TRADUCTION DE FEUILLETS (78)

« Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, où les mites et la rouille détruisent, et où les voleurs s’introduisent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni les mites ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne pénètrent ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » Matthieu 6. 19 à 21.

PASSION POUR LA COLLECTION

On dit que collectionner toutes sortes de choses intéressantes est aussi vieux que l’humanité elle-même. Au début, les gens collectaient principalement ce qui était nécessaire à la vie et aux besoins quotidiens. Dans l’Antiquité, il existait déjà de vastes collections d’objets artisanaux. Pour de nombreuses personnes, l’instinct de collectionner commence dès l’enfance, par exemple lorsque les coquillages et les pierres peuvent être récupérés lors de vacances à la mer. De nos jours, il n’y a presque rien que quelqu’un ne collectionne : des timbres et pièces de monnaie aux œufs surprises en passant par les boîtes de conserve et les sous-bocks et bien plus encore. Un collectionneur a dit un jour : pour nous, collectionneurs, collectionner de bonnes et belles choses est une sorte d’amour de la vie. Collectionner a un effet positif sur les gens. Cela a un effet équilibrant sur l’âme et l’esprit et vous vous sentez rassasié.

Je ne peux m’empêcher de penser aux paroles ci-dessus que Jésus a dites à ses disciples. Collectionner certains objets peut être intéressant, mais c’est éphémère, comme tout ce qui est matériel sur cette terre. Quiconque y met son cœur perdra tout au plus tard à la fin de sa vie.

Jésus nous dit d’amasser des trésors dans le ciel. La base en est que par la foi en Lui, nos noms sont écrits dans le ciel (Luc 10. 20). Quiconque dirige ensuite sa vie vers le ciel en obéissant à Jésus-Christ et en agissant par amour pour lui se rassemble pour le ciel. Il ne perdra pas sa collection. Parce que ces trésors sont absolument sûrs et seront valorisés par Dieu et récompensés en conséquence.

D’après die gute Saat août 2024

« Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » Matthieu 1. 15.

LA VIE EST TROP COURTE POUR QU’ON RESTE MALENTENDANT

L’aide auditive d’un vieil homme grince et émet un bip dans une maison de retraite. « Cela fait longtemps que je n’entends pas correctement – l’aide auditive ne fonctionne pas », dit-il d’une voix forte. « Quand on regarde un film ensemble, je ne vois que les mouvements de la bouche, mais je ne comprends rien ».

Un jour plus tard, je me rends chez l’audioprothésiste pour faire réajuster l’aide auditive en question. Puis je vois une affiche avec l’inscription : la vie est trop courte pour être malentendant.

Il y a quelque chose là-dedans, je pense. Ce vieil homme a besoin d’un appareil auditif fonctionnel pour pouvoir à nouveau bien entendre. Cependant, il y a aussi des personnes qui n’ont pas besoin d’appareil auditif parce qu’elles ont de bonnes oreilles, mais qui « entendent mal » quand même. Non seulement les enfants qui sont censés faire quelque chose pour maman ou papa doivent parfois être appelés trois fois, mais les adultes ont aussi souvent des difficultés à entendre.

La vie est trop courte pour ne pas écouter la voix de Dieu.

Combien de fois Dieu vous a-t-il parlé à travers un verset biblique et vous l’avez ignoré ? Combien de fois avez-vous admiré la magnifique création à travers laquelle Dieu parle sans paroles, mais vous ne voulez pas croire que tout a été créé par Lui ? Combien de fois Dieu a-t-il attiré l’attention sur lui directement à travers les circonstances de la vie, mais vous dites : chanceux !

Si vous avez bouché vos oreilles jusqu’à présent, écoutez la voix de Dieu aujourd’hui. Il dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur » (Héb. 4. 7). La voix de Dieu peut être clairement « entendue » dans la Bible. « Bienheureux celui qui lit et qui entend les paroles de la prophétie et qui garde ce qui y est écrit ; car le temps est proche » (Apoc. 1. 3).

