
Nous voici au commencement d’une nouvelle année. J’aime à penser que vous ne la commencez pas sans bénir le Seigneur pour toutes Ses bontés envers vous pendant celle qui vient de s’écouler.
Le psalmiste disait : Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au dedans de moi bénisse son saint nom !
J’espère aussi que vous continuerez à lire « la Bonne Nouvelle » et aurez à cœur d’écouter les enseignements du grand-père. Autre chose encore, je suppose que cette année il y aura de nouveaux lecteurs de notre petite publication : à ceux-ci, nous dirons de ne pas se décourager si parfois il s’y trouve des choses qu’ils ont de la peine à comprendre.
À tous, je recommanderai de beaucoup prier : demandez à Dieu toutes les choses dont vous avez besoin. Peut-être qu’il ne vous les donnera pas immédiatement, mais soyez bien assurés qu’Il vous entend et qu’Il vous exaucera au moment fixé par Sa sagesse. Priez sans cesse, nous est-il dit. (1 Thess. 5. 17.) Souvenez-vous que jamais on ne perd son temps quand on prie.
Maintenant, nous allons continuer le récit de la vie d’Abraham. Vous vous souvenez de ce que je vous ai déjà dit de cet homme remarquable qui a été appelé ami de Dieu (Jac. 2. 23). C’est un beau et glorieux titre que Dieu lui a donné. Si Dieu l’a ainsi honoré, c’est que lui a honoré l’Éternel par sa foi, son obéissance et son entière confiance en Lui.
Aujourd’hui nous voulons nous occuper de ce qui nous est dit de lui dans le chapitre 22 du livre de la Genèse. Là, Dieu nous raconte comment Abraham a obéi lorsque Dieu lui a demandé d’aller offrir son fils bien-aimé en holocauste sur la montagne qu’Il lui indiquerait.
Abraham a obéi sans tarder. De bon matin il s’est levé et a tout préparé, et il est parti vers le lieu que l’Éternel lui avait indiqué. Arrivé sur la montagne, il bâtit l’autel, arrange le bois, lie son fils, le met sur l’autel et prend le couteau pour égorger Isaac.
À ce moment-là l’Éternel l’arrête. En faisant ces choses, Abraham avait montré sa foi et son obéissance. Cela suffisait. Sa foi avait été éprouvée, et l’épreuve qu’elle venait de traverser en avait manifesté toute la beauté.
Vous savez qu’on éprouve l’or pour s’assurer qu’il ne contient aucun alliage d’un métal quelconque. Pour cela les orfèvres soumettent l’or à l’action de certains acides. Si l’or est pur, il reste dans tout son éclat, il ne change pas, mais s’il est mélangé à d’autres métaux il se détériore et se ternit.
Or la foi est plus précieuse que l’or, c’est pourquoi Dieu l’éprouve.
Vous pouvez penser combien l’épreuve d’Abraham était douloureuse. Il aimait tendrement son fils unique. En l’offrant en holocauste, il devait le sacrifier entièrement.
L’holocauste était un sacrifice qui devait être entièrement consumé. Abraham, en sacrifiant ainsi son fils, montrait qu’il aimait l’Éternel, qu’il se confiait en Lui, qu’il savait que l’Éternel pouvait le lui ressusciter d’entre les morts.
Ces choses sont de toute beauté. La foi est quelque chose de merveilleux, elle est toujours accompagnée de l’obéissance à la parole de Dieu.
Souvenez-vous que croire et obéir vont toujours ensemble. Nous comprenons que l’Éternel s’est plu à bénir Son serviteur Abraham et que Dieu se plaît ainsi à nous raconter comment Son serviteur L’a honoré.
En nous donnant ce récit, Dieu aussi a voulu, à l’avance, nous faire connaître ce que ce devait être pour Lui que de sacrifier Son Fils unique et bien-aimé lorsqu’Il est mort sur la croix. Si l’ange de l’Éternel a arrêté la main d’Abraham lorsqu’il allait frapper son fils, personne n’a pu arrêter la main de Dieu lorsqu’il a sacrifié Son Fils sur le mont Calvaire. De fait, Isaac n’a pas dû mourir, mais le Fils unique est mort entre deux malfaiteurs : le Père L’a sacrifié pour des méchants. Quel amour que l’amour de Dieu pour vous et pour moi !
Maintenant je vais vous demander de montrer votre foi : vous aussi, de même qu’Abraham, vous avez à le faire. Abraham a cru que Dieu pouvait ressusciter son fils. Vous, croyez-vous que Dieu a pu ressusciter d’entre les morts Jésus, notre Seigneur, qui est mort pour nos fautes et est ressuscité pour notre justification ? Si vous croyez vraiment cela, vous êtes sauvés, déclarés justes par Dieu Lui-même.
Lisez vous-mêmes le premier verset du chapitre 5 de l’épître aux Romains et le verset 9 du chapitre 10 de la même épître. Alors dites-moi : Êtes-vous sauvés ? Si vous croyez vraiment, vous pouvez sans crainte répondre : Oui, je suis sauvé : Dieu l’a dit.
Ce matin, avant le lever du soleil, je suis allé faire une longue promenade dans la campagne. Je puis bien vous dire que j’ai eu beaucoup de plaisir à me trouver ainsi seul au milieu des œuvres du Dieu créateur. Tout ce qu’Il fait est merveilleux, et nous avons à admirer toutes Ses œuvres et à Lui en donner gloire.
Les cieux racontent Sa grandeur, et l’étendue annonce l’ouvrage de Ses mains ; et Il fait toutes choses pour Sa gloire, car Sa bonté demeure à toujours.
Je ne puis vous raconter tout ce que j’ai vu, ni vous faire part de toutes les choses qui ont rempli mes pensées. Il faudrait bien un livre entier pour le faire. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir des merveilles trop nombreuses pour pouvoir les raconter, mais les jouissances que j’ai éprouvées m’engagent à vous recommander de vous lever toujours de bon matin. C’est une chose beaucoup plus importante que vous ne le pensez.
Vous vous souvenez, sans doute, qu’Abraham s’est levé de bon matin lorsque l’Éternel lui a dit d’aller offrir son fils en holocauste sur la montagne de Morija. Cherchez vous-même dans votre Bible et vous y verrez combien de fois il y est question de se lever de bon matin.
