
J’ai tout remis entre tes mains… Dis tout à Jésus… Un jour à la fois… Confiez-vous en moi…
Chers rachetés du Seigneur, voici la suite du sujet du mois précédent. Continuons à considérer des croyants qui se sont confiés en Dieu, et imitons leur foi.
S’il y a un homme qui s’est toujours exprimé en toute franchise devant l’Éternel, qui lui disait tout, c’est bien David. Ses Psaumes sont là pour nous le prouver. Apprenons de lui.
Lisons le Psaume 142 : « De ma voix, je crie à l’Éternel ; de ma voix, je supplie l’Éternel. Je répands devant lui ma plainte, je déclare ma détresse devant lui. Quand mon esprit était accablé en moi, toi tu as connu mon sentier… Regarde… et vois… tout refuge est perdu pour moi ; il n’y a personne qui s’enquière de mon âme. J’ai crié vers toi, Éternel ! j’ai dit : Tu es mon refuge, ma part dans la terre des vivants. Sois attentif à mon cri, car je suis très-misérable ; délivre-moi de mes persécuteurs, car ils sont plus forts que moi. Fais sortir mon âme de la prison, pour célébrer ton nom. Les justes m’environneront, parce que tu m’auras fait du bien ». Pourquoi les justes environnent David ? Parce qu’ils auront été témoins des soins de Dieu pendant et après ses épreuves. Ils sont rassurés et réjouis de savoir que Dieu n’abandonne pas les siens. Soyons, nous aussi, des encouragements pour les autres, plutôt que de mauvais exemples !
Arrêtons-nous au Psaume 55 : « Prête l’oreille, ô Dieu, à ma prière, et ne te cache pas de ma supplication. Écoute-moi, et réponds-moi ; je m’agite dans ma plainte et je me lamente… Mon cœur est dans l’angoisse au-dedans de moi… Moi, je crie à Dieu ; et l’Éternel me sauvera… et il entendra ma voix. Il a mis en paix mon âme… Dieu a entendu… Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra ; il ne permettra jamais que le juste soit ébranlé ». Si nous restons encore un peu ébranlés, soucieux, stressés après avoir rejeté notre fardeau sur lui, c’est que nous avons encore gardé quelque chose sur nos épaules plutôt que de tout déposer sur les siennes !
A chaque fois qu’il expose ses états d’âme, ses peurs, ses doutes, la présence du danger, il sait que Dieu l’écoute et qu’il répondra, il en est persuadé. Dans le Psaume 142, il termine par « tu m’auras fait du bien », dans le Psaume 55, il dit : « Il a mis en paix mon âme… Dieu a entendu… v. 18 » et il est à même d’encourager les autres, de t’encourager, toi aussi : « Rejette ton fardeau… »
Au Psaume 62, nous entendons David dire au v 1 : « Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut. Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite ; je ne serai pas beaucoup ébranlé ». Mais au v 6, il a fait des progrès : « je ne serai pas (du tout) ébranlé… ». Le « beaucoup » a disparu !
Apprenons à nous confier entièrement et en tout temps en Celui qui nous a fait cette belle promesse : « Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » (Héb 13. 5).
Encore quelques versets exprimés par David :
– « Dieu… est un bouclier à tous ceux qui se confient en lui » (Ps. 18. 30)
– « Et tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils chanteront de joie à toujours, et tu les protégeras ; et ceux qui aiment ton nom s’égayeront en toi » (Ps. 5. 11).
– « Oh ! que ta bonté est grande, que tu as mise en réserve pour ceux qui te craignent, [et] dont tu uses devant les fils des hommes envers ceux qui se confient en toi ! » (Ps. 31. 19).
Remarquons l’intitulé du Psaume 102 : « Prière de l’affligé, quand il est accablé et répand sa plainte devant l’Éternel ». Ensuite v. 1 et suivants : « Éternel, entends ma prière, et que mon cri vienne jusqu’à toi ! … car mes jours s’évanouissent comme la fumée, et mes os sont brûlés comme un foyer. Mon cœur est frappé, et est desséché comme l’herbe… je suis comme un passereau solitaire sur un toit… ». Il s’agit ici de quelqu’un qui souffre dans sa chair et dans son âme, qui souffre de la solitude. C’est ton cas ? Fais comme David, dis tout à Jésus !
David disait tout à l’Eternel, même ses fautes ! Il ne cache rien et confesse avec sincérité ses péchés, dans un esprit de contrition et de repentance.
« Use de grâce envers moi, guéris mon âme, car j’ai péché contre toi… relève-moi » (Ps 41. 4 et 10).
