JÉSUS RÉPOND À TROIS PERSONNES QUI VEULENT LE SUIVRE

Lire Luc 9. 57 à 62

« Quelqu’un lui dit (à Jésus) : Je te suivrai où que tu ailles. Jésus lui dit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas de lieu où reposer sa tête » Luc 9. 57 et 58.

Alors qu’Il est en chemin vers Jérusalem, de retour de la Samarie, Jésus rencontre une personne qui se propose de Le suivre « où qu’Il aille ». Jésus l’écoute, mais Il reconnaît dans son interlocuteur une volonté superficielle, fondée sur une émotion passagère. Devenir un disciple de Jésus, ce n’est pas seulement adhérer à une idéologie ou Le suivre dans ses déplacements : c’est un changement de vie radical, c’est savoir prendre sur soi sa propre croix, se considérer comme étant mort à ce monde.

Jésus a quitté la Maison de son Père pour venir sur cette terre et sa vie a été marquée par la souffrance : Il n’a pas eu un endroit où se reposer, Il a baissé (litt. : reposé) sa tête seulement lorsqu’Il a rendu son esprit en mourant sur la croix (Jean 19. 30). Luc ne nous dit pas quelle a été la décision prise par cette personne, c’est comme s’il laissait devant chacun de nous le choix de décider à quel prix nous sommes disposés à suivre le Seigneur.

Jésus dit « Suis-moi » à une deuxième personne. Si la première était trop précipitée dans son affirmation, celle-ci, par contre, temporise en donnant une réponse apparemment raisonnable : Je dois avant tout ensevelir mon père, puis je te suivrai. Mais Jésus lui montre ce qu’est la priorité du vrai disciple : c’est l’annonce du royaume de Dieu (v. 60). Ses paroles sont solennelles : « Laisse les morts ensevelir leurs morts ».

Une troisième personne déclare vouloir suivre Jésus, comme la première ; mais, comme la deuxième, elle ignore l’ordre des priorités et elle veut faire quelque chose avant de réaliser ce qu’elle s’est proposé : prendre congé des siens. Jésus lui répond qu’il est impossible de tracer un sillon droit si, après avoir mis la main à la charrue, on regarde en arrière. Regarder en arrière, comme l’a fait la femme de Lot, signifie avoir des regrets, et expose ainsi au risque de ne pas persévérer dans notre service pour le Seigneur.

Il est Dieu : son invitation à Le suivre doit avoir la priorité absolue.

D’après « Il buon seme » – janvier 2024