SONDEZ LES ÉCRITURES (19)

Parabole des cultivateurs de la vigne (Mat. 21. 33 à 41 ; Marc 12. 1 à 9 ; Luc 20. 9 à 16).

Les cultivateurs de la vigne.

Cette parabole retrace l’histoire d’Israël sous le régime de la loi. En raison des privilèges dont il était entouré, ce peuple avait la responsabilité de porter du fruit pour Dieu. Le maître de maison qui planta une vigne, c’est Dieu. La vigne représente Israël, comme l’indique l’Ancien Testament : Psaume 80. 8 à 17 ; Ésaïe 5. 1 à 7 ; 27. 2 ; Jérémie 2. 21.

L’Esprit de Dieu souligne tous les soins de Dieu à l’égard de Sa vigne : « Qu’y avait-il encore à faire pour ma vigne, que je n’aie pas fait pour elle ? » Mais cette vigne n’a produit que des raisins sauvages. N’est-ce pas là l’image fidèle de l’homme dans son état naturel ?

Israël était un échantillon de la race humaine dont Dieu s’est occupé en vain. L’homme déchu est incapable de produire du fruit pour Dieu. Mais le Seigneur Jésus s’est présenté comme le vrai cep, élu selon les conseils de Dieu, Se substituant à Israël. Et tout sarment demeurant en Lui peut porter du fruit pour glorifier Son Père (Jean 15).

La parabole met surtout l’accent sur la responsabilité, la haine et la culpabilité des chefs religieux. C’est à eux que Dieu avait loué Sa vigne, Israël. Lorsque la saison des fruits approcha, le Maître envoya ses esclaves aux cultivateurs pour recueillir ses fruits. Mais ces méchants cultivateurs, « ayant pris ses esclaves, battirent l’un, tuèrent l’autre, et en lapidèrent un autre. Il envoya encore d’autres esclaves en plus grand nombre que les premiers, et ils leur firent de même ». C’est ainsi que furent souvent traités, sous l’économie de la loi, les prophètes envoyés successivement par l’Éternel à Son peuple.

Ces hommes de Dieu étaient suscités quand Israël se détournait de l’Éternel pour servir les idoles, et ils avaient pour mission de ramener leur cœur au vrai Dieu et à Sa sainte loi comme le fit Élie (1 Rois 18. 36 à 40). La Parole rapporte comment Zacharie, fils de Jéhoïada, a été lapidé sur ordre du roi Joas, alors qu’il venait de délivrer un message solennel au peuple (2 Chron. 24. 20 à 22). Et le Seigneur parle de Jérusalem comme de la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés (Mat. 23. 37).

Enfin, dernière ressource de Sa grâce, Dieu envoya Son « unique fils bien-aimé » (Marc 12. 6), ajoutant ces paroles : « ils auront du respect pour mon fils ». « Voyant le fils, les cultivateurs raisonnèrent entre eux, disant : Celui-ci est l’héritier, tuons-le, afin que l’héritage soit à nous. Et l’ayant jeté hors de la vigne, ils le tuèrent ». Ainsi l’état incurable des conducteurs religieux et du peuple est pleinement démontré.

C’est à la croix que s’achève l’économie de la loi, comme aussi l’épreuve de l’homme responsable. Révolté contre Dieu, l’homme pense être maître de ce monde, dont Satan est désormais le chef.

Puis le Seigneur interroge Ses interlocuteurs dans l’évangile de Matthieu, quant au sort à réserver à ces méchants cultivateurs. Ils sont amenés par leur réponse à prononcer leur propre jugement. En effet, lors de la destruction de Jérusalem par les Romains, ces Juifs ont péri misérablement.

De plus, la vigne a été louée à d’autres cultivateurs. Désormais Dieu opère dans le cœur de l’homme par Sa Parole et Son Esprit pour lui communiquer une vie nouvelle, et obtenir du fruit. Israël est mis de côté comme peuple, et le salut par la foi en l’œuvre de Christ est offert à tout homme.

La maîtresse pierre du coin (Mat. 21. 42 à 46 ; Marc 12. 10 à 12 ; Luc 20. 17 à 19).

Se référant aux Écritures, le Seigneur rappelle aux Juifs quelles seront les conséquences de Son rejet (Ps. 118. 22 et 23). Les bâtisseurs sont surtout les conducteurs du peuple – et la pierre rejetée, le Seigneur Jésus.

