1 SAMUEL 1 et 2. 18 à 21

Qu’il est important de connaître quelque chose de ce qui tient à son cœur à Lui. Nous avons dans l’Écriture des personnes desquelles on peut dire cela. J’ai pensé à une personne, une femme d’ailleurs – nous dirions dans le sens du Nouveau Testament, une sœur.

Très souvent les sœurs nous sont en exemple dans leur affection pour le Seigneur.

Nous ne pouvons pas entrer dans tous les détails. Il y a tellement de détails dans ces chapitres. Mais nous lisons ce chapitre très souvent, en tout cas chez nous, en pensant à cette prière de Anne, la prière d’une femme qui est vraiment dans l’affliction de cœur – et elle suit la bonne voie.

Son mari, malheureusement, avait deux femmes. Il semble que sa première femme était Anne, qui n’avait pas d’enfants, et qu’alors il ait pensé pouvoir avoir des enfants en prenant une autre femme. Quel malheur dans la famille à cause de cela, certainement non seulement pour Anne – mais le regard de l’Esprit de Dieu est fixé sur cette femme-là.

L’Éternel connaissait très bien cette femme, Il voyait dans son cœur un profond désir. Lequel ? Avoir un enfant ? Oui, certainement – mais pas seulement avoir un enfant, car elle avait la vision des choses qui se passaient dans le peuple d’Israël.

Le premier paragraphe que nous avons lu dans ce chapitre se termine par une phrase qui nous étonne peut-être un peu, et pourtant je crois que c’est aussi une clé pour comprendre la pensée de Anne : « et là étaient les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l’Éternel » (v. 3).

Nous ne voulons pas regarder ces deux hommes de trop près. Ce n’est que plus tard seulement, que nous apprenons leurs voies, leur façon d’agir – des sacrificateurs de l’Éternel, des hommes qui avaient des devoirs dans le temple, dans la tente d’assignation, des hommes qui devaient comprendre ce que c’est que la sainteté de Dieu en allant dans le sanctuaire.

Sanctuaire veut dire que c’est un lieu où la sainteté de Dieu se trouve et doit être vue et ressentie. Même le souverain sacrificateur n’avait le droit d’entrer dans le lieu très saint du sanctuaire qu’une fois par an, seulement le jour des grandes propitiations, et non pas sans le sang. Il y avait donc aussi un sacrifice nécessaire. Cet homme était le représentant du peuple, d’une part, et d’autre part le représentant de Dieu pour le peuple, parce que c’est là les deux côtés du service du sacrificateur :

D’une part donc le représentant du peuple devant Dieu, et d’autre part celui qui représentait Dieu de manière visible devant le peuple – donc un homme qui devait être caractérisé par la sainteté. Avec Hophni et Phinées, c’était tout à fait le contraire.

Ce début du 1er chapitre décrit déjà l’état moral tellement bas du peuple d’Israël. Bien sûr, dans la famille d’Elkana, il semble être encore un homme avec une certaine religiosité. Il comprend qu’il doit être obéissant à cette loi que Dieu avait donnée, que tous les mâles devaient venir trois fois par an devant la tente d’assignation pour les trois fêtes des jours solennels de l’Éternel, c’est-à-dire la Pâque, la fête des semaines, donc la Pentecôte, puis la fête des tabernacles.

Il semble qu’Elkana y venait avec sa famille. Alors Elkana, apparemment, est un homme fidèle, un homme spirituel. Mais nous voyons qu’Elkana n’est pas à la même hauteur que sa femme Anne quant à sa vie, quant au côté spirituel de sa vie. Et pourtant il veut être fidèle. Nous voyons certainement cela. Il a fait aussi un vœu, nous allons le voir tout à l’heure.

Mais Elkana ne comprend pas très bien le chagrin de sa femme, qui n’était pas seulement de ne pas avoir un enfant. Elle voulait avoir un enfant mâle.Pourquoi ? – Un enfant mâle qui soit voué à l’Éternel, enfin un homme dans le peuple d’Israël qui serait voué à l’Éternel.

