… qui a formé la terre et… l’a faite, celui qui l’a établie, qui ne l’a pas créée [pour être] vide, qui l’a formée pour être habitée » (És. 45. 18).

« Ainsi dit l’Éternel » : c’est le véritable appel à notre attention de la part du prophète ; et bien que des critiques érudits du dix-neuvième siècle nous disent qu’Ésaïe était un écrivain enthousiaste mais démodé, qu’il ne faut pas le croire, – pourtant je crois ce qu’il a écrit sous la dictée du Saint Esprit : « Ainsi dit l’Éternel ». Or l’Éternel ne dit jamais de mensonges – ce que l’on ne peut pas dire de l’homme.

C’est Dieu qui a créé les cieux, qui a formé la terre et qui l’a faite, Celui qui l’a établie, qui ne l’a pas créée – au commencement – pour être vide [le même mot est traduit en Genèse 1. 2 par : « désolation et vide »], qui l’a formée – pendant les six jours – pour être habitée : « Moi, je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre » (És. 45. 18).

Que l’Écriture est belle ! Si vous avez eu des difficultés et des doutes au sujet de Genèse 1, l’Esprit de Dieu, par le prophète, dit que Dieu n’a pas créé la terre « désolation et vide ». Vous vous tournez vers moi et vous dites : Comment est-elle devenue telle ? Je ne peux pas vous le dire, mais ce n’était pas de cette manière que Dieu a créé la terre.

Le deuxième verset décrit la condition dans laquelle elle a été trouvée, quand Il a posé sa main sur elle pour lui donner une forme, de sorte qu’Il puisse y placer l’homme. Cette partie de son œuvre Lui a pris six jours, mais la création en tant que telle a eu lieu « au commencement ». À ce sujet, nous sommes absolument clairs, car « par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait de choses qui paraissent » (Héb. 11. 3).

Comment la terre est-elle devenue désolation, ou pourquoi, l’Écriture ne nous le dit pas ; et quand l’Écriture ne parle pas, je pense que ni vous ni moi ne devons nous hasarder à formuler une opinion.

Notre géologue a demandé des millions innombrables d’années pour le dépôt de la croûte terrestre, et il a même indiqué l’ordre dans lequel ces diverses couches ont été déposées. Toute la durée qu’il désire, l’Écriture la lui accorde dans l’intervalle dont nous avons parlé. Mais il dit aussi que la surface de la terre a certainement subi – si je me rappelle exactement – environ vingt-neuf soulèvements évidents. En fait, toute la croûte terrestre a explosé à plusieurs reprises, et il se peut qu’il y ait eu vingt-neuf soulèvements.

Qu’ont produit toutes ces explosions ? – Le granit a été formé au fond ; il se trouve maintenant en haut, et c’est avec lui que nous construisons des maisons. Le charbon que vous obtenez maintenant a été manifestement formé beaucoup plus bas qu’on ne le trouve maintenant, et s’il n’y avait pas eu ces soulèvements – qui ont rendu la terre « désolation et vide » – il n’aurait jamais été atteint par la pioche et la pelle du mineur.

Dans sa sagesse infinie, Dieu a disposé et produit ces choses pour mener à bonne fin son dessein ; et ainsi la terre s’est trouvée dans une condition vraiment adaptée pour que l’Éternel la façonne ou la « forme » comme le dit Ésaïe, quand le moment est arrivé pour Dieu puisse y mettre l’homme.

À ce moment-là, l’Écriture parle de jours : « Et il y eut soir, et il y eut matin : premier jour ». Que le récit que Dieu donne de la création est simple et parfait ! Il a en premier lieu tout créé, au commencement : les cieux et la terre ; et en deuxième lieu, à une date que nous ne pouvons pas estimer, Il a reformé et façonné la terre, et Il a ensuite mis l’homme sur elle. Il n’a pas créé le monde en six jours, l’Écriture ne le dit pas. Des lecteurs l’ont dit avec légèreté.

Un menuisier peut façonner une table, mais il ne peut pas créer le matériau nécessaire. La « création » du bois et la fabrication de la table sont deux choses totalement différentes.

Si maintenant nous jetons un coup d’œil aux six jours, nous voyons en premier lieu que Dieu apporte la lumière. C’est ce dont nous avons tous besoin. Vous devez avoir la lumière. C’est un moment merveilleux dans la vie d’un homme quand Dieu lui dit : « Que la lumière soit ! »

La chose a-t-elle eu lieu dans votre histoire ? Dieu a-t-Il dit au sujet de votre âme remplie de ténèbres : « Que la lumière soit » ? Ainsi vint la lumière.

Le deuxième jour Il fait apparaître les cieux. Ceci, je pense, est très beau : Il l’a fait avant de s’occuper de la terre. Elle n’était pas destinée à être le lieu de repos éternel, mais le ciel peut être à vous et à moi par le précieux sang de Jésus versé à la croix.

Les mers sont ensuite séparées l’une de l’autre ; et le royaume végétal vient à l’existence le troisième jour.

Le soleil, la lune et les étoiles – les puissances qui devaient régner sur la terre – sont vues ensuite, le quatrième jour.

Le cinquième jour vous avez une partie du royaume animal – les poissons et les oiseaux – créés par un simple ordre de Dieu.

Le sixième jour apparaît une autre partie du monde animal – les bêtes des champs – tout cela attire notre attention. Nous entendons Dieu dire au verset 24 : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, le bétail, et tout ce qui rampe ».

Le sixième jour nous avons une déclaration de Dieu au sujet de l’origine de l’homme. Et maintenant, si vous avez des doutes au sujet de votre origine, voulez-vous, je vous prie, écouter Dieu pendant un moment ? « Et Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer » etc. C’est de l’homme, en tant que race, dont il est parlé ici, quand nous lisons : « il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle ».

Dieu (Elohim) a tenu un conseil solennel à propos de la création de l’homme. Elohim c’est le pluriel d’Eloah, « Le Suprême ». C’est la déité, Dieu dans l’absolu ! Dieu, en tant que Dieu, tient conseil et dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ». Ces deux termes sont tout à fait différents. Une image donne l’idée d’une représentation ; la ressemblance donne l’idée d’une qualité morale.

« Faisons l’homme à notre image ». Il devait représenter Dieu sur la terre, et y régner. C’est ce qui est exprimé par les paroles : « qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout animal rampant qui rampe sur la terre » (v. 26).

Le résultat de l’œuvre de ces six jours a été que Dieu a déclaré que tout ce qu’Il avait fait était bon. Maintenant, observez que quand Il fait l’homme et le met sur la terre, dans le dernier verset du premier chapitre, Il dit : « Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon ». Comme un ouvrier, Il contemple l’œuvre de ses mains et les cieux déclarent sa gloire. Les premières œuvres sont bonnes, mais quand la plus belle de toutes, l’homme, à l’image de Dieu, et à la ressemblance de Dieu, est créé, Il annonce l’appréciation qu’Il en a : elle est très bonne.

Les trois premiers versets du chapitre 2 appartiennent au chapitre 1, et ils nous disent que Dieu s’est reposé. Pendant six jours Il a travaillé, et ensuite Il s’est reposé.

Au verset 7 il nous est dit : « Et l’Éternel Dieu [Jéhovah-Elohim] forma l’homme, poussière du sol, et souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante ». Il y a un immense domaine de vérité dans ces mots, mais le temps me manque pour entrer beaucoup dans le détail. Vous voyez, cependant immédiatement, que le corps de l’homme a été formé à partir de la poussière de la terre.

