
« Tu entendras la parole de ma bouche, et tu les avertiras de ma part » Ézéchiel 33. 7.
AVERTISSEMENT IGNORÉ
Le 21 septembre 1938, Charlie Pierce, un jeune météorologue, avertit le Bureau météorologique américain d’un violent ouragan qui se déplaçait vers le nord en raison de conditions de pression particulières et qui frapperait le même jour la côte est des États-Unis, en Nouvelle-Angleterre. Mais cette prédiction ne fut pas prise au sérieux. Personne ne s’attendait à un cyclone tropical aussi loin au nord.
La tempête atteignit la côte vers 16 heures, jetant plusieurs navires à terre et détruisant d’innombrables habitations. Plus de 600 personnes moururent. Si les victimes avaient été prévenues, elles auraient pu s’enfuir et se mettre en sécurité.
À travers la Bible, Dieu avertit les hommes du jugement à venir : « La colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes qui possèdent la vérité tout en vivant dans l’iniquité » (Rom. 1. 18). Le Fils de Dieu montre également aux hommes comment éviter le châtiment de leurs péchés : « Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
La question se pose donc de savoir si nous prenons au sérieux l’avertissement divin et si nous nous laissons sauver. Personne ne sait combien de temps l’offre de grâce de Dieu pour le salut sera encore valable. Aujourd’hui, nous pouvons encore nous repentir et croire au Sauveur.
D’après Näher zu Dir septembre 2024
« Il a entendu le son de la trompette, et n’a pas reçu l’avertissement… alors que s’il eût reçu l’avertissement, il aurait délivré son âme » Ézéchiel 33. 5.
L’AVERTISSEMENT
En raison de fortes pluies, la rivière qui traverse la ville d’El Playon en Colombie a rapidement gonflé, à tel point que les habitants ont dû fuir. Mais après seulement quelques jours, le niveau de l’eau est redescendu et les habitants sont rentrés chez eux.
Un résident a commencé à soupçonner que ce calme soudain pourrait être le signe d’inondations imminentes, encore plus importantes. De grandes masses d’arbres déracinés, de pierres et de boue formaient-elles quelque part une sorte de barrage qui pouvait céder à tout moment sous la pression de l’eau ? Il s’est senti obligé de courir à travers la ville en criant : « Attention ! Mettez-vous rapidement à l’abri, le danger n’est pas encore écarté ! » Beaucoup ont tenu compte de cet avertissement, ont abandonné leurs affaires et se sont précipités vers les collines environnantes. D’autres, en revanche, n’ont pas pris l’appel au sérieux ou même s’en sont moqués. En fait, peu de temps après, un terrible rugissement a éclaté et d’énormes masses d’eau se sont déversées à nouveau sur la ville. Les maisons se sont effondrées et de nombreuses personnes ont été emportées et ont péri dans les inondations.
Aujourd’hui, c’est Dieu qui nous donne à tous un avertissement sérieux concernant le jugement à venir : « Dieu… ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’il a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 30 et 31). Il est vrai que Dieu est patient, mais cela ne devrait pas inciter quiconque à ignorer son avertissement.
« Le Seigneur… est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9).
D’après die gute Saat septembre 2024
« Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage » Psaume 90. 12.
VOYAGE DANS LE MALHEUR
Ce verset du Psaume 90. 12 est gravé sur une pierre commémorative, qui a été dressée sur l’île de Borkum, dans le cimetière des baleiniers, au pied de l’ancien phare, et commémore un accident survenu en 1931.
Le 21 septembre 1931, les membres du club de gymnastique de Borkum partent pour l’île voisine de Juist pour y concourir. Ils y ont fait de la gymnastique et ont festoyé jusque tard dans la nuit. Ils ont commencé leur voyage de retour le lendemain en fin d’après-midi. Comme tout le monde voulait rentrer à la maison à temps, ils ont décidé de prendre la voie la plus courte au nord de la réserve ornithologique. Celle-ci était moins balisée et changeait constamment à travers les bancs de sable, tandis que l’itinéraire alternatif, plus long, était plus sûr.
