TRADUCTION DE FEUILLETS (63)

« L’Éternel vous a envoyé tous ses serviteurs les prophètes, se levant de bonne heure et les envoyant ; et vous n’avez pas écouté, et vous n’avez point incliné vos oreilles pour écouter » (Jér. 25. 4).

UN AVERTISSEMENT IGNORÉ

La tempête fait rage depuis deux jours sur une île des Caraïbes. Les routes sont bloquées ou inondées, les toits sont recouverts, il y a des décombres partout.

Une voiture avance lentement sous la pluie, qui ôte presque toute visibilité. Elle suit les feux arrière d’une autre voiture. Mais, alors que la première voiture traverse un pont, les feux disparaissent soudain. Le conducteur de la voiture qui la suit s’arrête et sort. Il découvre avec horreur que la partie médiane du pont a disparu : la voiture qui le précédait est tombée dans la rivière.

Il fait rapidement demi-tour avec sa voiture et bloque la rue. Puis il sort pour avertir les conducteurs des véhicules qui arrivent derrière lui. Il agite les bras et crie mais, à sa grande horreur, la voiture suivante ne s’arrête pas. Craignant apparemment une embuscade, le conducteur accélère, contourne l’obstacle, et tombe dans la rivière. D’autres phares se dirigent vers lui. Il tente à nouveau d’éviter la catastrophe. Et encore une fois, il doit constater que son avertissement est ignoré. Avant que les autorités ne puissent fermer complètement le pont, 29 personnes ont contourné l’obstacle et sont mortes. Une catastrophe !

Pourquoi les conducteurs ne se sont-ils pas arrêtés ? Par peur, par précipitation ou par indifférence ? Pourquoi le peuple d’Israël n’a-t-il pas écouté lorsque Dieu lui a parlé par l’intermédiaire des prophètes ?

Et en est-il autrement aujourd’hui ? Dieu parle encore aux gens, Il appelle à travers les chrétiens, par des traités, des affiches… des maladies et des accidents. Il met en garde, parce qu’Il veut sauver les gens de la mort éternelle, pour les empêcher de tomber dans la fosse (cf. Job 33.18). L’ignorez-vous toujours – ou L’écoutez-vous ?

D’après die gute Saat mars 2024

« Ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pourquoi je l’ai envoyée » (És. 55. 11).

CE N’ÉTAIT PAS UN PORTEFEUILLE !

À l’occasion d’une réunion d’évangélisation, des participants racontèrent ce que Jésus Christ avait accompli dans leur vie. L’un d’eux sortit un Nouveau Testament de sa poche et raconta ce qui suit :

J’étais un voleur à la tire. Dans mon milieu, on vantait mon adresse manuelle. Un jour, j’ai remarqué la poche de pantalon d’un homme qui marchait devant moi. Elle me semblait particulièrement tentante. J’anticipai une bonne prise : un portefeuille épais. En un tournemain je me le suis approprié. Chez moi j’ai eu alors une grosse déception : le portefeuille était un livre. En colère, je l’ai jeté dans un coin.

Quelque temps après, en rangeant la chambre, je l’ai eu de nouveau sous les yeux. Par curiosité j’ai commencé à le lire. Mon intérêt croissait d’un jour à l’autre, et j’ai bientôt, par ce Nouveau Testament, appris à connaître le Sauveur, Jésus-Christ.

Que la direction de Dieu est extraordinaire, et quelle force se trouve dans Sa Parole. Si l’on voulait rassembler tous les récits, de circonstances, de conversions extraordinaires, ce serait une série de véritables aventures. De nombreux événements, de nombreuses transformations radicales nous sembleraient impossibles. Mais celui qui les a vécues est mieux informé !

« Comme tu ne sais point quel est le chemin de l’esprit… ainsi tu ne connais pas l’œuvre de Dieu qui fait tout » (Eccl. 11. 5).

D’après die gute Saat mars 2024

« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Mat. 7. 21).