L’apôtre Paul dans le quinzième chapitre de la 1ère épître aux Corinthiens écrit : « Le premier homme est tiré de la terre, poussière » (v. 47). C’était la vérité révélée en Genèse 2 ; et de là le langage utilisé par l’Esprit de Dieu en 1 Corinthiens 15. 47 : « Le premier homme est tiré de la terre, poussière ».

Observez que c’est exactement ce que Dieu fait ici. Il a pris de la poussière et il a formé le corps de l’homme ; et qu’est-ce qui est arrivé après ? Il « souffla dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante ». Ici nous avons la vérité quant à l’origine de l’homme. C’est merveilleux, justement parce que c’est divin. L’homme est l’ouvrage de Dieu, et sa vie vient de Dieu. Il a soufflé dans ses narines une respiration de vie, et il est devenu une âme vivante.

Je pense que c’est bien mieux que d’être simplement le descendant évolué d’un singe. Si vous abandonnez le récit de Dieu dans le deuxième chapitre de la Genèse quant à l’origine de l’homme, vous devrez aussi abandonner Christ. Remarquez ce que le Saint Esprit dit en Le concernant en tant qu’Homme.

Dans l’évangile de Luc (ch. 3) sa généalogie nous dit qu’il est fils « de Seth, d’Adam, de Dieu ». L’homme provient de Dieu et a obtenu sa vie de Lui. Il est directement de la race de Dieu, comme l’apôtre Paul le dit en s’adressant aux Athéniens : « car en Lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes, comme aussi quelques-uns de vos poètes ont dit : Car aussi nous sommes sa race » (Act. 17. 28).

Le commencement de l’homme dans le monde était donc divinement parfait, pas évolutif. Dans ses narines, Dieu avait Lui-même soufflé « une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante ». L’immortalité en dépend, et la raison pour laquelle vous êtes une âme immortelle, c’est que l’homme descend directement de Dieu. Vous avez dans votre sein – chacun de vous – l’immortalité, et vous devez exister aussi longtemps que Dieu existe !

L’immortalité et la vie éternelle ne présentent pas la même pensée. Chaque homme possède la première ; seuls, ceux qui sont de Christ, possèdent la dernière, car avoir le Fils de Dieu, c’est avoir la vie (1 Jean 5. 12). Dans l’Écriture l’immortalité signifie l’existence éternelle, et l’homme – malgré le scepticisme audacieux actuel – a devant lui une existence éternelle. Où la passera-t-il, cela, c’est autre chose.

Nous parlons de la vie éternelle et du jugement éternel. Ce sont les deux seules bornes de l’homme. Votre existence sera éternelle. Où la passerez-vous ? C’est important pour vous.

Je sais où je passerai l’éternité – avec le Sauveur, qui en grâce et en amour est mort pour moi. Vous avez l’immortalité, et vous ne pouvez pas l’éviter. L’annihilation est un mensonge du diable. Vous ne pouvez rien détruire sur la terre. Vous pouvez modifier la forme de la matière, mais vous ne pouvez pas l’annihiler.

Vous pouvez brûler cette table, mais ses constituants restent – poids pour poids – sous la forme de carbone, d’eau, de sels et de gaz. Ainsi en est-il de l’homme. Sa forme peut être changée, mais il demeure. Vous avez une âme immortelle. Elle a pris son origine en Dieu, et le salut de cette âme est une question très sérieuse et très importante pour vous et pour moi.

Nous avançons maintenant un peu plus loin dans l’Écriture, et nous voyons ce qu’est devenu l’homme qui a ainsi commencé si divinement et si glorieusement son chemin. L’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient ». Éden signifie plaisir, charme. Il est appelé le paradis dans la traduction grecque, la version dite des Septante.

Nous avons entendu parler du « paradis perdu » et du « paradis reconquis », mais l’Écriture ne parle pas du dernier ; une fois perdu, le paradis de l’homme ne sera jamais reconquis, mais Dieu, dans sa grâce, a ouvert un paradis céleste. En Éden il y avait deux arbres : « l’arbre de vie » – celui de la grâce souveraine en Christ – et « l’arbre de la connaissance du bien et du mal » ; il concerne la responsabilité de l’homme, c’est un test pour son obéissance.

Dieu a placé l’homme dans ce jardin pour y jouir de sa libéralité, de sa bonté, et, par-dessus tout, de Lui-même. Adam était le chef de tout ce qu’il embrassait du regard. Il était en relation avec Dieu, et était le monarque de toute la création. Tout ce qu’il voyait était bon, mais il y avait une réserve de son Créateur, qui montrait ainsi son autorité.

« Et l’Éternel Dieu commanda à l’homme, disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen. 2. 16 et 17). L’homme est placé devant sa responsabilité, et elle était simplement d’être obéissant à l’égard de cet arbre, et seulement de cet arbre. Je ne sais pas quel était précisément cet arbre. L’Écriture ne le dit pas. C’était le seul test de son obéissance et de sa responsabilité devant Dieu.

Voyons alors comment Dieu travaille pour que tout soit en bénédiction et pour la joie de l’homme. Il était dans une heureuse relation avec Dieu, il jouissait de Lui ; et il était aussi en relation avec la création, il régnait sur elle. Observons cela – je pense que c’est très intéressant : l’homme était inférieur à Dieu et ne pouvait L’atteindre, il était supérieur aux animaux, et eux ne pouvaient l’atteindre. À cause de cela il était seul, ses affections, son cœur, en tant qu’homme, n’étaient pas satisfaits ; et pour cette raison Dieu introduit une autre relation, celle d’égalité.

La femme est introduite, et maintenant l’homme est vraiment complet. Dieu amène la femme à cet homme, et le moyen que l’Éternel emploie pour l’introduire est très frappant. Adam tombe dans un profond sommeil, et pendant qu’il dort Dieu prend une côte, et de cette côte il forme la femme. C’est un beau type frappant du Seigneur Jésus entrant dans la mort, afin que de sa mort puisse venir la vie pour ceux qui ne la possédaient pas. Je ne doute pas que c’est une belle figure de Christ et de l’Église.

Maintenant au chapitre 3, qui va s’introduire dans cette scène de délice absolu ? Tout est charmant et agréable, et l’homme avec sa femme y domine sur tout. Satan ne peut que désirer de tout gâter. Au troisième chapitre l’ennemi vient sous la forme d’un tentateur. Il ne s’approche pas en disant : Je suis votre ennemi ; je suis l’adversaire de Dieu et le séducteur de l’homme – bien que de telles déclarations auraient été vraies. Le diable ne se présente jamais ouvertement à nous.

Il vient vers la femme et l’entretient de la parole de Dieu. Il sait qu’il était impuissant à moins qu’il ne réussisse à la séduire. Il dit : « Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? Et la femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez ».

Le fait était qu’elle allait au-delà de l’Écriture, car dans ce que nous lisons, Dieu n’avait pas dit de « ne pas toucher » l’arbre ; et quand nous allons au-delà de l’Écriture nous sommes sûrs d’être en danger. Satan dit effrontément : « Vous ne mourrez point certainement ».

Et que se passe t-il ensuite ? Séduite par de douces paroles, Ève prend du fruit. « Et la femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea ; et elle en donna aussi à son mari pour qu’il en mangeât avec elle, et il en mangea ». La chose défendue est exactement celle que nous désirons. Nous savons chacun ce que c’est que la tentation. Le diable ne se montre jamais comme étant le diable. Le mal est fait, et séduite, la femme en donne à son mari. Il prend lui aussi du fruit, et ainsi « par l’homme le péché est entré dans le monde ».