Le courant a fait dévier le navire de sa trajectoire, une forte vague a arraché tout ce qui n’était pas solidement attaché, une autre vague a fait caler le moteur et arraché le gouvernail. Puis le bateau a heurté le sol. Le lendemain, à marée basse, ils se rendent compte que le banc de sable sur lequel ils sont échoués est entièrement entouré d’eau. L’inondation suivante a détruit le yacht. Finalement, l’un des naufragés a atteint la réserve ornithologique à la nage. Il a pu organiser une opération de sauvetage, mais pour 15 des 19 jeunes hommes, toute aide est arrivée trop tard.
Cela avait l’air si agréable : un voyage, une compétition, un raccourci – et cela s’est terminé par une tragédie. Mais n’est-ce pas le reflet de nos vies ? La pierre commémorative parle du fait que nous devons nous rappeler que nous devons mourir un jour. Nous devrions donc être sages et nous tourner vers Dieu pendant notre vie, et Lui donner la première place. Car Dieu nous dit : « Celui qui m’écoute habitera en sécurité et sera tranquille, sans crainte du mal » (Prov. 1. 33).
D’après die gute Saat septembre 2024
« Le pharisien qui l’avait invité, en voyant cela, se dit en lui-même : celui-ci, s’il était prophète, saurait qui est cette femme qui le touche et ce qu’elle est : une pécheresse. Mais Jésus, répondant, lui dit : Simon, j’ai quelque chose à te dire. Il dit : Maître, dis-le » Luc 7. 39 et 40.
LE SEUL ÉTAT DE CŒUR CONVENABLE POUR ÊTRE PARDONNÉ
Simon, un pharisien, avait invité le Seigneur Jésus à un repas. Apparemment, c’était une bonne action, mais il s’avéra que son motif était son propre intérêt. Au lieu d’honorer son invité selon la coutume, il avait plus d’intérêt pour sa propre réputation de la part du peuple. S’il avait du mépris pour le Seigneur Jésus, qui pouvait le savoir ? Il n’avait pas compté sur un invité qui, étant le Fils de Dieu, connaissait toutes choses. Le Seigneur Jésus mit à nu le cœur du pharisien en la présence de tous, et Simon dut entendre un reproche en public. Il n’avait même pas montré les moindres égards auxquels tout visiteur pouvait s’attendre. Qu’il avait dû être humilié d’entendre le Seigneur lui faire des reproches devant tous les autres invités !
Que l’action de la femme qui était venue sans être invitée était différente ! Elle n’avait pas d’illusions quant à elle-même ou à la vie : son seul désir était d’obtenir de la miséricorde. Nous la voyons aux pieds du Seigneur, en pleurs, consciente de son état de péché. Ses larmes arrosaient les pieds du Sauveur du monde. Ces larmes avaient plus de valeur pour le Seigneur Jésus que toute la nourriture recherchée que Simon pouvait Lui offrir.
Des pratiques religieuses extérieures ou une prétention de piété sont, encore aujourd’hui, sans valeur à l’estimation du Seigneur. Il désire voir un cœur brisé et humilié. Personne ne peut atteindre au salut éternel par sa propre justice ou par sa piété. Les gages du péché, c’est la mort. Ce n’est que si vous vous repentez et croyez de tout votre cœur que le Seigneur Jésus est mort sur la croix comme votre substitut et pour vos péchés, que vous pouvez recevoir le pardon, la vie éternelle, et le vrai bonheur.
D’après the Lord is near juin 1986
« Jésus qui était de Nazareth… Dieu l’a oint de l’Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » Actes 10. 38.
QUE MON MOI DIMINUE, ET LAISSE LA PLACE À CHRIST
Quand Jésus était ici-bas, c’était comme « faisant du bien » Quoique toujours tellement humble, Il ne pouvait pas retenir sa puissance quand il y avait du bien à faire – Il était obligé de la montrer. Ainsi, dans la vie de Jésus, dans ses actions ici-bas, il y avait quelque chose que le cœur naturel doit reconnaître et approuver. Les gens aiment bien que leurs maladies soient guéries. Et quand ils voyaient des morts ressusciter, ils se réjouissaient d’avoir à nouveau leurs amis ramenés à la vie. À la croix, par contre, il n’y avait pas de déploiement de puissance, pas de miracle – rien d’autre que faiblesse et dégradation – le Seigneur Jésus a été « crucifié en faiblesse » (2 Cor. 13. 4). Il a enduré l’épreuve de la part de l’homme, la tentation de Satan, et l’abandon de Dieu. À travers tout cela on ne pouvait voir que l’amour. La profondeur, la plénitude, les richesses de cet amour sont maintenant et pour toujours notre part heureuse et bénie.