UNE ÉLÈVE DE LISZT

Le compositeur Franz Liszt brillait comme un virtuose du piano dans les salons distingués. À cette époque, il était devenu à la mode dans ces milieux de se qualifier d’étudiant de Liszt – mais cela n’était pas toujours juste.

Une jeune pianiste qui donnait un concert à Iéna s’était également décrite, à la légère, comme une « élève de Liszt » afin d’attirer davantage de public. Mais le jour du concert, elle apprend, consternée, que Liszt vient d’arriver à Iéna.

Le cœur battant, l’artiste se précipite vers le maître et lui avoue son mensonge. Liszt lui pardonne et lui demande de s’asseoir au piano, et de lui jouer le programme de la soirée. Pendant deux heures entières, il corrige tout ce qui doit être amélioré. Et à la fin il dit : Alors, mon enfant, vous pouvez maintenant dire que vous êtes une élève de Liszt.

Quiconque se dit « chrétien » exprime qu’il reconnaît Christ comme son Seigneur et Maître et qu’il est son « disciple ». Peut-être que beaucoup ne sont même pas conscients de ce que cela signifie réellement. Comme ce serait terrible si un jour le Seigneur devait leur dire : Je ne vous ai jamais connus !

Il ne suffit donc pas d’utiliser simplement le nom de « chrétien ». La rencontre personnelle avec Jésus-Christ est la première condition préalable. Mais alors, ceux qui suivent Jésus-Christ seront également reconnus par le fait qu’ils « font la volonté de leur Père ». Il est encore temps de passer d’un chrétien de nom à un « vrai » chrétien en recevant le pardon du Seigneur Jésus.

D’après die gute Saat avril 2024

« Et j’ai cherché parmi eux un homme qui fermât l’enceinte, et qui se tint à la brèche devant moi pour le pays, afin que je ne le détruise pas ; mais je n’en ai point trouvé » (Éz. 22. 30).

LA MISSION DE CHRIST SUR LA TERRE

Christ est venu, non pas surtout pour prêcher l’évangile, bien qu’Il ait annoncé la délivrance au prisonnier. Il est venu plutôt afin qu’il y ait un évangile à prêcher. Il est venu sur la terre dans un but étrange, tellement différent de celui des êtres humains qui s’accrochent à la vie, et qui traversent la vie, décidés à vivre. Christ est venu sur la terre dans l’intention d’y mourir, parce qu’il était désireux de délivrer les hommes du péché, ce qui ne pouvait se faire que par la mort, une mort dont on se souviendra éternellement.

Les hommes d’état, aujourd’hui, effrayés par la tendance au barbarisme et au chaos, cherchent un remède. L’un d’eux a terminé son discours par : On demande un homme ! quelqu’un qui soit capable de faire sortir les nations de leur calamité. Dans un jour proche, l’Homme de péché sera révélé au monde comme un chef.

Mais longtemps auparavant, Dieu avait cherché un Homme. Quand cet Homme vint, tout était vraiment sans espoir pour la race humaine, car « il n’y avait pas d’homme, il n’y avait personne pour répondre. Alors Christ s’est offert Lui-même, le Juste pour les injustes ! Il fut officiellement présenté à la nation par le gouverneur romain : « Voici l’homme ! » – l’Homme de Dieu. Dieu a pu s’écrier : « J’ai trouvé une propitiation ». Et ainsi Il a été cloué sur la croix dans les ténèbres physiques et spirituelles, et dans la faiblesse et la défaite apparentes. Car il n’y avait pas de déploiement de puissance par la Victime sans espoir, bien que le soleil se soit obscurci et que les rochers se soient fendus. Et cependant une œuvre plus puissante qu’il n’y en a jamais eu était accomplie dans le royaume spirituel invisible, car là, Il est devenu, en endurant la mort de la croix, un Prince et un Sauveur « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ».

D’après the Lord is near septembre 1984

« C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair » (Gen. 2. 24).

LE MARIAGE, POUR LA VIE

Dieu présenta une femme à Adam selon Ses propres pensées. Adam n’avait pas le choix.