Dans un moment de faiblesse, la femme a écouté le mensonge de l’ennemi, et Adam, avec les yeux ouverts et non pas séduit comme elle, l’a suivie dans le chemin du péché. Hélas ! « par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et… ainsi la mort a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché » (Rom. 5. 12). Le péché est l’iniquité, l’homme faisant sa propre volonté. Terrible chute pour l’homme ; immense victoire pour Satan !

Quelles en sont les conséquences ? Elles ont une portée considérable et éternelle. Le couple savait ce qui était bien, sans la puissance de le faire ; et ils ont su ce qui était mal sans avoir la puissance pour lui résister. Telle est la conscience : c’est la connaissance du bien et du mal. Il n’y a pas un homme qui fasse le mal sans savoir qu’il le fait. Vous avez une conscience et quand vous faites le mal, elle vous le montre !

J’admets pleinement que vous pouvez chercher à la « droguer », à la bâillonner. Elle finit par se cautériser, à devenir de moins en moins sensible. Un péché se répète et notre conscience nous en avertit, et pourtant on se refuse à le confesser et à l’abandonner ! Il n’y a pas une âme vivante qui ne sache quand elle fait le mal ! Adam a péché et il le savait ! Vous péchez et vous le savez !

Le péché d’un homme a toujours des conséquences, car le salaire du péché, c’est la mort (Rom. 6. 23). Le premier jeune homme a suivi sa femme dans le péché, et plus d’un homme parmi nous a aussi suivi une femme dans le mal. Qui peut le nier ? Cher lecteur ami, dans ces conditions, vous avez l’empreinte de la mort sur vous, et le jugement est encore à venir : « Tu mourras certainement » a dit Dieu.

« Vous ne mourrez point certainement » déclare Satan. Qui dit la vérité ? Mais il y a plus à considérer. Leurs yeux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus. Ils sont allés se cacher derrière les arbres du jardin quand l’Éternel est descendu pour converser avec l’homme. Oui, ce jeune homme voudrait mettre les arbres du jardin entre lui et Dieu. Mais l’Éternel lui dit : « Où es-tu ? » Quelle question ! Il avait péché. Il en a conscience, et cherche à s’éloigner de Dieu. Il Le connaissait assez pour Le craindre et Le fuir. Connaissance pitoyable ! Il cherche à mettre un arbre de la création entre lui et Dieu.

Que pouvez-vous mettre entre vous et Dieu ? Votre travail, votre recherche de confort, vos convoitises, vos affaires ? Quelque chose d’autre ? Notez que Dieu dit à tout « jeune homme » maintenant aussi : « Où es-tu ? » Et à moins que vous ne soyez converti, que vous vous soyez déjà tourné vers le Seigneur et que le pardon ne vous soit assuré par le sang du Seigneur Jésus, cette question solennelle continue à se poser : Jeune homme, où en es-tu ? Êtes-vous près de Dieu, ou cherchez- vous encore à vous cacher loin de Lui ? Que la question est sérieuse !

Quelle a été la réponse d’Adam à la question de l’Éternel ? « J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur ». Le péché fait peur à l’homme.

Je me souviens de ce qui a conduit à la conversion d’un jeune homme dans cette ville. Il travaillait à côté d’un vieux charpentier pieux, qui l’avait pris en profond intérêt. « William », lui dit-il un jour, « quand tu rentres à la maison ce soir, veux-tu aller dans ta chambre, prendre une Bible, et l’ouvrir au troisième chapitre de Jean ? Ensuite tu te mettras à genoux, et tu diras : « Il n’y a personne dans cette chambre que Dieu et moi ».

Le jeune homme s’est alors écrié : « Je ne ferai cela pour rien au monde ». Il était effrayé de se trouver seul avec Dieu. Ainsi êtes-vous, amis, encore dans vos péchés. Vous avez peur de ce que vous ne connaissez pas !

La conscience fait de nous tous des poltrons : le péché fait peur à l’homme. Adam aurait voulu garder Dieu à une certaine distance. Quelle folie ! L’Éternel vient vers lui, et Adam donne ses raisons : « J’ai eu peur, car je suis nu ». Il avait des vêtements de feuilles de figuier, n’est-ce pas ? Oui, cela peut suffire à un homme de se couvrir ainsi. Il cherche à cacher sa vie, son histoire et sa condition, aussi longtemps qu’il reste loin de Dieu. Mais dès qu’il entend sa voix, sa conscience l’amène à voir le Dieu saint. Alors il prend conscience qu’il est un pécheur ruiné, nu et coupable. Tout homme doit sentir qu’il est un pécheur, et apprendre où l’on peut trouver la rédemption.

L’Éternel l’interroge davantage et Adam rejette la responsabilité de son propre péché sur sa femme ou, pire encore, sur Dieu. « La femme que tu m’as donnée pour être avec moi, elle, m’a donné de l’arbre ; et j’en ai mangé ». Nous aimons blâmer les autres. Cette femme que Dieu lui avait donnée comme épouse, j’admets qu’elle l’avait entraîné à mal faire, mais il n’aurait pas dû se laisser entraîner. Il aurait dû l’empêcher de se tromper, car il était à côté d’elle. Avez-vous été entraîné à faire le mal ? Ne blâmez pas votre femme, ou quelqu’un d’autre ! Blâmez votre propre cœur. Le jugement de soi-même est toujours bon !

Que les suites du péché sont tristes et soudaines ! Adam met le blâme sur Dieu et dit, en réalité : « Je n’aurais pas été entraîné dans ce désordre sans elle » Ah ! quel misérable lâche est un pécheur loin de Dieu. L’Éternel se tourne ensuite vers la femme, et elle met, elle, le blâme sur le serpent. « Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé ». C’était tout à fait vrai ! Même si vous cherchez à rejeter la faute sur quelqu’un d’autre, vous ne serez jamais capable de la cacher à Dieu, et vous ne pouvez pas échapper à son jugement – à moins que vous ne vous abritiez sous les mérites de la merveilleuse mort du Seigneur Jésus Christ.

Dieu s’adresse ensuite au serpent, et Il porte un jugement sur lui : « La descendance de la femme » – quelle belle promesse ! – « te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon ». Il viendra sur la même scène que la nôtre un autre Homme, le Sauveur, la descendance de la femme.

Le plan de rédemption de Dieu est révélé au moment du premier péché de l’homme ! Le besoin de l’homme est satisfait par les ressources de Dieu ; au moment où nous perdons le paradis terrestre, Dieu dit : Je vous en donnerai un meilleur. Je vous ouvrirai le ciel.

On trouve l’antithèse de cette scène en Luc 23, où le brigand mourant reçoit l’assurance du paradis. « Toi tu lui briseras le talon ». Cela se rapporte à la croix et à la mort du Seigneur Jésus. Il est mort pour nos péchés afin qu’Il puisse nous amener à Dieu et dans sa présence éternelle.

Ayant prononcé leur jugement : « tu es poussière et tu retourneras à la poussière », Dieu revêt le couple de « vêtements de peau », qui ne pouvaient être obtenus que par la mort d’une victime. Il ne peut être fait face à la ruine de l’homme que par la mort, et dans le revêtement de ce couple coupable et triste, nous avons un beau type de la mort expiatoire du Seigneur Jésus. Christ doit être mon abri et mon vêtement.