De nombreux chrétiens entretiennent ces choses qui les empêchent de connaître la plénitude de cet amour dans leur cœur. Nous ne pouvons pas jouir de l’amour et de l’orgueil en même temps. Tout ce qui nourrit le moi, quoi que ce soit – honneur, talents, connaissance, richesse, amis, caractère inspirant le respect – tout ce en quoi l’homme naturel se réjouit nourrit en nous l’orgueil et rend Christ moins précieux et la joie de son amour moins pleine.
Puisse le Seigneur nous donner de savoir ce que c’est que d’être « crucifié au monde » (Gal. 6. 14). Bénissons Dieu pour tout ce qui abaisse le moi, et donne ainsi plus de place à Celui qui nous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous.
D’après the Lord is near juin 1986
« J’ai vu tous les travaux qui se font sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent » Ecclésiaste 1. 14.
LE SEUL FONDEMENT DU BONHEUR : LA CONFIANCE EN DIEU
Le bonheur, pour être réel et durable, doit être édifié sur un fondement solide. Lorsqu’on s’en occupe, il se peut qu’on ait un certain plaisir à construire un château en Espagne. Il en est de même quand on lit un roman ou qu’on est occupé de sports ou de rencontres sociales. Il y a aussi une excitation dans l’aventure, ou dans ce que le monde appelle un succès dans la vie, mais chaque seconde de la pendule nous rapproche du moment où nous devrons laisser tout derrière nous. Et qu’aurez-vous alors sur quoi vous appuyer ou à voir devant vous ? Tout cela ne dure qu’un moment, une échappatoire aux réalités ternes de la vie et de la certitude de la mort qui suivra. Ces choses ne peuvent pas donner de satisfaction réelle et durable.
Essayer de trouver le vrai bonheur dans de telles choses, c’est faire tout à nouveau l’expérience de Salomon. Salomon avait la santé, les richesses, la renommée, et tout ce que ce monde peut donner, et il décida fermement de voir ce que le plaisir pouvait apporter sous le soleil. Il ne s’épargna aucun effort. Il mit à l’épreuve tout ce que le monde peut offrir. Il résuma ensuite tous les bienfaits de ces choses quant au bonheur que cela lui apportait.
La joie, pour être réelle et durable, doit être basée sur un fondement solide qui ne puisse pas être ébranlé par les orages de la vie. On pourrait souhaiter que le voyage de la vie se fasse toujours sur des eaux calmes, mais il n’en est pas ainsi. Les vagues sont souvent hautes et le trajet pénible. En fait, Dieu a ordonné qu’il en soit ainsi, afin que l’homme se tourne vers Lui comme la seule source de satisfaction véritable. La joie réelle et durable ne peut être trouvée qu’en Dieu Lui-même révélé en Christ. Vous ne pouvez pas l’avoir autrement. La rechercher de quelque autre manière n’est que « poursuite du vent ».
D’après the Lord is near juin 1986
« En effet, comme, par la désobéissance d’un seul homme, beaucoup ont été constitués pécheurs, de même aussi, par l’obéissance d’un seul, beaucoup seront constitués justes » Romains 5. 19.
LA SEULE VOIE DE SALUT ÉTERNEL
La rédemption, qui est nécessaire à cause de la désobéissance de l’homme, est possible à cause de l’obéissance de Christ. L’obéissance est au centre du problème de l’homme et de la solution de Dieu. C’est en étudiant la signification véritable de l’obéissance que nous voyons ce qu’est l’homme en Adam, et la nécessité de l’obéissance pour le salut, la bénédiction, et une vie à l’honneur de Dieu.
