
« Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit ». Romains 1. 16.
ÉVANGILE ET NON LOI
Depuis que Jésus-Christ a accompli l’œuvre de rédemption sur la croix, l’évangile de la grâce a été proclamé aux hommes. Ce message contraste clairement avec la loi des dix commandements.
L’Évangile n’est pas simplement une doctrine, ou une règle qui traite du comportement des gens, comme le faisait la loi. Non, c’est la puissance de Dieu, parce qu’elle peut changer fondamentalement les gens pour leur salut.
L’Évangile n’impose pas aux gens des exigences qu’ils ne peuvent pas satisfaire, comme le faisait la loi. Il n’exige pas, mais donne gratuitement un salut parfait et éternel.
L’Évangile ne se limite pas à un groupe spécifique de personnes, comme la loi, qui a été donnée uniquement au peuple d’Israël. La bonne nouvelle de la grâce s’adresse à tous, dans les pays du monde entier.
L’Évangile n’est pas faire, mais croire. La loi disait : « Fais cela et tu vivras ». La bonne nouvelle, au contraire, c’est : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).
Aujourd’hui encore, l’évangile de la grâce est annoncé afin que les gens puissent recevoir le pardon de leurs péchés et trouver la paix avec Dieu. Malheureusement, de nombreuses personnes réagissent avec indifférence ou de manière négative. Cependant, quiconque accepte ce merveilleux message avec foi et se tourne vers Dieu en confessant ses péchés, recevra le pardon et le vrai bonheur.
D’après Näher zu Dir mars 2024
« Pour qu’ils cherchent Dieu, en s’efforçant si possible de le toucher… quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous ». Actes 17. 27.
DIEU EST PROCHE
Les grandes et petites îles Diomède sont situées dans le détroit de Béring. Même si elles ne sont séparées que de quatre kilomètres, elles ne sont pas proches, car la grande appartient à la Russie, et la petite, aux États-Unis. De plus, le décalage horaire est de 21 heures, car la ligne de changement de date se situe entre elles. Si proches et pourtant si lointaines !
L’inverse existe aussi : si loin et pourtant si proche ! Le Dieu vivant nous semble loin, ce qui n’est pas vrai du tout. « Il n’est pas loin de chacun de nous », a témoigné Paul aux Athéniens. Dieu était proche d’eux, mais ils ne Le connaissaient pas, même s’ils avaient élevé un autel à ce « Dieu inconnu ».
Ce sont souvent nos idées fausses qui nous éloignent de Dieu. Si nous pensons qu’Il est insensible et exigeant, nous gardons nos distances. Même avec l’idée d’un Dieu tolérant, nous ne pouvons pas trouver Ses voies. Ce n’est que lorsque nous nous ouvrons à Son amour en Jésus-Christ que nous pouvons nous rapprocher de Lui. En mourant sur la croix, le Seigneur Jésus a payé le prix pour que Dieu puisse nous accepter et pardonner tous nos péchés.
Voulez-vous venir à Dieu ? Alors confessez-Lui votre culpabilité et croyez en Jésus-Christ, le Sauveur ! Priez Dieu et vous saurez qu’Il est vraiment proche ! Éphésiens 2. 13 s’applique désormais également à vous : « Dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ ».
D’après Näher zu Dir mars 2024
« Après avoir autrefois, à bien des reprises et de bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là Dieu nous a parlé dans le Fils ». Hébreux 1. 1 et 2.
NOTRE MESSAGE : JÉSUS
Quelle est la différence entre le christianisme et les religions en général ? Les religions mettent l’accent sur le fait de suivre des enseignements, d’adopter une vision du monde et d’agir selon certaines normes éthiques et morales. Le christianisme, d’autre part, a une Personne comme contenu. Ici, l’accent n’est pas mis sur nos actions, mais sur notre foi en Jésus-Christ.
Bouddha et Mahomet ne délivrent pas du mal, et leur message n’a pas le pouvoir de changer nos vies à partir de zéro. La foi chrétienne nous conduit à Christ, qui a le pouvoir de nous sauver complètement et de nous donner la vie éternelle. Jésus ne nous apporte pas seulement un message de Dieu, mais Il est ce message. Il ne se contente pas de proclamer la vérité, mais Il dit : « Je suis… la vérité ». Non seulement il nous montre le chemin qui mène à Dieu, mais il affirme : « Je suis le chemin » (Jean 14. 6). Non seulement il ouvre de nouvelles perspectives, mais il dit : « Je suis la porte » (Jean 10. 9).