C’est toute la différence qu’il y a entre les « ceintures » que l’homme fait, et les « vêtements de peau » que l’Éternel Dieu a faits et mis sur eux. Quelle différence avec les efforts de l’homme pour se réformer lui-même, s’améliorer lui-même, faire des œuvres personnelles pour se sauver. Tous nos efforts sont sans valeur ; nous sommes aussi nus après qu’avant. Le vêtement que Dieu offre a été son propre travail.

Le salut vient par la grâce souveraine. Si vous devez être sauvé, ce ne sera que par Dieu. Il apporte ce vêtement à Adam pour cacher sa nudité ; et je peux tout à fait comprendre pourquoi l’apôtre Paul dit, quand il désire être revêtu de son domicile qui est du ciel : « si toutefois, même en étant vêtus, nous ne sommes pas trouvés nus » (2 Cor. 5. 3). Lui, pour ainsi dire, autrement dit : « Ne soyez pas comme Adam ». Il a été trouvé « nu » quand il pensait être revêtu. Beaucoup – tous ceux qui auront cru – seront comme lui bientôt. Ressuscités des morts, étant vêtus – c’est-à-dire, ayant leur corps – ils seront nus devant Dieu. Ils n’auront pas Christ comme couverture devant Dieu !

La fin du premier chapitre de l’histoire de l’homme est tristement solennelle. « Et l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ; et maintenant, afin qu’il n’avance pas sa main et ne prenne aussi de l’arbre de vie et n’en mange et ne vive à toujours… ! Et l’Éternel Dieu le mit hors du jardin d’Éden, pour labourer le sol, d’où il avait été pris : il chassa l’homme, et plaça à l’orient du jardin d’Éden les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là, pour garder le chemin de l’arbre de vie ».

Satan a beaucoup éprouvé l’homme au commencement. Il l’a vaincu complètement par ruse et par tromperie. Il s’est ainsi comporté vis à vis du premier jeune homme, et il a agi ainsi à l’égard de tous ses descendants.

Cet homme est ruiné, misérable, il a peur de Dieu, il blâme sa femme, il connaît le bien mais il est incapable de le faire, il connaît le mal mais se montre incapable par lui-même de s’en abstenir, il est sous la sentence de mort, pratiquement esclave de Satan qu’il a écouté plutôt que Dieu, il est chassé d’Éden dans un désert !

Dans cette sentence, on aperçoit de la miséricorde. Avoir mangé de l’arbre de vie, et perpétuer une existence de misère sur la terre, aurait complété sa douleur ! Dieu a empêché cela en chassant l’homme loin de l’arbre de vie. Mais avant d’être chassé, la foi, qui compte sur Dieu, semblerait avoir jailli dans le cœur d’Adam : il appelle le nom de sa femme, Ève, « parce qu’elle était la mère de tous les vivants ». À ce moment-là, tous étaient sous la sentence de mort ; mais la Parole de Dieu, au sujet de la semence de la femme, a fait que la foi et l’espérance ont certainement jailli !

Une remarque reste à faire. Si le chef de la race est tombé, ne sommes-nous pas tous de sa famille ? S’il avait un besoin impérieux de rédemption, toute sa postérité n’en avait-t-elle pas aussi grand besoin ? Si lui, quand il était sans péché, a été vaincu par Satan, quel est son descendant, né dans le péché, qui soit de taille à lutter avec le diable ?

Et si, au moment de sa misère et de son angoisse, Adam s’est cramponné à la parole de Dieu, tout jeune homme ne devrait -il pas suivre ses traces à cet égard ? Tous, sûrement, le doivent. Aussi, à nouveau je demande : « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? – Ce sera en y prenant garde selon ta Parole ».

LE SECOND HOMME – VAINQUEUR

MATTHIEU 3, 4 ; LUC 2 à 4

Nous avons devant nous un sujet beaucoup plus heureux. Nous avons vu la défaite complète, la déroute totale de l’homme auquel nous sommes rattachés par nature. Nous avons vu le premier homme battu, vaincu et le triomphe complet de Satan. Et finalement l’homme est chassé du paradis à la suite du juste verdict de Dieu. Oui, il est déshonoré et chassé dans le monde, où désormais Satan, le péché et la mort règnent directement jusqu’au moment de la venue de Celui, dont allons lire quelque chose maintenant.

Il n’est pas bon de nier le fait que nous sommes tous liés à cet homme tombé. Nous sommes tous ses descendants et il est ruiné, perdu, condamné, et tous ceux qui appartiennent à sa famille le sont aussi. Tu en fais partie, jeune homme, si tu n’as pas rencontré Jésus.

Je ne sais si tu as trouvé le sentier de l’Homme victorieux. Si ce n’est pas encore le cas, notre ardente prière est que tu puisses suivre son chemin avant qu’il ne soit trop tard. Il veut te bénir, te sauver ! Comment pouvez-vous le savoir, dites-vous peut-être ? Parce qu’Il m’a béni et m’a sauvé, quand j’avais à peu près l’âge de la plupart d’entre vous – vingt ans.

Quatre mille ans s’étaient écoulés depuis ce dont nous avons parlé. Ces longues années dans l’histoire de l’homme et du monde, depuis Adam jusqu’à Christ, ont été marquées, du côté de l’homme, par une succession continuelle de péchés et de désobéissance. L’homme a failli à tous égards. Le fils aîné d’Adam a tué son frère Abel ; Noé, placé sur une terre purifiée par le Déluge, s’est enivré.

Je me demande si Dieu a pu voir un jeune homme dans cette salle dans le même état. Vous ne pouvez pas montrer Noé du doigt. C’était un pécheur – vous l’êtes aussi. Noé a péché – vous également. Descendons le cours du temps. Dans les jours d’Abraham, l’homme était devenu un idolâtre (voir Jos. 24. 2). Laissez-moi me servir de l’histoire d’Israël. L’Éternel a donné à Aaron un merveilleux privilège – celui de la sacrificature – les fils d’Aaron ont offert un feu étranger à Dieu.

Salomon a été le roi le plus puissant et le plus sage que le monde ait connu. Sa sagesse et sa magnificence ont été incomparables. Rien n’a dépassé la gloire de son règne. Mais Salomon a sombré complètement. Il « aima beaucoup de femmes étrangères », et « ses femmes détournèrent son cœur auprès d’autres dieux » (1 Rois 11. 1 à 13). La faillite déjà du premier homme a été absolue. Son cœur s’est éloigné de Dieu et il est devenu pécheur dans sa nature. Il était désormais sous la puissance de Satan. Si le diable réussit à mettre la main sur quelqu’un, il fait tout son possible pour le garder sous sa coupe.

Mais peut-être dites-vous : Je ne crois pas à l’existence du diable. Si vous niez que Satan est une créature qui existe, vous scellez votre propre condamnation. Notez cela ! Si l’on nie la puissance de Satan, il faudra être séparé de Christ lorsqu’Il apparaîtra sur la scène.

Le chemin du premier homme – opprimé et gouverné par Satan – a été un chemin de péché, de souffrance, de misère et d’éloignement de Dieu pendant quatre mille ans ! Mais enfin « l’Orient d’en haut » s’est levé sur le monde. Rien d’étonnant à ce que le ciel ait été dans l’extase quand Jésus est né. Les anges du Seigneur ont annoncé aux bergers de Bethléhem ces glorieuses nouvelles : « Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). Nous voudrions que votre cœur connaisse un peu tout cela ! Pourquoi une si grande joie dans le ciel ?