« Use de grâce envers moi, ô Dieu ! selon ta bonté ; selon la grandeur de tes compassions, efface mes transgressions. Lave-moi pleinement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. Contre toi, contre toi seul, j’ai péché, et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux… Purifie-moi du péché avec de l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige… efface toutes mes iniquités. Crée-moi un cœur pur, ô Dieu ! … Rends-moi la joie de ton salut… Ô Dieu ! tu ne mépriseras pas un cœur brisé et humilié » (Ps. 51).
« Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (Ps. 32. 5).
Et David… dit : « Voici, moi j’ai péché, et moi j’ai commis l’iniquité… » (2 Sam. 24. 17).
Dis tout à Jésus… aussi tes péchés ! Ne cache rien, dévoile tout, et tu retrouveras une pleine communion avec ton Dieu, dans la paix et la joie !
Voici maintenant quelques versets spécialement pour les veuves :
« Que tes veuves se confient en moi » (Jér. 49. 11) ; « L’Éternel… affermit l’orphelin et la veuve (Ps. 146. 9) ; Il fait droit à l’orphelin et à la veuve » (Deut. 10. 18).
Pour avoir cette confiance, « Dis tout à Jésus, remets-lui tout entre les mains, avance un jour à la fois ». « Or celle qui est vraiment veuve, et qui est laissée seule, a mis son espérance en Dieu et persévère dans les supplications et dans les prières nuit et jour » (1 Tim. 5. 5).
« Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine » (Mat. 6. 34). « Père… donne-nous chaque jour le pain (les soins, les forces, la patience, la foi, la joie, ta paix etc.) qu’il nous faut » (Luc 11. 3). « Ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin ; grande est ta fidélité ! » (Lam. 3. 22 et 23). => « Exhortez-vous l’un l’autre chaque jour » (Héb. 3. 13), « Examinant chaque jour les écritures » (Act. 17. 11). « Je te bénirai chaque jour, et je louerai ton nom à toujours et à perpétuité » (Ps. 145. 2).
« Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas de lui-même porter du fruit, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus [vous ne le pouvez pas], à moins que vous ne demeuriez en moi » (Jean 15. 4). « Demeurer » est une attitude permanente, mais qui ne coule pas de source, et qui demande de veiller, de lutter pour rester dans cette dépendance. Satan fera tout pour nous déloger de cette place : « Quoi, Dieu a dit ? » (Gen. 3. 1).
Le roi Ézéchias est aussi l’exemple d’un croyant qui a tout dit à Dieu, et qui Lui a tout remis entre les mains. Le roi d’Assyrie a voulu le déstabiliser, le faire douter de sa confiance en l’Eternel, lui faire peur en lui disant : « Que ton Dieu, en qui tu te confies, ne te trompe point, disant : Jérusalem ne sera pas livrée en la main du roi d’Assyrie. Voici, tu as entendu ce que les rois d’Assyrie ont fait à tous les pays, les détruisant entièrement ; et toi, tu serais délivré ! » (2 Rois 19. 10/És. 37. 10). Il veut le faire douter en lui disant : « Nous n’avons eu que des victoires, et toi, tu serais le seul à échapper ? » Il est instructif de voir ce qu’a fait Ézéchias : « Et Ézéchias prit la lettre de la main des messagers, et la lut, et monta dans la maison de l’Éternel ; et Ézéchias la déploya devant l’Éternel. Et Ézéchias pria l’Éternel… » ( v 14 à 20). Et dans sa grâce, Dieu l’a secouru. Ézéchias a littéralement mit la lettre devant Dieu pour qu’il la lise !
Sachons étaler devant lui des factures difficiles à payer, des lettres méchantes ou angoissantes ou attristantes, tout le courrier qui nous perturbe et nous décourage ! Et attendons en paix qu’Il intervienne ! => « Quand je crie, réponds-moi… ! Dans la détresse tu m’as mis au large ; use de grâce envers moi, et écoute ma prière… L’Éternel écoutera quand je crierai à lui… soyez tranquilles… confiez-vous en l’Éternel=> Tu as mis de la joie dans mon cœur… Je me coucherai… je dormirai en paix ; car toi seul, ô Éternel, tu me fais habiter en sécurité (Ps. 4). Confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui… notre refuge ». (Ps. 62. 8).
Job aussi, dans ses grandes tribulations, s’est adressé à Dieu, ne comprenant pas ce qui lui arrivait, pourquoi toutes ces épreuves tombaient sur lui alors qu’il craignait Dieu et faisait du bien autour de lui. Écoutons-le : « Mon âme est dégoûtée de ma vie ; je laisserai libre cours à ma plainte, je parlerai dans l’amertume de mon âme, Je dirai à Dieu… fais-moi savoir pourquoi tu contestes avec moi. Prends-tu plaisir à opprimer… ? Puisque tu sais que je ne suis pas un méchant… Souviens-toi, je te prie, que tu m’as façonné comme de l’argile, et que tu me feras retourner à la poussière… tu multiplies ton indignation contre moi. Une succession [de maux] et un temps de misère sont avec moi. Et pourquoi m’as-tu fait sortir du sein [de ma mère] » ? (Job 10). Et au ch. 23 : « ma plainte est amère, la main qui s’appesantit sur moi est plus pesante que mon gémissement ! Oh ! si je savais le trouver… J’exposerais [ma] juste cause devant lui, et je remplirais ma bouche d’arguments => il m’éprouve, je sortirai comme de l’or… Car il achèvera ce qui est déterminé pour moi… ». Dieu l’a éprouvé, mais ne l’a pas abandonné. Job dira à la fin de son livre (ch. 42) : « J’ai donc parlé, et sans comprendre, de choses trop merveilleuses pour moi, que je ne connaissais pas… instruis-moi… maintenant mon œil t’a vu : c’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre ».