Le christianisme professant, comme le monde, insiste beaucoup aujourd’hui sur les expériences ou l’excitation. Cela peut être le résultat de siècles de rites ennuyeux et sans vie, ou un signe des temps où les hommes recherchent l’excitation dans un monde par ailleurs ennuyeux et sans espoir. On insiste sur le résultat final aux dépens des moyens de l’obtenir. L’activité extérieure, plutôt que l’attitude intérieure du cœur, est mise en avant. Cette ruche d’activité met une grande pression sur de vrais chrétiens pour qu’ils accomplissent ou souffrent du fait que l’on qualifie l’ennui de la vie chrétienne de routine.
La société, qui devient de plus en plus humaniste dans sa manière de penser, met donc une forte pression sur le croyant. Souvent, des mouvements, comme les droits de l’homme, consciemment ou pas, affectent le processus de nos pensées. En raison de notre nature adamique et de l’influence de la philosophie des autres, nous agissons souvent en dépensant beaucoup d’énergie et de temps, et nous en voyons même des résultats, mais ne ressentons jamais un sens véritable d’accomplissement, de joie et de paix.
Puissions-nous chacun prier comme le faisait le psalmiste : « Donne-moi de l’intelligence, et j’observerai ta loi, et je la garderai de tout mon cœur » (Ps. 119. 34).
D’après the Lord is near juin 1986
« Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel à tout jamais ; car en Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles » Ésaïe 26. 3 et 4.
NOTRE SEIGNEUR EST NOTRE SEUL APPUI
« En Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles » ou : est la force éternelle, suivant d’autres traductions. En Jéhovah Lui-même – dans la source elle-même. Luther était un exemple des forces combinées des pouvoirs civil et ecclésiastique de la chrétienté. Sa force était en Dieu, et l’Éternel Jéhovah combattit les forces du mal à travers le simple moine de Wittemberg, et gagna pour les générations suivantes la si glorieuse Réforme. La vérité, c’est que, dans l’histoire humaine, il n’est pas question, avec Dieu, de quelconques difficultés. Les circonstances, et les occasions de ruine et de naufrage complets sont pour Dieu les occasions même de montrer sa puissance.
Impossible n’est pas le langage de la prière et de la foi. Dès l’instant où vous apportez la puissance de Dieu dans les circonstances les plus désespérées, la crainte et le doute disparaissent ; les questions cessent, et le cas est réglé. Jéhovah le fera, et la foi dit : c’est fait. Le Dieu vivant a toujours à nouveau élevé sa gloire hors des cendres d’un témoignage individuel et commun.
Il n’y a qu’une chose que Dieu ne peut pas faire : Il ne peut pas se renier Lui-même. C‘est là la confiance et la forteresse de la foi. La faiblesse extrême s’attache au trône de l’Éternel Dieu : la foi s’attache au Dieu vivant et se rit de l’impossibilité du monde.
En Jéhovah – Celui qui vit de sa propre vie – dont nul ne peut connaître l’Être, est la force éternelle. Jéhovah était le nom de la mémoire d’Israël (Ex. 6. 3) ; la signification de ce qui nous est enseigné en Apocalypse 1. 8 : « Celui qui est et qui était et qui vient ». Ne l’est-Il pas pour nous autant qu’Il l’était et qu’Il l’est pour Israël ?
Notre Dieu est une puissante forteresse,
Une muraille qui ne tombe jamais,
Lui notre Aide, dominant
Au milieu du flot des maux mortels.
Martin Luther
D’après the Lord is near juin 1986
« Je t’ai donc prié, en partant pour la Macédoine, de rester à Éphèse afin d’enjoindre à certaines personnes de ne pas enseigner des doctrines étrangères » 1 Timothée 1. 3.
LE BESOIN DE SOINS PASTORAUX
Si on compare Actes 20. 1 et Actes 19. 23 nous avons la raison pour laquelle Paul est parti d’Éphèse. Le trouble qu’avait apporté Démétrius qui a conduit à l’hostilité à l’égard de l’apôtre. Mais il nous est dit ici que, en partant, il avait prié Timothée de rester à Éphèse. Pourquoi Paul aurait-il dû prier Timothée de rester à Éphèse ? Pourquoi Paul supposait-il que Timothée aurait même envisagé de quitter cette assemblée ? La réponse à ces questions peut être déduite de sa lettre aux Éphésiens.