Il n’a jamais non plus divorcé, bien qu’il ait vécu 930 ans. Ainsi, depuis le tout début, le principe du mariage est posé clairement devant nous pour que nous le croyions. Le croyant, aujourd’hui, doit avoir pleinement confiance que si Dieu a l’intention que lui ou elle se marie, il peut dépendre sur Lui pour qu’Il pourvoie au conjoint convenable, comme il le fit pour Adam. Ce ne serait certainement pas la pensée de Dieu qu’un croyant épouse un inconverti. En fait, plus que cela, un croyant est libre de se marier, seulement « dans le Seigneur », c’est-à dire dans la soumission à la volonté de Dieu ; car ce n’est pas parce que deux personnes sont sauvées qu’elles se conviennent nécessairement pour devenir mari et femme.

Que le croyant s’attende au Seigneur, et qu’il dépende honnêtement de Lui pour qu’Il le conduise clairement au conjoint convenable, au moment convenable. Cela signifie une foi simple et sans fard. Les mariages à l’essai sont une insulte à Dieu, car ils ne montrent aucune foi, mais sont une expérience charnelle qui laisse Dieu entièrement de côté.

Un homme qui envisage le mariage doit être pleinement préparé à l’avance à « s’attacher à sa femme ». Cela implique une fidélité absolue, un dévouement de cœur, et un amour pur et honnête. Une femme, également, doit être pleinement préparée à se dévouer volontairement au véritable bien-être de son mari. S’ils n’ont pas, les deux, cet accord de cœur et le sens de la direction de Dieu, mieux vaut beaucoup mieux continuer à s’attendre au Seigneur. Car, étant mariés, ils doivent être « une seule chair », liés par Dieu pour la vie. Union précieuse et sacrée !

D’après the Lord is near septembre 1984 (L.M. Grant)

« Nous sommes son ouvrage, ayant été créés ans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Éph. 2. 10).

LES BONNES ŒUVRES NE SONT QUE LE FRUIT ET LA PREUVE DE LA FOI

Vous avez peut-être entendu quelqu’un dire : Ils ont une religion d’œuvres – il veut dire, en général, une religion qui prétend obtenir le salut au moyen d’efforts humains. Nous ne pouvons avoir aucune communion avec une telle religion. C’était la voie de Caïn, qui mène à la destruction.

Mais dans un sens juste, la véritable religion est une religion d’œuvres, des œuvres non pas afin d’être sauvé, mais plutôt des œuvres qui sont les fruits du salut. L’épître de Jacques nous dit : « Le service religieux pur et sans tache devant Dieu le Père, le voici : visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, se conserver pur du monde. » Nous oublions souvent que ces œuvres ne sont pas un choix, mais que Dieu s’attend réellement à ce que nous les fassions ; Il a préparé à l’avance ces bonnes œuvres afin que nous marchions en elles. Nous devrions nous en souvenir tous les jours.

En Tite 2. 14, nous apprenons que notre Seigneur Jésus Christ « s’est donné lui-même pour nous, afin… de purifier pour lui-même un peuple qui lui appartienne en propre, zélé pour les bonnes œuvres ». Il était commandé à Timothée d’ordonner « à ceux qui sont riches dans le présent siècle… qu’ils soient riches en bonnes œuvres… qu’ils soient prompts à donner » (1 Tim. 6. 17 et 18). En Hébreux 13. 16, nous lisons ces paroles d’exhortation : « Mais n’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices ». De ces passages nous apprenons, au sujet des bonnes œuvres, tout d’abord, que Dieu les a préparées à l’avance, et qu’il est content que nous les fassions ; que nous ne devons pas les oublier, mais marcher en elles, et les accomplir avec zèle.

D’après the Lord is near septembre 1984 (A.M. Benham)

« Tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant tout, et tout subsiste par lui. Il est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout, il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 17 et 18).

JÉSUS CHRIST EST LE THÈME CENTRAL DE LA BIBLE

Christ était prééminent dans la création. Toutes choses furent faites par Lui et pour Lui. Il est le grand Supporteur de l’univers physique.

