LES ENSEIGNEMENTS D’UN GRAND-PÈRE (10)

Ce que l’Éternel avait dit arriva à tout Israël, c’est ce que nous apprend le chapitre 4 du livre de Samuel, dont nous voulons nous occuper aujourd’hui. Souvenez-vous que toute parole de Dieu s’accomplit à la lettre, qu’Il annonce la bénédiction ou qu’Il annonce le jugement.

Dieu, dans cette circonstance, s’est servi des Philistins pour châtier Son peuple. Les Philistins, vous l’avez sans doute remarqué, sont les ennemis acharnés du peuple de Dieu. Sans cesse ils étaient en guerre avec lui. Ils représentent, pour ce qui nous concerne, ceux qui font profession de christianisme sans toutefois faire partie du peuple de Dieu ou, si vous comprenez mieux, ceux qui, tout en portant le nom de chrétiens, n’ont jamais été convertis. Il ne suffit pas d’avoir été baptisé et de participer à certaines cérémonies religieuses, mais il faut avoir affaire avec Dieu personnellement au sujet de ses péchés et avoir reçu l’assurance qu’ils nous ont été pardonnés, pour être un vrai chrétien.

Ce sont donc les Philistins qui sont en bataille contre les fils d’Israël, car ce n’était pas seulement les deux fils d’Éli qui étaient coupables, mais aussi toute la nation. Souvent, quand un mal quelconque se manifeste parmi le peuple de Dieu, c’est que l’état général du peuple est mauvais. Si donc vous voyez des choses humiliantes se produire autour de vous, au lieu d’accuser celui qui en est coupable, examinez premièrement vos voies devant le Seigneur, afin de savoir si vous n’êtes pas coupables vous-mêmes de choses mauvaises.

C’est en demandant au Seigneur de vous montrer ce en quoi vous pouvez avoir manqué que vous serez capables de connaître vos propres fautes et d’en être pardonnés et délivrés. « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres », nous est-il dit (1 Jean 1. 5). La lumière manifeste tout, on ne peut rien cacher quand on est dans la lumière. C’est en nous tenant devant ce Dieu qui est lumière que nous pouvons être heureux. Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne, mais il n’en est pas dit autant des ténèbres. Vous trouverez ce passage à la première page de votre Bible.

Israël partit donc en bataille contre les Philistins : ils pensaient pouvoir les vaincre, mais, hélas ! ils furent battus devant eux. Quand on a une mauvaise conscience et des péchés qui ne sont pas jugés, on est sans force contre l’ennemi, et nécessairement on est vaincu par lui.

C’est ce qui arriva à ce pauvre peuple qui était dans un mauvais chemin. Environ quatre mille hommes tombèrent dans cette bataille. Que devait faire Israël en présence de ce désastre ? Il fallait rechercher l’Éternel, s’humilier devant Lui et Lui demander ce qu’ils avaient à faire. Au lieu de cela, les anciens du peuple, qui auraient dû avoir de l’expérience et connaître la pensée de Dieu, n’en disent rien et proposent d’aller chercher l’arche de l’alliance de l’Éternel, chose dont Dieu n’avait jamais parlé. En agissant ainsi, ils pensaient que Dieu étant là, leurs ennemis seraient sans force contre Lui, chose qui était parfaitement vraie en elle-même ; mais ils oubliaient que Dieu est saint et qu’il ne peut s’associer avec le mal en aucune manière. Israël et les Philistins ont dû en faire l’expérience aussi bien les uns que les autres ; devant Lui il n’y a pas d’acception de personnes, et les uns comme les autres ont dû porter la peine due à leurs péchés.

Le résultat de tout cela fut que les hommes d’Israël furent encore battus devant leurs ennemis et qu’ils s’enfuirent chacun dans sa tente. Hélas ! Trente mille hommes tombèrent dans ce jour-là. Les deux méchants fils d’Éli moururent, ainsi que l’Éternel l’avait annoncé par la bouche de l’homme de Dieu (ch. 2. 34). On ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme sème, il le moissonne aussi. Pauvres fils d’Éli ! Ils meurent à la fleur de l’âge et sont précipités dans l’éternité sous le jugement de Dieu. Leurs grands privilèges n’ont fait qu’aggraver leur responsabilité. Ils ont eu un père pieux, ont accompli un service dans le lieu saint, et les voici qui meurent de la mort des méchants qui n’accomplissent pas la moitié de leurs jours (Ps. 55. 23). Quel désastre !

Nous avons vu, lors de notre dernier entretien, la fin misérable des deux fils d’Éli et le désastre qui est tombé sur le peuple de Dieu. Comme les conséquences du péché sont affreuses ! Puissiez-vous en avoir une sainte horreur. La source de tous ces maux qui affligent notre pauvre humanité ne se trouve pas ailleurs. Aujourd’hui nous verrons la fin d’Éli.

C’était un vieillard âgé de plus de cent ans, auquel l’Éternel avait accordé, non seulement cette longue vie, mais aussi l’honneur de juger le peuple de Dieu pendant quarante ans. Dans sa vie, il y avait de belles choses mais, ainsi que je vous l’ai fait remarquer précédemment, il manquait d’énergie pour réprimer le mal qui était dans sa famille. Il n’avait pas su ajouter à sa foi la vertu (2 Pier. 1. 5) et, hélas ! il a dû en supporter les conséquences.

Vous pouvez penser comme il était dans l’anxiété en pensant à ses deux fils qui étaient à la guerre, et cela d’autant plus que l’homme de Dieu lui avait fait savoir de la part de l’Éternel que ses deux fils mourraient en un seul jour. Mais une angoisse encore plus grande étreignait son cœur en pensant à l’arche de Dieu, l’arche qui lui était plus précieuse même que ses enfants.

Pauvre Éli ! Son cœur tremblait pour l’arche, et voici un messager qui vient annoncer dans la ville le désastre qui atteignait le peuple de Dieu : le peuple était battu dans la bataille et l’arche de Dieu était prise. Il tombe à la renverse de dessus son siège et se brise la nuque. Vous remarquez que ce n’est pas en entendant la mort de ses fils, mais bien quand il a su que l’arche était prise qu’il est tombé. Comme cette arche lui était précieuse ! Malgré tout, ce fut une triste fin que celle de ce serviteur de Dieu.

Quelle différence avec celle d’un Jacob qui, malgré bien des fautes, pouvait s’en aller en adorant, appuyé sur le bout de son bâton.

Voici donc Éli qui est mort, ainsi que ses deux fils, et voici encore sa belle-fille, femme de Phinées, qui meurt en mettant au monde un fils qui va porter pendant sa vie un nom qui rappellera cette triste journée. Elle appela l’enfant I-Cabod, Ce qui veut dire : privé de gloire. C’est bien ce qui en était du peuple et de la famille sacerdotale. L’arche, la gloire du peuple de Dieu, s’en était allée du milieu d’eux. Voilà quatre morts en un seul jour dans la famille du grand sacrificateur !