Par Sa mort expiatoire, Christ devient la maîtresse pierre du coin, fondement d’une maison spirituelle composée de pierres vivantes : les croyants issus d’entre toutes les nations (1 Pier. 2. 5 à 7, 9). Tout ce que Dieu réalise en Christ, pierre choisie et précieuse, est merveilleux pour la foi. A l’aube du millénium, une nation naîtra en une fois (És. 66. 8), passant par la repentance et la nouvelle naissance (Éz. 36. 27). C’est l’Israël de Dieu accueillant son Messie pour le règne millénaire.

Le Seigneur annonce un double jugement des méchants cultivateurs. Lors de la destruction de Jérusalem en l’an 70, Israël, comme nation, a été brisé par les armées romaines. Le royaume de Dieu leur a été ôté. De plus, tous les désobéissants heurtant contre la Parole, Christ, seront aussi brisés (1 Pier. 2. 8).

Le deuxième jugement, annoncé par le Seigneur, entrera en vigueur après la période de la grâce et l’enlèvement de l’Église. Christ sera encore présenté aux Juifs. Mais au lieu de tomber sur la pierre, c’est la pierre, Christ venant du ciel, qui tombera sur eux et les broiera.

Le Seigneur évoque probablement la pierre détachée sans main, qui détruira le dernier empire des nations, l’empire romain, avec son chef et leurs associés : les Juifs apostats ayant à leur tête l’Antichrist (Dan. 2. 34, 35 et 45).

Reconnaissant que le Seigneur parlait d’eux par ces paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens cherchaient à Le saisir pour Le faire mourir. Mais ils n’osèrent pas à cause des foules qui Le tenaient pour un prophète. Dans une scène précédente, tout le peuple se tenait suspendu à Ses lèvres pour L’entendre (Luc 19. 48).

Pour toi, mon enfant, la voix de Jésus a-t-elle un écho dans ton cœur ? Est-il ton Sauveur ?

Le tribut de César (Mat. 22. 15 à 22 ; Marc 12. 13 à 17 ; Luc 20. 20 à 26).

Culpabilisés par les paroles du Seigneur atteignant leur conscience (Mat. 21. 45), les pharisiens se voient dans l’obligation de s’allier aux hérodiens, qu’ils détestaient, pour surprendre Jésus dans Ses paroles.

Luc nous révèle leur intention de Le livrer au magistrat et au pouvoir du gouverneur. Unis dans une haine commune, ils veulent prendre le Seigneur en défaut. Mais ils seront jugés eux-mêmes, malgré toute leur ruse, par Celui dont la sagesse est parfaite dans tous Ses actes et toutes Ses paroles.

Ils ignorent que la sagesse du monde est folie devant Dieu (1 Cor. 3. 19 ; Job 5. 13) et ils seront pris dans leur propre piège. Que le cœur de l’homme est méchant, en présence de Celui qui est la grâce et la vérité !

Les pharisiens tenaient à conserver les privilèges de la nation juive, sa religion, ses traditions, et il leur était insupportable d’être assujettis aux Romains. Par contre, les hérodiens étaient favorables à l’autorité romaine, ainsi qu’à la protection d’Hérode.

Quoique opposées dans leurs principes, ces deux classes viennent à Jésus avec des flatteries sur Son intégrité pour Lui poser une question insidieuse : est-il permis de payer le tribut à César, ou non ? La réponse de Jésus n’allait-elle pas Le discréditer aux yeux du peuple ou de César ?

Si le Seigneur donnait Son accord pour payer l’impôt à César, il était en contradiction avec Lui-même comme Messie, roi d’Israël et Libérateur de la domination romaine.

Dans le cas contraire II soutenait la révolte contre l’autorité romaine et s’exposait à être livré à César par le moyen des hérodiens.

Aussitôt Jésus, connaissant leur méchanceté, dénonce leur hypocrisie puisqu’ils veulent L’enlacer dans Ses paroles, tout en cherchant à Le flatter.

Alors Jésus demande à voir une monnaie du tribut. Ces représentants du peuple doivent avouer eux-mêmes qu’il s’agit de l’effigie de César. La monnaie utilisée leur rappelait leur asservissement au pouvoir romain, à cause de leurs péchés.