D’après die gute Saat août 2024

« J’ai étendu ma main tout le jour vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie qui n’est pas bonne, après leurs propres pensées » Ésaïe 6. 52

LA DAME NE VIENT-ELLE PAS ?

C’était l’époque des calèches. Une riche dame écossaise était partie en ville avec sa fille, qui était sa seule enfant. Devant un magasin, elle lui confia les rênes des chevaux et partit faire des courses. Soudain, les chevaux prirent peur et s’enfuirent. Ils galopèrent à travers la ville, puis sur les routes de campagne. Dans une carrière voisine, un ouvrier vit les chevaux effrayés et identifia la situation dangereuse. Il se jeta sur eux, fut renversé et entraîné et grièvement blessé – mais les chevaux se sont arrêté et l’enfant a été sauvé.

L’homme a été emmené dans une maison voisine. Plus tard, la mère est revenue de la ville, a entendu ce qui s’était passé, a joyeusement serré son enfant dans ses bras, est remontée dans sa voiture et est rentrée chez elle.

À l’intérieur de la maison, cependant, le mourant sortait de temps en temps de son inconscience. Il ne cessait de demander : la dame ne vient-elle pas ? Ce soir-là, il est mort. Il avait risqué sa vie et attendait un mot de remerciement. Mais en vain.

Il y en a aussi Un qui est venu pour vous et moi. Il a quitté le ciel et a donné sa vie pour des pécheurs. Pourquoi cela ? Parce qu’il voulait vous sauver, vous et moi, de la mort éternelle. Maintenant, Il attend. Peut-être qu’Il doit aussi se plaindre : pourquoi personne ne vient ? J’ai étendu mes mains – mais personne ne reconnaît ce que j’ai fait, ne se tourne vers moi, ne vient à moi pour me remercier ?

Jésus-Christ « s’est donné lui-même » (Gal. 2. 20). Êtes-vous conscient qu’Il l’a fait pour vous aussi ? Ne voulez-vous pas accepter son salut et Le remercier pour son amour ?

D’après die gute Saat août 2024

« Ne te réjouis pas, Philistie… je ferai mourir de faim ta racine, et tes restes, on les tuera… L’Éternel a fondé Sion, et… les pauvres de son peuple y trouvent un refuge » Ésaïe 14. 29 à 32.

NOTRE PIRE ENNEMI

Avons-nous quelque ennemi tel que la Philistie l’était pour Israël ? Il n’y a qu’une réponse à cela. L’ennemi qui opprimait Israël dans ses derniers jours nous opprime de manière spirituelle. Nul n‘est plus dangereux que les Philistins. Où peut-on le trouver aujourd’hui ?

Il représente l’esprit du ritualisme et du formalisme froid et sans cœur. Ne vous êtes-vous jamais trouvé où tout est froid comme glace, et aussi formaliste que l’arithmétique – où toutes les formes extérieures sont respectées, mais où l’amour et la puissance sont absentes ? Eh bien, c’est l’esprit du formalisme philistin.

Ne vous êtes vous jamais trouvé dans une réunion, prétendue faite au nom de Jésus, qui était autrefois caractérisée par une faim pour la Parole de Dieu, et par la chaleur de l’affection chrétienne que vous ressentiez dès l’entrée. Mais maintenant elle est devenue riche et n’a besoin de rien ? Avec une indifférence calme et polie, on écoute les douces vérités qui ne touchent plus – on est « dégoûté de ce pain misérable » (Nomb. 21. 5).

Qui d’entre nous oserait dire qu’il n’a rien à craindre des Philistins ? – C’est notre plus terrible et puissant ennemi aujourd’hui.

D’après the Lord is near février 1986

« À l’ange de l’assemblée qui est à Éphèse, écris : … Je connais tes œuvres, ton travail, ta patience, et je sais que tu ne peux pas supporter les méchants » Apocalypse 2. 2.