Il arrive parfois que Dieu doit agir d’une manière solennelle dans Son gouvernement ; Sa sainteté l’exige. On ne se moque pas de Dieu, et ce qu’un homme sème, cela aussi, il le moissonne. Malgré tout, nous avons affaire à un Dieu de grâce, plein d’amour envers les Siens. Pour Éli, c’était la fin des peines et des souffrances et le repos éternel du paradis de Dieu. Là il entrait comme un objet de la grâce de ce Dieu que, après tout, il avait aimé et servi. Le changement était grand pour lui. Nous avons toujours à nous souvenir de deux choses :

1° La grâce de Dieu qui est plus grande que la misère de ceux qui se confient en Lui,

2° Son gouvernement qui est plein de sagesse et qui est aussi en rapport avec Sa sainteté et qui commence déjà envers ceux qui sont le plus près de Lui.

Nous aurons l’occasion de le constater si nous pouvons continuer ensemble la lecture du livre de Samuel.

Maintenant, que va-t-il arriver ? Le sacrificateur est mort, ainsi que ses fils, la sacrificature est ruinée, l’arche de Dieu est entre les mains des ennemis, la gloire s’en est allée, et le peuple de Dieu est dans l’opprobre : du côté de l’homme tout est perdu et ruiné sans espoir. Malgré tout, Dieu saura bien revendiquer Sa gloire, et la folie de Son peuple ne sera qu’une occasion pour Lui de manifester Sa puissance. Les Philistins pensaient avoir remporté une grande victoire et s’en glorifiaient en mettant l’arche de l’Éternel dans la maison de leur dieu qu’ils appelaient « Dagon ». Leur triomphe a été de courte durée. Il en est toujours ainsi des méchants.

Aujourd’hui vous lirez le chapitre 5 du premier livre de Samuel. Vous vous souvenez que l’arche de l’Éternel a été prise et que les Philistins l’ont placée dans la maison de leur dieu qu’ils appelaient « Dagon », à Asdod. Vous vous demandez peut-être ce que veut dire ce mot. Il vient d’un mot hébreu qui signifie poisson. Le tronc de cette idole se terminait, en effet, en forme de poisson ; la partie supérieure avait des mains et un visage. L’homme, dans sa folie, se fait des dieux selon sa propre imagination et adore du bois, de la pierre, de l’argent et de l’or.

Vous trouverez dans le livre du prophète Ésaïe, chapitres 40 à 48, plusieurs passages qui parlent des idoles, de leur incapacité pour délivrer, et de la folie de ceux qui mettent en elles leur confiance. Hélas ! Il n’est pas nécessaire d’aller en pays païens pour trouver des idoles ; ne voyons-nous pas dans nos contrées, qui se vantent de leur christianisme, des quantités d’images taillées et d’images de fonte devant lesquelles des personnes nombreuses viennent faire leurs prières ? « Gardez-vous des idoles », est la dernière recommandation donnée aux croyants par Jean, le disciple bien-aimé (1 Jean 5. 21). De fait, tout ce qui, dans nos cœurs, vient prendre la place que le Seigneur seul est en droit de posséder est une idole.

Mais revenons à notre sujet. Il semble que, malgré leur victoire, les Philistins n’étaient pas sans inquiétude en pensant à l’arche qui était dans le temple de leur dieu ; aussi ils se sont levés de bonne heure et sont allés voir ce qui s’était passé pendant la nuit. Or leur idole était tombée et gisait la face contre terre devant l’arche de l’Éternel. Pauvre idole et pauvres idolâtres ! Si au moins ils avaient, par ce moyen, appris à connaître la folie de leur culte. Mais non, ils ont remis leur dieu à sa place. Un drôle de dieu qu’il faut porter, mettre en place et qui ne peut ni voir, ni entendre, ni délivrer !

Le lendemain, de bonne heure, ils viennent constater ce qui s’était passé, et voilà que, de nouveau, leur dieu était gisant la face contre terre, mais cette fois-ci la tête et les deux mains étaient coupées et se trouvaient sur le seuil. N’ayant pas de mains, il ne pouvait donc rien faire ! Cette seconde constatation n’a rien appris aux Philistins, pourtant l’Éternel, dans Sa grâce, voulait leur montrer la vanité et le néant du dieu qu’ils avaient servi jusqu’à ce jour. Mais l’homme est aveuglé par le prince des ténèbres. Il faut la puissance de Dieu pour lui ouvrir les yeux et lui montrer le néant et la folie des choses dans lesquelles il met sa confiance. Le peuple d’Israël n’avait pas su glorifier l’Éternel, son Dieu, mais ce Dieu se glorifiait Lui-même devant Ses ennemis. Les Philistins ont dû l’apprendre à leurs dépens. Non seulement l’Éternel a montré la folie de leur dieu, mais aussi Sa main s’est appesantie sur eux et Il les a frappés dans leurs corps d’une maladie humiliante, et aussi dans leurs biens, car les souris ont dévasté le pays. Voyant cela, ils ont consulté leurs princes qui ont décidé d’envoyer l’arche dans une autre ville. Hélas ! la frayeur de l’Éternel a accompagné l’arche à Gath et ensuite à Ékron. Une consternation mortelle était dans toute la ville et le cri en montait vers les cieux. Vraiment la victoire qu’ils avaient remportée sur le peuple de Dieu tournait à leur confusion.

Il en est toujours ainsi pour ceux qui pensent pouvoir faire la guerre à Dieu ou à Son peuple. Car Dieu ne donne jamais Sa gloire à un autre, et même la folie de Son peuple n’est pour Lui qu’une occasion de manifester Sa sagesse et Sa puissance. Il ne peut en aucune manière associer Son nom avec le mal, et cela pas plus chez les Siens que chez Ses ennemis. Israël et les Philistins, dans toute cette scène, ont dû en faire, les uns et les autres, l’amère expérience.

Ce sont des choses dont vous ferez bien de vous souvenir. N’oubliez jamais que Dieu est saint et qu’Il tire vengeance de tout ce qui jette du déshonneur sur Son nom. Dans toute cette scène, nous voyons aussi l’égoïsme du cœur de l’homme. Les habitants d’Asdod se débarrassent de l’arche ; peu leur importe ce qui en sera des habitants de Gath, pourvu qu’eux soient délivrés. Les habitants de cette ville n’agissent pas mieux vis-à-vis de ceux d’Ékron et ils leur envoient cette arche qui leur a amené tant de calamités. Voilà les habitants de cette ville qui poussent des cris en voyant l’arche qui vient chez eux.

Qu’auraient dû faire les uns et les autres ? S’humilier devant Dieu et Lui demander ce qu’ils avaient à faire de Son arche. C’est du reste toujours ainsi que nous devons agir lorsque la main de Dieu s’appesantit sur nous. Nous verrons, la prochaine fois, comment Dieu s’est servi de toutes ces choses pour que l’arche soit renvoyée au milieu du peuple de Dieu.

Vous vous souvenez comment Dieu a su veiller sur Sa gloire quand Son arche était dans le pays des Philistins. Maintenant nous allons voir comment ce Dieu puissant a agi pour que l’arche puisse revenir au milieu de Son peuple. C’est le chapitre 6 du livre de Samuel qui nous raconte comment la chose a eu lieu.

