JÉSUS ET LES PARENTS

Les parents et la prière

« Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour obtenir du secours au moment opportun » Hébreux 4. 16.

Dans les Évangiles, nous trouvons souvent le récit de parents qui viennent à Jésus pour leurs enfants en situations critiques, ou parce qu’ils sont possédés par un démon, ou encore gravement malades, sur le point de mourir ou même morts. Il s’agit parfois d’un père, d’autres fois d’une mère, qui crient à Jésus dans leur angoisse et leur désespoir devant la condition dans laquelle se trouve leur enfant, et demandent de l’aide.

Aujourd’hui, Jésus n’est plus sur la terre pour guérir, chasser les démons ou ressusciter les morts. Mais Il est vivant, et ces récits nous sont laissés dans la Parole de Dieu pour nous encourager à apporter au Seigneur, par la prière, nos enfants et nos petits-enfants.

– Les enfants « possédés par des démons » étaient asservis à une puissance satanique qui les maintenait dans l’esclavage. Cette condition d’asservissement nous fait penser aux différentes formes de dépendance – comme la drogue, le sexe, la recherche effrénée du succès – qui peuvent exercer une influence dominante dans la vie, créant un lien dont on ne peut se libérer qu’avec de grandes difficultés.

– Les enfants « malades » ou « sur le point de mourir » nous parlent aussi d’une mauvaise santé spirituelle. Si nous nous apercevons qu’ils s’éloignent du Seigneur, nous sommes en souci, impuissants, et nous nous sentons responsables. Le Seigneur sait où est le problème, Il peut intervenir et guérir.

– Nos enfants naissent eux aussi pécheurs ; leur état avant la conversion peut être comparé à une « mort » spirituelle. C’est la foi en Jésus qui les fera « passer de la mort à la vie » (Éph. 2. 5 ; Jean 5. 24). Supplions le Seigneur qu’Il ne cesse de les appeler afin qu’une vraie conversion se produise en eux.

Parents chrétiens, la prière est la ressource toujours actuelle à notre disposition, afin que nous apportions au Seigneur nos enfants et tout ce qui les concerne !

Le père d’un enfant tourmenté par un démon

« Jésus demanda au père de l’enfant : Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? Il dit : Depuis son plus jeune âge… ; mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, ayant compassion de nous. Jésus lui dit : Le « si tu peux », c’est : crois ! tout est possible à celui qui croit » Marc 9. 21 à 23.

Un père amène à Jésus son enfant possédé par un démon : les disciples n’ont pas pu le guérir. Le Seigneur interroge le père, qui raconte la méchanceté de cet esprit muet et ses tentatives de faire mourir l’enfant. Il supplie Jésus : « Si tu peux quelque chose, viens à notre aide ». Jésus répond au « Si tu peux » du doute par cet appel : « Crois ! Tout est possible à celui qui croit ». Le père s’exclame : « Je crois, viens en aide à mon incrédulité ». Jésus chasse alors le démon, en l’appelant « esprit muet et sourd ». Le démon sort de l’enfant « après avoir crié et l’avoir très violemment secoué », le laissant gisant à terre. Tous pensent qu’il est mort, mais Jésus le prend par la main et le rend à son père.

– Les disciples n’ont rien pu faire dans ce cas. Le Seigneur veut enseigner à ses serviteurs que c’est toujours Lui qui apporte la guérison.

– Il n’y a aucune limite à ce que le Seigneur peut faire. L’obstacle, c’est notre incrédulité !

– La foi du père est mélangée d’incrédulité, comme l’est souvent la nôtre. Le Seigneur lui reproche son manque de foi, mais il ne l’abandonne pas, parce qu’Il répond à la foi, aussi faible soit-elle.

– Le père parle d’un esprit « muet ». Le Seigneur connaît encore plus à fond la gravité du cas et Il s’adresse à un esprit « muet et sourd ». Un esprit sourd, mais qui toutefois entend la voix du Fils de Dieu et Lui obéit !

– La libération n’est pas sans douleur ; l’enfant souffre, paraît même être mort, mais Jésus ne délivre pas à moitié ; Il relève l’enfant et le rend à son père (Luc 9. 42).

Un officier du roi et son fils mourant

« L’officier (du roi) lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. Jésus lui dit : Va, ton fils vit. L’homme crut la parole que Jésus lui avait dite et s’en alla » Jean 4. 49 et 50.

Jésus est à Cana de Galilée, un endroit où, à l’occasion d’un repas de noces, Il avait accompli le miracle bien connu : la transformation d’eau en vin. À Capernaüm (à une trentaine de kilomètres de distance) se trouve un fonctionnaire de la cour d’Hérode, dont le fils est gravement malade. L’homme décide d’aller chercher Jésus, dont la puissance pour accomplir des miracles extraordinaires est bien connue. Arrivé à Cana, il supplie Jésus de venir guérir son fils mourant, certain qu’Il pourra le sauver.

