L’ASSEMBLÉE DE DIEU

Matthieu 16. 13 à 22 – Éphésiens 3. 8 à 12

Il n’est pas parlé de l’Assemblée qui soit restée un mystère jusqu’à ce que Dieu en ait donné l’administration à l’apôtre Paul (Éph. 3. 9).

Dans l’épître aux Éphésiens il n’est pas fait mention du retour du Seigneur, car « nous sommes bénis… dans les lieux célestes » (1. 3), notre position est céleste, nous ne sommes pas d’ici-bas.

Dans quel but la création a-t-elle été faite ? – Pour que Christ ait un jour ce complément à son propre bonheur, une épouse avec laquelle Il partagera sa gloire (Éph. 3. 10).

En Genèse 1, nous trouvons une première figure de l’Assemblée dans la création du soleil et de la lune. Le soleil est une figure de Christ, la lune une figure de l’Assemblée, qui porte la lumière de Christ. Le soleil est la source de la lumière et de la chaleur – la lune le reflète sur la terre en recevant tout de lui.

Deuxième allusion en Genèse 2, dans la création de l’homme et de la femme : Christ est l’époux. C’est la plus belle allusion à ce qui est révélé au chapitre 5 des Éphésiens. Mais il y a une différence à remarquer : Adam a reçu Ève de Dieu, tandis que, dans Éphésiens, nous lisons que Christ se la présente à lui-même, car Il est Dieu.

En Matthieu 16, nous trouvons la première allusion à l’Assemblée. Dans le Nouveau Testament, l’Assemblée nous est présentée sous quatre aspects : Corps de Christ – Maison de Dieu – Assemblée de Dieu – Épouse de Christ. À cause de notre faiblesse, Dieu nous présente les choses sous différents aspects, afin que nous puissions saisir quelque peu sa pensée.

C’est l’évangile selon Matthieu qui a été choisi, parce que cet Évangile présente Christ comme le Messie, le Sauveur promis, qui est rejeté par le peuple, et cela permet l’introduction d’un ordre nouveau. Toutes les promesses de l’Alliance sont mises de côté, alors que le Seigneur parle de cette parenthèse qui va s’ouvrir, dans laquelle Dieu aura des voies différentes à l’égard de la terre.

C’est la parenthèse de la grâce qui s’ouvre à la croix ; une épouse se forme, et quand la dernière pierre sera posée, lorsque l’édifice sera complet, la parenthèse sera fermée et Il se la présentera selon Éphésiens 5. 27.

Les voies de Dieu envers Israël reprendront, ainsi que le cours des prophéties, interrompu pendant la parenthèse.

Nous trouvons trois appréciations de la Personne du Seigneur en Matthieu 16 :

1. Versets 1 à 4. Une génération méchante qui cherche des signes et manifeste une complète incrédulité ; les pharisiens disent de Lui : « Il a un démon – Il est fou – C’est un Samaritain ».

2. Versets 13 et 14 : une autre classe de personnes qui ont une appréciation plus élevée, disent de Lui : C’est Élie, Jérémie, un grand prophète… , ils Lui donnent le nom des prophètes les plus honorés en Israël. Ils pensaient ainsi l’honorer. C’est ce que peut produire de meilleur « la chair et le sang ».

3. La troisième appréciation, donnée par la bouche de Pierre, ce n’est ni le sang ni la chair qui lui ont révélé ces choses, mais le Père révélant son Fils. « Tu es le Christ ». Le Christ correspondait à la foi juive ; « Fils de Dieu », Nathanaël avait pu dire : « Tu es le Fils de Dieu (Jean 1. 50), mais Pierre ajoute « du Dieu Vivant ».

Pour donner un nom, une autorité supérieure est nécessaire, cette autorité a été donnée à l’homme au moment de la création, c’est lui qui a donné le nom aux animaux.

Ici, c’est le Seigneur qui, dans sa grâce, change le nom de Simon Barjonas, qui signifiait en somme « pêcheur », « fils d’un pêcheur », en celui de Pierre, première pierre qui allait être placée sur le roc qui est Christ Lui-même.

« Vivant », qui ne peut mourir, chose impossible à comprendre pour la chair. La puissance de la mort est la plus terrible qui s’oppose à nous, c’est pour cela que dans le Cantique des Cantiques nous lisons : « L’amour est fort comme la mort » (ch. 8. 6).

Cette puissance n’a pas prévalu contre le Fils de Dieu, vivant, « c’est un roc ». Il est entré dans la mort en toute puissance de vie. Il a jeté un grand cri sur la croix.