Nous pensons très souvent au fait que Anne est une femme de prière, et c’est vrai. C’est une très bonne leçon que nous apprenons par elle, puis la façon dont elle présente les choses devant l’Éternel. Pourquoi fait-elle encore un vœu ?

Nous ne faisons pas de vœux, nous le comprenons bien. Pour elle c’était encore quelque chose que Dieu lui avait permis, et ce vœu-là était un vœu qu’elle voulait absolument remplir. Elle se savait dans la pensée de Dieu : Un homme voué à Dieu. Pourquoi voué à Dieu ? Parce que nous lisons : « … que tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le donnerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie ; et le rasoir ne passera pas sur sa tête » (v. 11).

Voilà un des signes très clairs d’un nazaréat comme nous le lisons dans le chapitre 6 du livre des Nombres, où quelqu’un pouvait se vouer à l’Éternel, être là pour Lui, suivre ses pensées, chercher à connaître ses pensées, être obéissant à la loi de l’Éternel, avec compréhension, avec un cœur qui soit prêt à rechercher et à accomplir les pensées de l’Éternel.

Le rasoir : nous savons bien que l’Écriture nous dit que pour un homme – 1ère épître aux Corinthiens – c’est un déshonneur quand il a les cheveux longs, en contraste avec la femme pour qui c’est un honneur d’avoir les cheveux non coupés. Voilà les deux côtés que nous trouvons, le côté d’avoir les cheveux non coupés, cela veut dire très court, c’est un signe de la soumission à son mari, à Dieu, au Seigneur.

C’est pour cela, si vous le permettez, que je fais juste une remarque pratique. Nous devrions vraiment comprendre qu’aujourd’hui encore le Seigneur aime voir cette soumission, ce signe de soumission chez nos sœurs qui aiment le Seigneur, qui comprennent : Moi je vais être soumise, prendre cette place de soumission et – par amour pour le Seigneur – je ne vais pas prendre des ciseaux et me couper les cheveux.

Pour cet enfant mâle qui devait naître, pas de rasoir, c’est-à-dire qu’il ne devait pas avoir les cheveux coupés. Il devait prendre une place de soumission, une place de dépendance. C’est quelque chose d’extraordinaire, parce que pour un homme, ce n’était pas normal, c’est quelque chose de spécial que nous pouvons comprendre aujourd’hui.

Bien sûr il y aurait encore l’autre côté. Il ne fallait pas boire de vin, tout ce qui a à faire avec les joies terrestres, les joies de la chair, les choses de la chair – être uniquement pour Dieu, et nous pouvons comprendre que nous ne faisons pas cela maintenant, mais nous pouvons faire cela dans un sens spirituel, être vraiment voués au Seigneur, prendre une place de soumission.

Pour le mari il existe aussi ce côté qu’il est un frère parmi les frères et nous avons aussi cette belle parole, très courte d’ailleurs, de l’apôtre Paul quand il dit : « étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » (Éph. 5. 21).

La soumission, c’est quelque chose qui d’ailleurs, aujourd’hui encore, peut être souligné quelquefois. Est-ce que moi je suis soumis aussi à mes frères, est-ce que j’arrive à prendre la place de soumission ? J’ai une pensée, si c’est la pensée du Seigneur, la pensée de la Parole, je vais la retenir ferme. Mais dès qu’il y a quelque chose où on veut penser ainsi : les frères ont dit cela – nous pensons plutôt qu’une certaine décision peut être prise. Est-ce que je suis prêt à me soumettre ? Est-ce que je crois que moi je sais mieux, que moi je sais bien, que moi je suis celui qui… ? Eh bien, non.