Cependant, le Seigneur met tout d’abord ce père à l’épreuve, par une remarque qui teste la qualité de sa foi : A-t-il vraiment besoin de miracles pour croire ? Mais le temps passe, et l’homme, très inquiet, supplie le Seigneur de venir avant que son fils meure.

Jésus ne se déplace pas, mais Il dit seulement au père de retourner chez lui, car son fils est guéri. L’homme croit en sa parole et s’en va. Simplement par son comportement, ce père prouve que sa foi ne se base pas sur les miracles, mais sur Jésus Lui-même et sur sa parole.

Alors que l’homme est en chemin, ses serviteurs viennent à sa rencontre et l’informent que son fils va mieux. La fièvre l’a quitté à l’heure exacte où le Seigneur a parlé ! Sa foi en est fortifiée et toute sa maison est amenée à croire. Retenons bien :

– Jésus n’agit jamais de la manière que nous attendons, mais Il agit.

– Il met souvent notre foi à l’épreuve, pour notre bien ; mais Il ne dépasse jamais notre capacité de patience.

– Il peut prendre soin de nos enfants, même quand les parents ne sont pas auprès d’eux ; Il s’occupe des uns comme des autres.

Notre foi l’honore, et Il répond à notre foi.

Prenons Jésus au mot !

Un chef de synagogue et sa fille mourante

« Comme il parlait encore, des gens arrivent de chez le chef de synagogue ; ils lui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? Mais aussitôt, Jésus, ayant entendu ces paroles, dit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement » Marc 5. 35 et 36.

Jaïrus, un chef de synagogue, supplie Jésus de venir guérir sa fille de 12 ans qui est mourante. Jésus part tout de suite, mais alors qu’Il est en chemin, une femme, malade depuis 12 ans, se tourne vers Lui pour être guérie. Jésus s’arrête donc pour s’occuper d’elle.

Quelle angoisse pour ce père, de voir Jésus se laisser retenir par cette femme au moment où sa fille est en train de mourir ! Et en fait, la terrible nouvelle parvient à Jaïrus : « Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? ».

En entendant ces paroles, Jésus rassure Jaïrus : « Ne crains pas, crois seulement », et Il poursuit son chemin vers la maison. Une fois arrivé à destination, Jésus dit à tous ceux qui pleurent et poussent des cris de désespoir et de douleur : « L’enfant n’est pas morte, mais elle dort ». Les gens qui étaient là se moquent de Lui lorsqu’ils entendent cette affirmation, mais Jésus, résolument, les fait tous sortir de la maison et ne garde avec Lui que les parents et trois de ses disciples. Il entre alors dans la chambre où la jeune fille gît sur son lit, la prend par la main et lui ordonne : « Jeune fille, je te dis, lève-toi ». Aussitôt, elle se lève et se met à marcher. Jésus s’en va, après avoir recommandé aux parents de donner à manger à leur fille.

Notons que :

– Jésus n’agit pas comme dans le récit précédent : cette fois, Il se rend au chevet de la jeune fille.

– L’état spirituel de votre enfant peut empirer au point de paraître désespéré. Si même ceux qui sont autour de vous se montrent sceptiques sur les possibilités de rétablissement, « ne craignez pas, croyez seulement » !

– La jeune fille ressuscitée fait penser à une jeune fille convertie à Christ : sa nouvelle vie a besoin d’être nourrie. Le Seigneur invite les parents à nourrir leur fille.

– Le Seigneur parle aussi aux parents et soutient leur foi.

Une femme dont la fille est tourmentée par un démon

« Jésus lui répondit : Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, dès ce moment-là, sa fille fut guérie » Matthieu 15. 28.

Jésus se trouve au Nord de la Palestine, et une femme de cet endroit le supplie de guérir sa fille qui est possédée par un esprit malin.

C’est une femme Cananéenne, elle n’a donc aucun droit aux privilèges réservés à Israël. C’est pourquoi, au début, Jésus semble l’ignorer. Mais la femme insiste et les disciples, agacés, demandent au Seigneur qu’elle soit renvoyée. Jésus répond à la femme qu’Il n’a été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël… mais rien ne peut la persuader de s’en aller. Sa fille est cruellement tourmentée par un démon et Jésus est sa seule espérance ! Alors, elle se prosterne devant Lui et dit simplement : « Seigneur, viens à mon secours ! ». Jésus lui répond : « Il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens », sous-entendant que les fils sont les Israélites et que les petits chiens sont les gens des nations païennes environnantes.