Être chrétien, ce n’est pas seulement suivre une doctrine, pratiquer certains rituels ou faire le bien, mais c’est accepter Jésus-Christ comme Sauveur et Le suivre comme Seigneur. Accepter Jésus, c’est se confier en Lui et Lui ouvrir la porte de notre vie et de notre cœur. Cela signifie aussi accepter Ses paroles telles qu’elles sont communiquées dans la Bible. Personne ne peut prétendre croire en Jésus s’il refuse de L’écouter. C’est pourquoi il est nécessaire de lire la Parole de Dieu avec la prière : Oh Dieu ! aide-moi à connaître Ton Fils Jésus-Christ et à croire en Lui.
D’après die gute Saat mars 2024
« Voici un homme plein de lèpre. Voyant Jésus, il se jeta sur sa face et le supplia, disant : Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net. Jésus étendit la main, le toucha et dit : Je veux. Sois net. Et aussitôt la lèpre se retira de lui ». Luc 5. 12 et 13.
LA GUÉRISON PAR LE TOUCHER DU SEIGNEUR JÉSUS
Aux temps bibliques, la lèpre était une maladie particulièrement redoutée, considérée comme très contagieuse et incurable. Quiconque qui, parmi les Juifs, tombait malade était traité comme impur selon les dispositions de la loi. Tout contact physique avec lui était interdit. Il était exclu de la communauté et n’était plus autorisé à assister aux services religieux. Cela signifiait que le lépreux vivait en dehors des portes de la ville. Un seul roi lépreux a été traité différemment : il a reçu une maison d’isolement (2 Rois 7. 3 ; 15. 5).
Malade en phase terminale, exclu, isolé, quel terrible sort !
Une telle personne « pleine de lèpre » voit Jésus venir dans sa ville – son seul espoir de sortir de sa misère. Il se jette devant Jésus et lui demande : « Seigneur, si tu veux, tu peux me rendre net ». Dans Son amour, Jésus-Christ tend la main et touche le lépreux ! Depuis combien de temps le patient n’a-t-il pas été touché ? Et puis il entend les mots : « Je veux, sois net ».
De même que la lèpre souille la peau, le péché souille nos entrailles, nos cœurs. De plus, le péché a un effet similaire à celui de la lèpre : non seulement il pèse sur notre conscience, mais il détruit également les relations personnelles. Mais il y en a Un qui ne se détourne pas de nous. C’est Jésus-Christ. Il attend que nous venions à Lui avec nos péchés. Il peut et Il veut nous purifier. Demandons-le-Lui !
« Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7). Nous ferons alors l’expérience d’une merveilleuse communion d’amour avec Dieu le Père, avec Son Fils Jésus-Christ et avec tous ceux qu’Il a lavés par Son sang (cf. Apoc. 1. 5).
D’après die gute Saat mars 2024
« Prépare-toi… à rencontrer ton Dieu ». Amos 4. 12.
« Le Seigneur… est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance ». 2 Pierre 3. 9.
PRÉPAREZ-VOUS À RENCONTRER VOTRE DIEU !
Les messages clairs sont rares aujourd’hui. Il faut souvent lire entre les lignes pour savoir ce que cela veut vraiment dire. Les contrats sont en petits caractères, les offres comportent un astérisque. Et si vous n’y faites pas attention, vous aurez subitement, et sans le vouloir, souscrit un abonnement. La Bible ne propose pas de telles tromperies. Ses déclarations sont claires et sans fard. Le verset ci-dessus du prophète Amos fait ressortir un point important : chacun de nous rencontrera Dieu à un moment donné. Tout le monde doit être prêt à cela. Quant à Dieu, Il nous a déjà rencontrés. En un sens, Il nous tend la main en Son Fils Jésus-Christ : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Ce passage, comme beaucoup d’autres passages bibliques, nous renvoie à l’amour de Dieu : Il veut que tous les hommes soient sauvés. En même temps, il précise que l’on peut se perdre. Peut-être sommes-nous tellement habitués aux « belles paroles » que nous supportons à peine d’être confrontés à la vérité : soit nous acceptons la grâce, soit nous sommes perdus ! Soyons ouverts à ce que Dieu nous dit dans la Bible. Ce sont des déclarations claires mais pleines d’amour. C’est pourquoi aujourd’hui il est dit : Soyez prêts à rencontrer votre Dieu !