Ayant passé par la mort il est sorti victorieux. La tête de l’ennemi est écrasée (Gen. 3. 15), et il est déterminé Fils de Dieu en puissance par la résurrection des morts (Rom. 1. 4).

Au chapitre 2 des Actes, le Seigneur, après avoir passé par la mort, commence à bâtir son Église.

Quarante jours s’écoulent sur la terre après sa résurrection, pour prouver qu’Il est ressuscité et bien vivant.

Dix jours (dix est l’épreuve de ce qui est de Dieu dans l’homme) de séance dans le ciel, pour prouver qu’un homme est admis dans le ciel et peut se tenir dans le temple de la sainteté.

Le Seigneur bâtit ensuite, en ajoutant les pierres à l’édifice. Nous n’avons pas à les considérer suivant ce qu’est leur témoignage, mais suivant ce que Dieu les a faites. Ce sont des pierres « vivantes » ayant la nature et la vie du roc, du fondement, vie de résurrection, vie éternelle.

Dieu nous communique sa nature et sa vie.

Quatre vérités sont mises en lumière dans les versets de Matthieu 16 :

1. « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Ce titre embrasse toutes les gloires de la personne du Seigneur, gloires terrestres et célestes. La révélation en est faite par le Père.

Les promesses de l’Ancien Testament s’attachant au Christ, se trouvent accomplies dans cet Homme abaissé sur la terre. C’est également l’accomplissement du Psaume 2. 7 : « Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré ».

Il possède une puissance de vie que la mort ne peut atteindre.

2. « Tu es Pierre ». Tu as dit quel était mon nom, et moi je te donne un nouveau nom, en rapport avec une nouvelle économie et scène de gloire ; tu seras une pierre participant à la nature et à la vie de la pierre, du « roc » de fondement. La foi nous y place.

3. « Sur ce roc, je bâtirai mon Assemblée ». Pourquoi dit-il « sur ce roc ». Il ne dit pas : Sur cette pierre. Le Seigneur savait à l’avance comment l’ennemi arriverait à tordre ces paroles, l’abus qui allait en être fait.

Il emploie des termes différents « pétros » qui signifie une pierre, « pétra » qui signifie « rocher ». À partir de ce moment, il est parlé de ce conseil éternel qui allait être développé par Paul, après que Dieu lui en eut donné la révélation.

« Il faut » (v. 21) que toutes les conséquences du péché soient anéanties par la mort, le péché doit avoir sa juste rétribution. Le talon brisé de Genèse 3. 15, c’est la marche arrêtée, la mort de la croix.

Il faut qu’un homme, celui qui n’a rien eu à faire avec le péché, en subisse le jugement. Il faut que le Fils de l’homme souffre, mais qu’Il ressuscite après être descendu dans la mort, où la colère de Dieu, le bâton de la justice, L’a frappé pendant les trois heures sombres de la croix.

Pourquoi le mot « Bâtir » ? – La pensée se porte sur le caractère de l’Assemblée comme « Maison de Dieu ».

Comme « Corps de Christ », nous pouvons en saisir la portée en considérant le corps humain, chef d’œuvre de la création. Dans le corps formé de molécules, toutes les molécules, toutes les parties obéissent à la tête par le moyen des nerfs.

Dans le symbole de la « maison » nous sommes amenés à considérer la demeure où Dieu a voulu habiter avec nous. Dans toute la Parole nous trouvons cette pensée. Ce qui doit caractériser cette demeure, c’est l’amour, la sainteté et la lumière. Tout doit être en parfaite conformité avec les droits de Dieu.

En Éphésiens 2, nous trouvons trois termes : édifice, maison, temple.

L’ « édifice » nous présente le travail de construction. Dans le temple de Salomon le travail était fait silencieusement ; il en est de même maintenant. Dieu ajoute les pierres dans le silence. C’est pourquoi le Saint Esprit est sur la terre, c’est Lui qui agit.

La « maison », c’est la demeure où Dieu habite : nous sommes sa maison (Éph. 2. 22 ; Héb. 3. 6). C’est un état de choses complet, le Saint Esprit y habite.

Le « temple » fait penser à la gloire, à la majesté infinie de Celui qui habite dans ce lieu. C’est la majestueuse construction dans laquelle Dieu trouvera sa joie dans l’éternité.

4. « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux ».

L’Ennemi a faussé cette déclaration du Seigneur, pour compromettre la vérité de l’Évangile.

Une comparaison familière : C’est un père de famille, qui a plusieurs fils et qui donne à son fils aîné les clefs de son magasin, en lui demandant de ne recevoir que certaines personnes. C’est une nécessité pour ce fils d’accomplir cette tâche avec fidélité, mais cette mission que le père lui a confiée n’ajoute rien à sa qualité de fils , qui n’en est pas influencée.