Peut-être que, au fin fond de toi-même et sans même oser te l’avouer, tu penses aussi 1) que le Seigneur est indifférent à ton sort, ou tout du moins pas empressé de te soulager ? Et tu pourrais, en fait, lui poser les mêmes questions – les mêmes reproches – que ses disciples « Seigneur, ne te soucies-tu pas… ? » (Luc 10. 40) ou « Maître, ne te soucies-tu pas que nous périssions ? » (Marc 4. 38) ;
2) … que ses commandements sont (trop) durs ? « Beaucoup de ses disciples… dirent : Cette parole est dure ; qui peut l’entendre ?… ses disciples murmuraient à ce sujet… Dès lors beaucoup de ses disciples se retirèrent ; et ils ne marchaient plus avec lui » (Jean 6. 60 à 68) ;
3) … que Dieu est injuste envers toi ? Tu te dis : pourquoi moi, je souffre, alors que tant de non-croyants ou de chrétiens moins pieux que moi ont une meilleure vie que moi ? Psaume 73 : « J’ai porté envie aux arrogants, en voyant la prospérité des méchants. Jusqu’à ce que je sois entré dans les sanctuaires de Dieu… : j’ai compris leur fin… Quand mon cœur s’aigrissait, et que je me tourmentais dans mes reins, J’étais alors stupide et je n’avais pas de connaissance… => tu m’as tenu par la main droite ; Tu me conduiras par ton conseil, et, après la gloire, tu me recevras… Dieu est le rocher de mon cœur, et mon partage pour toujours ».
Dieu a toujours raison, et son but est de te faire du bien à la fin : « Prends garde à toi, de peur que tu n’oublies l’Éternel, ton Dieu… de peur que… ton cœur ne s’élève, et que tu n’oublies l’Éternel, ton Dieu… qui t’a fait marcher dans le désert grand et terrible… afin de t’humilier et afin de t’éprouver, pour te faire du bien à la fin » (Deut. 8).
Le Seigneur nous pose deux questions importantes :
1) « Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? » (Jean 6. 60 à 69). Ne pense pas que cette question est inutile, et que bien sûr, tu ne vas pas quitter le Seigneur… Regarde autour de toi tous les chrétiens qui n’ont pas suivi l’exhortation d’Hébreux 10. 25 « N’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes », et qui ont, en fin de compte, mis Dieu de côté dans leur vie ! C’est donc un danger qui nous guette tous. « M’aimes-tu ? » (Jean 21). Il s’adresse directement à nos cœurs. Nous allons répondre par l’affirmative. Mais est-ce que nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables (2 Cor. 5. 9), ou le Seigneur doit-il nous dire « tu es tiède… ni froid ni bouillant » (Apoc 3. 16) ?
Non, bien-aimés, ne doutons pas de l’amour de Dieu pour nous, car « celui qui doute est semblable au flot de la mer, que le vent agite et soulève… il est double dans ses pensées, inconstant dans toutes ses actions » (Jac. 1. 6).
Par contre, « ceux qui se confient en l’Éternel sont comme la montagne de Sion, qui ne chancelle pas, qui demeure à toujours » (Ps. 125. 1). => Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! (Jér. 17. 7).
Le jour, je suis sous ta lumière ;
La nuit, je repose en ta main.
Au matin, ton regard m’éclaire
Et me guide dans mon chemin ;
Et chaque soir, ô tendre Père,
Tu prépares mon lendemain.
Hymnes et Cantiques 141
Ta voix pleine de charmes
Nous dit : Ne craignez pas,
Confiez-vous en moi !
Tu consoles nos cœurs
et tu taris nos larmes :
À qui donc irions-nous,
si ce n’était à toi ?
Hymnes et Cantiques 195
Par toi, Jésus, mon cœur s’approche
sans crainte et joyeux, de mon Dieu
En toi, Seigneur, je suis tranquille ;
Je connais ton cœur tendre et bon.
Ce cœur fidèle est mon asile…
Hymnes et Cantiques 80
Recevez mes salutations chaleureuses, Marco. Juillet 2024.