Christ est prééminent dans la rédemption. Il est le Chef de l’Église et désire avoir la prééminence dans le cœur de tous les chrétiens. Quand Il est né, il n’y avait pas de place pour lui dans l’hôtellerie. Le monde est plein de confusion et de chaos aujourd’hui parce qu’il n’y a pas de place pour Lui. C’est seulement quand Il viendra comme le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs qu’il y aura la paix et la justice sur la terre.

Christ est le thème de la Bible. Le Seigneur Jésus Christ peut être trouvé sur chaque page de l’Écriture. Souvent, quand nous voulons lire quelque chose au sujet de Jésus, nous nous tournons vers l’un des quatre évangiles, mais nous pouvons aussi Le trouver dans les autres livres de la Bible. En Genèse, si vous lisez entre les lignes l’histoire de Joseph, vous verrez Jésus. En Exode, toutes les parties du tabernacle parlent de Lui. En Lévitique, Il est en type dans les sacrifices. Il est le serpent d’airain en Nombres, le Prophète plus grand que Moïse en Deutéronome, le Chef de l’armée de l’Éternel en Josué, et le parent qui a le droit de rachat en Ruth. Chacun des psaumes messianiques parle de Lui. Il est la sagesse personnifiée dans les Proverbes, le Bien-aimé dans le Cantique des cantiques. Ésaïe parle de Christ quand il dit : « Il a été blessé pour nos transgressions », et Zacharie, quand il dit : « Ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé ». Il est le thème de chaque épître du Nouveau Testament, le Grand Souverain Sacrificateur en Hébreux, et le Roi des rois et Seigneur des seigneurs dans l’Apocalypse.

D’après the Lord is near septembre 1984

« Et il lui dit : Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Et elle le tint, et il mesura six mesures d’orge, et les mit sur elle » (Ruth 3. 15).

DIEU DONNE LA BÉNÉDICTION EN RAPPORT AVEC NOTRE ÉTAT PRÉSENT

Boaz donna à Ruth six mesures d’orge. Qu’est-ce que cela représentait ? Nous ne le savons pas. Mais nous savons que notre Boaz ne donne pas en petite quantité. Ruth aussi a reçu une quantité abondante, car Boaz a dû la mettre sur elle. S’il n’y en avait eu que peu, Ruth aurait pu la soulever elle-même.

Mais le fait que les dimensions de ces mesures ne soient pas mentionnées implique que notre attention ne doit pas attirée sur leurs dimensions, mais sur leur nombre : six. C’est le nombre des jours de travail d’un homme dans la semaine – cela parle de la tâche qui est dévolue à la créature. Les bénédictions du Seigneur ne dépasseront jamais beaucoup notre état personnel. Dieu ne pouvait pas bénir un Israélite des bénédictions chrétiennes. Il ne peut pas non plus donner à quelqu’un qui est encore dans l’état de Romains 7 la joie de toutes les merveilleuses bénédictions décrites en Éphésiens. Les bénédictions pratiques reçues par une telle personne seront en relation avec sa condition présente : essayer d’accomplir la loi. Celui-là recevra six mesures, et non sept. Ruth non plus n’a pas reçu sept mesures. Elle recevra celle qui manque, la septième, dans le chapitre suivant. Cette mesure, c’est Boaz lui-même ! Si nous avons été faits un avec Christ, nous possédons tout. Nous possédons toutes Ses richesses et nous Le possédons aussi Lui-même. L’apôtre Jean a écrit : « Je vous ai écrit, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement » (1 Jean 2. 14). Cela inclut tout !

Si nous voulons Le posséder, nous devons faire la seule chose qui soit nécessaire – nous devons rester à Ses pieds (Luc 10. 38 à 42). Alors nous recevrons sept mesures d’orge. Quelle portion merveilleuse que d’être, en pratique, liés au Seigneur !

D’après the Lord is near septembre 1984 (H.L. Heijkop)

« Dès l’enfance tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15).