Homme parfait, le Seigneur donne la réponse pleine de sagesse : « Rendez donc les choses de César à César, et les choses de Dieu à Dieu ». Atteints dans leur conscience, ils ont la bouche fermée et se retirent.

Ainsi ces Juifs, placés sous le gouvernement de Dieu, sont invités à rendre à César ce qui lui était dû par suite de leurs infidélités. Mais le Seigneur saisit cette occasion pour souligner toute l’importance de leurs devoirs envers Dieu, qu’ils honoraient de leurs lèvres, avec un cœur fort éloigné de Lui (Mat. 15. 8).

Le Seigneur nous adresse aussi un avertissement. La soumission aux autorités en place est requise du croyant dans la mesure où il ne désobéit pas à Dieu (Rom. 13. 1 et 7 ; Act. 5. 29). Puissions-nous honorer Dieu comme Il en est digne en le craignant et en vivant de foi ! (Héb. 10. 38).

Les sadducéens et la résurrection (Mat. 22. 23 à 33 ; Marc 12. 18 à 27 ; Luc 20. 27 à 40).

Les sadducéens, une troisième secte des Juifs, se présentent à Jésus. Ils ont l’intention de Le confondre par une question spécieuse (trompeuse, qui séduit par une fausse apparence de vérité) au sujet de la résurrection, en laquelle ils ne croyaient pas.

Ils lui exposent le cas d’une femme qui, selon la loi de Moïse, avait eu sept maris, c’est-à-dire sept frères qui moururent les uns après les autres, sans laisser de postérité, en ayant tous eu la même femme (Deut. 25. 5 à 10). Dans la résurrection, lequel des sept sera le mari de cette femme ?

Ils pensent embarrasser Jésus et mettre en question la foi en la résurrection.

C’est l’occasion pour le Seigneur de relever la double erreur de ces incrédules : « Vous errez, ne connaissant pas les Écritures, ni la puissance de Dieu ». Et l’incrédulité moderne repose sur les mêmes bases. Celui qui cite les Écritures sans le secours du Saint Esprit ne peut que se fourvoyer dans une fausse interprétation. N’ayant pas la révélation de Dieu, l’incrédule ignore la toute-puissance de Dieu comme elle s’affirme dans la résurrection des morts.

La mort n’est pas un terme à l’existence des hommes. Selon l’expression d’Exode 3. 6, Dieu était toujours le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, longtemps après leur mort. Morts pour les hommes, ils vivaient pour Dieu, ce qui impliquait leur résurrection à venir. Serviteur parfait, le Seigneur fait appel à l’autorité des Écritures pour présenter cette vérité fondamentale.

Ici Il ne parle que de la première résurrection, celle des justes, qui seront ressuscités d’entre les morts (Marc 12. 25). Ce qui appartient à la première création, telle l’institution divine du mariage, ne se poursuit pas dans le ciel. Après la résurrection, les relations naturelles prennent fin avec la vie terrestre, et sont remplacées par une condition spirituelle, céleste et glorieuse.

Christ remplira tous les cœurs et occupera toutes les pensées, dans le repos éternel d’une activité parfaite.

Pour Dieu tous vivent (Luc 20. 38). A la création, Dieu a formé l’homme d’un corps tiré de la terre et d’une âme vivante, par le souffle divin (Gen. 2. 7). Par le péché, la mort est réservée à tous les hommes. (Héb. 9. 27). Le corps retourne à la terre, et l’esprit, la partie immatérielle de notre être, à Dieu qui l’a donné (Éccl. 12. 7).

Ainsi la mort ne constitue qu’une séparation provisoire du corps et de l’âme. A la résurrection ils seront à nouveau réunis. Mais pour les croyants, c’est la résurrection de vie dans la félicité éternelle, lors de la venue du Seigneur ; et pour les incrédules, c’est la résurrection de jugement (Jean 5. 28 et 29), dans les tourments éternels, après le règne de mille ans (Apoc. 20. 10 à 15).

Ne te laisse pas égarer par les raisonnements trompeurs des sadducéens du christianisme, mais reçois simplement par la foi cette grande vérité de la résurrection, fondement de l’espérance chrétienne (Rom. 10. 9 ; 1 Cor. 15. 16, 17 et 20).