C’est une nouvelle économie ou dispensation (ou : période de temps) qui commence. Lorsque le roi est monté dans les cieux, le royaume des cieux a été inauguré ; un nouvel ordre de choses a commencé.

Dans ce royaume, on entre par la repentance et par la foi ; le chapitre 2 des Actes nous en montre les premiers résultats par l’ouverture du royaume à trois mille personnes le jour de la Pentecôte. Le baptême d’eau est l’expression publique de l’entrée dans le royaume.

Dans le chapitre 10 des Actes, le royaume a été ouvert aux nations.

Sur la terre, les hommes confessent le Seigneur et reconnaissent ses droits, c’est la profession chrétienne ; le baptême en est l’expression symbolique.

Il y a lieu de distinguer l’Église du royaume. Dans l’Église, nous entrons par la foi au Seigneur mort et ressuscité. Le royaume est la profession du Christ ; et nous devons nous rappeler que le Seigneur ôtera de son royaume tous les éléments qui ne conviennent pas à sa gloire. Ce royaume sera établi en puissance et en jugement.

La « Maison » : Pour bâtir une maison il faut assembler des pierres tirées de la carrière. Nous sommes des pierres vivantes (1 Pier. 2. 5) ajoutées par la foi à la pierre de fondement, unies entre elles par des liens indissolubles que nous trouvons en 1 Pierre 1.

Nous y trouvons :

1. Le prix payé : (le même pour tous). C’est le sang précieux. On a employé ce mot, pour donner une idée, mais il n’y a pas de mots pour donner une appréciation exacte de la valeur qu’il a pour Dieu.

2. La régénération : il a fallu passer par le chemin de la régénération de la nouvelle naissance. Tous les rachetés passent par le même chemin, ils sont :

3. Scellés du même Esprit : c’est le sceau de Dieu pour le jour de la rédemption. Ces liens sont pour le temps et l’éternité ; ils sont de Dieu, ils sont éternels.

Dans la 1ère épître de Pierre, au chapitre 2, il est parlé de l’utilité de la maison, ce que Dieu attend de chacun de ceux qui la forment.

En Jean 4, nous voyons que Dieu nous a cherchés, sauvés, non seulement pour que nous n’allions pas en enfer, mais pour avoir pour Lui-même des adorateurs. C’est le « saint sacerdoce ».

Pour exercer le « sacerdoce royal » il faut sortir auprès de ceux de dehors pour leur apporter les biens de la maison de Dieu.

1 Corinthiens 1. 1 à 3 ; 10. 14 à 22

Les premiers versets montrent que le conseil de Dieu demeure. C’est dans cette épître adressée à une Assemblée descendue au niveau le plus bas, que nous le trouvons. Le mal moral était grand, les sectes nombreuses.

Au chapitre 5 nous trouvons un incestueux.

Au chapitre 6 les frères allaient en procès devant ceux des nations.

Au chapitre 14 les femmes parlaient dans l’Assemblée.

Les Galates au point de vue doctrinal, étaient descendus plus bas, mais pas au point de vue moral, et pourtant dans l’Assemblée de Corinthe il ne manquait pas de dons.

Avant de parler du mal, l’apôtre présente ce que Dieu avait fait d’eux. Il replace pour ainsi dire le terrain de Dieu sous leurs pieds. Aucune autre épître ne commence ainsi : C’est à l’Assemblée de Dieu, aux sanctifiés dans le Christ Jésus, aux saints appelés qu’elle est adressée.

Que devenait le désordre en présence de ces heureuses réalités ? Que ces trois premiers termes ont dû briser le cœur des Corinthiens, parce que, au fond, ils aimaient le Seigneur. La 2ème épître nous parle des larmes de repentir qu’ils ont versées.

Dans ce temps-là il y avait les païens, les Juifs et l’Assemblée de Dieu. Une lettre adressée à l’Assemblée parvenait à son adresse. Et maintenant, au milieu de toutes les dénominations, comment reconnaître l’Assemblée ?- C’est l’endroit où la Seigneurie de Christ est reconnue, à l’exclusivité de tout autre centre, où l’homme prend une place quelconque. Tous les croyants de Dieu sont membres du corps de Christ ; s’ils n’en sont pas conscients, ils font une perte immense, mais ils en font quand même partie.

Mais il y a ceux qui le réalisent, qui ont compris ce que le Seigneur a voulu d’eux, et qui ont obéi.

On appelle souvent cela de l’orgueil. L’obéissance n’est pas de l’orgueil, car il n’y a rien de plus difficile que d’obéir.