LA CAUSE DU DÉCLIN

En ce début de l’histoire de l’Église, représentée par Éphèse, il n’y avait pas de signes extérieurs de déclin. Christ est encore vu comme Celui qui tient les sept étoiles dans sa main, et qui marche au milieu des églises. Cela n’indique-t-il pas que ceux qui étaient sous l’autorité et la direction du Seigneur pour représenter ses intérêts dans l’assemblée étaient encore sous sa puissance et sa direction ? Il y avait encore aussi beaucoup de choses que le Seigneur pouvait approuver. Les chrétiens étaient remarqués par leur constance dans le service du Seigneur. Ils avaient résisté à toutes les attaques de Satan cherchant à corrompre l’Église par de la prétention et de mauvaises actions.

Cependant, bien qu’ils aient été extérieurement sans défaut, le Seigneur, qui connaît les cœurs, dit : J’ai contre toi, que tu as abandonné ton premier amour. C’est la racine de toute la chute de l’Église. Quelqu’un a dit : ce qui fait du tort, et finalement ruine, vient toujours de l’intérieur, non pas de l’extérieur. Parce qu’ils avaient perdu leur premier amour pour Christ, le Seigneur doit prononcer ces paroles solennelles : « Souviens-toi donc d’où tu es tombé ». La mise en garde suit, c’est que, à moins qu’il y ait repentance, la lampe serait retirée. Si le premier amour pour Christ était perdu, la lumière devant les hommes s’éteindrait.

Ce qui est vrai de l’Église dans son entier est certainement vrai de chaque assemblée locale et de chaque croyant en particulier. La racine de toute chute est à l’intérieur, dans le cœur, et s’il n’y a pas repentance, le témoignage extérieur, devant Dieu, aura cessé d’avoir de la puissance. Il était toutefois possible, individuellement, de surmonter cette défaillance intérieure et de maintenir le premier amour pour Christ. À de tels croyants, le Seigneur se révélerait comme l’arbre de vie – la source cachée de nourriture spirituelle dans le paradis de Dieu, où aucun ennemi ne s’introduira jamais pour détacher nos cœurs de Christ.

D’après the Lord is near février 1986

« En toutes choses rendez grâces, car elle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » 1 Thessaloniciens 5. 19

VOIR LA MAIN DE DIEU EN TOUTES CHOSES

Continuellement, en toutes circonstances, c’est avec Dieu que nous avons à faire. Les gens qui cherchent toujours des causes secondes sont conduits pratiquement dans l’infidélité ; et il en est ainsi de l’enfant de Dieu : s’il s’appuie sur les circonstances, il perd le sentiment d’avoir à faire avec Dieu.

Quand nous arrivons réellement à connaître Dieu, nous Le connaissons comme étant l’amour. Alors, sachant que tout vient de Lui, quelles que soient les circonstances, nous y voyons partout son amour. Il se peut que je sois appelé à passer par la peine, la souffrance et l’épreuve comme faisant partie de sa discipline, mais tout ce qui vient de Dieu vient d’une source en laquelle j’ai confiance. Au travers des circonstances je regarde à Lui ; et rien ne peut me séparer de son amour.

N’est-il pas vrai que souvent, en pratique, nous nous arrêtons aux circonstances dans lesquelles nous sommes placés, et ne voyons que nos sensations et notre jugement à leur égard ? Ce qui devrait nous occuper, ce n’est pas nos circonstances, mais ce que Dieu désire par elles.

Il se peut qu’il y ait un mal secret agissant dans mon cœur, mais dont je reste inconscient. Eh bien, Dieu envoie une circonstance qui me découvre le mal, afin que j’y mette ordre. N’est-ce pas une bénédiction ? La circonstance ne crée pas le mal qu’elle excite ; elle n’agit que sur ce qu’elle trouve dans mon cœur, et le manifeste. Le mal étant découvert, les circonstances sont oubliées – seul est vu le but de Dieu.

S’il y a des circonstances qui éprouvent nos cœurs et nous rendent perplexes, disons simplement : c’est avec Dieu que j’ai à faire ; et que veut-Il de moi ? Dès que le cœur est amené à reconnaître la présence de Dieu, tout est fait : il se soumet. L’âme se trouve en communion avec Dieu au sujet des circonstances.

D’après the Lord is near février 1986 (J.N.D.)

