DIEU EN TOUTES CHOSES

Le bras de Dieu

« Nul n’est comme le Dieu de Jeshurun, qui est porté sur les cieux à ton secours… Le Dieu d’ancienneté est ta demeure, et au-dessous de toi sont les bras éternels » (Deut. 33. 27).

« Toi, tu domines l’orgueil de la mer ; quand ses flots se soulèvent, Toi tu les apaises… à Toi est le bras de puissance, ta main est forte » (Ps. 89. 9 et 13).

« Éternel, use de grâce envers nous… Sois leur bras tous les matins, et notre salut au temps de la détresse » (És. 33. 2).

Moïse, le conducteur fidèle, est arrivé au terme de sa vie. Il n’y aura plus ses bras qui ont porté le peuple d’Israël durant le long voyage au désert. Mais il y aura toujours les bras de Dieu, du Dieu fidèle, les bras éternels qui ne feront jamais défaut.

Ce Dieu est le Dieu Tout-puissant. À Lui est le bras de puissance ! À Lui la mer obéit ! Il domine l’orgueil de la mer. Nous en avons deux exemples aux jours de l’Évangile : le vent se lève, les vagues remplissent la nacelle des disciples. Le Seigneur Jésus dort, car Il est parfaitement homme. Puis II se lève et dit à la mer : « Fais silence, tais-toi ! Le vent tombe, il se fait un grand calme, parce qu’Il est parfaitement Dieu (Marc 4. 39).

Une autre fois, on est à nouveau sur la mer. Le vent est contraire. Le Seigneur Jésus vient alors, marchant sur les flots, et Il s’adresse aux disciples : « Ayez bon courage ; c’est Moi ; n’ayez point de peur. Et il monta vers eux dans la nacelle et le vent tomba » (Marc 6. 50). Il est vraiment Dieu, Celui qui domine l’orgueil de la mer.

Il y a aussi des orages, des tempêtes dans notre vie. Qu’il nous soit donné de regarder à notre Dieu, à Celui qui est plus puissant « que les puissantes vagues de la mer » ! (Ps. 93. 4)

Avec Ésaïe, le prophète, nous disons « Éternel, use de grâce envers nous : nous nous sommes attendus à Toi ». En pensant à nos frères et sœurs éprouvés, nous redisons encore : « Sois leur bras tous les matins » (És. 33. 2).

Dieu prépare

La grâce de notre Dieu est grande. Durant l’éternité nous en chanterons les immenses richesses. Alors que nous étions des vases de colère tout préparés pour la destruction, Il a fait de nous des vases de miséricorde qu’Il a préparés d’avance pour la gloire (Rom. 9. 22 et 23). Il nous a amenés à Lui, de sorte que maintenant, nés de Lui, nous sommes à Lui. Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles (Éph. 2. 10).

Tout le long du chemin, Il prend soin de ses enfants dans les moindres détails de leur existence. C’est Lui qui prépare la terre, qui prépare la pluie pour la terre, qui prépare les blés. Le pain de tous les jours nous est ainsi assuré et, en confiance, nous pouvons élever notre âme à Lui et dire : « Tu prépares mon lendemain » (Ps. 65. 9 ; Ps. 147. 8).

L’affliction ne manque pas pour le racheté du Seigneur ; l’épreuve est là pour fortifier sa foi. Mais il n’est pas abandonné ; il fait l’expérience des consolations divines, de ces biens que, dans sa bonté, Dieu a préparés pour l’affligé (Ps. 68. 10).

Chaque enfant de Dieu a un service à accomplir ; et, pour que nous l’accomplissions à sa gloire, Il nous forme et nous discipline comme autrefois son serviteur Jonas. C’est Lui qui prépara le grand poisson, c’est Lui qui prépara le kikajon, c’est Lui qui prépara le ver, c’est Lui encore qui prépara le doux vent d’orient (Jonas 2. 1 ; 4. 6 à 8).

C’est ainsi que les sentiments de nos cœurs sont mis en évidence et que nous voyons nos faiblesses, notre indépendance, notre désobéissance, notre volonté propre, notre découragement, qui peuvent nous amener à dire : « Mieux me vaut la mort que la vie ». Dieu veuille que nous nous laissions façonner par Lui pour que nous soyons des vases à honneur, sanctifiés, utiles au maître, préparés pour toute bonne œuvre (2 Tim. 2. 21) !