Vous y verrez aussi que le Seigneur Jésus, le divin Modèle, se levait le matin longtemps avant le jour et se retirait dans un lieu désert, et Il priait là (Marc 1. 35). Si nous voulons lire la Parole de Dieu avec profit pour nos âmes, il faut le faire de bon matin ; c’est aussi le moment le plus favorable pour la prière et la méditation. Prenez donc cette bonne habitude dès votre jeune âge et jamais vous ne le regretterez.
Maintenant, nous voulons continuer notre lecture du livre de la Genèse. Aujourd’hui ce sera le chapitre 28. Vous verrez que, dans ce chapitre, le Saint Esprit nous raconte l’histoire de la mort et de l’enterrement de Sara, la femme d’Abraham.
Elle a vécu cent vingt-sept ans. C’est une longue vie. Nous ne voyons jamais maintenant des personnes qui atteignent un âge aussi avancé, mais quoi qu’il en soit, il arrive un jour où nous devons quitter cette terre, car il n’y a pas d’espoir pour l’homme de demeurer ici-bas. Soyez bien pénétrés de cette pensée solennelle que, même un jeune enfant peut être appelé à mourir, même subitement. De là l’importance qu’il y a pour chacun de nous, de savoir où nous irons lorsque nous quitterons cette terre. Serez-vous avec le Seigneur Jésus, ou serez-vous perdu pour l’éternité ?
Celui qui croit au Seigneur Jésus a la vie éternelle. Si son corps doit être déposé dans la poussière, son âme est avec le Seigneur Jésus, ce qui est de beaucoup meilleur. Quant à ceux qui sont perdus, lisez le chapitre 16 de Luc v. 19 à 31. Là vous serez renseignés mieux que je ne saurais le faire : c’est affreux.
Abraham a pleuré sa femme et a mené deuil sur elle. Quel monde que celui dans lequel nous sommes : la mort, les larmes et le deuil !
C’est la désobéissance d’Adam qui a amené toutes ces choses. Ainsi qu’il est écrit : Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé à tous les hommes en ce que tous ont péché (Rom. 5. 12). Mais celui qui croit, sait qu’il ressuscitera bientôt dans un corps glorieux semblable au corps de la gloire du Seigneur Jésus.
Abraham connaissait le Dieu qui ressuscite les morts. Il avait montré sa foi lorsqu’il avait sacrifié son fils sur la montagne de Morija. Il savait que lui et les siens auraient une part dans le règne glorieux de Christ. L’Éternel lui avait promis ce bon pays dans lequel il était, et il savait que Dieu était fidèle et puissant pour accomplir Sa promesse.
C’est pourquoi il achète des fils de Heth le champ et la caverne qui s’y trouvait pour la posséder comme sépulcre assuré pour lui et les siens. Là furent enterrés Abraham, Sara, Isaac, Rebecca, Jacob et Léa. Tous ceux-là auront part à la première résurrection. Je dis première, car de fait il y en aura une seconde. Il y aura la résurrection des justes, et la résurrection des méchants, autrement dit la résurrection de vie et la résurrection de jugement (Jean 5. 29). Donc, tous ceux qui ont été enterrés dans le sépulcre d’Abraham, auront part à la première résurrection, car ils ont cru Dieu et ont montré leur foi par leurs œuvres. Je vois que je vous donne une bien grande leçon aujourd’hui. Tâchez de vous souvenir de tout ce que je vous ai enseigné. Que Dieu vous garde.
En commençant, j’aimerais vous donner un petit conseil. Lorsque vous ouvrez votre Bible, placez auprès de vous une feuille de papier et un crayon et, au fur et à mesure que vous lisez, notez sur cette feuille ce qu’il vous sera donné de comprendre dans votre lecture. Ce sera peut-être fort peu de chose, mais ainsi vous le retiendrez mieux et le souvenir vous en restera.
C’est ainsi que procédait un serviteur de Dieu qui avait acquis une connaissance extraordinaire des Écritures et dont les écrits ont été et sont encore en bénédiction à bien des saints.
Après cela vous pouvez consulter les ouvrages qui vous feront mieux comprendre ce que vous avez lu. C’est le moyen de rendre vraiment profitable votre lecture et de ne rien perdre de ce que le Seigneur vous aura donné. Dans le livre des Proverbes, il nous est dit qu’il y a ce qui se perd faute de règle (ch. 13. 23).
Maintenant, nous allons lire le chapitre 24 de la Genèse. Souvent, j’ai été surpris de la longueur extraordinaire de ce chapitre. Il n’a pas moins de soixante-sept versets, alors que le premier chapitre de ce livre nous raconte la création des cieux et de la terre dans un court chapitre de trente et un versets. Souvent, il faut fort peu de mots pour nous donner de grandes leçons. D’autres fois, Dieu se donne la peine de nous raconter une des scènes de la vie journalière avec une quantité de détails auxquels nous n’aurions pas pensé. Il est grand et merveilleux dans tout ce qu’Il fait.
Ces détails, surtout dans le chapitre qui nous occupe, nous montrent Sa tendre sollicitude envers les Siens. Nous sommes précieux à Son cœur et tout ce qui nous concerne L’intéresse et a pour Lui de l’importance. C’est, je pense, une des grandes leçons que nous pouvons retirer de la lecture de ce chapitre.
L’Éternel aimait son fidèle serviteur Abraham, et il n’aurait pas voulu que, dans cette maison pieuse, une femme qui soit un sujet de souffrance devint la compagne de son fils Isaac. C’est pourquoi il a tout préparé en vue du mariage de ce fils bien-aimé d’Abraham, et il conduit le serviteur par le vrai chemin pour trouver Rebecca, la femme qu’Il lui destinait.
Il n’aurait pas voulu qu’une fille de Heth qui ne connaissait pas l’Éternel et n’était ni capable de marcher par la foi, ni d’apprécier les grandes et précieuses promesses de l’Éternel, fît son entrée dans les tentes d’Abraham. Comment les uns et les autres auraient-ils pu être heureux dans de telles conditions ? Cela aurait été impossible.
Il est de toute évidence que ceux qui connaissent le Seigneur Jésus ne peuvent s’unir avec ceux qui ne Le connaissent pas. Comme il est écrit : on ne peut pas se mettre sous un joug mal assorti avec des incrédules (2 Cor. 6. 14).