Avec patience et se confiant en Jésus, la femme répond d’une manière admirable, acceptant humblement cette position : « Oui, Seigneur ; car même les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ». Et alors tout change ! Jésus lui répond : « Femme, ta foi est grande ». Grâce à la foi de la mère, la fille est guérie à l’instant même.

Le comportement de Jésus est surprenant, et incompréhensible à première vue. Il connaît la foi de cette femme, mais Il veut la faire briller. Il la pousse ainsi à ne compter que sur sa grâce, en reconnaissant n’y avoir aucun droit. C’est sur cette base, la foi, que nous pouvons recevoir tout de Lui. Cette femme obtient, par la seule grâce de Jésus, la réponse à sa prière.

Aujourd’hui encore, par Jésus Christ, nous avons tous accès à la grâce de Dieu qui nous aime !

Prier et ne pas s’inquiéter pour nos enfants

« Priez l’un pour l’autre… La fervente supplication du juste peut beaucoup » Jacques 5. 16.

« Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière » Philippiens 4. 6.

Ces quatre récits que nous avons considérés sont des encouragements destinés aux parents chrétiens. Faisons encore quelques considérations d’ordre général :

– Selon le cas, ce peut être soit le père, soit la mère, qui cherche du secours. Ayant des sensibilités différentes, ce sera l’un ou l’autre qui discernera le problème de l’enfant. Mais il est bon qu’ils prient ensemble pour lui.

Jésus estime d’une grande valeur le lien parent-enfant qu’Il a Lui-même créé, et Il comprend l’angoisse d’une mère ou d’un père quand leur enfant a des problèmes de santé – physique ou spirituelle. Dans le cas de la fille de Jaïrus, Il fait sortir la foule de la pièce, mais Il garde avec Lui les parents afin qu’ils assistent au miracle.

– Parents, si le Seigneur vous a confié des enfants, n’oubliez pas de nourrir leur âme en lisant la Bible avec eux.

Le Seigneur ne trouvera jamais notre foi trop hardie. Nous ne l’importunerons jamais en priant instamment pour un enfant !

– Avons-nous un enfant adolescent pour lequel nous sommes en souci ? Ne pensons pas que son cas soit tellement grave qu’il soit inutile de prier. Ne disons pas, comme dans le récit de Marc 5 : « Ta fille est morte… » (v. 35), même s’il nous semble qu’il ne veuille rien savoir de Dieu et que, dans sa vie, il n’a aucune relation avec Lui. Ne nous résignons jamais et pensons à la parole du Seigneur Jésus : « Ne crains pas, crois seulement ». Quand nous ne pouvons plus rien faire, Lui peut encore tout ! Ne désespérez jamais ! Le Seigneur Jésus a la puissance de faire « revivre » une personne spirituellement « morte ».

Fortifiés dans la foi

Abraham « ne mit pas en doute par incrédulité la promesse de Dieu, mais il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, étant pleinement convaincu que ce que Dieu a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir » Romains 4. 20 et 21.

Jésus est la ressource des parents chrétiens, aujourd’hui comme autrefois : les récits que nous avons considérés précédemment nous ont montré son amour et son intérêt pour eux, mais aussi la manière dont Il répond à leur foi.

– Jésus s’occupe de nos enfants où qu’ils se trouvent, aussi loin qu’ils soient de nos yeux, sans qu’Il ait besoin de nous, comme dans le cas du fils de l’officier du roi Hérode (Jean 4. 46 à 54). Au moment opportun, le Seigneur agit et nous, plus tard, nous pourrons nous réjouir en constatant les effets de sa protection.

– Le Seigneur connaît nos enfants personnellement, Il comprend leur condition spirituelle et Il intervient en conséquence, de la manière la plus appropriée pour eux.

– Si le temps passe sans que le Seigneur semble faire attention à nos supplications, nous ne devons pas nous démoraliser. Il met notre foi à l’épreuve. Persévérons, comme la femme Cananéenne (Mat. 15. 21 à 28) et confions-nous en Lui, espérant « contre toute espérance » (Rom. 4. 18).

– Quand nous prions pour nos enfants, souvenons-nous que nous ne pouvons retirer aucun mérite, ni de la droiture de leur comportement, ni de leur salut. Quel parent pourrait prétendre que, comme récompense pour avoir bien élevé ses enfants, Dieu doive leur donner à eux aussi la vie éternelle ? Reconnaissons humblement nos manquements sur tant de points. Insistons sans cesse auprès de Lui et comptons sur la seule grâce de Dieu qui se plaît à bénir les familles des siens.

D’après « Il buon seme » septembre-octobre 2024