Lorsque des croyants, dans un endroit, commencent à se rassembler « comme concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu », le diable vient agir avec ses tromperies. En cherchant à empêcher ceux qui se sont mis à part de jouir de leurs bénédictions dans les lieux célestes, le diable attaque l’assemblée par la confusion, les émotions, des défaillances, et dans ce cas, des erreurs doctrinales. Pour qu’une assemblée survive aux attaques du méchant, il était impératif que Timothée reste dans les assemblées pour donner des soins pastoraux et donner quotidiennement un ministère qui réponde aux besoins immédiats. Paul savait qu’il n’y a pas de témoignage qui ne soit pas attaqué. Il savait aussi que les soins pastoraux sont difficiles, exigeants, et une œuvre ingrate dont beaucoup désireraient se décharger.
Le besoin de soins pastoraux est évident aujourd’hui, même dans des assemblées apparemment aussi solides que celle d’Éphèse. La tâche devant les « Timothée » n’est pas petite. Que peuvent faire les croyants pour aider ? Ils peuvent assurer la responsabilité pastorale si Dieu les y a appelés. Ils peuvent accomplir la tâche immense d’un pasteur. Ils peuvent encourager les pasteurs dans leur œuvre. Ils peuvent participer à éviter les « doctrines étrangères » plutôt qu’à les entretenir. Le plus important : ils peuvent prier pour des pasteurs qui, comme Timothée, écouteront l’appel du Seigneur et « resteront à Éphèse ».
D’après the Lord is near juin 1986
« Vous êtes vous-mêmes pleins de bonté, remplis de toute connaissance et capables de vous exhorter l’un l’autre » Romains 15. 14.
LES RELATIONS NORMALES ET BÉNÉFIQUES ENTRE CROYANTS
La société contemporaine souffrirait d’une perte réelle s’il n’y avait pas de soins préventifs. Les soins préventifs s’attaquent à un problème avant qu’il prenne de l’ampleur.
Les paysans graissent leurs outils, les usines vérifient les chaînes de fabrication, et les conducteurs huilent leurs véhicules. Ils savent tous qu’il est nécessaire de prendre grand soin des choses et d’éviter des pannes, qui coûtent de l’argent et font perdre du temps. L’entretien régulier fait partie de la vie.
En serait-il autrement dans l’Église de Dieu ? Paul disait aux croyants qu’ils étaient capables de s’exhorter les uns les autres et de se diriger l’un l’autre sur Christ. Auraient-ils toujours exactement la même pensée sur toutes choses ? Non. Se comprendraient-ils mal l’un l’autre quelquefois ? Certainement. Les enfants de Dieu ont encore en eux la vieille nature, et elle se montre de temps en temps.
Qu’il est nécessaire, alors, d’avoir ces soins à l’avance. Il est mauvais de laisser des difficultés sans les résoudre pendant des années. Gardez les relations actives. Exhortez vous l’un l’autre.
La discipline commence par là. Nous avons l’occasion merveilleuse de refléter Christ dans des relations remises en ordre, dans ce monde de relations rompues. Notre Dieu est un Dieu de guérisons. Il peut nous aider aujourd’hui à nous humilier, à estimer l’autre plus haut que nous-même, et à nous exhorter l’un l’autre. Une telle discipline ne peut produire que des croyants en bonne santé spirituelle.
D’après the Lord is near juin 1986
« Ô notre Dieu, ne les jugeras-tu pas ? Car il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ! » 2 Chroniques 20. 12.
LA PRÉSENCE DE CHRIST EST LE LIEU DE RASSEMBLEMENT DES CHRÉTIENS
La maison de Dieu à Jérusalem était alors le lieu de rassemblement de son peuple, et là, des prières étaient faites dans les jours de difficultés. Maintenant l’habitation du Seigneur est l’assemblée, et son centre de rassemblement, c’est le nom du Seigneur Jésus Christ. Vous et moi avons le privilège merveilleux, aujourd’hui, d’apporter devant Dieu tout ce qui Le concerne, au nom de son Fils béni, avec l’assurance qu’Il entendra et aidera. Dieu est un Dieu qui encourage, et ce qu’Il se réjouit de faire pour nos âmes, c’est de nous encourager.