« Et il arrivera que tu boiras du torrent, et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là » 1 Rois 17. 4.

LES CORBEAUX DE DIEU

Dieu répond souvent à nos besoins de manière inattendue. Un écrivain allemand du 19ème siècle, rapporte ceci dans son étude sur Élie.

Qui d’autre que le Dieu d’Élie, il y a peu de temps, a répondu à un pauvre homme dans la détresse, non pas par un corbeau, mais par un petit oiseau chanteur ? Cet homme était assis tôt le matin, à la porte de sa maison. Il criait à Dieu en prière, parce qu’il s’attendait à ce qu’un homme de loi vienne l’arrêter parce qu’il était incapable de rembourser une petite dette.

Tandis qu’il était assis là, le cœur gros, un petit oiseau volait du haut en bas de la rue comme s’il était perdu. À la fin, comme une flèche, il vola par-dessus la tête du pauvre homme, entra dans la maisonnette et se percha sur l’armoire vide. L’homme ferma la porte, prit l’oiseau et le plaça dans une cage. L’oiseau se mit tout de suite à chanter ce qui semblait un vieux cantique allemand : ne crains pas quand il fait sombre. L’homme l’écoutait, et cela le réconforta.

Tout à coup on frappa à la porte. Au lieu de l’employé qu’il craignait, c’était la domestique d’une dame riche qui lui dit que quelqu’un avait vu un oiseau voler dans sa maison. L’avait-il attrapé ?

– Le voici, répondit l’homme. Quelques minutes après que l’oiseau ait été emporté, la servante revint.

– Vous avez rendu un grand service à ma maîtresse, dit-elle. Elle aime beaucoup cet oiseau chanteur et elle vous est très reconnaissante. Elle vous demande d’accepter cette bagatelle avec ses remerciements. C’était exactement la somme que devait le pauvre homme. Quand l’employé revint, il put payer sa dette, et remercia le Seigneur.

Avez-vous jamais fait l’expérience de l’un des corbeaux de Dieu ? Il les envoie pour qu’on se souvienne de sa fidélité envers ceux qui Lui font confiance. Lui faites-vous confiance ?

D’après the Lord is near février 1986

« Je connais ta tribulation, ta pauvreté (pourtant tu es riche), et l’outrage de ceux qui se disent Juifs ; et ils ne le sont pas, mais ils sont la synagogue de Satan » Apocalypse 2. 9.

PERSÉCUTIONS PRÉSENTES, MAIS VIE ÉTERNELLE

Cet appel à Smyrne se rapporte certainement aux jours de persécutions que l’Église a vécus après le déclin de la pureté apostolique. Le Seigneur se présente comme l’encouragement le plus profond aux saints persécutés même jusqu’à la mort. Si des saints sont appelés à voir la mort en face, qu’ils se souviennent que Christ a passé par la mort et qu’Il est vivant. À Smyrne nous voyons les nouveaux maux qui attaquaient l’Église, la tribulation que le Seigneur permettait pour arrêter ces maux et le dévouement des vainqueurs qui, individuellement, au milieu de la persécution, furent fidèles jusqu’à la mort.

Pendant cette période, les efforts de Satan pour corrompre l’Église prirent deux formes. D’une part, il y avait l’influence pour corrompre à l’intérieur : ceux qui cherchaient à ajouter du Judaïsme au christianisme. Et d’autre part, l’opposition contre le christianisme depuis l’extérieur par les persécutions de la part des Gentils, des nations. Après le départ des apôtres il s’éleva un parti judaïsant, appelé ici la synagogue de Satan, qui essayait d’attacher au christianisme les cérémonies et les principes du Judaïsme. Ce parti a toujours été à l’œuvre depuis, de sorte que la profession chrétienne, aujourd’hui, a perdu son véritable caractère céleste et est devenue un grand système mondain avec des bâtiments, des formes et des cérémonies imposants, selon le modèle du système juif, choses qui attirent l’homme naturel.