D’après die gute Saat mars 2024
« De chez vous, en effet, la parole du Seigneur a retenti non seulement dans la Macédoine et dans l’Achaïe, mais partout votre foi envers Dieu s’est répandue ». 1 Thessaloniciens 1. 8.
« Ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pourquoi je l’ai envoyée » (És. 55. 11).
L’ÉGLISE-RADIO LATVIA, AUTOUR DES ANNÉES 1980
Les dirigeants de l’U.R.S.S. étaient opposés avec violence à la foi chrétienne et à l’annonce de l’évangile. En ce temps-là, des chrétiens de Finlande, qui géraient une station de mission par la radio, avaient reçu la permission de voyager jusqu’à Riga. Dans une famille qu’ils visitèrent, ils rencontrèrent une femme âgée. Elle était venue d’un village éloigné et avait une histoire intéressante à raconter.
Elle vivait seule dans sa maisonnette dans un grand village. Un soir, elle tomba sur le programme de la station missionnaire de la radio, et pour la première fois de sa vie elle entendit l’évangile de Jésus Christ. Après l’émission, elle joignit les mains et accepta le Seigneur Jésus comme son Sauveur.
Ainsi commença sa vie de chrétienne. Dès lors, elle écouta régulièrement les messages de la mission par radio et apprit à connaître toujours mieux le message biblique. Mais une chose la préoccupait : était-elle la seule croyante de toute la région ? Ou y avait-il d’autres chrétiens qu’elle ? Elle n’en avait, dans tous les cas, rencontré aucun. Avec précaution, elle questionna les habitants de son village. Et à sa grande surprise, elle trouva une femme qui confessait Jésus Christ, puis toute une famille, et plus tard, une autre personne – il y avait une véritable « église de radio » dans ce village ! Elle n’avait donc pas été la seule à répondre à l’appel de Dieu. Dès lors, elle put vivre sa foi chrétienne avec d’autres. Elle en fut grandement encouragée et fortifiée dans son cœur.
D’après the good seed mars 2024
« Les richesses font beaucoup d’amis, mais le pauvre est séparé de son ami ». Proverbes 19. 4.
L’AMITIÉ SELON DIEU
L’amitié véritable ne peut pas être achetée à prix d’argent. Cependant, en règle générale, parmi les hommes sur la terre, l’argent tend à être un facteur important dans les relations d’amitié. Il ne devrait certainement pas en être ainsi parmi les enfants de Dieu. Les amitiés ne devraient pas se fonder et se maintenir sur la base des bénéfices que nous pouvons en gagner pour nous-mêmes. L’amitié est plutôt le fruit de la communion et des intérêts communs. La vraie amitié encourage l’amour et la loyauté, et apparaîtra dans les temps difficiles. « Un frère est né pour la détresse » dit un autre proverbe (Prov. 17. 17).
Il nous est dit en Éphésiens 5. 1, d’être imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants ; cela doit durer toute la vie, et ne doit pas être une règle qui s’applique seulement dans des situations particulières. Le cœur de Dieu nous est montré par le père de l’enfant prodigue en Luc 15. Le fils prodigue avait de nombreux amis, mais seulement aussi longtemps que sa fortune a duré. Quand, à la fin, il est retourné à la maison, misérable, en haillons, et affamé, il a trouvé l’amour de son père inchangé. Il n’a reçu aucun reproche de son père, mais seulement la preuve de son amour et de son pardon.
La loyauté est devenue un fait de plus en plus rare dans le monde. Même la loyauté dans les relations du mariage a fortement décliné dans la société contemporaine, en particulier à mesure que les droits de la personne et l’indépendance ont été plus affirmés.
Nous ne pouvons pas non plus limiter la pauvreté du verset ci-dessus au seul côté financier. Ne nous est-il pas naturel de rechercher l’amitié de quelqu’un de populaire et ayant de l’influence, plus que celle d’une personne humble et peu en vue ? Dieu, cependant, ne fait pas acception de personnes. Les quatre évangiles nous montrent aussi comment le Sauveur se penchait toujours vers les pauvres et les opprimés. Il appela de tels à être Ses disciples ; et Il appelait de tels Ses amis (Jean 15. 15).
D’après the Lord is near août 1984
« Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur et non pour les hommes, sachant que du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage : c’est le Seigneur Christ que vous servez ». Colossiens 3. 23 et 24.