Quand il n’y en aurait dans une localité que « deux » réunis au nom du Seigneur, ils ne sont pas l’Assemblée de Dieu, mais ils en sont l’expression locale.

Quels que soient la misère et l’état moral, dans lesquels se trouvaient les Corinthiens, c’est à l’Assemblée de Dieu qui est à Corinthe qu’est adressée l’épître.

En Proverbes 8, nous lisons, versets 30 et 31 : « … Me réjouissant dans la partie habitable de la terre, mes délices étaient dans les fils des hommes ». La partie habitable, c’est l’Assemblée ; ses délices sont dans les cœurs qui L’ont reçu. C’est ainsi qu’il est précieux au cœur du Seigneur que nous nous occupions de ce sujet qui remplit son cœur.

Les expressions que nous trouvons dans les versets 14 à 22 du chapitre 10 de la 1ère épître aux Corinthiens s’expliquent par la situation des Corinthiens qui étaient sortis du paganisme.

Il est parlé de la « table des démons ». Jamais, quelles que soient les dénominations des divers rassemblements, nous ne pouvons dire que la table dressée parmi eux est « la table des démons », mais si le danger n’est pas le même, nous devons veiller et être attentifs, car le Nouveau Testament est un livre de principes et les enseignements qu’il comporte doivent être reçus comme tels.

Dans une même localité, peut-il y avoir deux tables que Dieu puisse sanctionner ? – Non.

Dans ces versets, nous trouvons ce qu’est la table du Seigneur. Il ne s’agit pas de venir écouter un homme, de se grouper autour d’un homme, ou en vertu de principes, mais c’est la puissance du nom de Jésus qui rassemble. Le nom et la Table du Seigneur sont des aimants irrésistibles.

« Je suis là », il n’y a pas d’autres raisons.

En Jean 20 nous avons le rassemblement type. Le Seigneur dit aux siens : « Paix vous soit », et il est dit d’eux : « ils se réjouirent quand ils virent le Seigneur ». C’est la paix et la joie qui sont la portion de ceux qui sont réunis autour du Seigneur.

C’est Lui qui est le centre, et tous les regards, les cœurs, les pensées doivent être pour Lui. À « la Table du Seigneur », c’est là qu’est manifestée l’unité du Corps. En 1 Corinthiens 11, c’est la cène du Seigneur, et là il est question de souvenir.

Dans les divers systèmes, la cène du Seigneur, le souvenir de Lui-même et de son œuvre peuvent être trouvés par une âme, mais non pas la table, car elle est l’expression de « l’unité du corps ».

La coupe nous rappelle le sang versé à la croix, pour la rémission de nos péchés.

Le pain parle du corps, de son corps saint, parfait. Nous avons une part avec ces choses bénies – et aussi de son corps mystique formé de tous les croyants unis à la Tête glorifiée.

À cette table est exprimée l’unité du corps, car il y a un seul pain, un seul corps. La communion est la commune part à ce sang, à ce corps dans lequel « Il s’est chargé de nos péchés ».

L’Assemblée de Dieu : Ce mot a une importance très grande. Dans notre version la traduction a supprimé le mot « église » à cause de la corruption qui s’est glissée dans l’emploi de ce mot.

Exemple : On parle de l’Église libre… baptiste… ou bien des Églises, en désignant les bâtiments où un culte est rendu. C’est pourquoi le mot « Assemblée » a seul été employé, car il traduit très exactement le mot grec « écolisae » qui textuellement veut dire : « Un peuple sorti de la masse ». Voilà la signification du mot « Assemblée ».

C’est de la grande famille d’Adam déchue, misérable, qu’est sorti un peuple pour le ciel ; c’est l’Épouse de Christ. C’est Dieu qui opère, qui travaille, pour sortir les pierres de la carrière. De même qu’il est impossible que des pierres sortent elles-mêmes d’une carrière, il est impossible que les âmes sortent par elles-mêmes.

L’Assemblée de Dieu est laissée pour un temps sur la terre – elle est céleste – mais c’est pour la manifestation de la grâce, pour annoncer les vertus de Celui qui nous as appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière (1 Pier. 2. 9).

La manifestation de l’unité est laissée à la responsabilité de l’homme. Le Seigneur demande que les siens soient « UN » afin que « le monde croie que toi tu m’as envoyé » (Jean 17. 21).

Toutes les organisations humaines sont la négation de l’unité du corps. Au lieu d’être un témoignage, elles sont un blâme jeté sur le nom du Seigneur.