Les uns soumis aux autres dans la crainte de Christ, c’est-à-dire que nous avons tous ensemble à nous mettre sur nos genoux devant notre Seigneur et à rechercher là sa pensée. À ce moment-là le Seigneur est à même de nous montrer aussi quelle est sa pensée, même dans ces décisions dont je viens de parler, ces décisions qui ne sont peut-être pas à prendre, même pour des choses d’ordre inférieur, comme nous disons quelquefois. Ah ! les choses d’ordre inférieur, chercher un local, ce local-ci, ce local-là – il doit avoir cela, il doit être cela….

Vous comprenez, il y a aussi des choses toutes simples mais qui sont nécessaires. Si elles sont nécessaires, elles doivent être résolues dans cette soumission au Seigneur. Alors, allons ensemble devant le Seigneur et recherchons sa pensée. Voilà ce qui est aussi un trait de caractère de cet homme sur la tête duquel le rasoir ne passe pas, mais où chacun de nous veut vraiment spirituellement prendre cette place de dépendance et de soumission.

C’est très beau de voir justement ici, que la prière de Anne n’est pas égoïste. On pourrait penser : elle voulait absolument avoir un fils, comme les autres, comme l’autre femme (Peninna). Est-ce que c’était un désir égoïste ? Eh bien ici, non. Nous voyons que c’est un souhait qu’elle a pour le Seigneur, parce qu’elle est prête tout de suite à le donner à l’Éternel. Elle ne veut pas le garder pour elle.

Elle voulait qu’il y ait un homme dans le peuple d’Israël que Dieu pourrait employer. Bien sûr nous voyons aussi que Dieu met dans son cœur cette pensée. En fait, Dieu veut que ce que Anne exprime soit la pensée de Dieu. Elle ne le sait pas encore, je pense, quand elle fait ce vœu, et c’est quand même la pensée de Dieu, parce que Dieu veut qu’Anne ait un fils – parce qu’Il connaît le cœur de Anne, Il sait qu’elle sera la femme par laquelle il y aura un fils qui sera aussi élevé dans le même sens pour être un homme pour Lui.

Nous avons ces deux côtés, d’abord ce désir chez elle, c’est pour Dieu, non pas pour elle ; deuxièmement nous avons aussi cette responsabilité qu’elle prend elle-même pour l’élever dans le sens du caractère que son fils devait revêtir. C’est pour cela qu’elle va dans sa maison. Elle ne le donne pas à quelqu’un d’autre. Elle reste à la maison, et son mari est maintenant d’accord avec elle pour qu’elle reste à la maison pour allaiter, pour sevrer son enfant.

Je prends maintenant ce mot « allaiter » dans un sens spirituel. Allaiter son enfant a un sens naturel. Mais dans un autre sens plus élevé, allaiter son enfant, c’est lui donner de la nourriture. Quelle nourriture voulait-elle donner à son fils, ce fils qui devait être voué à l’Éternel ? Il y a une nourriture qui le rendra apte à être déjà un petit enfant qui peut servir, servir dans les petites choses.

Il nous est présenté en cela quelque chose pour nous, je crois. Que nous soyons frères ou sœurs, nous avons chacun le désir de prendre cette place de soumission. C’est toujours la bonne place d’ailleurs. Pourquoi ? Parce que c’était la place que le Seigneur a prise. Le Seigneur a pris la place de la soumission, de la dépendance. En cela il est pour nous le grand exemple.

Est-ce que nous voulons avoir une meilleure place que Lui ? Eh bien, non, chacun de nous va dire : Non, si nous comprenons bien, si nous retenons bien que le Seigneur a pris cette place de dépendance, de soumission, et d’obéissance. La soumission, c’est aussi l’obéissance. Est-ce que je veux avoir une autre place ? Non, si je veux suivre mon Seigneur, je veux aussi montrer quelque chose de son caractère.