LE SERVICE SELON LA PENSÉE DE DIEU
Le service fidèle pour Christ doit toujours être le fruit de la communion avec Lui. Aucune énergie ou activité, quelque grande qu’elle soit, ne peuvent le remplacer. Il est bon de garder cela à l’esprit dans des jours d’excitation et d’activités fiévreuses. Et il faut se souvenir que la communion avec Christ implique toujours la séparation d’avec le monde : les deux choses ne peuvent coexister.
Mais on peut poser la question : Tous les croyants au Seigneur Jésus sont-ils appelés à servir ? Ils le sont certainement, bien que tous ne le soient pas de la même manière. Et il n’y a pas de sphère légale dans laquelle ils peuvent être placés qui doive nécessairement les en empêcher. Le vrai service chrétien, c’est simplement d’exprimer Christ. L’enseignant le plus doué ne peut pas faire plus, et le plus faible et le plus petit du troupeau n’est pas appelé à faire moins.
En Jean 15. 19, nous apprenons que le croyant est retiré du monde, ayant été choisi hors du monde par Christ. « Vous n’êtes pas du monde… moi je vous ai choisis en vous tirant hors du monde ». En Jean 17. 16 à 18, Christ dit à Son Père en parlant des Siens : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde… Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde ». Comme Christ a été envoyé dans le monde pour manifester Son Père, de même Il a laissé les Siens ici-bas pour Le manifester jusqu’à ce qu’Il vienne.
D’après the Lord is near août 1984
« Voici, je pose comme fondement… une précieuse pierre de coin, un sûr fondement : celui qui se fie à elle ne se hâtera pas ». Ésaïe 28. 16.
LE RYTHME DIVIN
Dieu n’est jamais lent, de Son point de vue. Mais Il l’est à notre avis, parce que notre tendance à faire des choses trop tôt, avec impétuosité, est une faiblesse humaine universelle. Cela peut ne pas être seulement le résultat de notre condition déchue, mais l’une des infirmités de notre propre nature de créatures, d’être pressés. Quand nous commençons à apprendre les voies de Dieu, nous avons tellement de choses à désapprendre qu’il y a certaines leçons que Dieu ne commence pas à nous apprendre avant que nous ayons dépassé les premières étapes. L’une de ces leçons profondes, c’est d’avancer très lentement avec Lui. Ce n’est pas de l’indifférence, ce n’est pas traînasser ; c’est seulement l’opposé d’un esprit ramolli et négligeant, car c’est une disposition bien éveillée et énergique à garder dans l’ordre de la volonté de Dieu.
Dieu vit et agit dans l’éternité. Tout détail de Son œuvre doit Lui être semblable, et avoir en soi-même la majesté et le mouvement mesuré, aussi bien que la précision et la promptitude de la sagesse infinie. Quand nous agissons avec Dieu, nous n’agissons pas avec des créatures impétueuses et myopes. C’est une grande chose de venir réellement à la connaissance de qui Dieu est, et comment nous devons nous conduire avec Lui. Il n’y a pas de précipitation chez Celui qui voit et connaît tout depuis l’éternité. Il est vrai que Dieu agit souvent instantanément dans Sa maturité et Sa sagesse sans bornes, et non pas dans la hâte d’une créature pressée. Il est également vrai que nous devons courir « avec patience la course qui est devant nous » (Héb. 12. 1), et courir « dans la voie de tes commandements » (Ps. 119. 32), mais nous devons courir avec toutes nos facultés apaisées, une détermination réfléchie. Marcher avec Dieu est une course lente avec la créature. Nous devons laisser Dieu user de hâte, et nous, de mesure.
D’après the Lord is near septembre 1984
« Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père ». Galates 1. 3 et 4.
LE CHRÉTIEN DANS SON ENVIRONNEMENT
Ce monde est mauvais : c’est le verdict de Dieu à son égard. Il « gît dans le méchant », qui est le « dieu de ce siècle », et qui a aveuglé les esprits de ceux qui ne croient pas. Les chefs mondiaux de ces ténèbres sont de mauvais esprits, Satan et son armée de démons. Il est bon pour les chrétiens, et spécialement les jeunes chrétiens, d’être pleinement conscients de cela. Celui qui regarde à un tel monde pour trouver le bonheur ne le trouvera jamais là. Quel bien peut-on espérer d’un monde qui a rejeté Christ ?
Ils sont tellement nombreux, ceux qui manquent de voir le mal, parce qu’ils se placent d’un point de vue erroné pour estimer les choses. Dieu juge le monde d’après ce qu’il a fait à Son Fils. Quelle place a-t-il pour Christ ? En jugez-vous par la même règle ? Vous dites : Oh, il n’y a point de mal en ceci, ou en cela. Mais quelle place y a-t-il là pour Christ ? Est-Il souhaité là ? Seriez-vous heureux dans votre cœur s’Il venait et vous trouvait à cela ?