NE PAS MÉPRISER NOTRE PRIVILÈGE

L’arrière-plan de Timothée avait eu une valeur inestimable : encore enfant, il avait connu les Saintes Écritures : l’Ancien Testament, bien sûr. Il est certain que c’est cela qui l’avait préparé à recevoir le précieux évangile de la grâce de Dieu en Jésus Christ, quand Paul le lui a présenté. Une étude fidèle de l’Ancien Testament aurait certainement préparé quelqu’un à recevoir le message du Nouveau. Même ces Écritures de l’Ancien Testament peuvent rendre quelqu’un sage à salut par la foi qui est en Jésus Christ.

Lorsque Christ a été reçu dans le cœur, Lui-même est l’éclairage qui rend merveilleusement clair le message évangélique contenu dans ces Écritures écrites longtemps avant Sa venue. Avec quel cœur rempli les disciples ont-ils dû étudier ces Écritures bénies, après que Christ ait été ressuscité d’entre les morts, chaque page étant illuminée à nouveau par cette lumière merveilleuse ! Le salut était pleinement annoncé dans la Loi et dans les prophètes ; et les types et les prophéties qui s’y trouvent nous donnent matière à étude et méditation.

Mais qu’en est-il de ceux de la jeune génération, maintenant, qui ont été enseignée dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament ? Quel merveilleux privilège ils ont ! Mais ils n’en auront pas la conscience jusqu’à ce que leur âme soit amenée à mettre réellement sa foi dans le Christ Jésus. Alors seulement la merveille et la douceur de Son message de grâce et de vérité est rendue vitale et précieuse au cœur. Mais s’il en est ainsi, comme nous devrions sonder avec diligence et avec joie sa vérité vivante et sacrée !

D’après the Lord is near septembre (L.M. Grant)

« Ils furent lapidés…ils allèrent çà et là, vêtus de peaux de mouton… dans le besoin, affligés, maltraités (eux dont le monde n’était pas digne), errant dans les déserts et les montagnes, les cavernes et les grottes de la terre » (Héb. 11. 37 et 38).

VOIR LES CHOSES COMME DIEU LES VOIT

Quand le péché est entré dans le monde, le monde a perdu le sens des valeurs. Ce que le monde considère comme valable, Dieu le décrit comme « vanité des vanités ». En Éphésiens 4. 17 et 18, nous lisons que les nations marchent « dans la vanité de leurs pensées » (avec des résultats nuls), parce qu’elles ont « l’intelligence obscurcie, étrangères à la vie de Dieu… à cause de l’endurcissement de leur cœur ».

Cette perte de l’évaluation correcte des valeurs se rapporte aussi aux personnes. Ainsi, Ésaïe 53. 3 nous dit prophétiquement que Christ a été « méprisé, et (que) nous n’avons eu pour lui aucune estime ». Cependant, Dieu déclare : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir » (És. 42. 1). En Actes 22. 22, les Juifs dirent de l’apôtre Paul : « Ôte de la terre un pareil homme, car il n’aurait pas dû vivre ». Et cependant nous lisons à son sujet qu’il « a été enlevé jusqu’au troisième ciel » (2 Cor. 12. 2).

Ce qui est triste, cependant, c’est que ce sens faussé des valeurs peut toucher les croyants. Nous pouvons facilement penser que les possessions terrestres sont les vraies richesses, alors qu’en fait elles ne le sont pas. À la pauvre assemblée de Smyrne, le Seigneur dit : « Je connais ta tribulation, ta pauvreté (pourtant tu es riche) » (Apoc. 2. 9). Mais à l’assemblée riche de Laodicée, il dit : « Parce que tu dis : Je suis riche… je n’ai besoin de rien, et que tu ne sais pas que toi tu es le malheureux et misérable, pauvre … ». Cela dépend réellement du fait que nous désirons voir les choses comme Dieu les voit – ou comme le monde les voit. Dans le premier cas, nous ne pouvons pas nous tromper ; dans le cas inverse, nous sommes sûrs d’errer et de nous faire du mal.

D’après the Lord is near octobre 1984 (A.M. Behnam)

« Étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent » (Mat. 7. 14).

ACCEPTER D’ÊTRE SEUL

Il est humain de se tenir avec la foule ; il est divin de se tenir seul. C’est humain de suivre les gens, de glisser avec la marée ; c’est la voie de Dieu, de suivre un principe, d’aller contre la marée.