Question de Jésus aux pharisiens (Mat. 22. 41 à 46 ; Marc 12. 35 à 37 ; Luc 20. 41 à 44).

Jésus Christ, fils de David.

C’est au tour de Jésus de poser aux pharisiens assemblés une question relative à Sa gloire divine. Vont-ils reconnaître Ses droits de Seigneur d’après les Écritures (Rom. 10. 12) ou bien choisiront-ils de rester ignorants ?

Dans un premier temps, le Seigneur leur demande : « Que vous semble-t-il du Christ ? – de qui est-il fils ? » Ils lui disent : De David (Mat. 22. 42). Les scribes savaient que le Messie devait être un descendant de David (Jér. 23. 5 ; És. 9. 6 et 7 ; 1 Chron. 17. 11 à 13 ; Ps. 89. 3 et 4, 35 et 36).

Mais Jésus leur pose une autre question embarrassante en relation avec le Psaume 110. 1 : « Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? » Maintenant ils n’ont rien à répondre et leur confusion est telle qu’ils n’osent plus l’interroger. Leur ignorance est liée à leur incrédulité.

Seule la foi pouvait discerner la nature divine de Christ. Jésus Christ est bien le fils de David, selon la chair, comme Sa généalogie le précise (Mat. 1. 1 et Luc 1, 32). Il est aussi Emmanuel, c’est-à-dire « Dieu avec nous » (És. 7. 14 ; Mat. 1. 23). Cette origine divine est clairement affirmée en Michée 5. 2 et dans le Psaume 2. 7, au moment de Son incarnation.

Venu ici-bas, Jésus n’a pas occupé le trône de David, mais les hommes L’ont méprisé, rejeté et crucifié. Lui-même s’est abaissé, étant devenu obéissant jusqu’à la mort de la croix. Mais Dieu, L’ayant ressuscité, L’a exalté dans le ciel sur Son trône, et Lui attribue la domination sur toutes choses, en attendant de mettre Ses ennemis sous Ses pieds. C’est alors qu’Il régnera sur Israël. Son peuple le reconnaîtra comme son Messie, Celui qu’il avait autrefois retranché (Dan. 9. 26).

Dans leur incrédulité tenace, ces pharisiens rejettent la sagesse qui les confond. Ils préfèrent entretenir la haine de leur cœur contre Jésus, dans le désir de Le faire mourir. Ils veulent se débarrasser du témoin fidèle et véritable, inconscients de leur état de perdition. Que de personnes leur ressemblent aujourd’hui, se fiant à leur intelligence naturelle. Elles rejettent la vérité divine qui sonde leur cœur et leur conscience, et n’éprouvent pas le besoin d’être sauvées par la foi en l’œuvre expiatoire de Christ.

Par contre, la foi a toujours su reconnaître Jésus comme le Christ, le Fils du Dieu vivant (Jean 1. 42 ; Mat. 16. 16). Ainsi Jésus, quoique méprisé, était le Seigneur de David, et Son fils selon la chair. Il est le Fils de Dieu, et le Fils de l’homme, héritier de toutes choses (Héb. 1. 2). Ainsi Jésus glorifié, à la droite de Dieu dans le ciel, est la source de toute bénédiction pour Ses chers rachetés.

Les deux pites de la veuve (Marc 12. 41 à 44 ; Luc 21. 1 à 4).

Assis vis-à-vis du trésor du temple, Jésus regardait comment la foule jetait de la monnaie au trésor Ce regard pénétrant de Jésus ne considère pas seulement la main qui donne, mais aussi les motifs secrets du cœur.

Parmi les riches qui donnaient beaucoup, il découvre une pauvre veuve qui jeta deux pites, somme équivalant à cinq centimes environ. Selon l’estimation des hommes, quelle offrande insignifiante, comparée aux dons de ceux qui, fortunés, donnaient de leur superflu ! Mais ce qui compte, c’est l’appréciation du Seigneur : « cette pauvre veuve a jeté plus que tous les autres… de sa pénurie, tout ce qu’elle avait pour vivre ».

Dieu apprécie nos dons en fonction de ce que nous gardons pour nous-mêmes, et non d’après ce que nous offrons. Cette veuve n’a rien conservé pour elle-même. Le Seigneur se plaît à révéler un tel dévouement, la beauté morale d’un tel acte de foi. Elle devait désormais se confier en Dieu pour obtenir sa subsistance, puisqu’elle avait donné ses dernières ressources (1 Tim. 5. 5).