Vous avez remarqué que, dans notre chapitre, nous voyons un grand nombre de personnes qui défilent, pour ainsi dire, devant nos yeux : Abraham, son serviteur, Isaac et d’autres. Cherchez-les vous-mêmes et notez-les sur votre papier. Il nous semble que nous les connaissons, que nous les voyons, car la description qui nous est faite d’eux est si simple et si vivante. C’est Dieu qui nous les fait connaître.
Notez, je vous prie, ce que vous pensez de chacun d’eux et, dans notre prochaine leçon, je vous dirai de mon côté quelques-unes des choses qui m’ont intéressé. Ainsi vous pourrez comparer et voir jusqu’à quel point le Seigneur nous a conduits dans cette étude dans le même courant de pensées. Vous avez tout un mois pour méditer sur ces choses. Je termine aujourd’hui en vous donnant un verset qui m’a été rappelé il y a plus de quarante-cinq ans par un de mes chers amis : c’est 1 Timothée 4. 15.
J’aimerais bien savoir combien d’entre vous ont pris des notes au sujet du chapitre 24 du livre de la Genèse, comme je vous l’avais proposé lors de ma dernière leçon. Cela m’intéresserait de savoir aussi ce que vous avez trouvé dans ce chapitre. Malheureusement les lecteurs de la « Bonne Nouvelle » sont trop nombreux pour qu’il me soit possible de voir toutes ces petites annotations.
Ce qui me suffit, c’ est de savoir que ceux qui ont fait ce travail y ont certainement trouvé de la bénédiction pour leurs âmes, car jamais on ne s’occupe de la Parole de Dieu sans en retirer un profit réel.
Un serviteur de Dieu trouvait, il y a déjà longtemps, que la Bible est comme un arbre sur lequel il y a toujours des fruits mûrs pour nourrir nos âmes. Vous ne sauriez croire combien de fois déjà j’ai lu ce précieux chapitre qui nous occupe dans ce moment.
Vous avez sans doute remarqué que plusieurs personnages défilent, pour ainsi dire, devant nos yeux. Le premier mentionné est Abraham, c’est de lui que nous nous occuperons aujourd’hui.
Vous vous souvenez que plusieurs fois déjà je vous ai parlé de lui ; Dieu se plaît à honorer ceux qui se sont confiés en Lui. Il confesse leurs noms avec satisfaction et raconte ce qu’ils ont fait pour Lui. La mémoire du juste est en bénédiction, mais le nom des méchants tombe en pourriture. Cherchez vous-même le verset que je viens de vous citer ; il se trouve dans le chapitre 10 du livre des Proverbes. Vous ne voudriez pas que, lorsque vous aurez quitté cette terre, votre nom soit un objet de répulsion ou de mépris.
Abraham, nous est-il dit, était vieux, avancé en âge. Pendant une longue vie, il a été fidèle et a gardé toujours la foi qui l’a caractérisé dès que Dieu l’a appelé.
Il ne suffit pas de bien commencer, mais aussi, il faut aller jusqu’au bout de la course, ne pas se laisser décourager par les difficultés, ou arrêter par les peines et les souffrances du chemin.
Autre chose : l’Éternel l’avait béni en toutes choses. Dieu est bon envers les Siens et ceux qui se confient en Lui ne manquent d’aucun bien. Il y avait une différence entre les bénédictions qu’Abraham possédait et celles que le Seigneur donne aux Siens maintenant.
Les biens d’Abraham étaient matériels et pour la terre. C’étaient des troupeaux, des serviteurs, des servantes, et d’autres choses semblables. Les nôtres sont spirituels, et dans les cieux. Ils sont infiniment supérieurs à tout ce que possédait Abraham. Lui, il jouissait de ce que l’Éternel lui avait donné et ne désirait rien d’autre pour lui-même et pour son fils. Aussi il ne voulait à aucun prix que son fils retourne dans le pays dont il était sorti. Les biens du pays de Canaan étaient mille fois plus précieux à ses yeux que ceux qu’il avait laissés à Ur des Chaldéens.
Si vous avez des parents qui connaissent le Seigneur, vous ne pouvez rien désirer de meilleur pour vous-même. Souvent, nous voyons des enfants qui désirent une position plus élevée que celle de leurs parents : une autre profession, une position plus aisée, peut-être plus brillante aux yeux des hommes. Pauvres insensés que ces jeunes gens ! N’avez-vous pas entendu chaque jour vos parents rendre grâces au Seigneur pour les choses qu’ils ont reçues de Lui ? Vous ne voudriez pas mépriser ces choses pour lesquelles ils rendaient grâces avec des cœurs pleins de reconnaissance !
Évidemment, vos parents ont eu des peines et des difficultés, et des moments où leur foi a été soumise à de rudes épreuves, mais le Dieu fidèle le permettait pour leur profit. Ces épreuves de la foi sont nécessaires. Malgré ces épreuves, vos parents étaient reconnaissants. Ne le seriez-vous pas si ce même Dieu et bon Père vous donnait la même part qu’à eux ?
L’ambition et la convoitise font beaucoup de mal. Demandez au Seigneur qu’Il vous garde de ce piège que l’ennemi tend souvent sur le chemin des jeunes. La piété et le contentement sont un grand gain. Soyez bien assurés que ce qui brille dans le monde ne donne pas le bonheur. Voudriez-vous une grande place dans un monde où votre Seigneur n’a trouvé qu’une crèche et une croix ? Que Dieu vous garde du mal.
La parole de Dieu est infinie, et aussi longtemps que nous serons sur la terre nous n’en connaîtrons que les bords.
Par exemple, nous pourrions méditer longtemps sur ce qui nous est dit d’Abraham dans ce chapitre 24 de la Genèse dont nous nous sommes occupés déjà plusieurs fois, de sorte qu’aujourd’hui encore je veux vous parler de ce qui nous est dit de lui par la bouche de son serviteur.
