VAINCRE LE MAL PAR LE BIEN

« Ne sois pas surmonté par le mal, mais surmonte le mal par le bien » Romains 12. 21.

« Cessez de mal faire, apprenez à bien faire » Ésaïe 1. 16.

Par cette exhortation, l’apôtre Paul conclut la description des principaux aspects de la vie chrétienne contenus dans le chapitre 12 de son épître aux croyants de Rome. Cette conclusion est aussi une synthèse, qui contient aussi bien l’aspect négatif (les choses à ne pas faire) que l’aspect positif (celles qui sont à faire). Elle se relie directement au verset 9 du même chapitre : « Ayez en horreur le mal, tenez ferme au bien », mais elle est encore plus incisive parce que, étant au singulier, elle s’adresse directement à chacun d’entre nous.

L’ordre dans lequel se trouvent ces principes n’est pas fortuit, car ils sont consécutifs : il s’agit d’ôter le mal pour le remplacer par le bien. Mais ce n’est pas un ordre quant à leur importance : ôter le mal et lui substituer le bien, cela va de pair. Ce serait une erreur d’insister sur un aspect des choses par rapport à l’autre aspect.

L’exhortation ne peut être mise en pratique que par un vrai croyant en Christ, qui a reçu le sceau du Saint Esprit (Éph. 1. 13). Un être humain qui est encore dans son état de péché (Éph. 2. 3) ne pourrait pas la traduire en actes, sauf occasionnellement, et en tous cas dans une mesure insuffisante par rapport aux critères de la sainteté et de la justice de Dieu. « Pour ceux qui sont souillés et incrédules, rien n’est pur ; au contraire, chez eux, intelligence et conscience sont souillées. Ils font profession de connaître Dieu, mais par leurs œuvres ils le renient… ils sont, …pour toute bonne œuvre, disqualifiés » (Tite 1. 15 et 16).

C’est seulement lorsqu’on est en relation avec Dieu le Père, par la foi en Christ et en son œuvre rédemptrice – par conséquent lorsqu’on est devenu « participant de la nature divine » (2 Pier. 1. 4) – que l’on est capable d’éviter le mal et de faire le bien. Ce sont les « capacités potentielles » que le croyant a reçues de Dieu pour les manifester par des comportements et des actions justes. Dans son épître, Jacques nous prévient : « La foi, si elle n’a pas d’œuvres, est morte » (Jac. 2. 26 et 17).

Posons-nous la question : mon comportement, mes paroles et mes actions, montrent-ils une foi authentique, réelle ? (2 Cor. 13. 5).

D’après « Il buon seme » mars 2024