Il est naturel de faire des compromis avec sa conscience et de suivre la mode sociale et religieuse pour en obtenir un gain ou du plaisir ; il est divin de les sacrifier toutes deux sur l’autel de la vérité et du devoir.

« Personne n’a été à mes côtés ; tous m’ont abandonné » (2 Tim. 4. 16), a écrit l’apôtre meurtri dans la bataille, en décrivant sa première convocation devant Néron pour répondre de sa vie parce qu’il croyait et enseignait le contraire de l’évangile de Dieu concernant Jésus Christ.

La vérité n’est plus à la mode depuis que l’homme a échangé son vêtement de pure lumière contre un vêtement de feuilles mortes. Noé a construit et vogué seul. Ses contemporains se riaient de sa bizarrerie, et ont tous péri. Abraham a marché et adoré seul. Les Sodomites riaient du simple berger, suivaient la mode, et ont nourri les flammes. Daniel a mangé et prié seul. Élie a sacrifié et rendu témoignage seul. Jérémie a prophétisé et pleuré seul. Jésus a aimé et est mort seul.

L’Israël des rois louait Moïse et persécutait les prophètes. L’Israël du temps de Caïphe louait les prophètes et persécutait Jésus. Et des multitudes, maintenant, dans l’Église comme dans le monde, applaudissent le courage et la persévérance des patriarches et des prophètes, des apôtres et des martyrs, mais condamnent comme entêtement ou folie la fidélité à la vérité aujourd’hui.

On recherche maintenant, des hommes et des femmes, jeunes ou vieux, qui seront fidèles à leurs convictions sur la vérité et le devoir, au prix de la fortune, des amis, et de la vie elle-même.

D’après the Lord is near octobre 1984

« Véritablement, cet homme était Fils de Dieu » Marc 15. 39.

JÉSUS EST DIEU

Jésus est-il Dieu le Fils ? Cette question est la pierre de touche absolue aujourd’hui. Ce n’est pas suffisant de demander : Jésus est-il le Fils de Dieu ? – car il est commun, aujourd’hui, de dire que Shakespeare, Byron, le colonel Ingersoll, que l’homme saoul qui sort de la taverne, le meurtrier dans sa cellule de prison, sont des fils de Dieu. Une telle affirmation est aussi fausse qu’elle est un blasphème.

Mais posez la question franchement : Jésus est-Il le Fils de Dieu ? Si la réponse est : Non, soyez assuré que cela vient du diable, aussi plausibles et précis que soient ces enseignements.

La référence, ce sont les passages suivants : « La Parole était Dieu (Jean 1. 1). « Tout fut fait par elle » (Jean 1. 3). « La Parole devint chair » (Jean 1. 14). « Jean rend témoignage de lui… j’ai vu et j’ai rendu témoignage que Celui-ci est le Fils de Dieu » (Jean 1. 15 et 34).

Que ces Écritures écartent à jamais le mensonge que Jésus n’est pas Dieu le Fils. Il nous est dit que la Parole – une Personne divine – était Dieu, et le Créateur de toutes choses. Cela étant, Il ne pouvait jamais cesser d’être Dieu. Il nous est dit ensuite que cette Personne divine et glorieuse devint un Homme – Jésus, le Fils de Dieu. Rien d’étonnant à ce que Son nom lui-même ait ce sens. Le nom de Jésus signifie Jéhovah-Sauveur, et Jéhovah est Dieu. Plus de sept siècles avant Sa naissance de la vierge, Son nom fut donné : Emmanuel – Dieu avec nous.

Répondons comme Thomas, il y a longtemps, quand il se trouva dans la présence du Sauveur ressuscité : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28).

D’après the Lord is near octobre 1984 (A.J. Pollock)

« Les iniques se courbent devant les bons, et les méchants, aux portes du juste » (Prov. 14. 19).