Il raconte, dans la maison de Béthuel, que son maître Abraham lui avait dit : « L’Éternel devant qui je marche enverra son ange avec toi et fera prospérer ton voyage ». Avez-vous pensé à ce que veulent dire ces mots : marcher devant Dieu ? Vous vous souvenez qu’il nous est dit d’Énoch qu’il marcha avec Dieu. Si vous ouvrez votre Bible au chapitre 17 du premier livre des Rois vous y verrez qu’Élie dit à Achab : « L’Éternel devant qui je me tiens est vivant qu’il n’y aura ces années-ci, ni rosée, ni pluie, sinon à ma parole ! »
Vous remarquez la différence qui se trouve dans ces trois expressions. Abraham avait marché devant Dieu, ce qui revient à dire que toute sa vie était entièrement manifestée à Dieu, qu’il n’y avait rien de caché. Si quelqu’un marche devant nous, ses faits et gestes, nécessairement, nous sont connus.
La vie d’Abraham était pour ainsi dire comme un livre ouvert devant Dieu ; il n’y avait rien de caché ni de ténébreux. Il parlait à l’Éternel de tout ce qu’il faisait et de tout ce qui le concernait. Certainement, il lui avait parlé du mariage de son fils Isaac et il savait que l’Éternel conduirait dans son choix le serviteur qu’il envoyait. Il ne dit pas : J’espère, mais : Il enverra son ange avec toi et il fera prospérer ton voyage.
Jacob, à la fin de sa vie (Gen. 48. 15) peut dire que ses pères Abraham et Isaac avaient marché devant l’Éternel, mais il ne peut pas dire qu’il en ait fait autant, loin s’en faut. L’Éternel avait été fidèle, mais son pauvre serviteur ne l’avait guère été. Aussi sa vie presque tout entière s’était écoulée en étant sous la discipline de l’Éternel. Bien des souffrances avaient été sa part à cause de sa propre volonté qui était toujours en activité et à cause des moyens détournés qu’il employait pour arriver à ses fins.
Prenez donc note, je vous prie, des enseignements que vous recevez par ce moyen, et, dès votre jeune âge, prenez la bonne habitude de ne rien faire sans Dieu.
Chaque matin, demandez-Lui de vous garder et de vous conduire. Chaque soir, mettez-vous à genoux et rendez-Lui compte de tout ce que vous avez dit et fait. Surtout, ne négligez jamais de lui confesser vos fautes, et rendez-Lui grâce pour tous les bienfaits qu’Il a répandus sur vous pendant la journée. C’est ainsi que vous marcherez devant Dieu.
Élie, lui, se tenait devant Dieu. Étant ainsi sans cesse dans cette solennelle présence, il était initié aux pensées de Dieu.
C’est en vous tenant sans cesse devant un maître que vous apprenez de lui. De la même manière, lorsqu’un enfant se tient continuellement devant son père, dans sa compagnie habituelle, il connaîtra de ce père bien des choses qu’ignorera un enfant qui préfère sans cesse aller jouer avec des camarades.
Dans le cas qui nous occupe, Élie avait ainsi appris ce que l’Éternel allait faire à l’égard de Son peuple Israël. Il savait que Sa main allait le frapper à cause de ses fautes, et de quelle manière il voulait le faire. C’est aussi dans la présence de l’Éternel qu’il avait acquis le courage nécessaire pour rendre un fidèle témoignage devant l’impie roi Achab. Sans aucune crainte, il se présente devant lui et lui dit ce qui allait arriver.
Enfin, Énoch marchait avec Dieu. Lorsque vous faites une promenade avec quelqu’un que vous aimez, vous marchez avec cette personne. Ce sont d’heureux moments. En marchant ainsi ensemble, vous êtes occupés et vous jouissez des mêmes choses. C’est ce que nous pouvons appeler une heureuse communion. Énoch était occupé des choses dont Dieu Lui-même était occupé ; ses pensées étaient les Siennes. Tout en étant encore sur la terre, il était un homme céleste. Il vivait pour ainsi dire dans les cieux. Aussi il n’y a rien de surprenant que Dieu l’ait ravi de ce monde, comme nous l’avons déjà vu lorsque nous nous sommes occupés de lui il y a quelque temps.
Vous retiendrez bien ces trois choses dans votre cœur. Que Dieu vous accorde la grâce de les mettre en pratique dès votre jeune âge. En agissant ainsi, vous pouvez être assurés que vous serez heureux sur la terre. Cela ne vous empêchera pas d’avoir des épreuves, mais rien ne pourra vous ravir votre bonheur.
Après nous être occupés d’Abraham, nous allons nous entretenir aujourd’hui de son serviteur. C’est lui qui occupe la plus grande place dans le récit que nous considérons dans la Genèse, ch. 24. Ce fut un serviteur fidèle. Si nous désirons nous-mêmes servir fidèlement le Seigneur, nous apprendrons bien des choses en considérant sa manière d’être et de faire.
Vous savez qu’en 1 Thessaloniciens 1, il nous est dit que nous avons été convertis des idoles vers Dieu pour servir le Dieu vivant et vrai et pour attendre des cieux Son Fils, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient. Si vous savez que le Seigneur Jésus est votre Sauveur et qu’Il est mort pour vous sur la croix, vous pouvez attendre chaque jour Sa venue et même dire : Seigneur Jésus, viens. Croyez bien qu’il ne trompera pas celui qui du fond de son cœur lui dit : Viens. Et soyez bien assurés qu’Il vous prendra quand il viendra sur les nuées du ciel.
En attendant cet heureux moment, vous avez à Le servir, chaque jour. Servir, c’est là le précieux privilège de tous ceux qui L’attendent. Le serviteur d’Abraham est placé devant nos yeux comme un bel exemple à suivre.
Une première chose que j’aimerais vous faire remarquer, c’est que le nom de ce serviteur ne nous est pas donné. Nous pouvons penser que c’était Éliézer de Damas dont parle Abraham (Gen. 15. 2), mais la chose ne nous est pas dite. Lorsqu’il arrive chez Béthuel, il ne dit pas : Je suis tel et tel. Non, il revendique un seul titre pour lui-même : Je suis serviteur d’Abraham. Lui n’était rien à ses propres yeux, son seigneur était tout pour lui.
Nous avons là une grande leçon à retenir si nous voulons servir fidèlement le Seigneur. Il est de toute importance que nous ne soyons rien à nos yeux, et que le Seigneur soit tout, que tout se fasse pour Sa gloire ; pas d’autres motifs, pas d’autre but que Lui. Sitôt qu’un serviteur a quelque importance à ses propres yeux, il ne peut être qu’un mauvais serviteur ou un serviteur nuisible.