Nous ne sommes que de passage ici-bas. Jésus, par son œuvre, est allé nous préparer des places dans le ciel : « Je vais vous préparer une place », a-t-Il dit ; « et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi » (Jean 14. 2 et 3). Étrangers et forains sur la terre, semblables à ceux qui ont vu de loin et salué les choses promises, nous marchons vers le ciel, notre vraie patrie, notre pays natal, car c’est là que Dieu nous a préparé une cité (Héb. 11. 16).

Comme II le fit jadis pour Israël, II envoie devant nous un ange pour nous garder dans le chemin et pour nous amener dans le lieu béni qu’Il a préparé (Ex. 23. 20), et que nous allons occuper bientôt. Alors se réalisera la parole du cantique de Moïse anticipant la gloire millénaire : « Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi » (Ex. 15. 17). Telle sera la part du peuple terrestre de Dieu – la nôtre, céleste, est plus élevée.

Une fois que le Seigneur Jésus sera venu chercher son Église, ses jugements fondront sur la terre. Le jour de sa colère approche ! Il a déjà préparé son trône pour le jugement (Ps. 9. 7) ; ce qui est préparé pour l’impie et l’incrédule se hâte (Deut. 32. 35).

Il va renouer ses relations avec son peuple Israël, mais la plupart courront après un autre (Ps. 16. 4). Seul un petit résidu restera fidèle au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Il aura beaucoup à souffrir au travers de la grande tribulation mais, au désert, il trouvera un lieu de repos préparé par Dieu pour qu’il soit nourri là mille deux cent soixante jours (Apoc. 12. 6).

Ceux d’entre les nations qui recevront le petit résidu du peuple de Dieu auront une part au refuge de Christ ! « Venez, les bénis de mon Père, héritez du royaume qui vous est préparé dès la fondation du monde », leur sera-t-il dit devant le trône du Fils de l’homme.

Mais ceux qui ne se seront pas occupés de Lui seront chassés : « Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges » (Mat. 25. 34 et 41). Topheth, la géhenne, le feu éternel, est préparé depuis longtemps ; il est préparé pour le roi aussi, dit le prophète, pour l’antichrist, (És. 30. 33).

Une fois que la terre aura été purifiée, le Seigneur établira son règne. Il vient pour régner, sa sortie est préparée comme l’aube du jour (Osée 6. 3) – un matin sans nuages – et les nations marcheront par sa lumière, selon qu’il est dit : « J’ai préparé une lampe à mon Oint » (Ps. 132. 17).

Alors sera parfaitement réalisé ce que dit Siméon en prenant le petit enfant dans ses bras : « Mes yeux ont vu ton salut, lequel tu as préparé devant la face de tous les peuples : une lumière pour la révélation des nations, et la gloire de ton peuple Israël » (Luc 2. 31). L’Église dans le ciel, et Israël sur la terre, avec toutes les nations soumises, chanteront la gloire du Seigneur et célébreront la magnificence du Roi dans un cantique nouveau.

Ce cantique, nous le commençons déjà ici-bas. Le Seigneur en est digne. Nous avons tous les motifs de le faire, en pensant à « ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment, ce que l’œil n’a pas vu, et que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme » (1 Cor. 2. 9).

Que son saint nom en soit béni à toujours !

Dieu encourage dans les évangiles

Avant de quitter ses chers disciples, le Seigneur Jésus leur dit ces paroles bénies : « Vous avez de la tribulation dans le monde, mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16. 33).

Durant son séjour sur la terre, souvent cette parole fut sur ses lèvres : « Aie bon courage ! » :

– À un paralytique, porté par plusieurs, Il dit : « Aie bon courage, mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mat. 9. 2). Il a cru, son âme est sauvée, son corps est guéri ; il peut dès lors se lever, prendre son petit lit et aller de l’avant avec courage en comptant sur son Sauveur.

– À une femme pauvre, tourmentée par une perte de sang depuis douze ans, Il dit aussi : « Aie bon courage, ma fille ; ta foi t’a guérie; va-t’en en paix » (Luc 8. 48). Elle venait de toucher le bord de son vêtement, de la puissance était sortie de Lui, elle se sentit guérie instantanément.

– À Bartimée, l’aveugle, assis sur le bord du chemin, Il fait dire : « Aie bon courage, lève-toi, Il t’appelle » (Marc 10. 49). Jetant loin son vêtement, celui-ci se lève en hâte, vient à Jésus et recouvre la vue ; dès lors, il suivra son Sauveur dans le chemin avec la force que Lui seul peut fournir.

