LA GRÂCE ET LA VÉRITÉ

« Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité… La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ ». Jean 1. 14 et 17.

« La bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » Ps. 85. 10.

« Nous croyons que nous sommes sauvés par la grâce du Seigneur Jésus » Act. 15. 11.

La grâce et la vérité sont venues par le moyen de Jésus Christ et ont été manifestées, en parfait équilibre, dans Sa Personne et dans Sa vie.

La grâce est mentionnée en premier. En effet, la vérité seule, dévoilant notre état de péché, nous ferait fuir, accablés de honte. Mais au contraire, Dieu nous attire par Sa grâce, qui inspire la confiance et met le cœur à l’aise. Alors, la vérité peut s’exprimer à son tour.

Jésus n’a jamais fait de compromis avec la vérité sous prétexte de grâce. Deux récits de l’Évangile illustrent cela clairement.

  1. LA FEMME SAMARITAINE

Lire Jean 4. 5 à 42

Jésus, fatigué du chemin, est assis au bord d’un puits. Ses disciples sont allés à la ville pour acheter des vivres. Une femme, dont le cœur est dans la détresse, s’approche pour puiser de l’eau. Sachant qu’elle a mauvaise réputation, elle fuit les regards. Jésus lui parle avec bonté et commence par lui demander à boire. Ce n’est qu’après avoir instauré une relation de confiance avec elle qu’Il lui dit la vérité quant à sa vie, ce qui a sur elle un effet étonnant.

La femme, qui fuyait auparavant ses semblables, retourne en hâte à la ville pour dire à tous : « Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il pas le Christ ? ». C’est elle, maintenant, qui les invite à venir à Jésus. Beaucoup croient à son témoignage et découvrent en Jésus le Sauveur du monde.

Voilà l’effet merveilleux, produit par la grâce et par la vérité, dans le cœur et la conscience de cette femme ! Attirée par la grâce, elle a pu entendre la vérité et trouver le pardon et la paix.

Ainsi, la grâce et la vérité ont illuminé la triste vie de cette femme, l’ont complètement transformée jusqu’au plus profond de son être, faisant d’elle un témoin fervent devant ceux qu’elle évitait auparavant.

  • LA FEMME ADULTÈRE

Lire Jean 8. 1 à 11

Voici un autre exemple de cette merveilleuse harmonie de la grâce et de la vérité dans la Personne du Seigneur.

On amène devant Jésus une femme surprise en adultère. La loi ordonnait qu’elle soit lapidée. Les hommes religieux qui la conduisent vers Jésus espéraient L’embarrasser en argumentant de cette manière : S’Il ordonne qu’on la lapide, où est la grâce ? Si, au contraire, Il passe outre et ne la condamne pas, où est la vérité ? Où sont les droits de Dieu ?

Jésus, qui n’était pas venu pour juger, mais pour sauver (Jean 3. 17), leur répond : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il jette le premier la pierre contre elle ». Ces hommes, touchés dans leur conscience, s’en vont un à un, les plus âgés en premier. Il ne reste que Jésus, le seul Homme sans péché, qui s’adresse à la femme coupable et lui dit : « Va, dorénavant ne pèche plus ».

La grâce de Jésus ne le rend jamais indifférent au péché, mais le but de Sa mission sur la terre était de pardonner et de sauver quiconque se repent. Dans la Personne du Seigneur, la grâce et la vérité sont encore tout aussi accessibles aujourd’hui. Quiconque s’approche de Lui tel qu’il est, acceptant d’entendre la vérité et de la croire, peut compter sur Sa grâce. Dieu pardonne à tous ceux qui, ayant cru au sacrifice accompli par Jésus sur la croix, peuvent être transformés par la grâce et la vérité qui sont liées harmonieusement et constamment en Lui.

D’après « Il buon seme » – novembre 2023