Autre chose : le serviteur d’Abraham était un serviteur obéissant. Son maître lui avait dit d’aller, il va. Pourtant il était âgé et son maître le chargeait d’une mission pénible et difficile. S’il avait voulu raisonner, il aurait pu dire à Abraham : Tu sais que je suis âgé ; tu as d’autres serviteurs plus jeunes et plus forts que moi, ils seront plus capables de supporter les fatigues du long voyage que tu me proposes. Rien de cela, Il fait ses préparatifs et il se met en route.
Souvent nous aimerions faire des choses que le Seigneur ne nous a pas commandées, et ne pas faire les petites choses qu’Il place devant nous chaque jour.
Apprenez la grande leçon de l’obéissance en tout temps. Premièrement envers vos parents, et si vous êtes fidèles, le Seigneur pourra vous confier d’autres services plus importants. Nous avons toujours à commencer par de petites choses.
Un de mes amis me racontait autrefois qu’il avait une jeune servante fidèle qui aimait le Seigneur, Or, un jour il la trouva qui balayait la chambre en ayant les yeux pleins de larmes. « Qu’avez-vous donc ? » questionna-t-il. « Je suis si heureuse de balayer cette chambre pour le Seigneur », fut sa réponse. C’était des larmes de joie qui remplissaient ses yeux. Cette chère jeune fille avait bien compris la leçon que je vous donne dans ce moment. Elle n’était à ses yeux qu’une pauvre servante, mais ce qu’elle faisait, même l’humble service qui lui était confié, elle le faisait pour son Seigneur, par amour pour Lui, et cela lui suffisait. Puissiez-vous être fidèles comme cette jeune fille.
Nous reparlerons encore une autre fois du serviteur d’Abraham.
Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit du serviteur d’Abraham. Aujourd’hui je veux vous faire remarquer d’autres choses qui le concernaient. Puissions-nous, vous et moi, en faire notre profit et, par ce moyen, apprendre à être de plus fidèles serviteurs du grand Roi des rois.
Vous avez sans doute remarqué que le serviteur d’Abraham était un homme de prière. Arrivé au lieu où son seigneur l’envoyait, il a fait reposer ses chameaux et il s’est mis à prier. Avant d’agir, il s’adresse à Celui qui seul pouvait faire prospérer son voyage.
Souvenez-vous que vous avez à prier en tout temps et pour toutes choses. Si pour une chose ou pour une autre, vous sentez que vous ne pouvez pas prier, ne faites pas cette chose. Elle est mauvaise. Il n’est pas toujours possible de se mettre à genoux, pour prier, mais toujours, où que nous soyons, nous pouvons élever nos cœurs vers le Seigneur. Il nous est dit, au v. 45, qu’il priait dans son cœur. Nous pouvons le faire nous aussi en tout temps, même au milieu de nos occupations, de nos allées et de nos venues.
Le grand Dieu des cieux et de la terre connaît les pensées les plus secrètes de nos cœurs et veut bien nous répondre lorsque, dans un danger, dans une tentation, nous lui disons : garde-moi, conduis-moi. Un soupir même qui monte vers Lui est entendu. Il est évident que, lorsque la chose est possible, nous avons à nous retirer dans notre chambre, à nous mettre à genoux et à répandre nos âmes devant Lui.
Voyez aussi comment la prière du fidèle serviteur d’Abraham a été exaucée : avant même qu’il eût achevé de parler, voici qu’arriva celle qui était la réponse même à sa prière. Cela nous fait penser à ce qui nous est dit dans le prophète Ésaïe : « Avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai » (ch. 65. 24.)
Il se peut que Dieu ne réponde pas immédiatement, Il lui arrive même souvent de faire attendre sa réponse, mais jamais nous ne devons douter de Sa fidélité. Il est dit, à propos de la prière, de ne douter nullement, car celui qui doute est semblable au flot de la mer agitée par le vent et jeté çà et là ; or que cet homme ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur (Jac. 1. 6 à 8).
Vous remarquez aussi comme la prière de ce fidèle serviteur est simple et précise. Il dit à Dieu, en toute liberté et toute simplicité, ce qu’il fait et ce qu’il désire. Pas de grands mots, pas de phrases bien arrangées, mais le simple exposé de ses désirs.
Il est important, lorsque nous nous adressons à Dieu, d’user de peu de paroles. Vous sauriez bien, si vous vous adressiez à un grand personnage, être respectueux et vous ne diriez devant lui que ce qui est absolument nécessaire. A combien plus forte raison devez-vous le faire lorsque vous vous adressez au grand Dieu des cieux et de la terre. Présentez-lui donc vos prières simplement et en toute humilité et révérence. Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles.
Pour résumer, si vous désirez servir le Seigneur d’une manière qui lui soit agréable, priez beaucoup, faites-le en peu de mots, d’une manière simple, claire et précise. Ne mettez jamais en doute la fidélité de Dieu à répondre à vos prières, même s’il faut attendre la réponse ou si cette réponse est toute différente de ce que vous aviez pensé. Il nous aime et Il est plus sage que nous.
Aujourd’hui c’est spécialement aux petites filles que je désire m’adresser en vous parlant de Rebecca. Il est évident que les petits garçons peuvent écouter. Ils y trouveront, eux aussi, de l’instruction pour ce qui les concerne.
Vous remarquez que, dans le chapitre 24 de la Genèse que nous étudions depuis quelque temps, Rebecca occupe une grande place. Elle descend à la fontaine, et là elle trouve un étranger qu’elle ne connaissait pas. Il lui demande de l’eau. Vite elle abaisse sa cruche de dessus son épaule pour lui donner à boire, et non seulement cela, mais aussi elle lui offre volontairement de lui abreuver ses chameaux.
Souvent les enfants sont peu serviables, manquent de dévouement et aiment à s’épargner de la peine. Rebecca aurait pu dire : cet étranger est bien hardi de me demander ainsi de l’eau. Elle aurait aussi pu dire, après lui en avoir donné : j’ai bien fait mon devoir envers lui. Rien de tout cela, elle aime à servir et elle se dépense sans compter pour les autres, même pour des inconnus.
Chers jeunes amies, souvenez-vous qu’un esprit de dévouement est un des plus beaux ornements d’une jeune fille. L’égoïsme et la recherche de soi-même ne conviennent nullement à celles qui aiment le Seigneur – Lui qui a été le Serviteur parfait, obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix, Lui qui, par amour pour nous, a sacrifié même Sa propre vie. Ne craignez jamais de rendre un petit service lorsque la chose vous est possible, même si ce service vous coûte quelque peine ou quelque renoncement.
