
Ce qui allait arriver aux disciples après le départ de Jésus
« Je vous ai dit cela afin que vous ne soyez pas scandalisés. Ils vous excluront des synagogues ; l’heure vient même où quiconque vous tuera pensera accomplir un service envers Dieu. Ils agiront ainsi parce qu’ils n’ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit cela afin que, quand l’heure en sera venue, vous vous souveniez que c’est moi qui vous l’ai dit ; et je ne vous ai pas dit cela dès le commencement parce que j’étais avec vous » Jean 16. 1 à 4.
Jésus Christ est le Fils éternel de Dieu. Il est venu du ciel sur la terre pour apporter le salut à l’humanité. Les prophètes de l’Ancien Testament avaient déjà annoncé sa venue – la venue du Messie qui libérerait son peuple et établirait son royaume de paix. Les disciples de Jésus l’avaient accompagné pendant un peu plus de trois ans. Ils étaient convaincus que : Jésus de Nazareth est le Messie, le Fils de Dieu.
Mais maintenant, Jésus fait une déclaration bien inattendue à ses disciples : Il va mourir et ressusciter, puis retourner vers Dieu son Père, au ciel. Eux, par contre, allaient rester sur la terre et seraient même persécutés à cause de leur foi. Jésus prépare ses disciples à cela avec douceur, afin qu’ils ne soient pas troublés et que leur foi ne défaille pas (chapitres 13 à 17). Il continuera à prendre soin d’eux d’une manière merveilleuse.
Les chefs religieux des Juifs allaient exclure les disciples des synagogues. Extérieurement, ils croyaient au seul vrai Dieu, mais ils rejetaient le Fils de Dieu et persécutaient ses disciples. En agissant ainsi, ils prouvaient qu’ils ne connaissaient pas vraiment le Dieu véritable, qui est lumière et amour. Les persécutions religieuses et la foi dans le vrai Dieu s’excluent mutuellement. Car, en Jésus, « la grâce qui apporte le salut est apparue à tous les hommes » (Tite 2. 11).
Départ de Jésus et venue du Saint Esprit
« Maintenant je m’en vais à celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit cela, la tristesse a rempli votre cœur. Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » Jean 16. 5 à 7.
Jésus, le Fils de Dieu, allait retourner à son Père céleste. Lorsqu’Il était sur la terre, Il avait manifesté qui était Dieu et ce qu’étaient sa sainteté et son amour. Et maintenant, le fait majeur était imminent : sa mort, par son sacrifice sur la croix. Lui, le Saint et le Juste, devait souffrir et mourir pour nous, injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pier. 3. 18).
Durant la période précédente, cela avait été une grande bénédiction pour les disciples, de pouvoir constamment accompagner leur Seigneur : ils avaient vu ses œuvres accomplies en puissance, avaient entendu ses paroles pleines d’amour, avaient contemplé sa majesté et avaient fait l’expérience de ses soins. Ne serait-ce pas une perte irremplaçable pour eux, si tout cela devait cesser ?
Mais le gain surpasserait la perte. Jésus allait les quitter, mais Il ne les laisserait pas seuls. Dieu le Saint Esprit allait venir sur la terre comme une Personne qui demeurerait dans les croyants. Il prendrait leur cause en mains en tant qu’Avocat sur la terre. Et Il les lierait indissolublement au Christ ressuscité, leur Avocat auprès du Père, dans le ciel. Et cela serait une grande bénédiction pour eux !
Ne sommes-nous pas quelquefois comme les disciples : nos pensées sont complètement absorbées par quelque perte, et nous oublions que Dieu veut nous bénir pourtant à la fin par le moyen de ces choses elles-mêmes ?