Devant cette grande chute, le Seigneur a permis que l’Église passe par une période de persécution qui a fait reconnaître ceux qui Lui sont fidèles. Le Seigneur leur assure qu’Il a mis une limite aux souffrances de siens. Il récompensera leur fidélité jusqu’à la mort par une couronne de vie, et Il promet que, même s’ils passent par la mort, ils ne seront pas touchés par la seconde mort.

D’après the Lord is near février 1986

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » 2 Timothée 3. 16.

L’INSPIRATION DIVINE DE LA BIBLE

Récemment on a demandé à un ambassadeur des États-Unis si, dans une certaine occasion, il avait parlé de son propre chef ou pour l’administration. Il a répondu : j’ai parlé pour l’administration, mais par mes propres expressions.

Qu’est-ce que l’inspiration ? La Bible est un écrit inspiré. Les hommes ont écrit exactement ce que Dieu voulait qui soit écrit. Les hommes ont reçu par révélation ce que Dieu voulait qu’il soit écrit. Et par inspiration les hommes l’ont mis dans sa forme écrite.

Certains voudraient penser que les écrivains de la Bible étaient inspirés simplement comme d’autres hommes. Ils disent que ces auteurs furent inspirés pour écrire ces paroles comme tout auteur était inspiré pour écrire. Ils seraient juste un peu plus clairs, ce ne serait qu’une question d’intensité.

Mais ce n’est pas du tout le cas. Chaque mot de l’Écriture a été réellement soufflé par Dieu. Dieu n’a pas ignoré la personnalité de chacun des auteurs, cela se voit bien. Mais tous les mots écrits dans les langues originales étaient exactement ce que Dieu voulait.

Cela est un peu illustré par l’ambassadeur. Les mots étaient bien les siens, mais le message qu’ils donnaient était celui de l’administration. Il pesait soigneusement ses paroles pour transmettre le message aux autres. Tous les mots des quelque quarante écrivains de la Bible étaient pesés par Dieu avant d’être écrits.

Comment devons-nous réagir à cela ? – Soulignons le fait que, dans la Bible, nous avons des paroles d’autorité. On ne la lit pas comme un autre livre. Elle doit être lue comme étant la parole même de Dieu, sa révélation pour nous. Elle doit former notre vie et avoir son autorité dans nos foyers.

D’après the Lord is near février 1986

« Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; dans toutes tes voies, connais-le, et il dirigera tes sentiers » Proverbes 3. 5 et 6.

NOTRE DIEU À DROIT À TOUTE NOTRE CONFIANCE

Le peuple choisi de Dieu avait toutes les raisons de se confier dans l’Éternel. Il les avait délivrés de leur esclavage en Égypte. Il avait détruit dans la Mer rouge, jusqu’au dernier, les Égyptiens qui les poursuivaient. (Ex. 14. 28). Il pourvoyait à leurs besoins dans le désert, avec la manne du ciel (Ex. 16. 4), avec l’eau du rocher (Ex. 17. 6), et avec des vêtements qui ne se gâtèrent pas pendant quarante ans (Deut. 29. 5). Il les avait amenés en Canaan, la Terre Promise, le pays de lait et de miel (Jos. 5. 6). Bref, Il s’était montré Lui-même, à fois répétées, comme un Dieu qui aime son peuple et prend soin de lui, et Il leur demandait seulement de se confier en Lui et en personne d’autre : « Tu n’auras pas d’autre Dieu devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni aucune ressemblance de ce qui est dans les cieux en haut, et de ce qui est sur la terre en bas, et de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne t’inclineras point devant elles, et tu ne les serviras point (Ex. 20. 3 à 5).

Aujourd’hui le Seigneur continue à nous donner toutes raisons de Lui faire confiance. Il a donné la preuve de son amour pour nous en ce que, alors que nous étions encore pécheurs, Il est mort pour nous (Rom. 5. 8), Il a prouvé ses soins pour nous en demandant à son Père de nous garder en son nom (Jean 17. 11 et 12). Il a prouvé sa présence au milieu de nous en nous donnant son Saint Esprit comme consolateur, comme guide et comme enseignant.