Rebecca a été richement récompensée de ce qu’elle a fait pour cet étranger qu’elle ne connaissait pas. Non seulement elle a reçu les bracelets et l’anneau, mais aussi elle a eu l’honneur d’entrer dans la famille d’un grand serviteur de Dieu, Abraham lui-même.
Croyez-moi, l’égoïsme et la recherche de soi-même ont souvent fait beaucoup de mal à un grand nombre d’enfants.
Une autre chose qui nous est rapportée de Rebecca, c’est sa décision. Une fois que la volonté de Dieu à son égard a été manifestée, sans hésiter elle a dit : J’irai. Voici deux petits mots qui ont une grande valeur aux yeux de Dieu. Avant d’agir, dans une chose ou dans une autre, attendez de savoir quelle est la volonté de Dieu dans cette circonstance. Lorsque cette volonté vous est connue, n’hésitez pas, obéissez, quoi qu’il puisse vous en coûter.
Dieu dans Sa Parole nous donne des enseignements au sujet de toutes choses. Si quelquefois vous ne savez que faire, cherchez dans votre Bible, avec prière, ce qu’Il dit au sujet des choses qui vous concernent, et obéissez à cette Parole sans que rien ne vous arrête.
Rebecca, après avoir dit : J’irai, est partie dès le lendemain, quittant ainsi son père, sa mère, son frère et le pays de sa naissance : elle a fait comme Abraham autrefois.
Enfin, une troisième chose que j’aimerais vous faire remarquer, c’est son humilité. Il nous est dit que Rebecca était très belle. La beauté est une chose que les petites filles envient souvent. Souvenez-vous que c’est Dieu lui-même qui vous a formées et que, dans Sa sagesse, Il vous a donné le visage qu’Il a voulu ; Il l’a fait comme Il l’a trouvé bien. Si donc il vous semble que vous êtes moins favorisées sous ce rapport que quelques-unes de vos camarades, n’en soyez nullement jalouses. Si c’est le contraire, ne vous en enorgueillissez pas. Souvenez-vous que Dieu résiste aux orgueilleux et qu’Il donne la grâce aux humbles. Or la grâce de Dieu est tout ce que nous pouvons désirer de plus précieux.
Nous venons de dire que Rebecca était très belle ; loin d’en tirer vanité, elle se couvre d’un voile lorsqu’elle rencontre Isaac. Elle cache sa propre beauté aux yeux des autres. N’oubliez jamais la belle leçon d’humilité qu’elle vous donne en agissant ainsi. Souvenez-vous de ce qui nous est dit de la femme vertueuse dans le chapitre 31. 30, du livre des Proverbes. « La grâce est trompeuse et la beauté est vanité ; la femme qui craint l’Éternel, c’est elle qui sera louée ». J’aime à penser que vous n’oublierez jamais les trois grandes leçons que vous donne Rebecca.
Je vois que ce chapitre 24 du livre de la Genèse est comme une mine inépuisable. Il contient tant de choses précieuses ! Il me souvient d’un temps où ce chapitre m’était presque entièrement fermé. Ce n’est qu’après l’avoir lu bien des fois qu’il s’est ouvert et que j’ai pu connaître un peu les richesses qu’il contient.
Si parfois une page de la Parole vous paraît obscure, ne vous découragez pas, relisez-la souvent, pensez-y, méditez-la. C’est là le secret pour faire des progrès dans la connaissance des choses que l’œil n’a pas vues, que l’oreille n’a pas entendues et qui ne sont pas montées au cœur de l’homme, mais que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Souvenez-vous de ce qui est écrit dans 2 Timothée 2. 7 : « Considère ce que je dis ; car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses ».
Cela dit, nous allons nous occuper du frère de Rebecca. Il se nommait Laban. Lorsqu’il vit l’anneau et les bracelets qui étaient aux mains de sa sœur, il vint vers le serviteur d’Abraham et lui dit : « Entre, béni de l’Éternel, pourquoi te tiens-tu dehors ? car j’ai préparé la maison et de la place pour les chameaux ».
Vite il a su apprécier la valeur des bijoux qui avaient été donnés à sa sœur. Un seul coup d’œil l’avait renseigné. Avec un étranger, possédant de telles richesses et donnant de tels bijoux en échange d’un peu d’eau, il n’aurait certainement rien à perdre en le recevant sous son toit.
Laban estimait les biens périssables, il pensait que ces choses étaient vraiment la bénédiction de l’Éternel. Il oubliait que les biens éternels ont seuls de la valeur. Les choses visibles avaient plus de prix pour son cœur que les invisibles qui, semble-t-il, ne l’occupaient guère.
Plus tard on trouve chez lui une âpreté au gain caractéristique d’un homme qui ne connaît pas le Seigneur. Pendant vingt ans, il rivalise de ruse et de tromperies avec son propre neveu Jacob pour avoir des troupeaux. Ses propres filles disent de lui : « Avons-nous encore une portion et un héritage dans la maison de notre père ? N’avons-nous pas été réputées par lui des étrangères ? car il nous a vendues, et a même toujours mangé notre argent ».
Lisez à ce sujet ce qui est dit de cet homme dans les chapitres 29 et 31 de la Genèse. Vous remarquez aussi que dans la maison de Béthuel, c’est Laban qui dirige et qui commande tout comme s’il avait été le chef de la maison. Au verset 32 c’est lui qui dit au serviteur d’Abraham : « Parle ». Pourtant, c’était à Béthuel de prendre la parole. Au v. 50 c’est Laban et Béthuel qui lui répondent au lieu que ce soit Béthuel seul, car Rebecca était sa fille.
Il arrive quelquefois, dans certaines familles, que les fils, une fois qu’ils deviennent grands, prennent insensiblement l’autorité et la direction dans la maison paternelle ; cela amène toujours tôt ou tard des choses fâcheuses.
Je pourrais vous citer de bien tristes exemples que j’ai vus de mes propres yeux, mais cela nous porterait trop loin pour aujourd’hui. On ne peut pas renverser impunément les choses que Dieu a établies : c’est le père qui a reçu l’autorité et les fils doivent lui être soumis et l’honorer. Ainsi les fils seront à la place que Dieu leur a départie et ils pourront profiter des enseignements et de l’expérience acquise par leur père. « Honore ton père et ta mère. C’est là le premier commandement avec promesse, afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre » (Éph. 6. 1 et 2).