Ils ont reconnu que si le Sauveur, envoyé par Dieu, était là, c’était la réponse indiscutable à la grave question : Comment l’homme pouvait-il être sauvé de sa condition de perdition ? – « Dieu a été manifesté en chair ». Le Fils Éternel de Dieu est descendu du ciel pour être le Sauveur du monde, Il est apparu comme « l’Homme Christ Jésus ».

Sa Personne et son service ont été révélés par les paroles des anges. Avant sa naissance son nom a été déclaré : « Voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom JÉSUS. Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ». C’est ce qu’a entendu Marie (Luc 1. 31 et 32).

De plus, Joseph était le père putatif, quoique nous sachions qu’il ne l’était pas. Selon la loi juive, dès que deux personnes étaient fiancées, elles étaient considérées comme mari et femme. Avant que l’enfant soit né, un ange du Seigneur s’est adressé à Joseph de la manière suivante : « Ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme, car ce qui a été conçu en elle est de l’Esprit Saint ; et elle enfantera un fils, et tu appelleras son nom JÉSUS ».

Nom adorable ! Il n’y a pas de nom comme celui-là. « Car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Mat. 1. 20 et 21). Faites-vous déjà partie de son peuple ? Quel homme parmi nous peut-il dire honnêtement : « J’appartiens à son peuple » ?

Ami, laissez-nous vous demander : le Nom de Jésus a-t-il du prix pour vous ? C’est un Nom très précieux. Quand le nom de tous les hommes que l’on a beaucoup estimés aura passé pour toujours et qu’ils seront oubliés, le nom de Jésus sera le « cantique » et la « joie » de son peuple ! Il est vrai qu’il est écrit : « Mes ennemis me souhaitent du mal, Quand mourra-t-il ? Quand périra son nom ? » (Ps. 41. 5) – Non, grâces à Dieu, jamais !

Savez-vous ce que Dieu dit ? « Je rappellerai ton nom dans toutes les générations ; c’est pourquoi les peuples te célébreront à toujours et à perpétuité » (Ps. 45. 17). Grâces à Dieu, je suis parmi ceux qui se le rappellent avec adoration ; j’espère que tu en seras aussi, mon ami. Penses-y ! Son nom ne pourra jamais périr !

Grâces à Dieu, Il est mort pour nous ! Il pouvait le faire justement parce qu’Il n’était pas soumis à la mort. Étant mort et ressuscité, Il a maintenant un Nom au-dessus de tout nom – le nom de Jésus. Et je désire que votre cœur soit attiré vers ce Jésus béni, s’il ne l’a pas encore été.

Nous avons le récit de la naissance de notre Seigneur dans le 2ème chapitre de Luc, qui nous parle aussi de son enfance. Là, avec les paroles de l’Écriture, il nous est dit qu’Il était soumis à ses parents et qu’Il « avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (2. 52).

À douze ans, on Le voit dans le temple parmi les docteurs – Il n’avait pas l’effronterie du jour actuel, où plus d’un enfant de douze ans pense qu’il sait beaucoup mieux les choses que son père. Quel beau tableau moral ! « Ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ».

Le voile tombe maintenant sur dix-huit ans, et l’Écriture est silencieuse sur ce qui a eu lieu pendant ces dix-huit ans, sauf qu’il était soumis à ses parents.

« Celui-ci n’est-il pas le charpentier, le fils de Marie ? » ont été apparemment des paroles d’incrédulité légère et méprisante. Mais je ne pense pas que ces dix-huit années ont été des moments d’oisiveté pour notre cher Seigneur. Il était toujours aux affaires de son Père. Ce Bienheureux, alors qu’Il est Lui-même un homme réel, véritable, était le Fils éternel de Dieu, et avait visité la terre en grâce.

« La Parole devint chair, et habita au milieu de nous… pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Dieu lui-même, sous une forme humaine, a habité sur la terre. C’est un côté de la vérité ; mais, de l’autre, que le Seigneur Jésus ait travaillé de ses propres mains, pendant ces années d’isolement et de solitude, semble tout à fait évident.

Enfin le moment est arrivé où Dieu fait appel à son Fils – cet Homme béni, humble, obéissant – et Il s’est présenté. Dans quel but ? – Pour lutter avec l’ennemi qui avait vaincu le premier homme. À cette époque il y avait une grande agitation parmi les Juifs. Jean le baptiseur était sorti dans le pays. Avec une grande puissance il avait parlé avec insistance aux hommes au sujet de leurs péchés. Jean ne cherchait pas à atténuer les choses.

Tous sont pécheurs et tous doivent rencontrer Dieu au sujet de leurs péchés. Tu as péché. J’ai péché. Tout homme a péché. « Tous ont péché » (Rom. 3. 22). Dieu prend t-il le péché à la légère ? S’Il le faisait, Il ne serait pas Dieu. Tu peux maintenant prendre à la légère le péché, mais tout à l’heure tu ne le pourras pas. Jean a prêché la repentance et le baptême en rémission des péchés. Les hommes étaient troublés. Plût à Dieu qu’ils le soient maintenant ! Les hommes ont senti qu’ils étaient sous la condamnation de Dieu. Ils sentaient leurs péchés.

Jean pouvait seulement leur demander d’être baptisés en rémission de péchés. Il ne pouvait pas alors, comme nous le faisons aujourd’hui, leur annoncer le pardon actuel des péchés. Mais tandis qu’il continuait son service, et prêchait à des multitudes repentantes sur le bord du Jourdain, un Homme inconnu s’est approché. Comme le précise le 1er chapitre de Jean : Jean « voit Jésus venant à lui, et il dit : Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! »

Jésus a désiré être baptisé et l’a été – certainement pas en confessant des péchés, car Il n’en avait pas, mais en prenant sa place en grâce avec des hommes pieux, et qui par leurs actions montraient qu’ils l’étaient – et Jésus ayant été baptisé, les cieux se sont ouverts, et – fait frappant – au moment où Il est produit en public, nous Le voyons comme un Homme qui prie.

Dans l’évangile de Luc vous trouverez le Seigneur Jésus en prière devant Dieu à de nombreuses reprises, et ici c’est la première occasion. Vous avez ici devant vous l’Homme sans péché dans une dépendance parfaite de Dieu, et le Père Lui dit : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir » ; et on a dans l’Écriture – des témoignages qui, l’un après l’autre, montrent la perfection de cet Homme.

Il a dit Lui-même : « Qui d’entre vous Me convainc de péché ? » (Jean 8. 46) Les gardes des pharisiens envoyés pour Le prendre, confondus par la grâce et la puissance de ses paroles, ont déclaré : « Jamais homme ne parla comme cet Homme » (Jean 7. 46). Pilate, quand Christ a été amené dans la salle de jugement, a dit à trois reprises : « je ne trouve aucun crime en Lui » (Jean 18. 38 ; 19. 4 et 6).

Le malfaiteur mourant a dit : « Celui-ci n’a rien fait qui ne se dût faire » (Luc 23. 41). Paul a écrit de Lui qu’Il « n’a pas connu le péché », mais qu’Il a été « fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21). Un autre apôtre dit de Lui : « qu’Il n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude » (1 Pier. 2. 22). Et un dernier témoin ajoute : « il n’y a point de péché en lui » (1 Jean 3. 5). C’est un Homme unique, Il reste seul dans la gloire de sa personne – unique dans le fait qu’Il était absolument sans péché. Mais remarquez-le : C’était vraiment un Homme, authentique, tel que nous sommes – à part le péché.