Comme elle, puissions-nous être pénétrés de la bonté de Dieu, pour L’honorer, en Lui offrant ce qui vient de Lui ! David offrant volontairement des trésors pour la maison de l’Éternel déclare : « Tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons » (1 Chron. 29. 14 à 17). Ce qui explique la riche libéralité des assemblées de la Macédoine, malgré leur profonde pauvreté, c’est que ces saints s’étaient donnés premièrement au Seigneur (2 Cor. 8. 1 à 5).

Ne sommes-nous pas exhortés à présenter nos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est notre service intelligent ? (Rom 12. 1). C’est l’entière consécration de nos vies à Dieu, en retour de Ses compassions.

Dans le mouvement du cœur de cette veuve qui ne possédait que deux pites, il y a un encouragement pour ceux qui ne disposent que de faibles ressources. Le Seigneur apprécie encore dans ce cas tout don fait par amour pour Lui. Comme l’exprime l’apôtre : « Si la promptitude à donner existe, elle est agréable selon ce qu’on a, et non pas selon ce qu’on n’a pas » (2 Cor. 8. 12). Puissions-nous réaliser en pratique ce que nous chantons parfois :

« Seigneur, toi qui pour nous t’offris en sacrifice,

Remplis-nous de ferveur pour mettre à ton service

Nos jours, nos biens, nos corps, nos cœurs ».

N’oublions pas, chers amis, les paroles de Jacques : « Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres quant au monde, riches en foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? » (2. 5)

Que la foi opérante par l’amour nous anime jusqu’au retour du Seigneur !

Jésus censure les scribes et les pharisiens.

Sa lamentation sur Jérusalem. (Mat. 23 ; Marc 12. 38 à 40 ; Luc 20. 45 à 47).

Jésus met en garde les foules et les disciples contre les scribes et les pharisiens (Mat. 23. 1 à 12).

Jésus vient de réduire au silence les différentes catégories de ses adversaires. Maintenant il prononce un discours où Il commence par avertir les foules et les disciples contre les scribes et les pharisiens. Il les condamne bien plus sévèrement qu’il ne l’a jamais fait à l’égard d’un publicain ou d’un pécheur.

Il dénonce en vérité le mal qui les ronge : l’hypocrisie religieuse. Matthieu seul a conservé l’ensemble de ce discours, alors que Marc et Luc n’en donnent que quelques fragments.

Quelle responsabilité est celle de ces foules averties par le Seigneur au sujet de ces conducteurs qui les pousseront, quelques jours plus tard, à exiger la crucifixion de leur Messie ! Le Seigneur commence par reconnaître que le peuple doit garder la loi de Moïse, et l’accomplir comme ces chefs religieux le leur enseignent.

Mais leur conduite contredit cette loi, et ils ne se préoccupent pas de lui obéir. C’est pourquoi le Seigneur déclare : « ils disent et ne font pas » (v. 3). Ils chargent les autres de fardeaux pesants et difficiles à porter (v. 4) – mais Lui, Jésus, donne le repos à ceux qui sont chargés (11. 28).

Ne sommes-nous pas parfois concernés par ces paroles ?

Connaissant certaines vérités de l’Écriture, et étant capables, à l’occasion, de les communiquer à d’autres, sommes-nous prompts à les mettre en pratique ? (Jean 13. 17).

Puis le Seigneur souligne leur vanité, par leur désir d’être vus des hommes et d’occuper la première place. Dans les repas, les synagogues ou les places publiques, partout ils revendiquent la place honorifique en tant que rabbis, c’est-à-dire maîtres. Ils se contentent d’une apparence religieuse sans réalité, en élargissant les franges de leurs vêtements et leurs phylactères, (bandes de parchemin sur lesquelles on inscrivait des passages de la loi) (Deut. 6. 8 ; 11. 18).

En contraste, que voyons-nous dans la vie du Seigneur sur la terre ? De la crèche jusqu’à la croix, Il s’abaisse toujours plus, prenant la dernière place. Serviteur avant d’être conducteur, nul ne s’est abaissé comme Lui. Il revendique la gloire de Dieu seul. Pour Lui s’est réalisé ce qu’il exprime ici : « Quiconque s’abaissera sera élevé » (v. 12 ; Phil. 2. 6 à 11).