Dans la division de l’Épître (fin du ch. 9 de 1 Corinthiens), qu’on a appelé la constitution de l’Église, nous trouvons deux grands sujets :

« La maison de Dieu » – « Le corps de Christ ». Dieu habite dans la maison par son Esprit. Dieu n’ajoute que des pierres vivantes, et non des matériaux impropres ou impurs, mais Dieu a associé des bâtisseurs humains à son œuvre. Il a donné pour cela des dons aux hommes. Cela constitue la responsabilité de l’homme.

Dès la Pentecôte (ce mot signifie : cinquante) l’homme a été associé au travail de Christ, en premier lieu les apôtres, puis Philippe et ensuite Paul (apôtre) et une multitude d’autres ouvriers.

Rien n’est plus excellent que l’Assemblée si l’on considère le travail de Dieu ; rien n’est plus triste quand nous considérons le travail des hommes. L’avertissement nous est donné : « Que chacun considère comment il édifie » (1 Cor. 3. 10). Que chacun prenne garde aux matériaux qu’il apporte, afin de ne pas gâter et corrompre l’œuvre de Dieu.

Il y a trois catégories d’ouvriers : les bons ouvriers qui apportent l’or, (figure de la justice divine), l’argent (figure de la rédemption), les pierres précieuses (qui nous parlent de gloire).

Il nous faut annoncer ces trois choses ; si nous ne le faisons pas, si nous apportons « du bois, v. 12, du foin, du chaume », ce sont des matériaux destructibles.

Le travail des bons ouvriers aura sa récompense (v. 14), car leurs matériaux supporteront l’épreuve du feu.

Le travail des ouvriers qui, quoique convertis, n’ont pas apporté de bons matériaux, sera brûlé et eux-mêmes seront sauvés comme à travers le feu.

Le travail des ouvriers corrupteurs, destructeurs de l’œuvre de Dieu (v. 19) sera brûlé, et eux-mêmes seront brûlés avec leurs œuvres.

Dans la maison de Dieu, il faut reconnaître ses droits ; ne pas y marcher avec notre volonté, mais avec une sainte crainte dans la présence du Seigneur.

Reçus dans la maison d’un ami, nous avons à tenir compte qu’il est le chef de la maison et à agir en conséquence, en veillant à nous conformer à ce qui est établi dans sa maison. Combien plus dans la maison de Dieu !

Le corps est aussi envisagé sous deux aspects :

1. Le corps qui se développe à la mesure de la stature de la plénitude de Christ (Éph. 4. 13) .

2. Le corps sera vu dans la plénitude de son Chef (ou : de sa Tête) à sa consommation. Il y a un seul corps. Tous les croyants sur la terre, à un moment donné, forment ce corps. Conduits par l’Esprit , nous avons à le reconnaître.

Le seul pain est le symbole de ce corps.

Nous ne pouvons faire partie sur la terre que du corps de Christ ; par contre nous ne pouvons faire partie d’aucune association religieuse. Un jeune chrétien demandait ce qu’il y avait lieu de penser de « l’Union chrétienne des jeunes gens ». Il lui fut répondu : C’est l’association pour laquelle j’ai le plus de sympathie, mais si nous voulons la juger à la lumière de la Parole, je ne la trouve pas dans l’Écriture. Je ne peux faire partie que de ce que Dieu a établi.

J’oublie et je nie la vérité si je ne me tiens pas à ce que Dieu a établi. On a voulu comparer les associations religieuses aux différentes armes constituant une armée. Mais dans une armée tout converge vers le même but. Les diverses armes sont sous une même autorité, un même chef, et ont un même but – ce qui n’est pas le cas dans les diverses associations religieuses, qui au contraire divisent ce que Dieu a établi : « Un même corps ».

Dans l’exposé de ce qu’est « la Table du Seigneur », l’apôtre commence par la coupe, et finit par le pain. Il commence par la coupe qui nous rappelle le sang versé pour la rémission de nos péchés ; c’est la première condition pour être amené dans le corps de Christ. Il faut être d’abord lavés de nos péchés, puis nous sommes scellés du Saint Esprit qui nous unit à Christ, comme membres de son corps.

Le chapitre 10 nous présente la Table. Ceux qui s’y réunissent sont ceux qui sont lavés dans le sang de Christ et scellés du Saint Esprit – un fait d’une grande importance.

Le second élément, c’est que, par le secours du Saint Esprit, nous formons le corps de Christ.

Ce n’est donc ni autour d’un homme, ni autour d’une doctrine, que nous nous réunissons, mais sur le terrain de « l’unité du corps » que nous sommes assemblés autour du Seigneur.

M.M. Henry et Tapernoux (Pau – 1923)