Quand Dieu a introduit le premier homme, il était « tiré de la terre, – poussière » ; mais le second Homme est le Seigneur venu du ciel (1 Cor. 15. 47). Quelle chose merveilleuse, que dans un monde de péché et de mort , un Homme qui était le Seigneur soit venu du ciel ! Il a apporté Dieu à l’homme dans sa vie, et Il apporte l’homme à Dieu par la justice obtenue par sa mort.

Nous ne devons pas être séduits par l’idée que l’incarnation du Seigneur a attiré l’homme à Dieu, ou imaginer que Christ étant devenu un Homme, l’homme a été de cette manière élevé jusqu’à Dieu. Il n’y a pas une telle doctrine dans l’Écriture.

Ses propres paroles ont été : « À moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12. 24).

En premier lieu, Il a été éprouvé, tenté et, grâces à Dieu ! Il s’est révélé être le Vainqueur de celui qui avait vaincu le premier homme ! Sa victoire sur Satan a été complète et Il aurait pu en toute liberté retourner au ciel. Mais qu’a t-Il fait alors ? Il est resté sur la terre ; Il est descendu et Il est mort pour vous et pour moi.

Nous vous disons : « Voilà l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » À la question : Qui est ce Jésus ? Nous répondons : Il est le Fils éternel de Dieu. Jésus est devenu un Homme dans ce monde afin de délivrer l’homme de la puissance de l’ennemi.

En Luc 3 nous voyons que le Saint Esprit descend sur Lui, exprimant ainsi le plaisir que le Père trouve en Lui. Dieu prend plaisir dans cet Homme à cause de sa propre perfection absolue. Dans ce chapitre, observez aussi que la généalogie de Jésus remonte directement jusqu’à Dieu.

Nous désirons rendre un ferme témoignage contre cette idée que l’homme est simplement, au départ, une simple cellule qui s’est ensuite différenciée, ou si vous voulez, un descendant amélioré du singe. L’homme a son origine en Dieu, comme le livre de la Genèse nous le dit, Jésus est apparu parmi les hommes, sa généalogie remonte par l’intermédiaire d’Héli jusqu’à Dieu (Luc 3. 24 à 38).

Si l’homme avait son origine dans les animaux inférieurs, c’est à ce moment-là que ce fait aurait dû être enregistré, et il aurait été écrit : « de Seth, d’Adam, des animaux inférieurs ». Au lieu de cela nous lisons : « de Dieu » (Luc 3. 23 à 38). De plus nous lisons : « nous sommes sa race » (Act. 17. 28).

Jésus était le Fils de Dieu de deux manières. Il était le Fils éternel – toujours avec le Père. Mais nous lisons : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré » (Héb. 1. 5). Il était donc Fils de Dieu comme Homme né dans le temps.

Ensuite nous lisons que « Jésus, plein de l’Esprit Saint, s’en retourna du Jourdain et fut mené par l’Esprit dans le désert, étant tenté par le diable quarante jours ». Observez que sa tentation était dans le désert. Adam était dans le paradis – en Éden si vous voulez – un jardin de délices. Il avait tout sous la main. Dieu lui avait donné tout ce qui pouvait servir à son plaisir et à sa joie, néanmoins il tomba dans les mains de Satan, et devint sa dupe et son esclave à partir de ce jour-là.

Christ a été conduit au désert, et tenté quarante jours. Il n’était pas dans le paradis, mais l’Écriture nous dit « dans le désert quarante jours, tenté par Satan ; et il était avec les bêtes sauvages » (Marc 1. 13). Non seulement Il était avec les bêtes sauvages, mais il n’y avait rien pour Le servir. L’Écriture nous dit qu’Il a jeûné quarante jours. C’était un temps de privations complètes.

Il a été tenté par le diable pendant quarante jours, mais la plus grande tentation a eu lieu à la fin des quarante jours. Elle était triple : il y avait « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie ». C’était la même triple tentation que dans le jardin d’Éden.

Quand Ève « vit que l’arbre était bon à manger » – c’est la convoitise de la chair – « et qu’il était un plaisir pour les yeux » – il s’agissait de la convoitise des yeux – « et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent » – c’est l’orgueil de la vie – « elle prit de son fruit et en mangea ». Satan fait passer devant le Seigneur Jésus les mêmes sortes de tentations.

La première : « Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu’elle devienne du pain ». C’était une tentation personnelle – aide-toi – sers-toi de ta puissance.

La deuxième est mondaine ; Satan Lui offre tous les royaumes du monde, s’Il abandonne sa fidélité envers Dieu.

La troisième tentation est de nature spirituelle. Il serait un objet d’intérêt pour tous. En premier lieu, Satan dit : « Prends soin de toi, pense à toi, transforme ces pierres en pain. Fais pour toi plus que Dieu n’a fait en ta faveur ». C’était une tentation personnelle. En second lieu il Lui montre l’ensemble des royaumes du monde en un instant et lui dit : « Je te donnerai une bonne place dans le monde ».

Plus d’un jeune a vendu son âme au diable pour la bonne place qu’il ambitionnait d’obtenir dans le monde ! Enfin, Satan aurait voulu que Jésus mette Dieu à l’épreuve en se jetant Lui-même depuis le faîte du temple.

Un homme intelligent m’a dit une fois : « Je ne crois pas à cette histoire d’un diable « personnel », le diable est dans un homme. Qu’est-ce que le diable alors ? Vous répondez : Le diable est le penchant au mal dans le cœur de l’homme. Vous croyez cela ? Arrêtez !

Si c’était vrai nous ne pourrions pas être sauvés. Pourquoi ? La réponse est simple. Si vous pensez que le diable est le penchant au mal qui se trouve dans le cœur de l’homme, vous devez en même temps admettre qu’il y avait des penchants au mal dans le cœur de Jésus, car Il était un Homme, et qu’Il était « tenté par le mal », et alors vous avez perdu le Sauveur.

Cet homme qui aurait des penchants au mal dans son cœur ne peut pas être votre Sauveur ni le mien. Non, chers lecteurs, la Parole de Dieu est claire. Il n’y avait pas de penchants au mal en Jésus – cependant Il a été tenté par le diable. Dieu soit béni, c’était un Homme sans péché, et Satan s’approche et l’éprouve en Lui présentant ces tentations.

Quel a été son moyen de défense ? – Il est basé uniquement sur l’Écriture. C’est un Homme vraiment dépendant, et attaché à Dieu seul. Comment répond-Il au diable ? – Avec l’épée de l’Esprit dans sa main – la Parole de Dieu – et il la cite comme telle.

Jésus réfute les ruses du diable, uniquement en citant l’Écriture : « Il est écrit que l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute Parole de Dieu ». Il déjoue la première attaque.

Il répond à la seconde tentation de la même manière. Le diable Le mène sur une haute montagne et Lui montre les royaumes du monde. Christ sait qu’ils Lui appartiennent de fait, mais Il ne recevra pas le monde dans son état de péché. Il aura tous les royaumes du monde, sur le terrain de la rédemption, et Il les recevra de la main de Dieu, et non de la main du diable. Sa réponse est de nouveau simple : « Il est écrit : Tu rendras hommage au Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul ».