Pendant sept mois, l’arche est restée dans le pays des Philistins ; ce fut un temps de détresse pour ce peuple, car la main de Dieu s’est appesantie fortement sur eux. Ceux qui ne mouraient pas étaient frappés dans leurs corps. Un cri montait de la ville jusque vers les cieux. Que faire ? Il ne leur vint pas à la pensée de s’humilier devant ce Dieu qui les châtiait, et ils n’ont cherché qu’à se débarrasser de Son arche. Ainsi est l’homme dans tous les temps. La présence de Dieu le gêne et, au lieu de s’approcher de Lui en vérité et avec un cœur humilié, il s’éloigne de plus en plus de Lui. Pourtant Il est le Dieu bienheureux et la source de tout bonheur ; ceux qui s’approchent de Lui ne seront jamais confus.

Ces pauvres Philistins préfèrent garder leurs idoles abîmées, mutilées, et qui ne peuvent leur être d’aucun secours, et renvoyer l’arche du seul vrai Dieu. Ils rassemblent les sacrificateurs et les devins pour savoir ce qu’ils devaient faire de l’arche de l’Éternel et de quelle manière ils devaient la renvoyer en son lieu. Ces hommes ont bien, dans une certaine mesure, le sentiment de leur culpabilité, et ils cherchent à apaiser le Dieu d’Israël comme ils cherchent à apaiser la prétendue colère de leurs faux-dieux ; à cet effet, ils proposent de rendre un sacrifice pour le délit. Ils se souviennent aussi de quelle manière l’Éternel a châtié l’Égypte lors de la délivrance de Son peuple. Malgré tout cela, ils préfèrent garder leurs vaines idoles et se complaire dans leur vanité.

Dieu, dans Sa souveraine grâce, s’est servi de tout cela pour l’accomplissement de Ses desseins à l’égard de l’arche : il est le Dieu qui fait ce qu’Il veut dans les cieux et sur la terre. Le moyen qu’emploieront les Philistins ne sera qu’une occasion pour leur montrer que c’est bien Lui qui les a châtiés et qu’on ne se moque pas de Lui impunément : on n’associe pas Sa gloire avec les idoles.

Ils ont placé l’arche sur un chariot neuf et y ont attelé de jeunes vaches qui allaitaient. De quel côté vont-elles aller ? Vers leurs petits ? Non, elles vont tout droit par le chemin de Beth-Shémesh, marchant sur une seule route, allant et mugissant, sans se détourner ni à droite, ni à gauche, jusqu’à la frontière du pays d’Israël. C’était donc bien un témoignage puissant que la main de Dieu était dans tout cela.

Les princes des Philistins virent ces choses ; que devaient-ils penser de tout ce qui s’était passé depuis qu’ils avaient pris l’arche jusqu’à ce jour ? Mais n’avez-vous jamais vu la main de Dieu dans vos circonstances et en particulier dans certains événements de votre vie ? Y avez-vous pris garde et avez-vous écouté ce que ce Dieu, qui s’intéresse aux plus petits détails de notre vie, a voulu vous dire ? Il parle, mais savons-nous faire notre profit des enseignements qu’Il veut nous donner ? Nous nous laissons facilement distraire et ainsi nous perdons toute la bénédiction qu’Il avait en réserve pour nous.

Ceux de Beth-Shémesh moissonnaient les froments dans la vallée. Ils levèrent les yeux, et voilà l’arche qui vient à eux : ils se réjouirent en la voyant. Cette scène nous fait penser à ce qui aura lieu dans peu de temps quand le Seigneur Jésus viendra pour chercher les Siens. Jusqu’à ce jour-là, la vie continuera son train habituel. Les uns seront aux champs faisant la moisson comme les hommes de Beth-Shémesh; d’autres garderont leurs troupeaux comme les bergers (Luc 2. 8) ; d’autres, comme Siméon, se rendront à la maison de Dieu ; d’autres enfin, comme Anne, seront en prière ; et voici, le Seigneur viendra.

En un clin d’œil, en un instant, nous serons avec Lui. Quelle joie excellente remplira tous les cœurs, et quel changement dans la condition des uns et des autres. Cette espérance glorieuse est bien propre à ranimer nos cœurs qui souvent sont abattus et découragés. Attendez le Seigneur chaque jour ; vous ne serez pas confus dans votre espérance.

Les hommes de. Beth-Shémesh se réjouirent donc et offrirent des sacrifices et des holocaustes à l’Éternel. Jamais les princes des Philistins n’avaient vu chose pareille dans leur pays. Ont-ils été touchés dans leur cœur ? Dieu seul le sait. Qu’ont-ils raconté dans la ville d’Ékron à leur retour ? Nous l’ignorons, mais ce que nous savons, c’est que malgré tout Dieu est un Dieu de grâce, que Sa grâce est à l’intention de tous les hommes et qu’Il ne repousse aucun de ceux qui viennent à Lui.

Voici donc l’arche de l’Éternel qui est au milieu du peuple de Dieu. Si Israël n’a pas été fidèle, l’Éternel, Lui, est fidèle ; et si, d’un côté, Il a dû châtier son peuple, d’un autre côté Il lui a fait voir Sa bonté et Sa volonté d’habiter au milieu d’eux. Malgré toutes ses fautes, Israël était Son peuple. Il l’est encore aujourd’hui alors même qu’Il est dispersé parmi toutes les nations. Dieu veille sur Son peuple malgré toutes les persécutions dont il est l’objet. Certainement ceux qui lui font du mal attirent sur eux-mêmes un jugement ; et celui qui le touche, touche à la prunelle de son œil, c’est-à-dire, est frappé de cécité morale : il n’a plus de discernement, il se précipite vers sa ruine.

Les hommes de Beth-Shémesh se réjouirent donc quand ils virent l’arche revenir au milieu d’eux. Il y avait bien de quoi remplir leur cœur d’une sainte allégresse, mais ils ont oublié que c’était une arche sainte et que seuls les sacrificateurs avaient le droit de s’en approcher. Ils ont regardé dans l’arche et l’Éternel les a frappés d’un grand coup : soixante-dix hommes moururent. Ces choses sont écrites pour nous servir d’avertissement.

Nous n’avons jamais à oublier quelle est la sainteté de Dieu, et nous ne pouvons nous approcher de Lui qu’avec un saint respect. Il ne demande qu’à nous bénir, mais Il ne peut le faire qu’en maintenant ce qui convient à Sa gloire. Vous savez très bien que, lorsque vous avez à parler à un de vos supérieurs, vous avez à le faire avec le respect qui lui est dû. La chose est encore bien plus évidente lorsque nous nous approchons du grand Dieu qui a fait les cieux et la terre.

Les habitants de Beth-Shémesh, devant le jugement qui les a frappés, ne firent pas mieux que les Philistins lorsque la main de Dieu s’est appesantie sur eux : ils envoyèrent des messagers aux habitants de Kiriath-Jéarim en leur disant : « Les Philistins ont ramené l’arche de l’Éternel : descendez, faites monter l’arche vers vous ». Ils se débarrassaient ainsi de cet arche sans se soucier de ce qui en serait des habitants de Kiriath-Jéarim.

Vous remarquez que le premier verset du chapitre se relie au chapitre 6. Nous voyons, dans ce verset, qu’à Kiriath-Jéarim il s’est trouvé une maison qui a recueilli l’arche. On la fit monter dans la maison d’Abinadab, sur la colline, et ils sanctifièrent Éléazar, son fils, pour la garder.

