
« On lui apportait (à Jésus) des petits enfants pour qu’il les touche… après les avoir serrés dans ses bras, il posa les mains sur eux et les bénit » Marc 10. 13 et 16.
LES GESTES DE COMPASSION DE JÉSUS
On peut voir sans être vu, entendre sans être entendu, mais on ne peut certainement pas toucher sans être touché. Le toucher est le sens qui exprime le mieux la relation humaine, en rapport avec la proximité et la réciprocité. Le toucher est aussi le sens privilégié dès le début de la vie, comme on le constate par le fait que les petits enfants sont souvent pris dans les bras et caressés. C’est une réaction spontanée dans des moments chargés d’émotion. Le toucher est aussi le dernier de nos sens à disparaître.
Les Évangiles nous rapportent plusieurs occasions où Jésus a touché des personnes, leur rendant ainsi un témoignage très fort de Son humanité. Ce geste montre la compassion et l’amour de Jésus : Il a touché un lépreux pour le guérir (Luc 5. 13) ; la femme qui a touché le bord de Son vêtement a été guérie de son hémorragie (Luc 8. 44). Jésus a accueilli les petits enfants qu’on Lui amenait, puis Il les a serrés dans Ses bras, a posé Ses mains sur eux et les a bénis (Marc 10. 16). Afin de rassurer Ses disciples effrayés et de les convaincre de Sa résurrection, Il leur a dit qu’ils pouvaient Le toucher (Luc 24. 39).
Au moment où on a arrêté le Seigneur, l’un des disciples a blessé Malchus, l’esclave du souverain sacrificateur, lui coupant une oreille. Mais Jésus a touché l’oreille amputée et l’a guérie (Luc 22. 51). Il répare le mal commis par l’impétuosité de Son disciple et montre Sa bonté envers cet esclave dont le nom est mentionné dans l’Évangile. Nous ne savons pas si, à la suite de ce geste de compassion du Seigneur, Malchus s’est converti, mais ce geste révèle l’immense grâce du Seigneur envers l’un de Ses ennemis, envoyé pour l’arrêter !
D’après « Il buon seme » septembre 2023