Laban semblait avoir oublié ces choses. De fait, il a été un mauvais fils, un mauvais père et un mauvais maître. Il a été dur envers les siens et envers ses serviteurs. L’amour des richesses a étouffé en lui tout bon sentiment. Avec cela, nous trouvons encore des idoles dans sa maison (Gen. 31. 19).
Que Dieu nous garde de lui ressembler. Chers enfants, prenez bien garde à tous les enseignements que Dieu nous donne dans Sa bonne Parole. En le faisant nous connaîtrons ce qui convient à Sa gloire.
Vous vous souvenez sans doute de ce que je vous ai dit de Laban. Cet homme peu intéressant connaissait l’Éternel, mais la connaissance qu’il avait de Lui n’avait guère d’influence sur sa vie de chaque jour.
Nous voulons nous occuper aujourd’hui d’Isaac, le fils bien-aimé d’Abraham dont je vous ai déjà parlé autrefois lorsque son père est allé l’offrir en holocauste sur la montagne de Morija.
Il nous est dit dans notre chapitre qu’il venait d’arriver du puits de Lakhaï-Roï. Vous allez dire : Voici un drôle de nom. En effet, vous savez que les langues diffèrent beaucoup les unes des autres. Ces deux mots veulent dire : Le Vivant qui se révèle. Savez-vous quel est ce Vivant qui se révèle et qui désaltère nos âmes ? Lisez, je vous prie, à ce sujet dans l’évangile de Jean au chapitre 4, le v. 14 et au ch. 7 les v. 37 à 39. Vous comprendrez ainsi facilement de quoi il est question, et que ce puits est une image de Christ, Lui le Vivant. Lorsque nous nous approchons de Lui, nous sommes toujours désaltérés dans nos âmes. Il est Lui-même la source des eaux vives, ou si vous préférez des eaux qui donnent la vie. Vous connaissez sans doute le beau cantique :
Source de lumière et de vie,
Source de grâce pour la foi,
Repos, bonheur, paix infinie,
Nous les avons trouvés en toi.
Source d’amour, toujours nouvelle,
Qui jaillis pour nous du saint Lieu
De ta plénitude éternelle,
Tu nous remplis, source de Dieu !
Heureux celui qui près du fleuve,
Arbre vivant par Toi planté,
Prend racine et croit et s’abreuve
De ses eaux, dans l’éternité !
Il porte son fruit et prospère,
Sa vigueur croit de jour en jour !
Heureux celui qui, sur la terre,
Boit à la source de l’amour !
La première fois qu’il est question de ce puits, c’est lorsque Agar, la servante égyptienne, errait dans un désert. L’ange de l’Éternel la trouva près de cette fontaine. L’ange de l’Éternel, dans l’Ancien Testament, est toujours une manifestation du Seigneur Jésus avant Sa venue dans le monde, comme vous avez appris à Le connaître dans les évangiles.
Là l’ange de l’Éternel dit à Agar : « D’où viens-tu, et où vas-tu ? » Vous êtes-vous posé une fois dans votre vie ces deux questions ? D’où viens-tu ? Où allez-vous ? Il y a le ciel et l’enfer. Dans lequel de ces deux endroits allez-vous ?
N’avez-vous jamais désobéi à vos parents ? N’êtes-vous jamais allés là où vous ne devriez pas aller ? Ne faites pas comme une jeune personne à laquelle j’avais parlé de son âme et qui a dit après mon départ : « Il devrait bien me laisser tranquille ». Pauvre malheureuse ! Quelques années plus tard, voyant qu’elle allait mourir, elle a dit : « Lequel des deux va m’emporter ? » Ces deux, je n’ai presque pas besoin de le dire, étaient, l’un le Sauveur, l’autre le diable. Elle ne savait donc pas où elle allait : terrible condition pour une âme en présence de l’éternité.
Agar avait donc trouvé près du puits de Lakhaï-Roï un Dieu Sauveur qui s’était révélé à elle et son âme avait été délivrée. Isaac connaissait le puits, il y allait et il méditait après s’être désaltéré à ses eaux rafraîchissantes.
Maintenant il n’est pas nécessaire de faire un long voyage dans le désert pour trouver le Seigneur Jésus, Il se révèle à nous dans Sa parole. Lorsque vous la lisez, vous êtes comme auprès du puits. Vous pouvez méditer les grandes choses contenues dans ce saint livre. En le faisant, votre âme est désaltérée. Si vous lisiez au chapitre 25. 11, vous verriez qu’Isaac, après la mort de son père, est allé habiter près du puits. C’est là qu’il se tenait habituellement. Heureux ceux qui savent toujours se tenir près du Seigneur Jésus. J’espère que vous avez compris la leçon un peu difficile à expliquer du puits de Lakhaï-Roï.
Aujourd’hui, nous terminerons l’histoire d’Abraham en vous racontant sa mort et son enterrement. Il a vécu cent soixante-quinze ans. C’est une longue vie. Il était âgé de soixante-quinze ans lorsqu’il sortit de Charan. Il a donc vécu exactement cent ans après avoir tout quitté pour obéir à l’Éternel. Pendant ce long temps il a pu montrer par sa manière de faire que les promesses de l’Éternel valaient mieux pour lui que tout ce qu’il avait abandonné.
Il est dit dans l’épître aux Hébreux que, s’il s’était souvenu du pays d’où il était sorti, il aurait eu du temps pour y retourner. Pendant tant d’années, il ne lui est pas venu à la pensée de retourner à Ur des Chaldéens.
Pourtant, c’était une grande cité dans laquelle il y avait bien des choses propres à attirer le cœur d’un homme. Depuis quelques années, on pratique sur l’emplacement de cette cité des fouilles qui mettent à jour bien des choses intéressantes. Je ne puis pas vous raconter ces choses maintenant, désirant vous occuper d’Abraham et non du pays qu’il a quitté.
Pour Abraham, une tente et des troupeaux, les promesses de l’Éternel, et un autel pour adorer, valaient mieux que toutes les beautés de la grande ville qu’il avait abandonnée. En agissant ainsi, il montrait sa foi par ses œuvres. Il voyait ce qui est invisible et il contemplait déjà les glorieuses réalités de la cité céleste de laquelle Dieu est l’architecte et le Créateur. C’est la seule cité qui subsistera éternellement.