Et nous apprenons aussi, pour nous, quant à un enfant que nous avons, quelles sont nos pensées. Oui, notre enfant doit avoir une meilleure vie que moi. Très souvent c’est comme cela qu’on pense et on croit qu’on pense bien. Mon enfant ne doit pas passer par des épreuves comme celles où moi j’ai dû passer. Ah ! non, je vais tout faire pour que mon enfant ait vraiment une bonne place.

C’est bien naturel, n’est-ce pas, que nous aimions que nos enfants apprennent quelque chose pour pouvoir subvenir à leurs besoins : cela c’est normal, c’est clair. Mais est-ce que je cherche autre chose, est-ce que je cherche peut-être même à me retrouver moi-même dans mon enfant ? Il y a aussi quelquefois cette pensée : Là où moi je ne suis pas arrivé, je veux au moins que mon fils y arrive, et je me vois un peu dans mon fils, je vois un succès. Assurer le succès de mon fils, c’est aussi assurer le mien. Non, ce n’est pas cela. Il y a un autre chemin : allaiter l’enfant, donner la nourriture, la bonne nourriture à notre enfant, une nourriture qui l’amène à être obéissant, à aimer le Seigneur. Nous espérons, nous prions que les enfants se convertissent très tôt. C’est une très grande grâce quand nous pouvons dire de notre enfant de dix ans : il est au Seigneur.

Quelle joie pour le cœur d’un père, d’une mère, de savoir que si le Seigneur Jésus vient aujourd’hui, lui aussi va L’accompagner comme moi. Nous aimons aussi que l’enfant apprenne cette soumission, apprenne la modestie qui nous permet d’être plus petit que l’autre. Nous aimons aussi que notre enfant, notre fils, notre fille, apprenne les pensées du Seigneur dans l’Écriture. Nous aimons qu’il comprenne ce qui nous tient à cœur.

Chers amis, est-ce que le fait que nous connaissons une place où le Seigneur est au milieu nous tient à cœur ? Mais quelle place pouvons-nous avoir avec la présence du Seigneur au milieu de nous ? Nous ne Le voyons pas, mais Il est là et cette place doit nous être très chère.

Aller là et être là, doit être notre priorité. Il y a bien des choses que nous trouvons très importantes dans notre vie de tous les jours. Cette place-là est la place où le Seigneur aime nous voir. Peut-être qu’Il nous dit quelquefois : « J’aurais bien aimé te voir, j’avais aussi quelque chose pour toi ». Est-ce que cela nous fait quelque chose quand nous manquons ?

Est-ce que nous pouvons imprimer cela sur le cœur de notre enfant, de notre fils ou de notre fille qui grandit, que l’enfant remarque vraiment : Alors c’est là ce à quoi mon père, ma mère, tiennent, c’est là ce qui est leur première pensée.

Que vraiment les enfants remarquent aussi que c’est notre vrai désir, notre premier désir, de plaire au Seigneur et d’être là où Il est quand Il nous invite. C’est allaiter son enfant jusqu’à ce qu’il soit sevré, c’est-à-dire jusqu’au moment où l’enfant peut déjà se nourrir lui-même, spirituellement aussi.

Et pourtant la maman n’a pas oublié son enfant. C’est pour cela que j’ai lu ces quatre versets dans le chapitre 2. Elle n’a pas seulement pensé juste au moment où l’enfant était avec elle. Maintenant qu’elle a donné l’enfant à Silo devant la maison de l’Éternel et maintenant son devoir serait-il terminé ? Eh bien, non, son devoir n’était pas terminé.

Elle a encore un regard sur ce Samuel. « Dieu a exaucé » : c’est ce que veut dire ce nom de Samuel. Quand elle prononçait ce nom, Samuel, elle devait penser à sa prière, à son vrai désir et à la réponse de grâce de Dieu, qu’Il lui ait donné ce fils. Eh bien, ce Samuel, comment va-t-il ?

Elle avait certainement besoin de le savoir parce que chaque année elle lui apportait une petite robe. Comment savait-elle que cette robe était bonne ? Samuel grandissait, ici c’est tout naturel. Elle a bien compris qu’il aura maintenant telle taille, il a huit ans, il a dix ans, il a douze ans, il a treize ans… ; il a grandi, il a besoin d’une robe qui lui aille. Oui.