C’est une chose précieuse d’avoir le nom du Seigneur comme notre centre, et de connaître la joie du Seigneur au milieu de nous. Pour nous assurer cela, ce que Dieu demande, c’est la simplicité. Il vous demande d’être juste ce que vous êtes. Et qu’êtes-vous ? Si vous croyez en Jésus, vous êtes un enfant de Dieu, un héritier de la gloire, et vous faites partie de la compagnie de ceux qui sont sanctifiés. Vous appartenez à Celui qui est béni en-haut. Vous êtes à Lui, et Il est à vous. Et tout son cœur, toute sa force, et tout ce qu’Il est, est à vous ; et Il a dit : « Je ne te laisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas » ; de sorte que, pleins de confiance, nous disions : « Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas : que me fera l’homme » (Héb. 13. 5 et 6).
Le fait est que, un croyant qui est en règle avec Dieu avance à travers ce sombre monde comme un ver luisant. En passant à travers cette scène, vous avancez avec l’heureuse certitude que vous n’avez aucune puissance sauf celle qui est de Dieu, et qui est infinie. Vous possédez – et devez compter sur – toutes les ressources de Dieu, qui est avec vous au jour de la bataille. Quelle chose extraordinaire d’être un enfant de Dieu dans la nuit de l’absence de Christ !
D’après the Lord is near juin 1986
« Un des esclaves du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, dit : ne t’ai-je pas vu, moi, dans le jardin avec lui ? Pierre nia encore ; et aussitôt un coq chanta » Jean 18. 26 et 27.
PIERRE NIANT CONNAÎTRE LE SEIGNEUR JÉSUS
Pierre n’était pas conscient que sa confiance en lui-même qu’il ne nierait pas connaître le Seigneur, était en soi l’annonce d’un danger. Il ne voulait pas accepter la sérieuse mise en garde du Seigneur. Puis dans le jardin, il dormait, pendant que le Seigneur était dans l’angoisse de sa prière. Pierre pensait qu’il était préparé pour le danger, alors que le Seigneur (en toute révérence) n’était pas prêt avant sa prière dans le jardin. Le fait, pour Pierre, de prendre hardiment une épée pour couper l’oreille du serviteur du souverain sacrificateur n’était qu’une sorte de courage charnel, qui dut être repris par le Seigneur – qui, Lui, guérit l’oreille de l’homme.
Que pouvait-il faire alors ? Il suivit, mais de loin, car il n’entrait pas dans les pensées du Seigneur Lui-même. Ensuite, amené dans la maison du souverain sacrificateur, Pierre fit encore une autre erreur, celle de se tenir avec les soldats pour se chauffer à leur feu. Si notre cœur est froid envers le Seigneur, il se peut bien que nous essayions de le réchauffer en choisissant mal notre compagnie, et en nous tenant près du foyer du monde ; mais cela ne remplace certainement pas la présence du Seigneur Lui-même.
Bien qu’il ait été témoin du témoignage calme et fidèle rendu par le Seigneur à l’égard de la vérité, Pierre ne fut pas réveillé de la faiblesse de sa crainte. Et bien qu’il ait été questionné et qu’il ait nié une fois et deux fois, il demeure dans la mauvaise compagnie jusqu’à être pressé une troisième fois – quand, à la suite de sa réponse négative, le coq chanta. Luc, dans son évangile, ajoute que, alors, le Seigneur se tourna et regarda Pierre, et que Pierre sortit et pleura amèrement. Quelle angoisse il dut ressentir dans son âme depuis ce moment-là jusqu’à ce qu’il rencontre le Seigneur après sa résurrection !
D’après the Lord is near juin 1986
« Il est impossible que le sang de taureaux et de boucs ôte les péchés » Hébreux 10. 4.