Depuis longtemps Ur des Chaldéens n’est plus qu’un monceau de ruines que l’on fouille avec curiosité. Si Abraham s’était attaché à ces choses, que lui resterait-il ? Rien. Et avec cela il aurait fait la perte de son âme, tandis que maintenant, il est présent avec son Sauveur et bientôt il va entrer glorieux dans la cité céleste. Les portes vont s’ouvrir devant lui et, avec tous ceux qui ont cru, nous pourrons chanter :
Là, j’entrerai sauvé par grâce.
Abraham, donc, après avoir attendu pendant cent ans, est mort sans avoir rien obtenu. Croyez-vous qu’il ait perdu quelque chose d’avoir attendu si longtemps ? Non, le Dieu fidèle lui donnera infiniment plus qu’il n’aura jamais osé espérer. Il était rassasié de jours; nous est-il dit. Il ne désirait plus rien sur la terre. Heureux départ ! – qui fait contraste avec celui de pauvres malheureux qui disent qu’ils ne veulent pas mourir, qu’ils ne veulent pas mourir !… La mort impitoyable les emporte : ils auraient dû profiter du temps que Dieu leur avait donné.
Isaac et Ismaël, les fils d’Abraham, l’ensevelirent dans la caverne de Macpéla, dont je vous ai déjà parlé autrefois. Vous remarquez la simplicité de cet enterrement. Devant le sépulcre de la foi, de vaines cérémonies, de longs discours pour raconter tout ce qu’Abraham avait fait, n’auraient pas été à leur place. La vie du patriarche avait suffisamment parlé, il n’y avait rien à ajouter. Dans cet enterrement tout s’est passé comme il convenait chez des personnes qui ont leur part en dehors des choses d’un monde qui passe.
Que des hommes pécheurs qui ne connaissent pas Dieu, ni Sa grâce, fassent de longs discours devant la fosse d’un de leurs semblables, qu’ils fassent de somptueux tombeaux qui cachent l’affreuse réalité de la mort, cela ne convenait pas pour l’homme de foi qui s’appelait Abraham.
Cet ensevelissement m’a souvent fait penser à l’enterrement du seul Juste, le Seigneur Jésus, le Prince de la vie. Il nous est dit que Nicodème et Joseph d’Arimathée déposèrent Son corps dans un sépulcre neuf, dans lequel personne n’avait jamais été déposé. Les deux fils d’Abraham enterrèrent le père des croyants. Deux disciples ont enterré le Seigneur de gloire.
Que ces choses sont belles dans leur simplicité ! Enfants, aimez les choses simples, ce sont celles qui sont grandes et belles aux yeux de Dieu.
Nous voici de nouveau à la fin d’une année. Comme le temps passe ! Lorsque nous sommes jeunes comme vous, il semble que nous avons un grand avenir devant nous. Mais lorsque nous arrivons aux limites de la vie, nous pouvons dire comme un vieillard qui avait près de quatre-vingt-dix ans : la vie, ce n’est rien ! Le psalmiste, bien mieux encore, disait : « Tu m’as donné des jours comme la largeur d’une main, et ma durée est comme un rien devant toi » (Ps. 39. 5).
Vous vous souvenez que lors de notre dernier entretien, nous avons parlé de la mort d’Abraham. Vous vous êtes peut-être demandé ce que fit Isaac après la mort de son père ? Il avait vu ce que son père avait fait et entendu ce qu’il lui avait enseigné. En fils obéissant et soumis il était resté dans le pays de la promesse auprès de son père.
Une fois qu’il a été seul et libre de tous ses mouvements, il aurait pu dire : certainement mon père s’est trompé. Voilà, il est resté dans l’attente dans ce pays et l’Éternel ne lui a rien donné. Le voilà mort et il n’a rien possédé de ce pays promis. Il aurait pu dire aussi : L’Éternel n’a pas accompli Sa promesse, je vais retourner à Ur des Chaldéens. Pourquoi donc rester ici comme un étranger, lorsque je pouvais être un citoyen honoré de cette grande ville ? Là-bas je retrouverai les choses que mon père y a laissées et dans lesquelles mes ancêtres ont cherché leur plaisir autrefois.
Rien de tout cela. Isaac reste dans le pays de la promesse. Il y reste étranger comme son père. En agissant ainsi, il montre qu’il possédait la même foi que lui et que les promesses de l’Éternel avaient aussi du prix pour son cœur, et qu’il était lui aussi disposé à attendre aussi longtemps que son Dieu le trouverait bon.
C’est un bel exemple de foi de la part d’un homme qui a cru Dieu. Nous comprenons que Dieu se plaît à honorer de tels hommes ; c’est pourquoi il a fait inscrire son nom dans la galerie des grands hommes de foi. Hébreux 11, où il est mentionné deux fois : v. 9 et 20.
La majorité d’entre vous ont des parents qui croient au Seigneur Jésus et qui vous parlent de Lui. Possédez-vous la même foi que vos parents, et avez-vous la même espérance qu’eux ?
Pour en avoir la certitude, rien n’est plus simple. Au chapitre 10 de l’épître aux Romains, v. 17, il nous est dit que la foi est de ce qu’on entend et de ce qu’on entend par la Parole de Dieu. Croyez simplement ce que Dieu dit ? Il nous rend témoignage qu’il n’y a pas de justes, pas même un seul (Rom. 3. 10). Admettez-vous cela ? Il nous dit aussi que Son Fils unique et bien-aimé est mort pour nos fautes et ressuscité pour notre justification (ch. 4. 25). En d’autres termes, Il a été puni à notre place. Croyez-vous ces choses ?
Enfin, le Seigneur est monté au ciel pour nous y préparer une place et Il va revenir chercher ceux qui L’attendent. L’attendez-vous ?
Voici l’année qui va se terminer. C’est peut-être la dernière avant la venue de notre Sauveur. Il vient bientôt. Puissiez-vous tous ensemble dire : Viens Seigneur Jésus. C’est là le plus ardent désir de votre vieux grand-père pour chacun de vous et le vœu qu’il peut vous adresser en cette fin d’année.
D’après La Bonne Nouvelle 1935