Je ne saurais vous dire combien j’aime ce que nous avons dans ce verset. L’arche de l’Éternel a trouvé un lieu de refuge dans la maison d’une famille pieuse. Comme cette famille devait être précieuse au cœur de l’Éternel, et quelle bénédiction devait reposer sur cette maison. Il nous est dit que cette maison était sur la colline. Vous savez que tout dans les Écritures a une signification, et souvent beaucoup plus profonde que nous ne le pensons. Dans la Parole tout est grand, merveilleux, au-delà de toute expression. Cette maison était donc élevée au-dessus de la plaine. Si cela était vrai au sens physique, combien plus la chose était vraie au sens moral, spirituel.

Si le peuple de Dieu était dans un bas état, humilié devant ses ennemis, sans sacrificature et sans sacrificateur depuis la mort d’Éli, cette maison avait l’Éternel au milieu d’elle, jouissait de Sa présence et avait à cœur Sa gloire et Ses intérêts. C’était en particulier une part précieuse pour ce fils, Éléazar, d’avoir le glorieux service de garder l’arche de l’Éternel.

Vous pouvez bien penser que ce Dieu puissant a béni abondamment cette maison de Sa bénédiction qui seule enrichit. Le Psaume 132 fait une allusion au séjour de l’arche dans cette maison : v. 6. « Nous l’avons trouvée dans les champs de Jaar ». Jaar est une expression poétique qui désigne Kiriath-Jéarim.

Maintenant, il n’y a plus d’arche à garder, mais nous avons à maintenir devant le monde les droits de la gloire du Seigneur Jésus. Il est le Seigneur de toute la terre, toute autorité lui a été donnée dans les cieux et sur la terre. Sans doute vous aimez ce Seigneur de gloire. Comment pouvez-vous Le servir dès votre enfance ? La chose est bien simple : Lui obéir en toutes choses. Que Sa parole fasse donc autorité dans toutes les circonstances que vous êtes appelés à traverser. Demandez-vous en tout temps quelle est Sa volonté. C’est ainsi que vous maintiendrez Ses droits dans un monde qui L’a rejeté et qui s’éloigne de plus en plus de Lui.

Aujourd’hui vous lirez le chapitre 7 du premier livre de Samuel. Vous vous souvenez que je vous ai déjà fait remarquer que le premier verset du chapitre 7 se relie au chapitre précédent ; c’est donc au v. 2 que vous commencerez votre lecture. La version du serviteur de Dieu, J.N. Darby, dont je me sers toujours dans les citations que je vous fais, a au commencement du v. 2 un petit astérisque, comme, du reste, vous en trouvez assez souvent dans cette traduction. Ce signe indique un changement de sujet dans le récit qui nous est donné.

Il nous est dit qu’il se passa un long temps, vingt années, pendant lequel le peuple vécut sans l’Éternel. Il semble qu’il L’avait oublié, et, chose encore pire, il servit d’autres dieux, des dieux étrangers, ce que la loi défendait absolument. Dans quel bas état est tombé le peuple de Dieu, allez-vous dire. Ce pauvre peuple n’avait pas été touché par la grâce que Dieu leur avait témoignée en leur renvoyant l’arche de l’alliance ; même il semble qu’ils ne s’en sont nullement souciés lorsque seule la famille d’Abinadab l’avait recueillie. La conséquence de tout cela fut que les Philistins, malgré tous les jugements qui sont tombés sur eux, ont continué à dominer sur Israël et à l’opprimer.

Pauvres fils d’Israël ! Ils oubliaient que l’Éternel était leur libérateur. Ils ne se sont pas souvenus du Dieu puissant qui les avait fait sortir d’Égypte à main forte et à bras étendu et qui ne demandait qu’à les combler de bienfaits comme Il l’avait fait jusqu’à ce jour. L’ingratitude et l’oubli se trouvent au fond de notre mauvais cœur.

Vous vous souvenez que Jacob a été longtemps chez Laban ; vingt années, lui aussi, sans s’occuper du Dieu qui lui était apparu à Béthel, ni du vœu qu’il Lui avait fait. Ce n’est qu’après ces longues années qu’il est enfin allé bâtir un autel dans ce lieu où il avait eu la vision de l’échelle dont le sommet touchait aux cieux. Encore, pour qu’il y aille, il a fallu que l’Éternel lui dise d’y monter et lui rappelle le vœu qu’il Lui avait fait. Vous-mêmes, ne vous arrive-t-il pas souvent d’oublier pendant bien des jours le Dieu qui vous comble de bienfaits ?

Samuel, qui était un fidèle serviteur de l’Éternel, a enseigné au peuple ce qu’il devait faire. Nous pouvons bien penser que pendant ce long temps il a prié pour ce peuple infidèle. Le Psaume 99 et le prophète Jérémie, chapitre 45, nous parlent de Samuel comme étant un intercesseur en faveur du peuple de Dieu. C’était un précieux service qu’il accomplissait, service auquel vous aussi vous pouvez vous employer.

Depuis tout jeune on peut prier pour les personnes que l’on connaît et avec lesquelles on est en relation. Vous vous souvenez qu’Anne, la mère de Samuel, était une femme de prière. Son fils suivait l’exemple qu’il avait eu dans sa pieuse mère. C’est une grâce inestimable que d’avoir une mère qui prie pour vous et avec vous ; puissiez-vous l’apprécier et être vous-même des enfants de prière.

Mais ce n’était pas suffisant de se lamenter après l’Éternel, il fallait revenir à Lui et reconnaître ses fautes. Il fallait cesser de mal faire et apprendre à bien faire. Il y avait des dieux étrangers au milieu d’eux, il fallait les ôter et s’attacher fermement à l’Éternel. Samuel leur a dit que s’ils faisaient ce qu’il leur disait, ils seraient délivrés. Dans cette occasion le peuple a obéi et s’en est bien trouvé. L’Éternel a été fidèle à Sa promesse.

Gravez bien dans votre cœur que l’obéissance est le grand principe guérisseur de tous les maux qui peuvent nous affliger. Dans quelque circonstance que vous puissiez vous trouver, obéissez à ce que dit la Parole du Seigneur ; vous vous en trouverez toujours bien. Soyez bien assurés que toute désobéissance amène avec elle ses funestes conséquences : il ne peut pas en être autrement. Si les fils d’Israël n’avaient pas fait ce que Samuel leur avait dit, ils seraient restés dans leur misère et sous la dure servitude des Philistins.

Une autre chose : le peuple devait se rassembler, car c’est dans le rassemblement que nous recevons la bénédiction. Satan cherche toujours à disperser ; le Seigneur rassemble et Il bénit ceux qui sont autour de Lui. La perte est toujours grande quand nous négligeons le rassemblement. Évidemment l’ennemi nous donnera de bonnes excuses pour ne pas aller à l’assemblée tel ou tel jour ; il fait mauvais temps, tu as beaucoup de travail aujourd’hui, tel et tel néglige les rassemblements beaucoup plus que toi et ne s’en porte pas plus mal, et bien d’autres choses semblables. Soyez certains que c’est le tentateur qui aura le profit de votre négligence, et vous-même vous n’en aurez qu’une perte.