Les sept malheurs prononcés contre les scribes et les pharisiens (v. 13 à 36).

Au début de Son ministère, le Seigneur a prononcé neuf béatitudes pour les fils du royaume. Maintenant Il annonce sept malheurs condamnant les chefs religieux des Juifs, qui sont sur le point de réclamer Sa mort, ayant rejeté Sa Personne et Ses œuvres de grâce.

Toujours opposés à Jésus tout au long de Son ministère, ils tiennent à conserver leur position en vue, au milieu du peuple, utilisant le système légal pour nourrir leur orgueil. Ainsi ils ferment le royaume des cieux devant les hommes, n’y entrant pas eux-mêmes, mais empêchant les autres d’y entrer.

Pour pénétrer dans ce royaume, la soumission à l’autorité de Christ, reconnu comme roi, est nécessaire. Il faut devenir « comme les petits enfants » (Mat. 18. 3).

Hypocrites dans leur position, ces conducteurs religieux, ces chefs du peuple, l’étaient aussi dans leur zèle déployé pour recruter des adeptes de la religion juive parmi les nations (v. 15). Et ce nouveau prosélyte était deux fois plus « fils de la géhenne » que les pharisiens qui l’avaient gagné à leur cause. II avait, à travers leur hypocrisie, des traits plus marqués qu’eux, comme étant passible des tourments éternels de l’enfer.

Puis le Seigneur leur reproche, dans le troisième malheur (v. 16 à 22), d’introduire des ordonnances imaginaires à propos d’une certaine manière de faire des serments. Ils discréditent ainsi ce qui a une réelle valeur aux yeux de Dieu, la maison de Dieu, au profit des choses matérielles : l’or du temple, l’autel de Dieu. Ils ne retiennent que l’offrande.

Cette religion, qui s’arrête aux objets matériels, ne manque pas d’attrait pour l’homme naturel. De plus, dans le quatrième malheur, Jésus souligne leur exactitude scrupuleuse dans les petits détails sans importance, alors qu’ils délaissent les choses plus importantes de la loi : le jugement, la miséricorde et la fidélité.

Certes, payer la dîme était une prescription de la loi (Deut. 14. 23 à 29), même si la dîme n’était pas fixée sur des herbes. Un tel formalisme peut bien convenir à un incrédule. Mais pratiquer ce qui est juste, être enclin à la miséricorde comme l’est notre Père dans les cieux (Luc 6. 36), et ne pas douter de la fidélité de Dieu, ne peut découler que de la vie divine dans un croyant.

Ainsi à quatre reprises le Seigneur dénonce leur aveuglement, eux qui coulaient le moucheron et avalaient le chameau.

Quant aux deux autres malheurs (v. 25 à 28), sans aucun ménagement et dans son indignation, Jésus lève le masque de ces pharisiens, qui trompent la confiance des simples. Leur hypocrisie consiste à vouloir paraître justes aux hommes. Semblables à des coupes et des plats nettoyés au dehors, ils sont pleins de rapine et d’intempérance au dedans. Usant de leur autorité, ils s’approprient ce qui ne leur appartient pas, et manquent de sobriété. C’est à partir d’un cœur purifié par la foi en Christ et en son œuvre, qu’une pureté extérieure peut être manifestée.

Et le Seigneur les compare ensuite à des sépulcres blanchis, faisant ressortir qu’ils sont corrompus intérieurement, morts aux yeux de Dieu, malgré des apparences trompeuses (Ps. 51. 6 ; 2 Cor. 5. 10).

Enfin, en bâtissant des tombeaux aux prophètes que leurs pères idolâtres ont tués, ils oublient que ces prophètes ont annoncé la venue de Christ qui, au milieu d’eux, est rejeté et bientôt mis à mort (v. 29 à 36). Ainsi ils portent les mêmes caractères moraux que leurs pères, et comblent leur mesure. Serpents, race de vipères, comment pourraient-ils échapper au jugement éternel ?

Lamentations sur Jérusalem (v. 37 à 39).

Jésus va laisser déserte cette maison de Dieu qui n’est plus que leur maison. Il aurait bien voulu offrir à cette ville de Jérusalem l’occasion de se réfugier sous Ses ailes, mais Il doit déclarer : « vous ne l’avez pas voulu ». Il ne serait plus vu jusqu’à ce qu’ils disent : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Ps. 118. 26).