Comme ces trois infirmes, nous avons trouvé le Seigneur. Dans sa grâce, Il nous a attirés à Lui et nous a appris à Le connaître comme Celui qui sauve et qui guérit. Dans les épreuves et les difficultés de la vie qui ne manquent pas, Il est là, encore aujourd’hui, pour nous dire : « Aie bon courage ! »

Rappelons en terminant la nuit de la tempête : Jésus marche sur la mer de Galilée. Il passe à côté de la nacelle où ses disciples se tourmentent à ramer. Il se met à parler avec eux et leur dit ces paroles si touchantes : « Ayez bon courage, c’est Moi ; n’ayez point de peur » (Marc 6. 50).

Oui c’est Lui qui est avec nous et qui sera avec nous jusqu’à la fin.

L’apôtre Paul

Plus tard, mais cette fois du haut de la gloire, ces mêmes paroles retentirent pour l’apôtre Paul : « Aie bon courage ! »

– Après avoir failli être mis en pièces pour son peuple, il vit le Seigneur se tenir près de lui dans la solitude de la forteresse et lui dire : « Aie bon courage ; car comme tu as rendu témoignage des choses qui me regardent, à Jérusalem, ainsi il faut que tu rendes témoignage aussi à Rome » (Act. 23. 11).

– Il part donc pour l’Italie ; mais la navigation ne tarde pas à être périlleuse. Les vents sont contraires, un courant particulièrement violent descend de l’île de Crête, le navire est battu par la tempête, de sorte que durant plusieurs jours toute espérance de pouvoir se sauver fut ôtée.

Alors un ange apparaît de nuit à l’apôtre confiant et lui dit : « Ne crains point, Paul : il faut que tu comparaisses devant César ; et voici, Dieu t’a donné tous ceux qui naviguent avec toi. C’est pourquoi, ô hommes, ayez bon courage ; car je crois Dieu, et je sais que la chose arrivera comme il m’a été dit » (Act. 27. 24 et 25). Effectivement la chose se réalisa à la lettre : ils arrivèrent tous dans l’île de Malte sains et saufs.

– Après un séjour de trois mois dans cette île, ils remirent la voile, et les frères de Rome vinrent à leur rencontre jusqu’au Forum d’Appius. Ce dut être une entrevue bien précieuse. Aussi l’Écriture dit-elle : « et Paul, les voyant, rendit grâces à Dieu et prit courage » (Act. 28. 15).

Ainsi, chers amis, vous voyez que dans ce livre des Actes, le Seigneur, ses saints anges et ceux qui sont plus grands que les anges, c’est-à-dire les frères, s’unissent pour souhaiter d’un seul cœur « bon courage » au grand apôtre des nations, au prisonnier de l’Évangile.

Écoutons ce que nous dit le livre de la Sagesse : « Si tu perds courage au jour de la détresse, ta force est mince » (Prov. 24. 10). Le Seigneur est pour nous. Il a promis de nous garder. Nous ne devrions pas nous décourager. Souvenons-nous de la parole du prophète : « Dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force » (És. 30. 15).

Si nous passons par des moments difficiles en suivant notre divin Maître, n’oublions pas que « Il a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre Lui-même » afin que nous ne soyons pas las, étant découragés dans nos âmes (Héb. 12. 3).

L’apôtre Paul aussi désirait recevoir de bonnes nouvelles de ses chers Philippiens afin d’avoir « bon courage » (Phil. 2. 19). Il ne cherchait pas ses propres intérêts, mais ceux de son Maître. D’autre part il sentait le besoin d’exhorter les croyants à Éphèse à ne pas perdre courage à cause des afflictions qu’il devait endurer pour eux (Éph. 3. 13).

Imitons ce pieux roi de Juda, Josaphat, qui, au milieu d’un temps d’affreuse idolâtrie, prit courage dans les voies de l’Éternel (2 Chron. 17. 6). Des années auparavant, Josué avait lui aussi reçu la force de la part de Dieu pour mener son peuple à la victoire sur Jéricho. Devant eux, est-il dit, « le courage d’aucun homme ne se soutient plus » (Jos. 2. 11).

Que nous dit l’apôtre Paul ? « Au reste, frères, réjouissez-vous; perfectionnez-vous ; soyez encouragés ; ayez un même sentiment ; vivez en paix : et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (2 Cor. 13. 11).

Ayons à cœur de vivre de telles exhortations, et nous serons rendus capables de consoler ceux qui sont découragés, de venir en aide aux faibles, d’user de patience envers tous (1 Thess. 5. 14). Il en résultera de la gloire pour notre Seigneur, du bien pour l’Assemblée du Dieu vivant, de la joie pour nos âmes !