Quand on obéit, on voit les merveilles d’un Dieu qui se plaît à bénir ceux qui Le recherchent.

Je viens m’entretenir avec vous aujourd’hui, et vous parler des grandes choses que l’Éternel a faites pour Son peuple quand il a été réuni à Mitspa. Vous vous souvenez que Samuel leur avait dit de se rassembler dans ce lieu, et qu’il prierait l’Éternel pour eux.

La prière a une grande importance et a toujours occupé une grande place dans la vie des hommes de Dieu. Lorsque le peuple a été réuni, il a puisé l’eau et l’a répandue devant l’Éternel. Que signifiait cet acte ? Vous savez que nul ne peut recueillir de l’eau qui est répandue sur le sol. Dieu seul peut le faire ; il lui suffit d’envoyer un rayon de son soleil et cette eau s’évapore et s’envole dans les nuées. Cette eau répandue était donc une image de ce qu’était la nation ; elle était dans un si misérable état que Dieu seul pouvait intervenir en sa faveur et la restaurer. C’était donc de leur part une belle confession du bas état dans lequel ils se trouvaient.

Certainement Dieu ne pouvait que prendre Son plaisir en eux, voyant leur humiliation. Ils jeûnèrent ce jour-là et dirent : « Nous avons péché contre l’Éternel ». Vous savez que si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. Cherchez ce passage dans la première épître de Jean, afin que vous puissiez sans cesse vous en souvenir. Dieu est fidèle à Sa promesse et juste envers Christ, car c’est Lui qui, par Son sacrifice, nous donne le pardon de toutes nos fautes. Puisqu’Il a porté le châtiment que nous avions mérité, c’est un acte de justice envers Lui de nous remettre nos fautes. Si un ami m’a payé toutes mes dettes, ce serait une injustice de la part de mon créancier que de venir m’en réclamer le montant.

Là, à Mitspa, Samuel a jugé les fils d’Israël ; il fallait bien que chacun reconnaisse personnellement ses fautes ; ce fidèle serviteur pouvait faire connaître aux uns et aux autres quelle était leur culpabilité.

Après cela, il prit un agneau de lait, un petit agneau qui n’avait jamais quitté sa mère, et il l’offrit tout entier en holocauste à l’Éternel. C’était un sacrifice de toute beauté : il parlait, par avance, de Celui qui, de toute éternité, était auprès du Père, Son nourrisson, Son artisan, Ses délices de chaque jour, comme nous le lisons dans le chapitre 8 des Proverbes, et qui est venu s’offrir en sacrifice – sacrifice qui est monté devant Dieu comme un parfum d’agréable odeur.

Vous remarquez que ce n’était pas un sacrifice pour le péché que Samuel a offert, mais bien un holocauste qui rappelait la relation dans laquelle le peuple se trouvait déjà avec l’Éternel – relation qui ne pouvait que subsister et que rien ne pouvait rompre, puisqu’elle reposait, non sur la fidélité du peuple, mais sur la valeur du sacrifice que Christ allait accomplir.

Du reste Israël, ainsi que nous-mêmes, ne pouvait en aucune manière être béni qu’en vertu du sacrifice de Christ. Au moment où Samuel offrait l’holocauste, les Philistins montèrent contre Israël pour lui faire la guerre. Ils pensaient que le bon moment pour les attaquer était arrivé, puisqu’ils étaient réunis, non point pour faire la guerre, mais pour adorer. La sagesse de l’homme n’est que folie aux yeux de Dieu et certes Dieu ne voulait pas abandonner ceux qui Lui rendaient culte, ni un peuple qui s’était humilié devant Lui. Si ce peuple était incapable par lui-même de faire face à ses ennemis, son Dieu saurait bien les protéger et les délivrer, et c’est ce qu’Il fit en envoyant un grand tonnerre sur les Philistins et en les mettant en déroute ; et ils furent battus devant Israël.

L’Éternel est un grand Dieu et ceux qui se confient en Lui ne seront jamais confus. Quand Israël était dans un mauvais état, il a fui devant ses ennemis, ainsi que nous l’avons vu au chapitre 4. Maintenant qu’il sert son Dieu, ce sont ses ennemis qui s’enfuient devant lui comme la fumée devant le vent. A cette occasion, Samuel prit une pierre et la plaça entre Mitspa et le rocher et l’appela « Eben-Ezer », ce qui veut dire : la pierre de secours ; il l’a fait en disant : « L’Éternel nous a secourus jusqu’ici ». Vous trouverez plusieurs fois Eben-Ezer dans vos lectures de la Parole ; vous vous souviendrez de ce que ce mot veut dire. Ne pouvez-vous pas, vous aussi, dire que le Seigneur vous a secourus jusqu’ici ? Le chemin du croyant est comme tout parsemé de monuments qui s’appellent Eben-Ezer.

Mais je vois que je m’allonge. Ce chapitre contient tant de belles choses. Nous y reviendrons encore dans notre prochaine leçon. En attendant, cherchez vous-mêmes et nous verrons si nous avons eu les mêmes pensées.

Nous avons vu que l’Éternel est intervenu en faveur de Son peuple qui s’était humilié devant Lui. Il avait envoyé un grand tonnerre qui avait mis en déroute les Philistins. Sa puissance est infinie et II fait ce qu’Il veut dans les cieux et sur la terre. Cette puissance est constamment employée en faveur de ceux qui se confient en Lui ; certes, jamais ils ne sont confus. Dans vos difficultés, vos détresses, vos luttes, ne manquez jamais de Le faire intervenir ; faites-le en toutes choses et certainement vous serez émerveillés. Je pourrais vous en raconter un grand nombre dont j’ai été le spectateur pendant ma longue vie.

Depuis ce jour mémorable, les Philistins ne sont jamais rentrés dans le pays ; ils furent abaissés et aussi réduits à l’impuissance. La fidélité de Samuel eut des conséquences heureuses et pour longtemps. S’il est vrai qu’un seul pécheur détruit beaucoup de bien, comme ce fut le cas avec les malheureux fils d’Éli, il est vrai aussi que la fidélité d’un seul homme pieux a des conséquences heureuses et bénies pour longtemps. Non seulement le peuple d’Israël a été préservé des invasions de ses ennemis, mais aussi les villes qui étaient tombées sous la domination des Philistins retournèrent au peuple de Dieu. Ainsi une grande bénédiction pour tout le peuple de Dieu a été la conséquence de ce jeûne et de cette humiliation qui ont eu lieu à Mitspa.

L’humilité va au-devant de la gloire comme l’orgueil va au-devant de l’écrasement. Il en est toujours ainsi. Lisez à ce sujet ce qui est écrit dans la première épître de Pierre, chapitre 5. 5 à 7, et gravez-le au plus profond de vos cœurs. Depuis ce jour-là, le peuple jouit de la paix ; y a-t-il chose plus appréciable que la paix ? Que ne donneraient pas les hommes aujourd’hui pour la posséder ?