Mais alors spirituellement c’est aussi le regard que nous pouvons avoir. Qu’est-ce que nous pouvons donner à notre enfant ? Est-ce que nous pouvons vraiment lui donner quelque chose qui soit adapté à son âge, adapté à sa compréhension ? À quel âge commençons-nous à enseigner nos enfants ? Tout au début, n’est-ce pas.

Apprendre à être obéissant est quelque chose que l’enfant, à trois ans, doit savoir. Il doit absolument connaître l’obéissance. Il y a aussi cet âge où les enfants cherchent à élargir leur liberté. Alors là, obéissance, mon enfant. Apprendre l’obéissance et puis après on apprend toujours davantage. On doit l’apprendre à son enfant.

On peut lui apprendre comment il peut servir. Est-ce que nos enfants apprennent à servir, à ne pas être égoïstes, à ne pas penser qu’à eux-mêmes ? Est-ce qu’ils voient chez nous que nous ne pensons pas à nous-mêmes ? Même un peu éloignés de nous, comme Samuel qui n’était plus dans la maison de ses parents, et pourtant sa mère avait toujours encore soin de lui.

Certainement qu’elle a prié, femme de prière comme elle l’était, elle a prié aussi notre Seigneur : « Tu connais mon fils, il est à toi et tu peux vraiment l’employer ». Ce doit être une prière pour nous aussi chaque jour que le Seigneur m’accorde, que ma fille et que mon fils, soient utiles pour le Seigneur, soient des jeunes gens qui ont un cœur pour le Seigneur et ainsi aussi d’ailleurs un cœur pour nos frères et sœurs, un cœur pour l’assemblée, qu’ils grandissent encore.

Je peux leur faire comprendre encore davantage ce qu’est l’assemblée pour le cœur du Seigneur. Voilà quelque chose que nous pouvons apprendre à nos enfants pour qu’ils soient des enfants nazaréens pour le Seigneur et pour marcher après le Seigneur, pour Le suivre.

Il y a encore certainement beaucoup de choses dans ce chapitre. Je pense encore à quelque chose que nous trouvons dans le v. 21 : « Et Elkana, son mari, monta avec toute sa maison pour sacrifier à l’Éternel le sacrifice annuel et son vœu ». On peut se demander quel était son vœu.

Il me semble qu’avant ce vœu il y a un entretien profond entre lui et sa femme, parce que dans l’Ancien Testament, quand une femme faisait un vœu, c’était le mari qui devait ratifier ce vœu. Si le mari n’était pas d’accord avec le vœu de la femme, sa femme était libre de son vœu. Il y a là encore une chose très belle à voir : c’est qu’Elkana a entendu que sa femme Anne a fait un vœu.

Elle a fait le vœu que quand elle aura un enfant, l’enfant sera donné à l’Éternel pour tous les jours de sa vie. Alors Anne, non, si enfin tu as un fils, sois raisonnable, tu auras enfanté un fils pour toi. Ce n’est pas ce qu’il a dit, mais il a dit : Je suis d’accord avec toi. Il a ratifié ce vœu. Et ce vœu était même son vœu à lui, c’est pour cela qu’il est venu aussi pour encore le ratifier devant l’Éternel : Voilà le vœu que nous avons fait, que ma femme a fait, mais avec lequel je suis tout à fait d’accord.

Cet accord qui se trouve ici dans le couple, que nous trouvons encore quand elle pense : il faut que je reste, j’ai ici mes devoirs, mon devoir pour mon enfant, mon mari est d’accord.

Nous voyons aussi cette belle unanimité entre le mari et la femme, quelque chose que nous apprenons aussi de cette histoire. C’est quelque chose de très important et de très bénéfique pour nous toujours, que nous – je parle à ceux qui sont mariés et qui ont des familles – soyons vraiment unanimes aussi quant à l’éducation et quant à tout ce qui concerne notre famille et notre vie ensemble.