As-tu répondu aux appels de la grâce ?

Discours depuis la montagne des Oliviers.

Avènement du Fils de l’homme et le royaume (Mat. 24. 1 à 31 ; Marc 13. 1 à 27 ; Luc 21. 5 à 28).

Les chapitres 24 et 25 de Matthieu, comme aussi les parties correspondantes des évangiles de Marc et de Luc, abordent une succession d’événements prophétiques annoncés par le Seigneur, depuis Son départ jusqu’à l’établissement du royaume.

Question des disciples concernant le temple (Mat. 24. 1 à 3 ; Marc 13. 1 à 4 ; Luc 21. 5 à 7).

Les disciples voudraient faire partager au Seigneur leur admiration pour la belle apparence extérieure du temple qu’Il vient de quitter, étant rejeté de Son peuple (Mat. 23. 38 ; 24. 1) : « Maître, regarde, quelles pierres et quels bâtiments ! » (Marc 13. 1)

Mais le Seigneur avait déjà déclaré que cette maison de prière était devenue une caverne de voleurs (Mat. 21. 13). Et maintenant Il répond à Ses disciples que, malgré sa splendeur, ce temple serait entièrement détruit. C’est le sujet que Luc seul développe avec la destruction de Jérusalem par les Romains.

Intrigués par cette affirmation du Seigneur, quatre disciples Pierre, Jacques, Jean et André lui ont exprimé trois demandes : « Dis-nous quand ces choses auront lieu, et quel sera le signe de ta venue et de la consommation du siècle ». Le Seigneur donne Sa réponse, en parties distinctes, avec des avertissements et des exhortations appropriés aux besoins des disciples, au cours du temps s’écoulant jusqu’à Son retour en gloire.

Prédictions relatives à la destruction de Jérusalem (Luc 21. 8 à 24).

A cause de Son rejet, le Seigneur avait prédit les châtiments terribles devant tomber sur Israël et sur le monde. Mais si la masse du peuple reste incrédule, le Seigneur connaît ceux qu’Il a rachetés, et les avertit à l’avance des temps difficiles qu’ils auront à traverser.

Plusieurs exhortations se succèdent : prenez garde aux séducteurs se réclamant de mon nom (v. 8) ; ne vous épouvantez pas par les guerres et les bruits de guerre (v. 9) ; mettez dans vos cœurs de ne pas vous préoccuper à l’avance de votre défense vis-à-vis de vos adversaires (v. 14) ; possédez vos âmes par votre patience, en présence de vos persécuteurs (v. 19).

Luc s’occupe du jour où Jérusalem sera environnée d’armées. Les disciples devront fuir pour éviter de périr lors de la prise de la ville par Titus et par les Romains en 70. Et c’est ce qui s’est produit effectivement pour tous ceux qui ont profité des recommandations du Seigneur.

Dès lors, Jérusalem est foulée aux pieds pendant que dure le temps des nations. Dieu avait retiré le gouvernement du monde à Israël pour l’attribuer aux nations. Ce qui est primordial dans ces événements prophétiques, c’est l’histoire actuelle et future du peuple terrestre de Dieu.

Un commencement de douleurs (Mat. 24. 4 à 14 ; Marc 13. 5 à 13).

Les prophéties du Seigneur, en Matthieu et en Marc, envisagent les événements de la fin, lors de Son apparition en gloire, pour introduire Son royaume sur la terre par des jugements. Ce sera la consommation du siècle qui se déroule depuis la mort de Christ. C’est le temps où le dieu de ce siècle, Satan, aveugle les pensées des incrédules pour les entraîner vers la perdition.

Jésus relate ici ce qui se produira peu avant la fin. Le témoignage des disciples en ce temps-là aura le même caractère, et affrontera les mêmes circonstances que celui rendu au Seigneur au moment de Son départ.

Les disciples sont avertis contre les séducteurs préparant la venue de l’Antichrist. Dieu exercera Ses jugements envers les hommes trompeurs et violents : guerres, famines, pestes et tremblements de terre. Ce sera un commencement de douleurs pour la réalisation des voies de Dieu. Les persécutions des disciples de Christ, à cause de Son nom, seront multipliées. L’iniquité prévaudra et l’amour de plusieurs sera refroidi ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin connaîtra la délivrance.