Les derniers versets de notre chapitre nous apprennent que Samuel faisait un voyage d’année en année, toujours le même ; il s’arrêtait dans trois endroits : à Béthel, à Guilgal et à Mitspa. En faisant cela il rappelait au peuple trois grandes vérités qu’il était en danger d’oublier. La première, qu’il y avait la maison de Dieu. Béthel veut dire maison de Dieu. C’est là que Jacob vit dans son songe la merveilleuse échelle dressée sur la terre et dont le sommet touchait aux cieux.

Pour nous, aujourd’hui, la Maison de Dieu, c’est l’assemblée. Vous trouverez cette vérité dans le chapitre 3 de la première épître à Timothée Lorsque vous vous réunissez avec les saints dans l’assemblée, venez-y avec tout le respect qui est dû à la Personne du Seigneur ; Il est là au milieu de deux ou trois que Son nom a assemblés. S’Il est invisible à l’œil de la chair, la foi Le contemple, et le fidèle fait la douce expérience qu’Il est là, Il console, Il encourage, Il édifie ; Sa présence réjouit le cœur des Siens.

Ensuite il allait donc à Guilgal. C’était là que le peuple avait campé près du Jourdain après être entré dans le pays de la promesse, et c’est aussi là que Josué avait dressé les douze pierres qui avaient été prises au fond du Jourdain. Ces douze monuments proclamaient que ce peuple avait été tiré des profondeurs des eaux de la mort. Le Jourdain, dans les Écritures, est l’image de la mort. Guilgal veut dire : « roulement », car depuis que le peuple a été à Guilgal, l’opprobre de l’Égypte a été roulée de dessus lui.

Pour nous, nous sommes morts et ressuscités avec Christ, et même, par la foi, assis en Christ dans les lieux célestes. Nous ne sommes pas plus du monde que le Seigneur Lui-même, et notre bourgeoisie est dans les cieux. C’est de là que nous sommes et nous avons à agir comme étant tels. C’est une grâce inappréciable que de ne plus être d’un monde qui passe et qui s’en va vers le jugement, conduit par le prince des ténèbres.

En dernier lieu, Samuel allait donc à Mitspa. Cela rappelait à un peuple oublieux que l’Éternel les avait secourus jusqu’ici et qu’Il pouvait encore le faire et le délivrer dans toutes ses détresses. Le monument Eben-Ezer était là pour le leur rappeler.

Après ce voyage, Samuel retournait à Rama, car là était sa maison. Là, il avait bâti un autel. Petit enfant, il s’était prosterné devant l’Éternel. À la fin sa vie, il était encore un adorateur. Deux choses ont caractérisé la vie de cet homme de Dieu : la prière et l’adoration. N’aimeriez-vous pas lui ressembler ?

Si le chapitre 7 de notre livre contient bien des sujets de joie, le chapitre 8, par contre, est plein de sujets de tristesse. Ainsi est souvent la vie du croyant. De grandes joies et de grandes tristesses sont nécessairement la part de celui qui veut être fidèle au Seigneur. L’apôtre Paul en parle souvent dans ses épîtres et spécialement dans la deuxième épître aux Corinthiens et l’épître aux Philippiens. Mais dans toutes ses afflictions, le fidèle trouve en Dieu de précieuses consolations : Il est le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation qui console les Siens dans toutes leurs afflictions (2 Cor. 1. 4). C’est une grâce inappréciable que de Le connaître ainsi et de faire en tout temps l’expérience de Sa fidélité qui ne fait jamais défaut pour ceux qui se confient en Lui.

Le premier sujet de tristesse pour Samuel, que nous voyons dans ce chapitre, provient de ses fils qui ne marchaient pas sur les traces de leur père. Le bon exemple qu’ils avaient eu sous les yeux ne leur avait pas profité et ils recherchaient le gain déshonnête. Comme cela devait être douloureux pour leur père pieux de voir la conduite de ses fils. Lui, il avait suivi l’exemple de sa pieuse mère qui était une femme de prière et ses fils n’en faisaient aucun cas. Vous-mêmes voudriez-vous assombrir les derniers jours de vos vieux parents ? Le livre des Proverbes nous dit qu’un fils sage réjouit son père, et qu’un fils insensé est le chagrin de sa mère (ch.10. 1).

Il semble aussi que le discernement spirituel a fait défaut à Samuel dans cette circonstance. Vous savez qu’un seul Homme n’a jamais eu ni faiblesse, ni défaillance. C’est Samuel qui a établi ses fils comme juges sur Israël ; il pensait que ses fils seraient justes et droits comme lui, hélas ! il n’en a rien été. Il aurait mieux fait d’attendre que l’Éternel Lui-même établisse de nouveaux juges sur Son peuple.

Quoi qu’il en soit, ce fut une chose pénible pour lui d’entendre dire au peuple : « Tes fils ne marchent pas dans tes voies ».

Un autre grand sujet de tristesse pour Samuel fut d’entendre le peuple demander un roi comme les autres nations. En le faisant, il rejetait l’Éternel et Samuel, Son prophète. Ils ajoutaient à leurs nombreux péchés celui d’abaisser le niveau du peuple de Dieu au niveau des nations idolâtres qui ne connaissaient pas l’Éternel, ni Sa grande puissance, cette puissance qui avait délivré le peuple de l’Égypte, lui avait fait traverser les eaux de la mer Rouge et du Jourdain, l’avait introduit dans le pays de la promesse et l’avait délivré maintes fois de ses ennemis.

De fait, c’était l’Éternel qui était leur roi, qui les avait menés en triomphe devant leurs ennemis, qui avait envoyé ses tonnerres pour anéantir ceux qui venaient contre eux pour leur faire la guerre. Qu’avaient-ils donc besoin d’un roi pour les conduire dans leurs guerres, puisque l’Éternel combattait pour eux ?

Samuel en est attristé et, comme de coutume, il prie. Si nous savions toujours faire comme lui, que de choses pénibles et humiliantes nous éviterions.

Fidèle témoin, il a aussi clairement averti le peuple de ce qu’il en serait du régime du roi qu’ils demandaient, mais ils n’ont rien voulu entendre et ils ont persévéré dans leur désir d’être comme les autres nations. Nous ne tarderons pas à en voir les funestes conséquences ; si nous n’écoutons pas la voix de Dieu, nécessairement nous aurons affaire avec Sa discipline. Encore une fois nous voyons la sagesse de Samuel. L’Éternel lui dit d’écouter la voix du peuple et d’établir un roi sur eux. Au lieu de cela, il dit aux hommes d’Israël de retourner chacun dans sa ville. Il voulait attendre que l’Éternel Lui-même leur en choisisse un et qu’Il le lui envoie. C’était plus sage, et l’Éternel l’a choisi Lui-même et le lui a envoyé plus tard. C’est ce que nous verrons dans le chapitre suivant. Je n’aimerais pas clôturer cette leçon en vous laissant sur une impression pénible et je veux la terminer en vous apprenant une chose qui vous réjouira.

Si Joël, le fils aîné de Samuel, a été infidèle, ainsi que nous l’avons vu, par contre son petit-fils Héman a été un sujet de joie pour l’Éternel. Nous lisons, en effet, dans le premier livre des Chroniques, chapitre 6. 31 à 34 : « Et ce sont ici ceux que David établit pour la direction du chant sur la maison de l’Éternel, depuis que l’arche fut en repos. Et ils faisaient le service devant le tabernacle de la tente d’assignation, pour le chant, jusqu’à ce que Salomon eût bâti la maison de l’Éternel à Jérusalem ; et ils se tinrent là selon l’ordre établi pour leur service. Et ce sont ici ceux qui se tenaient là et leurs fils: Des fils des Kéhathites : Héman, le chantre, fils de Joël, fils de Samuel, fils d’Elkana ».