LE TÉMOIGNAGE CHRÉTIEN

En réfléchissant sur ce proverbe, nous avons tendance à demander : Pourquoi ne voyons-nous pas cela aujourd’hui ? Devons-nous attendre jusqu’à ce que le Seigneur soit assis sur Son trône de jugement avant que cela arrive ? Y a-t-il une application de ce verset pour le temps présent ?

Nous, les rachetés célestes de Dieu, qui sommes appelés à partager le rejet de notre Seigneur, nous ne désirons pas réellement que les incrédules se prosternent devant nous au sens littéral. Mais comme nous aimerions les voir reconnaître, quand ils se trouvent dans une réunion de chrétiens, que le Seigneur est réellement parmi nous ! Plus de telles réunions sont dépouillées de tout arrangement humain qui interfère avec la liberté de l’Esprit, plus cela a de chances de se produire.

Mais ce proverbe indique aussi que la foi, l’amour, et la sainteté donnent une dignité morale et une autorité aux croyants, que les incroyants doivent reconnaître, même de mauvaise grâce. Pensez à la dignité de Daniel, même dans la fosse aux lions – à celle de l’apôtre Paul, même en prison – de l’apôtre Jean, même en exil sur une petite île rocheuse – d’Étienne, écrasé sous les pierres de ses ennemis furieux. Pensez à ces hommes « illettrés et du commun », reconnus par leurs persécuteurs, par les chefs religieux, pour « avoir été avec Jésus ».

Oh, que cette autorité morale, cette profondeur de conviction, cet amour de la vérité, cette acceptation même de souffrir, puissent être trouvés abondamment aussi en nous qui vivons au vingt-et-unième siècle.

D’après the Lord is near octobre 1984

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16).

LA VALEUR ABSOLUE DE L’ÉCRITURE

Ce verset exprime une affirmation absolue et sans compromis, d’une portée immense. Si elle n’était pas véridique, alors Paul et ses écrits ne seraient dignes que d’un profond mépris ; mais comme elle est vraie, ses écrits, et toute l’Écriture, exigent le plus profond respect et la soumission : ils sont donnés par l’inspiration de Dieu.

Il n’est pas dit que toute l’Écriture soit une révélation ; mais plutôt qu’elle est donnée par l’inspiration directe de Dieu, Dieu Lui-même inspirant les mots de chaque auteur. L’Ecclésiaste, par exemple, n’est pas du tout une révélation de Dieu, mais le fait que Dieu ait inspiré Salomon pour qu’il écrive juste ce dont il avait fait l’expérience en mettant à l’épreuve « tout ce qui est sous le soleil », et en concluant que « tout est vanité et poursuite du vent ». Le but, et le point de vue du livre entier doivent être considérés dans l’étude de chacun des livres de l’Écriture ; mais l’Écriture est un ensemble complet, chaque partie étant parfaite à sa place, pure dans sa vérité, sans aucune contradiction dans toutes ses parties, telle qu’elle a été donnée dans les langues originales.

Tout est profitable, même les généalogies, les noms de villes, etc. Si je n’y ai pas trouvé de profit, cela est dû à mon manque de discernement spirituel. Mais l’enseignement de valeur vitale et éternelle s’y trouve. Elle apporte aussi la conviction concernant toute pratique qui ne supporterait pas sa lumière précieuse, qui sonde – et avec cela la puissance pour corriger, qui est nécessaire, et l’instruction dans la justice. Nulle part ailleurs nous ne pouvons trouver ce qu’est réellement la justice, mais l’Écriture répond pleinement à toutes ces questions. Que ce trésor que nous avons en main est merveilleux !

D’après the Lord is near octobre 1984 (L.M. Grant)

« Le fruit du juste est un arbre de vie, et le sage gagne les âmes » (Prov. 11. 30).

ANNONCER L’ÉVANGILE

Un homme réfléchi, de grande maturité spirituelle, disait récemment : J’ai rencontré des chrétiens sur cet hémisphère pendant vingt ans. Je les ai étudiés, j’ai écouté leur conversation, et je conclus avec tristesse que bien peu nombreux sont ceux qui se donnent pour mission de chercher à gagner des âmes pour le Seigneur Jésus.