LA SEULE VOIE DE SALUT
L’Ancien Testament est rempli d’images qui parlent du Seigneur Jésus et de son œuvre. De nombreuses images étaient incluses dans les commandements de la Loi donnée au peuple d’Israël.
Malheureusement la chrétienté a pris beaucoup de ces types littéralement, sans connaître leur signification spirituelle pour le temps actuel.
De même que le sang des sacrifices d’animaux était le type prophétique du précieux sang de l’Agneau de Dieu qui plus tard mourrait sur la croix du Calvaire, de même la coupe et le pain du souvenir sont un rappel rétrospectif ; ils ne sont que des symboles de la mort du Seigneur et de son sang. Les péchés ne peuvent jamais être pardonnés par la participation à ce repas – pas plus que par le sang d’animaux immolés, car la Parole de Dieu nous enseigne que ce n’est qu’un souvenir des péchés.
Le seul et unique moyen de salut, c’est le sang précieux de l’Agneau de Dieu, le Seigneur Jésus Lui-même, qui sur la croix a souffert et est mort pour les péchés des autres. Aucun signe extérieur, aucun rite de cérémonies, si impressionnants soient-ils, ne peuvent apporter le pardon des péchés. Et pourtant, il est impératif que les péchés soient expiés, que le péché soit ôté, pour que l’homme soit sauvé. Il n’y a pas autre chose que ceci, que chacun vienne personnellement, avec sa culpabilité et ses péchés, vers Celui dont parle la Sainte Écriture quand elle dit qu’il n’y a qu’un Médiateur entre Dieu et l’homme, l’Homme Christ Jésus.
Cette prise de conscience peut être une chose impressionnante pour le pécheur, spécialement quand il a mené une vie honorable devant les hommes. Cependant, que vous soyez un grand pécheur ou un moindre pécheur, il n’y a qu’un chemin. Marchez-y, et vous ne le regretterez jamais.
D’après the Lord is near juin 1986
« Si vous m’aimez, gardez mes commandements » Jean 14. 15.
OBÉIR AU SEIGNEUR JÉSUS PAR AMOUR
L’obéissance est une attitude de cœur envers une autorité supérieure. Pour nous, comme chrétiens, cette autorité supérieure est Dieu Lui-même. L’obéissance intervient aussi avec l’attitude de chaque individu envers Dieu. Le légalisme, d’autre part, place le commandement au-dessus de celui qui commande. Il insiste sur la Loi elle-même, qui doit être gardée pour elle-même plutôt que pour la gloire de Celui qui la donne. Ceux qui sont légalistes ont aussi tendance à regarder aux activités des autres plutôt qu’à leur propre cœur et leur propre attitude. Cette manière de juger était commune chez les Pharisiens au temps de la présence et de la marche du Seigneur Jésus sur la terre. En Romains 2, Paul décrit clairement ces conducteurs religieux de cette époque. Nous devons prendre conscience que l’obéissance est quelque chose au sujet de quoi nous avons besoin de sonder notre propre cœur.
La conformité se rapporte à l’extérieur d’un homme. Beaucoup se conforment extérieurement à des lois, de crainte d’être mal jugés ; cependant, leur attitude n’est certainement pas celle de l’obéissance. Nous avons probablement tous conduit notre voiture à la limite de vitesse de crainte d’une amende, alors que dans notre cœur nous aurions préféré rouler à plus grande allure. Le respect pour ceux qui ont l’autorité n’est pas le facteur qui nous motive, mais plutôt la peur d’une punition. Se conformer à une loi peut être le moyen d’éviter une punition ; cependant, la paix et la joie qui découlent de l’obéissance ne sont pas présentes.
L’obéissance est d’abord une attitude d’écoute. Soit nous écoutons dans une position subordonnée d’obéissance, et honorons ainsi l’autorité et la sagesse de celui qui est au-dessus de nous, soit nous nous élevons nous-mêmes et refusons de nous soumettre à celui qui est au-dessus de nous.
Par définition l’obéissance implique la soumission à l’autorité et à la sagesse de celui qui donne l’ordre. Ainsi la désobéissance implique la pensée de rébellion, soit ouverte soit, ce qui est plus important, dans le cœur.
D’après the Lord is near juin 1986