La dernière tentation propose à Christ de se jeter depuis le faîte du temple pour tenter Dieu, en faisant de Lui-même une attraction. Si vous arrivez en haut d’un grand sommet et que vous pouvez vous jeter en bas sans vous blesser, je suis sûr que pas un d’entre vous ne refusera de le faire. Vous l’essaierez, juste pour montrer que vous pouvez le faire, et vous serez un objet d’intérêt pour tous les spectateurs. C’est l’orgueil de la vie.

Il est bon de noter que Satan peut citer l’Écriture pour prendre au piège les imprudents. Il cite, ou plutôt cite mal, l’Écriture tirée du Psaume 91 – « Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, pour te garder ; et ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre ».

Avez-vous observé que le diable omet quatre petits mots ? Dieu avait dit : « Il commandera à ses anges à ton sujet, de te garder en toutes tes voies ». Le diable a laissé tomber ces quatre derniers mots. Depuis, il a souvent mal cité l’Écriture à des âmes séduites, et les a entraînées dans des chemins très dangereux, ceux du péché.

Mais Jésus connaissait les Écritures, il était attaché à Celui qui les avait écrites, et par sa dépendance Il a remporté une grande victoire morale sur Satan, qui « se retira d’avec lui pour un temps ».

Avant de quitter cette partie de mon sujet, je désire ajouter quelques mots qui peuvent vous aider. Moïse, dit-on de nos jours, doit être considéré comme un auteur très démodé, dépassé, et même douteux. En fait, l’on affirme très audacieusement que Moïse n’a pas écrit le Pentateuque. Si vous cherchez à être compté parmi les sages, à être à la page, vous devez ne plus tenir aucun compte du Pentateuque, et retrancher complètement ces cinq livres de vos Bibles. C’est ce que des érudits religieux « infidèles » et les professeurs de la haute critique disent de nos jours.

Il y a cependant une chose très remarquable. Lors de ce triple assaut, Jésus répond à Satan en se servant du Pentateuque seulement, et plus tard dans sa vie, Il se réfère fréquemment à Moïse. Nous ferons mieux de nous tenir avec Jésus qu’avec ses adversaires à ce sujet. Ces prétendus sages, qui taillent en pièces l’Écriture, oublient que la Parole de Dieu est l’épée de l’Esprit. Le diable hait la Parole de Dieu. Il ne peut pas la supporter ; et le secret de la force des « jeunes gens » – au sens où Jean parle d’eux dans une épître, les considérant comme des chrétiens – s’appuie sur le fait qu’ils possèdent la Parole de Dieu.

Je crois que quelques-uns d’entre vous sont des chrétiens. Si vous voulez croître dans la connaissance et le service du Seigneur, et si vous désirez obtenir la victoire sur le diable, ce n’est possible qu’en se servant l’Écriture ; car elle seule est l’épée de l’Esprit.

Mais regardons à nouveau cette scène de Luc 4. Elle est admirable ! Satan se retire battu. Nous avons vu comment le premier homme a été chassé d’Éden. Satan était le vainqueur, et l’homme, le vaincu ; mais ici nous voyons qu’un Homme qui se tenait dans la dépendance de Dieu a vaincu Satan sur tous les points.

Je lis : « Et ayant accompli toute tentation, le diable se retira d’avec lui pour un temps ». Satan s’est retiré battu, et il l’est toujours quand nous citons l’Écriture en la présentant comme la Parole de Dieu. Jeunes gens, étudiez-la ; qu’elle soit précieuse à vos âmes ; faites-en « l’homme de votre conseil », l’homme de votre droite.

En premier lieu, la Parole vous fait savoir que vous êtes sauvés par la foi en Jésus, et ensuite, elle vous guide et vous aide à tirer profit de cette scène. Nous devons rencontrer la tentation. Je ne pense pas que le diable « tente » les pécheurs – il les gouverne, et les pousse au mal. Il ne tente que les enfants de Dieu.

Il conduit ses propres cohortes les yeux bandés vers la ruine éternelle, elles sont sous son pouvoir. Il place la tentation devant l’homme qui n’est pas en son pouvoir. Si Christ ne vous a pas délivré, vous êtes encore l’esclave du diable, – sous son influence – car il « séduit la terre habitée tout entière » (Apoc. 12. 9).

Remarquez maintenant comment le Seigneur agit. Ayant vaincu l’Ennemi, Il sort dans le monde pour délivrer l’homme, et son chemin est rempli de bonté et de miséricorde. Ses miracles de miséricorde proclament qu’Il est le Fils de Dieu – ou le Christ de Dieu.

Quand vous parvenez au chapitre 9 de Luc vous Le trouvez montant au sommet de la montagne, où Il est transfiguré devant trois de ses disciples ; tandis que le Père Le désigne à nouveau, en disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ». Il aurait pu monter dans la gloire depuis cette montagne de la transfiguration, mais au lieu de cela, Il retourne en grâce sur la terre pour mourir, afin que d’autres hommes, rachetés par sa mort, Lui soient associés dans la gloire dont Il est estimé digne comme Homme.

Quand Il est redescendu, Il chasse à nouveau les démons ; et l’un de ses serviteurs – Jean – vient Lui dire : « Nous avons vu quelqu’un qui chassait des démons en ton nom » – son Nom était puissant ! – « et nous le lui avons défendu, parce qu’il ne te suit pas avec nous. Et Jésus lui dit : Ne le lui défendez pas, car celui qui n’est pas contre vous est pour vous » (Luc 9. 49 et 50).

Eh bien ! dites-vous, je pense que je suis pour Lui. Arrêtez ! À ce moment-là Il déclarait que tous ceux qui n’étaient pas contre Lui, étaient pour Lui. Si vous allez au chapitre 11 c’est l’inverse. Là, ses opposants commençaient à dire : « Il chasse les démons par Belzébul, le chef des démons » (v. 15).

Sa réponse est remarquable : « Quand l’homme fort, revêtu de ses armes, garde son palais, ses biens sont en paix ; mais s’il en survient un plus fort que lui qui le vainque, il lui ôte son armure à laquelle il se confiait, et fait le partage de ses dépouilles. Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui n’assemble pas avec moi, disperse » (v. 21 à 23).

Vous voyez le sens. Si vous n’êtes pas entièrement pour Lui, vous êtes contre Lui. C’est ainsi que Christ vous considère. Mais qui est l’homme fort ? Je ne doute pas que c’est le diable : l’homme fort, c’est Satan. Il est trop fort pour vous, et pour moi – pour tous les hommes. Et comment est-il armé ? Je vais vous le dire : Il est armé avec ce qui peut triompher de vous, et de ce qui gardera votre conscience dans le silence. Il dit à un jeune homme : « À quoi sert-il de penser dès maintenant à ton âme ? tu auras encore largement le temps quand tu seras âgé ».

N’écoutez pas sa voix ! Qui vous donnera un regain de vie, qui vous donnera l’assurance que vous verrez la journée de demain ? Ne serez-vous pas déjà jeté dans l’éternité ? J’ai entendu parler d’un docteur qui allait faire une visite chez un patient. Cette dame a attiré son attention sur le fait qu’il paraissait malade.

« Ce n’est pas grand-chose » a-t-il dit et il a promis de repasser le jour suivant. Elle l’a attendu le lendemain, mais il n’est pas venu, car Il était mort. Il avait infecté un de ses doigts en pansant la plaie d’un patient ; il avait ainsi absorbé du poison, et il était mort dans les vingt-quatre heures. Si dans vingt-quatre heures vous devez mourir, où passerez-vous l’éternité ? Vous feriez mieux d’accepter aujourd’hui le Seigneur Jésus comme votre Sauveur. Un homme fort vous retient prisonnier, mais il y en a un qui est encore plus fort : Jésus.