Le Dieu de paix

Dieu seul possède la paix en Lui-même, Lui seul à le pouvoir de la communiquer à d’autres.

À sept reprises, dans les épîtres, il est parlé du Dieu de paix.

– « Or, que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen » (Rom. 15. 33). L’apôtre Paul, après de nombreux exercices, a vu son chemin de monter à Jérusalem. La décision a été prise. Dieu lui accorde sa paix à cet égard. Son désir maintenant est que le même Dieu de paix soit aussi avec les frères auxquels il s’adresse.

– « Or le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds ! » (Rom. 16. 20) Il est à noter qu’il n’est pas parlé ici du Dieu Fort ou du Dieu Tout-puissant. Il est parlé du Dieu de paix, parce que Satan fait tout pour troubler la paix parmi les frères et causer des divisions (v. 17). Un jour cet ennemi redoutable sera détruit sous leurs pieds. À eux la victoire sera donnée.

– « Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix » (1 Cor. 14. 33). L’apôtre souligne tout d’abord que les esprits des prophètes sont assujettis aux prophètes. Nous ne pouvons pas donner libre cours à nos propres pensées ou à nos sentiments naturels dans le cadre de l’action dans l’assemblée. Il faut qu’il y ait un contrôle de nous-mêmes, réalisé dans la dépendance de l’Esprit de Dieu. Si ce contrôle n’existe pas, il y aura du désordre. Or Dieu est un Dieu de paix, de cette paix qui résulte de l’ordre dans l’exercice d’un ministère selon Lui.

– « Vivez en paix : et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (2 Cor.13. 11). Pour connaître la présence du Dieu de paix, il importe entre autres que nous vivions en paix. Comment pourrait-il en être ainsi, si les mésententes, les intrigues et les querelles nous divisent ?

« Faites ces choses, et le Dieu de paix sera avec vous » (Phil. 4. 9). Il y a certaines choses qui doivent occuper nos pensées, et tout d’abord les choses qui sont vraies, les choses qui ont trait à la vérité. Qu’est-ce donc que la vérité ? C’est ce que Dieu est (sa nature), ce que Dieu pense (son Esprit), ce que Dieu dit (sa Parole). C’est ce que le Seigneur, Lui, la Vérité, nous a révélé en plénitude. C’est cela que l’on pouvait voir dans l’apôtre. S’il en est de même pour nous, nous pourrons alors réaliser la présence du Dieu de paix.

– « Or le Dieu de paix Lui-même vous sanctifie entièrement » (1 Thess. 5. 23). Il est à noter qu’il n’est pas parlé du Dieu saint ou du Dieu très saint, mais du Dieu de paix, car Il est Celui qui veut nous amener à la jouissance de sa paix. Or une telle paix ne peut se connaître que dans un chemin de mise à part pour Lui, de complète séparation de ce qui n’est pas à sa gloire.

– « Or le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis… vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté » (Héb. 13. 20). Ce Dieu, qui a ressuscité le Seigneur Jésus, a le pouvoir de nous faire marcher paisiblement dans le chemin des bonnes œuvres préparées par Lui-même. Il y a d’autre part son œuvre à Lui : faisant en nous ce qui est agréable devant Lui, par Jésus Christ. N’est-Il pas digne de toute gloire aux siècles des siècles ?

Et, comme conclusion de ce que la Parole de Dieu dit du Dieu de paix, nous citons le vœu de l’apôtre : « Or le Seigneur de paix lui-même vous donne toujours la paix en toute manière. Le Seigneur soit avec-vous tous ! » (2 Thess. 3. 16)

Dieu console

Dieu, notre Père, nous console. N’est-Il pas le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation ? (1 Cor. 1. 3)

Le Seigneur Jésus, Dieu le Fils, en Lui se trouve toute consolation (Phil. 2. 1), et par Lui notre consolation abonde (2 Cor. 1. 5).

Le Saint Esprit, le Consolateur promis – l’Esprit de vérité qui procède du Père – rend témoignage de la Personne de Christ (Jean 15. 26).

Les Écritures : « C’est ici ma consolation dans mon affliction, que Ta Parole m’a fait vivre » (Ps. 119. 50). L’apôtre Paul confirme : « Toutes les choses qui ont été écrites auparavant, ont été écrites pour notre instruction, afin que, par la patience et la consolation des Écritures, nous ayons espérance » (Rom. 15. 4).

Nous sommes dans un monde triste à tous égards ; c’est la vallée de l’ombre de la mort. Mais le Bon Berger est avec nous ; sa houlette et son bâton, ce sont eux qui nous consolent (Ps. 23. 4).