Que font les autres ? Ils croient à la Bible, de la première à la dernière page, mais ils ne témoignent pas du Seigneur Jésus et ne cherchent pas à Lui gagner des âmes. Ils sont encore attachés aux choses subtiles et douces de ce vingtième siècle matérialiste, et ils ne veulent pas le sacrifier pour le Seigneur. Ils peuvent réciter comme un perroquet une terminologie pieuse impressionnante, mais ils ne sont pas franchement avec Christ à la recherche de ceux qui sont perdus. Ils ne font que parler.

Ils ont commencé de nouveaux groupes, organisé de nouveaux comités, installé les derniers équipements, promu des sports pour gagner les jeunes, patronné des clubs de filles, dirigé des compétitions amicales, distribué des repas – ils ont tout essayé sauf ce que Jésus Christ a enseigné, c’est-à-dire d’aller de maison en maison visiter les gens et leur parler de la nouvelle extraordinaire de la croix et de Christ, en les avertissant du malheur éternel de ceux qui mourront sans être sauvés.

Tous les hommes sont occupés de leurs propres plans et de leurs propres objectifs, et le Seigneur Jésus, bien malheureusement, vient en dernière place. Combien d’entre eux ont jamais pensé à distribuer des traités et à gagner des âmes ? Nous devons continuellement nous demander : Pourquoi est-ce que je fais cela ? Est-ce le premier désir de Dieu pour moi ? Ai-je un désir quelconque qu’ils soient sauvés ? Nous sommes appelés à réveiller et gagner pour Christ des amis, des voisins, des parents, et des collègues de travail. Posez-vous la question que les quatre lépreux, à la porte de Samarie, se posaient : « Pourquoi sommes-nous assis ici jusqu’à ce que nous mourions ? » (2 Rois 7. 3)

D’après the Lord is near octobre 1984

« Et Moïse se tint à la porte du camp, et dit : – A moi, quiconque est pour l’Éternel. Et tous les fils de Lévi se rassemblèrent vers lui » (Ex. 32. 26).

SUR QUEL CHEMIN VOUS TENEZ-VOUS ? – QUESTION VITALE

Moïse avait été seul avec Dieu pendant quarante jours. Dieu, de Ses propres doigts, avait écrit la loi sur des tables de pierre pour Son peuple. Ils avaient promis à haute voix de garder cette loi, étant confiants qu’ils étaient capables de le faire. Mais que voit Moïse maintenant ? Il les voit danser gaiement et crier autour d’un veau d’or qu’ils avaient fabriqué pendant qu’il était sur la montagne.

Comment pouvait-il leur donner maintenant la loi de Dieu, solennelle et sainte ? La justice de Dieu exigeait leur destruction immédiate et totale, car Dieu est un Dieu jaloux de la loyauté de Son peuple à Son égard. Il ne pouvait pas tolérer leur idolâtrie et leurs festivités, et le fait d’attribuer leur délivrance de l’Égypte à leur idole. L’alliance entre le peuple et Dieu, basée sur leur promesse d’obéissance à Sa loi, était rompue. L’incident du veau d’or démontre l’impuissance totale de l’homme à maintenir une relation avec Dieu en gardant la loi qu’Il a donnée.

Mais, Dieu en soit béni ! – l’histoire ne s’arrête pas là. Dieu Lui-même établit un fondement nouveau et différent sur lequel une relation peut être maintenue. Le chapitre suivant de l’Exode apporte la grâce souveraine. Où le péché abondait, la grâce, maintenant surabonderait. Autrement dit, la conséquence de cet incident du veau d’or annonce la rédemption par la grâce reposant sur l’œuvre accomplie par le Seigneur sur la croix.

Oh, que tout lecteur de ceci puisse avoir des oreilles pour entendre l’appel de Dieu ! Où vous tenez-vous ? Êtes-vous, comme Moïse, du côté de Dieu ? Ou bien êtes-vous, comme la masse du peuple, impliqué dans une simple forme de piété, dansant encore sur le chemin large qui descend à la destruction ?

D’après the Lord is near novembre 1984