C’est donc lui qui en tout premier lieu est mentionné comme chantant les louanges de l’Éternel et conduisant ceux qui accomplissaient ce précieux service devant la demeure de Dieu. Si le fils de Samuel n’avait pas été fidèle, son petit-fils avait agi d’une manière bien différente. Après tout, la fidélité de Samuel a eu des résultats précieux dans sa famille même.

Vous vous souvenez que Samuel, au lieu de choisir un roi pour Israël, est retourné dans sa maison, en attendant que l’Éternel en choisisse un et le lui envoie. En faisant ainsi, il était certain de ne pas se tromper et de pouvoir dire au peuple : Voici le roi que l’Éternel vous a choisi.

C’est ce qui, en effet, a eu lieu plus tard, et cela nous est raconté dans le chapitre 9 du premier livre de Samuel. C’est ce dont je désire vous occuper aujourd’hui. Ce chapitre est rempli d’enseignements précieux. Puissiez-vous en faire votre profit et y trouver autant de joie en le lisant que j’en ai eu moi-même, il y a déjà bien des années, lorsque je l’ai lu et médité avec un grand nombre d’amis.

Mais comme le temps passe rapidement ! Faites comme Moïse, homme de Dieu, qui a dit à l’Éternel : « Enseigne-nous à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage ». Je ne vous dis pas où ce passage se trouve, désirant que vous le cherchiez vous-mêmes dans le premier Psaume d’un des cinq livres. Vous avez sans doute remarqué qu’il y a cinq livres de Psaumes. Je tâcherai, dans une autre occasion, de vous en expliquer le caractère. Aujourd’hui cela nous détournerait trop du sujet qui nous occupe. Puisque nous n’avons que peu de jours ici-bas, sachons au moins ne pas gaspiller le temps précieux qui nous est donné pour servir et honorer notre Seigneur dans un monde où Il a été couronné d’épines. Que nous réalisions ce que dit le cantique « Seigneur ! sanctifie nos jours, nos moments. Fais que notre vie t’honore en tout temps ». Maintenant occupons-nous de notre chapitre.

En commençant nous y trouvons un homme fort et vaillant, de la tribu de Benjamin, dont le nom était Kis. Nous savons que, pour être fort, il faut avoir conscience de sa faiblesse et de son incapacité ; cela nous fait dépendre du Dieu tout-puissant qui se plaît à magnifier Sa puissance dans notre infirmité. L’apôtre Paul disait : « Quand je suis faible, alors, je suis fort » (2 Cor. 12. 10). L’apôtre Paul, lui aussi, était de la tribu de Benjamin. C’est la seule tribu qui s’est attachée à la maison de David lorsque le royaume a été partagé après la mort de Salomon. Il semble qu’une bénédiction particulière a reposé sur cette tribu. Du reste, il est toujours vrai que la bénédiction est la récompense toute naturelle de la fidélité au Seigneur. Nous trouvons ce principe tout du long des Écritures.

Kis avait un fils dont le nom était Saül ; c’est lui que l’Éternel avait choisi pour régner sur Son peuple. Aux yeux des hommes, nul n’était plus propre que lui à occuper ce poste d’honneur. Il était un homme d’élite ; dans la guerre un chef capable. Sa haute stature le faisait remarquer aux yeux de tous, puisqu’il était plus grand que tout le peuple depuis les épaules en haut. Sa beauté aussi le distinguait. Ces caractères, appréciés par les hommes, n’ont que peu de valeur aux yeux de Dieu. Du reste, la fin de Saül ne manquera pas de nous le montrer.

C’est un grand danger de regarder à ce qui a de l’apparence, mais Dieu regarde au cœur. Lui seul sait ce qui en est de notre être intérieur : Il sonde les reins et les cœurs. Puissiez-vous vous en souvenir afin de marcher dans la crainte et dans la dépendance de Dieu, qui seul peut nous garder sans que nous bronchions et nous placer irréprochables dans Sa gloire avec abondance de joie. Nous verrons dans notre prochaine leçon quelles ont été les circonstances qui ont mis Saül en contact avec Samuel, car Dieu dirige toutes choses pour l’accomplissement de Ses desseins d’amour envers les siens.

Lors de notre dernière leçon, je vous ai dit quelques mots de Saül et de son père, mais, faute de temps, je n’ai pas pu vous donner beaucoup de renseignements sur ce futur roi d’Israël. Nous allons maintenant voir les circonstances qui ont accompagné l’établissement de son règne.

Son père avait perdu ses ânesses ; chose en apparence insignifiante, mais qui a été, dans la main de Dieu, le moyen par lequel Il l’a amené vers Samuel, qui l’a oint pour être roi sur le peuple d’Israël. Évidement la perte de ces ânesses était sensible à Kis. Dans son désir de les retrouver, il a envoyé son fils Saül avec un de ses serviteurs pour les chercher. Mais ces deux hommes ont couru en vain et ne les ont pas trouvées. Passant d’un pays dans un autre, ils se sont fatigués sans succès.

Ces deux hommes qui cherchent nous font penser à tant d’êtres humains dans ce monde. Depuis que l’homme a perdu le paradis terrestre, il cherche, cherche sans cesse, sans trouver le bonheur qu’il a perdu à cause de sa désobéissance. Quel pauvre être que l’homme ! Dieu l’avait établi sur la création qui était sortie parfaite de Ses mains, mais, depuis la chute, il est comme un pauvre roi détrôné, misérable, sans repos et sans paix. Les uns cherchent le bonheur dans une chose, les autres dans une autre, et tous font la même expérience que le roi Salomon qui a dit : « Vanité des vanités ! Tout est vanité et poursuite du vent ».

Mais Dieu est plein de miséricorde. Il voyait ce pauvre Saül qui dépensait ses forces en vain et Il s’est servi de son serviteur pour lui indiquer ce qu’il avait à faire. Souvent Dieu se sert des humbles et des petits pour nous enseigner les leçons les plus grandes et les plus précieuses. Si nous savions au moins toujours écouter quand Dieu veut nous parler !

Vous connaissez certainement l’histoire de la petite fille israélite qui avait été emmenée en captivité par les Syriens et qui servait Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie. Ce grand chef était lépreux, et cette petite fille dit à sa maîtresse : « Oh ! si mon seigneur était devant le prophète qui est à Samarie ! Alors il le délivrerait de sa lèpre ». Bien lui en a pris d’écouter la voix de cette petite esclave : il a été délivré de son affreuse maladie et a appris à connaître le seul vrai Dieu. C’est un encouragement pour vous, enfants, à être fidèles au Seigneur Jésus. Si vous l’aimez, Il peut se servir de vous pour faire de grandes choses, et cela même à votre insu.