Du haut de la montagne, le Seigneur Jésus déclare : « Bienheureux ceux qui mènent deuil, car c’est eux qui seront consolés » (Mat. 5. 4). Puis par Ésaïe, le prophète, Il nous redit : « C’est Moi, c’est Moi qui vous console ! » (És. 51. 12). Il aime à nous mener à l’écart, à nous parler au cœur et à nous dire de bonnes paroles, des paroles de consolation (Osée 2. 14 et Zach. 1. 13).

Le Seigneur, enfin, aime à diriger nos regards en haut, loin de la terre où l’on pleure, là où Il est, et là où, sans fin et sans ombre, nous jouirons d’une consolation éternelle (2 Thess. 2. 16). Alors, comme quelqu’un que sa mère console, nous serons consolés dans la cité céleste (És. 66. 13).

Qu’il nous soit donné de jouir de Lui et de redire dans l’élan de notre cœur : « Tes consolations ont fait les délices de mon âme » (Ps. 94. 19).

Ton Nom est un parfum répandu (Cant. 1. 3)

Nom de Jésus que nul ne sonde,

Nom du Dieu Fort d’Éternité,

Et de l’Agneau, Sauveur du monde,

Et de l’Homme ressuscité.

Le Nom du Seigneur est un parfum répandu – et cela, au travers de toute la Parole de Dieu. Au premier livre déjà, Jacob, luttant avec l’Ange de l’Éternel, demande à savoir son Nom (Gen. 32. 29). L’Ange lui répond seulement : « Pourquoi demandes-tu mon nom ? » et II le bénit là. Il le bénit, il pouvait le bénir en vertu déjà de l’excellence de ce nom qui ne serait révélé que plus tard.

Moïse, se rendant vers le Pharaon, veut savoir le nom de Celui qui l’envoie. « Je suis Celui qui suit, dit l’Éternel, c’est là mon nom éternellement » (Ex. 3. 14). C’est le nom qui exprime la pérennité de son être, de Celui qui existe toujours, qui est Dieu d’éternité en éternité.

Manoah désire savoir quel est l’hôte mystérieux qui lui rend visite : « Quel est ton nom, afin que nous t’honorions ? » L’Ange de l’Éternel lui répond par une autre question : « Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux » (Jug. 13. 18). C’était en effet un nom merveilleux, c’est-à-dire caché, qui ne pouvait être donné à connaître que plus tard.

Agur, confessant son ignorance totale des choses saintes, désire savoir également quel est le Créateur des éléments de l’univers, l’air, l’eau, la terre. « Quel est son nom, demande-t-il, et quel est le nom de son fils, si tu le sais ? » (Prov. 30. 4) Il pose la question, mais il n’y a pas de réponse donnée. Mais aussi, dans cette question posée, la Personne d’un Dieu le Fils est entrevue.

Le prophète Ésaïe, saluant l’arrivée du divin Enfant, auteur de la gloire à venir, annonce qu’il sera appelé : « Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix » (És. 9. 6) – noms empreints de majesté, et dont le premier, « Merveilleux », cache encore un nom plus doux, qui va être révélé bientôt.

En effet, le Nouveau Testament est à peine ouvert que nous apprenons ce nom caché : « Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Mat. 1. 1).

C’est le nom de Jésus, le nom qui sauve. « Tu appelleras son nom Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Mat. 1. 21).

L’apôtre Pierre peut dire aux anciens du peuple : « Il n’y a de salut en aucun autre, car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4. 12).

Le Nom de Jésus est aussi le Nom qui rassemble, car le Seigneur Lui-même le dit : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon Nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20).

Nom qui rassemble, en ton absence,

Tes rachetés autour de Toi .

Ce sera encore au Nom de Jésus que bientôt tout genou des êtres célestes et terrestres et infernaux se ploiera et que toute langue confessera que Jésus Christ est Seigneur à la gloire de Dieu le Père (Phil. 2. 10).

Nom souverain, que Dieu le Père

Établira Seigneur de tout,

Devant qui cieux, enfer et terre

Un jour courberont les genoux.

Quant au racheté, reçu dans le temple de son Dieu, il sera écrit sur lui le nom de son Dieu, et le nom de la cité nouvelle, et un nouveau nom, le nom de Jésus, de Jésus glorifié (cf. Apoc. 3. 12).

Nom nouveau, suprême partage

Des rachetés victorieux,

Nom que l’Église, d’âge en âge,

Portera dans les nouveaux cieux.

D’après La Bonne Nouvelle 1993