« Quoi que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus » dit l’apôtre (Col. 3. 17). Est-ce un critère trop élevé à votre goût ? Non, si Christ a de la valeur pour votre cœur. Finissons-en avec cette manière d’estimer si une chose est mauvaise ou non. Quel mal y a-t-il en ceci ou en cela ? Ayez quelque chose de positif devant votre cœur. Qu’y a-t-il pour Christ en cela ? Pouvez-vous être là en représentant Christ ? Est-ce un mot que vous pouvez dire en Son nom, ou une action que vous pouvez faire comme Lui appartenant, et pour Sa gloire ? S’il en est ainsi, vous pouvez le faire de tout votre cœur ; sinon, mieux vaut ne pas y toucher si vous souhaitez avoir la paix et la joie véritables dans votre âme.
D’après the Lord is near septembre 1984
« Mais fuis les convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». 2 Timothée 2. 22
UN CŒUR PUR
Si quelqu’un s’est purifié en se séparant des vases à déshonneur, et a ainsi évité les dangers du mal spirituel, il ne doit pas se reposer dans une confortable satisfaction de soi. Non, il doit plutôt appliquer d’autant plus le jugement de soi-même, en fuyant les convoitises de la jeunesse, afin de montrer une maturité en accord avec son état spirituel. Ensuite il y a la recherche positive de la justice, le désir que tout soit droit dans les relations. La foi personnelle doit aussi être nourrie, la confiance et la dépendance réelles dans le Dieu vivant. Et l’amour est le souci actif pour la bénédiction des autres. Enfin, la paix, car elle ne précède pas les autres qualités, mais les complète de manière précieuse.
La séparation ne doit pas être de l’isolement, cependant, car on doit poursuivre ces choses « avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». Notre communion est ainsi définie avec simplicité. Elle ne peut pas être avec tous les chrétiens, car tous ne se sont pas purifiés de mélanges avec le mal. Ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur sont ceux dont le cœur, avec dépendance, L’invoquent sous Sa fidèle autorité. Un cœur pur n’est pas un cœur sans péché, mais un cœur non partagé, Christ étant son seul Objet. Ce n’est pas Christ et quelque théorie, ou dénomination, ou entreprise favorites ; mais Christ, comme Objet premier du cœur. Que cette simplicité de cœur plaît à Dieu, celle qui ne regarde qu’au Seigneur Jésus, avec la ferme intention de L’honorer !
D’après the Lord is near septembre 1984
« Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car c’était le bon plaisir de l’Éternel de les faire mourir ». 1 Samuel 2. 25.
« Je vais juger sa maison pour toujours… parce que ses fils se sont avilis et qu’il ne les a pas retenus ». 1 Samuel 3. 13.
LA RESPONSABILITÉ DES PARENTS
Quelques-uns d’entre nous sont-ils trop pris par l’œuvre de Dieu pour faire d’autres choses que nous devrions faire ? Je ne suis pas seulement occupé à l’œuvre chrétienne, mais je suis un père et un mari chrétien. Certaines crises, dans les foyers chrétiens, entre mari et femme, entre parents et enfants, sont dues au fait que nous ne faisons pas face à notre responsabilité de chrétiens. C’est parce qu’Éli était trop pris par l’œuvre de Dieu que ses fils, en grandissant, devinrent la honte de son propre foyer.
Non seulement il n’y avait pas d’instruction dans ce foyer, mais il n’y avait pas non plus d’influence. Ses fils ne connaissaient pas l’Éternel, et ils ne connaissaient pas leur propre père. N’y a-t-il pas là un mot d’appel à certains d’entre nous qui sommes engagés dans l’œuvre chrétienne ? Nous sommes bien impliqués dans l’œuvre du Seigneur. Nous aimons cette action et nous y sommes plongés jusqu’aux oreilles. Comment nos enfants grandissent-ils ? Nous connaissent-ils ? Remplissons-nous notre responsabilité de les enseigner, ou laissons-nous cela à faire par le moniteur de l’école du dimanche ou quelqu’un d’autre ?