Le serviteur de Saül savait que, dans la ville voisine, il y avait un homme de Dieu, et il a conseillé son maître d’aller le voir. « Peut-être », lui dit-il « nous enseignera-t-il le chemin par lequel nous devons aller ». Nous pouvons remarquer ici une des qualités de Saül, il consent à écouter le serviteur qui était sous ses ordres. Il était, ainsi que nous l’avons vu, un homme d’élite et beau, mais il y a aussi chez lui d’aimables qualités. Vous remarquez, enfants, que maintenant la question, pour Saül et pour son serviteur, était de savoir quel était le chemin par lequel ils devaient aller.

Ils étaient perdus. Il en est ainsi de tout homme dans son état naturel ; il a tout perdu et il est aussi perdu même. Triste condition ! Qui donc peut lui faire connaître le chemin qui le ramènera à Dieu ? Vous savez que le Seigneur a dit : « Je suis le chemin… nul vient au Père que par moi » (Jean 14. 6). C’est donc au Seigneur Jésus qu’il faut aller, de la même manière que Saül et son serviteur sont allés à l’homme Dieu. Vers lui ils ont trouvé infiniment plus qu’ils n’auraient jamais osé espérer. Il en est de même pour tous ceux qui s’approchent de Dieu par Jésus Christ.

Samuel, vers lequel Saül était allé, était donc un homme de Dieu. Je pense qu’il est bon que je vous donne quelques enseignements sur ce qu’est un homme de Dieu. Lorsqu’une question se pose, quand nous lisons la Parole, nous avons à nous souvenir que c’est la Parole elle-même qui pourra nous renseigner. C’est donc dans les Écritures que nous trouverons la réponse à la question qui est devant nous dans ce moment. Dans les deux épîtres à Timothée nous trouvons ce titre : homme de Dieu. Ce sont les seules fois où il est employé dans le Nouveau Testament.

Par contre, nous le trouvons fréquemment dans l’Ancien Testament. Un homme de Dieu est un homme qui est là de la part de Dieu, qui Le sert, qui vit dans Sa communion, qui marche selon les enseignements de Sa Parole et qui, par conséquent, est capable de faire connaître le Dieu qu’il sert, quelle est Sa volonté et quelles sont Ses ressources en présence des besoins du moment – de même aussi, ce que doivent faire ceux qui veulent lui obéir. Un homme de Dieu pouvait dire : « Ainsi dit l’Éternel ! » Samuel occupe une grande place parmi les hommes de Dieu de l’Ancien Testament. Ce titre glorieux lui est donné plusieurs fois. Dans le v. 6 de notre chapitre, il nous est dit qu’il était un homme considéré et que tout ce qu’il disait arrivait infailliblement. Une telle considération ne pouvait provenir que d’une marche fidèle et irréprochable. Le secret de l’infaillibilité de ce qu’il disait venait du fait que l’Éternel se révélait à lui par Sa parole, ainsi que nous le lisons au chapitre 3. 21. Il vivait aussi dans une intime communion avec l’Éternel.

Nous verrons plus loin que, un jour avant que Saül vienne vers lui, l’Éternel l’avait déjà averti, lui disant : « Demain, à cette heure, je t’enverrai un homme du pays de Benjamin » ; et lorsque Samuel voit Saül, l’Éternel lui répond : « Voilà l’homme dont je t’ai parlé ». Répond quoi ? dira quelqu’un. C’était la réponse à la demande de Samuel. Il vivait donc dans une intime communion avec Dieu.

C’est une chose merveilleuse qu’un homme sur la terre soit dans une telle intimité avec le grand Dieu tout-puissant. Samuel attendait que l’Éternel lui envoie le roi qu’Il avait choisi, et Dieu l’avertit d’avance de son arrivée et lui donne des signes certains qu’il était bien celui dont Il lui avait parlé. Il n’y avait donc pas à s’y tromper.

Nous remarquons aussi que d’autres serviteurs de Dieu ont été honorés par Lui et ont reçu de Sa part ce titre d’hommes de Dieu. Moïse est appelé six fois de ce nom (Deut. 33. 1 ; Jos. 14. 6 ; 1 Chron. 23. 14 ; 2 Chron. 30. 16 ; Esd. 3. 2 et dans le titre du Psaume 90). Il vaut la peine que nous considérions de près tous ces divers passages, car leur importance est grande.

Nous pouvons remarquer trois choses principales qui nous sont dites de Moïse, en rapport avec son titre d’homme de Dieu.

La première, c’est que la parole de l’Éternel était dans sa bouche. La loi de l’Éternel est même appelée la loi de Moïse. Ce qu’il avait dit était la parole même de l’Éternel dans toute sa pureté. Il n’y avait rien ajouté et il n’en avait rien retranché. Cela est des plus importants dans tous les temps. Lisez la Parole et mettez-la en pratique, ne vous laissez pas arrêter par la peur des conséquences de votre obéissance : c’est Dieu qui s’en charge. N’y ajoutez rien, n’en retranchez pas un trait de lettre. Faites toujours ce que Dieu dit et vous vous en trouverez bien.

Une seconde chose qui caractérisait Moïse, c’est qu’il était un homme de prières : « Prière de Moïse, homme de Dieu », avons-nous vu dans le Psaume 90. Là, il priait pour un peuple coupable qui avait violé la sainte loi qu’il lui avait apportée du sommet du mont Sinaï.

La troisième chose qui nous est dite en rapport avec ce titre d’homme de Dieu est la part bénie que ses fils ont eue dans la tribu de Lévi. C’est cette tribu qui avait le privilège inestimable de pouvoir servir Dieu dans Son sanctuaire. Ces trois choses nous font penser à Timothée qui, dès son enfance, connaissait les saintes lettres. L’apôtre Paul, dans les deux épîtres qu’il lui a adressées, nous montre l’importance de garder la Parole et de persévérer dans la prière.

Mais je vois que ma leçon s’allonge ; malgré cela j’aimerais vous parler encore de David, le doux psalmiste d’Israël qui chantait les louanges de l’Éternel quand il était un jeune garçon, en jouant de la harpe lorsqu’il gardait les brebis de son père. Il est aussi appelé plusieurs fois un homme de Dieu, et cela en rapport avec la louange : 2 Chron. 8. 14 ; Néh. 12. 36. Vous lirez ces passages. Il était donc un homme de Dieu qui louait l’Éternel et qui enseignait le peuple de Dieu à Le louer. Heureux service !

Élie et Élisée aussi ont reçu ce titre d’hommes de Dieu. Lisez leur histoire et vous en retirerez un réel profit pour vos âmes.

Nous trouvons aussi d’autres hommes de Dieu dont les noms ne nous sont pas donnés, dans 1 Rois 13. 1 ; 2 Chron. 11. 2 et 25. 7.

Enfin, dans Juges 13, un homme de Dieu dont le nom est « Merveilleux », Je pense que vous y verrez les traits de Celui qui est homme et Dieu tout à la fois. Un homme qui, dans la flamme du sacrifice, est monté dans les cieux. Il n’est pas difficile d’y voir un rayon de la gloire de notre Seigneur.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce titre « homme de Dieu », mais j’aime à penser que le peu que je vous en ai fait connaître suffira pour vous faire désirer de revêtir les caractères d’hommes de Dieu.

D’après La Bonne Nouvelle 1943