Avez-vous reconnu son amour, ses soins, et sa présence dans votre vie ? Avez-vous oublié que vous étiez autrefois morts et que vous avez maintenant une vie nouvelle en Christ ? Avez-vous récemment compté vos bénédictions célestes ? Si vous Lui avez fait confiance pour votre état éternel, ne voulez-vous pas Lui faire confiance pour la vie présente ? Si vous croyez qu’Il vous a béni de toutes bénédictions dans les lieux célestes, ne voulez-vous pas Lui faire confiance pour vos besoins journaliers ?

D’après the Lord is near février 1986

« C’est une chose digne de louange de supporter des afflictions par conscience envers Dieu, en souffrant injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il, si, maltraités pour avoir mal agi, vous l’endurez. Mais si vous souffrez en faisant le bien et que vous l’enduriez, c’est digne de louange devant Dieu, car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude ; qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » 1 Pierre 2. 19 à 23.

RECONNAÎTRE LA VOLONTÉ DE DIEU DANS TOUTES LES CIRCONSTANCES

Il n’y a presque rien de plus difficile à supporter que l’injustice de la part de nos proches. Cela cause, non seulement de la peine, mais un sentiment d’humiliation et d’injustice – et le sentiment de nos droits s’affirme rapidement. Il n’est pas facile d’identifier tout de suite la volonté de Dieu dans ce que nous font nos semblables. Dieu permet que nous soyons mis à l’épreuve par de tels ennuis, pour voir si nous avons réellement pris Christ comme notre exemple. Étudions son exemple. De Lui nous pouvons apprendre ce qui Lui donnait la capacité de supporter patiemment les injustices.

Christ acceptait la souffrance comme étant la volonté de Dieu pour Lui. L’Écriture montre que le Serviteur de Dieu devait souffrir. Quand la souffrance est venue, elle ne L’a pas pris par surprise. Il l’attendait. Il savait qu’Il devait en être ainsi, et sa première pensée n’était pas de savoir comment en être délivré, mais comment glorifier Dieu en cela. Il y voyait la main de Dieu.

Chrétien, voulez-vous avoir la force de souffrir injustement dans le même esprit que Christ ? Habituez-vous, dans tout ce qui vous arrive, à reconnaître la volonté de Dieu. Cette leçon a plus de conséquences que vous ne pensez.

D’après the Lord is near février 1986

« Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ; et tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi » Apocalypse 2. 13.

LE DÉCLIN DE L’ÉGLISE

Dans ce message à Pergame, nous voyons le déclin de l’Église professante qui a suivi les jours de persécution. À la profession chrétienne de cette période, le Seigneur se présente comme Celui qui a « l’épée aiguë à deux tranchants ». La condition solennelle de l’Église est mise au jour par la lame de l’épée. Lier le judaïsme au christianisme est une tentative d’accommoder le christianisme au monde en adoptant ce qui fait appel à la vue et aux sens de l’homme naturel. Cela a pour résultat, non d’attirer les gens hors du monde, mais de pousser la profession chrétienne dans le monde. Aussi le Seigneur doit dire : « Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ». Où nous habitons indique sérieusement ce que nos cœurs désirent. Habiter où est le trône de Satan montrerait le désir pour le patronage et le brillant d’un monde dont Satan est le prince.

Malgré tout, les grandes vérités cardinales quant à la Personne et à l’œuvre de Christ étaient encore maintenues, car le Seigneur peut dire : « tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi ». Cependant l’Église adoptait les méthodes du monde et tombait dans les maux qui caractérisaient le Balaam d’autrefois. Il s’élevait une classe d’hommes qui, comme Balaam, faisaient du ministère une profession lucrative, et liaient l’Église au monde, lui dérobant sa position de vierge chaste, épouse de Christ. Cela ouvrait la porte au nicolaïsme, qui estimait la vie de piété pratique de peu de valeur, puisque le croyant est justifié par la foi. C’était tourner la grâce de Dieu en dissolution.

Le vainqueur, qui refusait les méthodes du monde, serait récompensé par l’approbation secrète du Seigneur, et soutenu par Christ, « la manne cachée », Lui qui était un Étranger dans ce monde.

D’après the Lord is near février 1986