La deuxième chose au sujet d’Éli, c’était un manque de spiritualité, qui ruinait son œuvre. En plus des problèmes dans son foyer, il y en avait dans son propre cœur. C’était un homme tellement occupé à regarder les autres qu’il ne se regardait pas lui-même. Dans le Cantique des cantiques, nous lisons : « Ils m’ont mise à garder les vignes ; ma vigne, qui est à moi, je ne l’ai point gardée » (Cant. 1. 6). Je pense à un jardinier qui passait tout son temps à maintenir propres les jardins des autres, mais le sien était en désordre ! Il n’avait pas le temps de tondre le gazon, d’arracher les mauvaises herbes des plates-bandes, ou de nettoyer les rosiers. Le terrain du jardinier était le plus en désordre de toute la rue.
D’après the Lord is near septembre 1984
« Elle se leva pour glaner ; et Boaz commanda à ses jeunes hommes, disant : Qu’elle glane même entre les gerbes, et ne lui en faites pas de reproche, et vous tirerez aussi pour elle quelques épis des poignées, et vous laisserez ; et elle les glanera, et vous ne l’en reprendrez pas. Ruth 2. 15 et 16.
LE MINISTÈRE DONNÉ AVEC À-PROPOS
Que Boaz était affectueux, qu’il était plein de tact ! Il ne dit pas aux jeunes hommes de donner à Ruth une pile d’épis en une fois – beaucoup moins de travail pour les serviteurs comme pour Ruth. Boaz savait que les choses que nous nous procurons par nos efforts ont plus de valeur pour nous que celle que nous recevons en cadeau.
Il en est de même du Seigneur. Il ne nous donne pas la sagesse dans une coquille de noix, ou dans un nombre de textes simples. Non, Il commence par nous donner un principe relatif à un évènement ou à une personne. Ensuite Il nous donne un autre côté de ce fait dans une relation totalement différente. Ainsi nous apprenons à connaître Sa Parole et la vérité par une recherche diligente et par l’étude. Ce sont seulement ceux qui attachent de la valeur à la vérité et qui prennent le temps et se donnent la peine de comprendre les pensées de Dieu qui seront richement récompensés.
Il en est de même quant à notre service. Le Seigneur ne nous a-t-Il pas, maintes fois, fait trouver de telles poignées quand nous ne nous y attendions pas ? Et en retour Il nous a demandé de passer ces poignées à d‘autres. Si les frères qui enseignent pensent aussi aux nouveaux convertis et aux faibles, leur ministère le montrera. Il se peut qu’ils soient au courant de certains besoins particuliers, et qu’ils y répondent par des détails, mais ils devraient suivre l’exemple que montre Boaz. Les jeunes gens laissaient tomber des poignées d’épis afin que Ruth puisse les ramasser. Ni la personne à laquelle la remarque est destinée, ni les autres personnes présentes ne doivent se rendre compte que les remarques étaient destinées à une personne particulière. Le ministère ne doit pas être personnel, ni attirer l’attention sur une personne.
D’après The Lord is near septembre 1984
« Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? Il leur dit : Et vous, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Matthieu 16. 13 et 16.
UNE SEULE PIERRE COMME FONDEMENT
Il y avait des suppositions sans fin, parce qu’il n’y avait pas de réel exercice de cœur au sujet du bien-aimé Seigneur. Il se détourne maintenant de ces suppositions sans cœur, et pose la question directement aux Siens : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » Il désirait savoir ce qu’ils pensaient de Lui, comment leur cœur L’avait estimé ; et Simon Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ».
Nous avons ici la déclaration véridique, le fondement ferme de tout l’édifice de l’Église de Dieu, et de tout véritable christianisme pratique : « Christ, le Fils du Dieu vivant ». Tous doivent être remplis de cette vie nouvelle, divine, céleste, qui est venue dans ce monde et qui est communiquée à tous ceux qui croient au nom du Fils de Dieu.
Il est donc évident que la merveilleuse réponse que le Seigneur donne ensuite à Pierre se réfère à 1 Pierre 2 quand Pierre dit : « vous approchant de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie et précieuse auprès de Dieu, vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes (les mêmes mots) êtes édifiés » (v. 4 et 5). Tous ceux qui croient en Jésus participent de Sa vie, un rocher. La vie de Christ, le Fils du Dieu vivant, circule à travers tous Ses membres, et chacun en particulier. Nous avons donc le Dieu vivant, la pierre vivante et les pierres vivantes. C’est toute la vie ensemble, la vie découlant d’une source divine, par un canal divin, et se répandant chez tous les croyants, les faisant ainsi être des pierres vivantes.
D’après The Lord is near septembre 1984 (C.H.M.)