Le monde est le palais de Satan, et les pécheurs sont ses biens ; mais il y a un Sauveur. Comment est-il devenu un Sauveur ? – En s’abaissant et en venant mourir pour les hommes. La question : « Ce qu’il a pris sera-t-il enlevé à l’homme fort, et celui qui est justement captif sera-t-il délivré ? » (És. 49. 24) à reçu sa réponse divine en Christ et dans son œuvre.

« Car ainsi dit l’Éternel : Même le captif de l’homme fort lui sera enlevé, et ce qui a été pris par l’homme puissant sera délivré » (És. 49. 24 et 25). Christ, vainqueur de l’homme fort, est le Libérateur du pécheur « justement » captif.

Vous devez avoir à faire avec cet Homme plus fort. Si vous ne Le rencontrez pas pendant le « jour de la grâce », vous devrez Le rencontrer au jour du jugement. Christ s’est déjà tenu à la barre de l’homme, et Il a été rejeté.

Pilate a dit : « Voici l’homme ! » Alors que les ennemis de Christ réclamaient sa vie à grands cris. Nous connaissons la fin de l’histoire : ils L’ont couronné d’épines, et cloué sur la croix entre deux brigands.

C’est dans cette circonstance que l’un des brigands mourants s’est tourné vers l’autre, et lui a dit : « Et tu ne crains pas Dieu, toi, car tu es sous le même jugement ? Et pour nous, nous y sommes justement ; car nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises, mais Celui-ci n’a rien fait qui ne se dût faire » (Luc 23. 40 et 41).

Remarquez ces mots : nous parlons de la mort d’un Homme qui n’a rien fait qui ne se dût faire. Il me semble entendre ce pauvre brigand mourant dire à son voisin : « Nous n’avons jamais rien fait de bien, et voilà un Homme qui n’a jamais fait le mal, et je vais me confier en Lui ».

Sa foi s’est donnée libre cours dans cette prière : « Souviens-toi de moi, Seigneur, quand Tu viendras dans Ton royaume ». À ce cri de foi Jésus a répondu : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ». Nous avons déjà vu un pécheur chassé du paradis de l’homme à cause de son iniquité, mais nous voyons ici un brigand reçu dans le paradis de Dieu, sur la base de la rédemption – avec le Sauveur qui meurt pour lui. Ce sont des nouvelles bénies pour vous et pour moi !

Ainsi Jésus est mort, et après trois jours, Dieu L’a ressuscité. Je sais qu’ils ont mis des gardes autour du sépulcre qui, en plus, a été également scellé. Pourquoi ce sépulcre a-t-il été scellé ? – C’est la peur qui conduisait à mettre des gardes tout autour du sépulcre. Ces poltrons surveillent un homme mort…

C’était le désir du monde de Le garder dans le tombeau ; mais les hommes n’ont pas pu le faire. Christ est ressuscité avant que la pierre ne soit roulée ; mais cette pierre a été roulée pour permettre qu’on regarde dans le tombeau et qu’on y voie les preuves de la victoire du Sauveur ressuscité et victorieux. C’est un glorieux fruit de la croix.

Vous savez que le salaire du péché, c’est la mort. La mort était l’évidence de la victoire de Satan sur le premier homme. Christ est ensuite descendu dans la mort pour la gloire de Dieu, pour la bénédiction de l’homme, et pour détruire la puissance de Satan. Je ne doute pas que Satan ait pensé qu’il avait remporté un grand succès quand le monde a été témoin de la mort de Christ, mais c’était une chose insensée de sa part.

Christ est entré dans la mort et Il l’a annulée. Il est entré dans la forteresse de Satan et l’a démolie. Il a aussi ôté le péché, en faisant face aux exigences de Dieu en justice. Il a annulé la mort, et vaincu Satan. Il a accompli l’œuvre qui vous donne le droit d’aller là où Christ se trouve maintenant. Il n’a pas été vaincu par la mort. Sa défaite « apparente » a été sa victoire la plus glorieuse.

Comme un hymne le dit, avec simplicité :

« Par la faiblesse et la défaite (apparente),

Il a gagné la récompense et la couronne ;

Il a écrasé tous nos ennemis

Et les a foulés aux pieds.

Il a abattu l’enfer ;

« Fait péché », Il a vaincu le péché !

Descendu dans le tombeau, Il l’a détruit ;

Et Il a vaincu la mort ».

Par la mort Il a vaincu la puissance de Satan ! Il est ressuscité d’entre les morts et maintenant Dieu appelle partout les hommes à se repentir « parce qu’Il a établi un jour auquel Il doit juger en justice la terre habitée, par l’Homme qu’Il a destiné à cela, de quoi Il a donné une preuve certaine à tous, L’ayant ressuscité d’entre les morts » (Act. 17. 31).

Jésus est maintenant exalté à la droite de Dieu. C’est en tant que vainqueur triomphant qu’Il y est contemplé maintenant par la foi. Son exaltation est le témoignage, de la part de Dieu, du plaisir qu’Il trouve en Lui, et de sa satisfaction absolue dans l’œuvre qu’Il a accomplie dans sa mort. Son front est couronné de gloire en réponse à ses souffrances et à sa mort.

« C’est Lui que Dieu a exalté par sa droite Prince et Sauveur, en apportant la repentance… et la rémission des péchés » (Act. 5. 31). Ces dons de la grâce, ce glorieux Vainqueur les accorde « avec justice » aux hommes que Satan avait vaincus. Qui d’entre nous les a-t-il reçus ?

Remarquez que tous, nous aurons à rencontrer le Seigneur. Nous pouvons Le voir maintenant par la foi, mais il nous est dit : « tout œil Le verra ». Aimeriez-vous Le voir ? Si vous n’êtes jamais venu au Seigneur, faites-le aujourd’hui.

Décidez-vous pour le Seigneur. « Celui qui n’est pas avec Moi, est contre Moi », et ceux qui ne sont pas pour Lui sont encore du côté du prince de ce monde ! Que votre cœur soit gagné pour Christ. Ne perdez pas de temps : Vous êtes pécheur, enfant d’Adam, sous la sentence de mort. La mort, la tombe, et le jugement éternel vous attendent.

Mais Quelqu’un est venu dans ce monde, Il est devenu un Homme afin de pouvoir mourir. Nous mourrons parce que nous sommes des hommes ; Lui est devenu un Homme « afin qu’Il puisse mourir », et Il est maintenant ressuscité et assis à la droite de Dieu, et Il dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).

Regardez en haut et voyez le Sauveur élevé, victorieux. Regardez en haut et voyez Celui qui a lutté avec l’ennemi et qui en a triomphé. Levez les yeux en haut et confiez-vous en Celui qui est le Sauveur vivant à la droite de Dieu. Ne voulez-vous pas Le croire, âme coupable, dès aujourd’hui ?

Lecteurs, pensez-vous que, pour un jeune homme, devenir un chrétien , c’est peu de chose ? Il n’y a rien de plus grand, de plus beau, de plus merveilleux que de se trouver du côté du Seigneur, et chacun doit rendre grâces à Dieu, du fond de son cœur, d’avoir été converti de bonne heure. Les années suivantes ont été employées pour les intérêts du Sauveur, au lieu de l’être au service du diable. Dieu veut vous bénir et vous sauver sans plus attendre.