C’est vraiment devant le Seigneur que nous nous trouvons unanimes dans la pensée : tout pour le Seigneur. Lui doit avoir toujours pour nous toujours la première place, pas autre chose, pas le succès ici dans le monde, pas les choses matérielles, même pas les choses que le Seigneur nous accorde certainement, mais la priorité qu’aura toujours le Seigneur Lui-même si nous voulons Le suivre. Que ce soit toujours notre première pensée !

Est-ce que c’est à la gloire de notre Seigneur, est-ce que nous voulons vraiment savoir ce qui Lui plaît ? Alors allons voir dans l’Écriture, mettons-nous à genoux devant le Seigneur pour Lui demander, quand nous avons lu quelque chose : Seigneur, montre-nous ce que tu nous dis ici, montre nous, afin que nous comprenions, et donne aussi cette inclination de notre cœur pour te suivre vraiment.

Peut-être une petite remarque pratique, quelque chose que j’ai dû apprendre. Nous lisons à la maison, n’est-ce pas ? Peut-être lisons-nous le calendrier. C’est très bien ; il y a un verset biblique, il y a encore une simple explication, il y a aussi quelquefois l’appel d’un frère dans le texte, et nous pensons aussi que ce frère a voulu se laisser conduire par le Seigneur, par l’Esprit Saint, pour écrire quelque chose.

Nous retrouvons donc cela bien sûr si nous lisons la Parole. Le papa lit, son épouse écoute, les enfants sont là, écoutent-ils ? Oui, ils écoutent. Vous savez, si nous terminons tout simplement comme cela, nous avons lu, fermé la Bible et on s’en va. On a perdu une occasion.

Je propose autre chose. Quand nous avons lu quelque chose, nous aimons ensuite prier et demander au Seigneur : « Donne-nous de comprendre et de faire ce que nous avons lu ». Peut-être que le père peut voir dans l’Écriture qu’il a lu un détail sur lequel il peut exprimer une pensée. Vous savez, pour les enfants, cela devient vivant, beaucoup plus vivant, que si l’on ferme l’Écriture, et puis c’est terminé. Ils attendent seulement le moment où c’est terminé. Mais non.

Et puis s’il y a encore d’autres choses, des questions. Nous pouvons peut-être entrer un peu dans un détail, nous pouvons peut-être dire : Tu as vu comment le Seigneur a agi dans ce texte. Qu’en penses-tu ? » Si les enfants sont un peu habitués à cela, je crois qu’ils écoutent beaucoup mieux.

C’est quelque chose de simplement pratique, mais avoir ensuite une prière. Elle ne doit pas être longue, mais une prière concrète, sur un certain point, et l’enfant retient cela : Nous avons encore prié pour cela, et cela aide aussi à attirer leur attention et les aide à comprendre, et cela nous rend capables de suivre ce que le Seigneur nous a montré. Le Seigneur veut nous aider dans tous les détails.

Nous avons chanté que le Seigneur est plein de bonté. Nous avons parlé de Lui dans notre cantique comme le sacrificateur qui veut nous aider. Que fait un sacrificateur ? Il nous aide avant que quelque chose de grave arrive. Quand nous lisons Hébreux 4, nous savons bien que nous pouvons nous approcher de Lui pour qu’Il nous aide avant que nous tombions, pas trop tard, mais au moment opportun.

Le moment opportun, chers amis, c’est peut-être le moment où nous faisons la lecture avec une prière, et cela a été le moment opportun où le Seigneur veut nous aider et peut-être aussi nous retenir – Il veut peut-être aussi retenir mon enfant de faire quelque chose. Le Seigneur sait tout cela.

Le Seigneur veuille employer cela pour sa gloire et pour notre bien.

R. Brockhaus