Dans ce temps-là l’évangile du royaume sera prêché à toutes les nations, préparant ceux qui le recevront pour le royaume terrestre de Christ (Mat. 24. 14).

L’Esprit de Dieu passe sous silence le temps actuel de la grâce, où l’Église est rassemblée depuis la Pentecôte en Actes 2 jusqu’à la venue du Seigneur pour l’enlever au ciel.

La grande tribulation et la venue du Fils de l’homme (Mat. 24. 15 à 31 ; Marc 13. 14 à 27 ; Luc 21. 25 à 28).

C’est après l’enlèvement de l’Église que se situe ce temps d’épreuve effrayant dont la durée de trois ans et demi est annoncée par Daniel (9. 27). Si ces jours n’avaient pas été abrégés, nulle chair n’aurait pu être sauvée. Ce sera la grande tribulation ou la détresse de Jacob (Jér. 30. 7).

Le signe distinctif marquant le début de cette période sera l’idole, appelée abomination, établie dans le lieu saint, devant laquelle les Juifs apostats, ayant à leur tête l’Antichrist, se prosterneront sous peine de mort (Apoc. 13. 15).

L’Antichrist séduira les nations, souillera le temple (v. 15), et persécutera avec une rage diabolique les fidèles qui devront s’enfuir sans tarder. Accédant à leur prière, Dieu préparera lui-même leur fuite.

Nous pouvons admirer toute la sympathie de Jésus à l’égard de ces fidèles dont beaucoup seront martyrs pour Son nom. Ses exhortations ne peuvent être que profitables pour nous ; persévérez (v. 13), priez (v. 20), veillez (v. 42). Le culte idolâtre de l’Antichrist entraînera une désolation totale en Israël.

Lors de l’apparition subite du Fils de l’homme, le temps de la patience de Dieu ayant pris fin, le châtiment s’exercera inexorablement contre les incrédules, aussi bien parmi les Juifs que parmi les nations. Toute la terre sera purifiée par des jugements.

Le peuple élu et les nations ayant accepté l’évangile du royaume, entreront dans les bénédictions du règne de justice et de paix, comme la terre n’en aura jamais connu.

Discours de la montagne des Oliviers.

Avènement du Fils de l’homme et le royaume (Mat. 24. 32 à 51 ; Marc 13. 28 à 37 ; Luc 17. 26 à 36 ; 21. 28 à 38).

Après les enseignements prophétiques de Jésus à Ses disciples sur Sa venue et les événements préalables, Il les rend attentifs aux caractères des fidèles et de leur service, au cours de la période se situant entre Son départ et Son retour pour établir Son règne sur la terre. Ainsi nous sommes concernés par ces enseignements du Seigneur.

Exhortations à la vigilance pour attendre le retour du Seigneur (Mat. 24. 32 à 44 ; Marc 13. 28 à 32 ; Luc 21. 28 à 33 ; 17. 26 à 36).

Pour signaler la certitude et l’imminence de Son apparition en gloire, Jésus évoque la parabole du figuier, image d’Israël. Lorsque son rameau est tendre et qu’il pousse des feuilles, c’est le signe que l’été est proche.

Pour le peuple juif reprenant vie, cet été rappelle le règne de Christ après l’hiver affreux de l’incrédulité et de la méchanceté de l’homme. Avec quelle sainte ferveur les fidèles attendront-ils le lever du soleil de justice ! (Mal. 4. 2)

La génération incrédule et perverse des Juifs au temps du Seigneur ne changera pas dans son opposition à Christ jusqu’au temps de la fin, où elle sera jugée lors de Sa venue. D’ailleurs Moïse avait déjà dénoncé le caractère d’une telle génération (Deut. 32. 5 et 20). Mais elle passera, de même que le ciel et la terre.

Seules les paroles de Jésus ne passeront point, comme aussi toute la Parole inspirée (1 Pier. 1. 23 à 25). Mais il s’agit de croire tout ce que Dieu nous dit, en particulier quant à l’avenir de ce monde, aux bénédictions réservées à la foi, et au jugement éternel pour ceux qui ont refusé de se repentir.

Le moment précis de l’apparition en gloire du Fils de l’homme est connu du Père seul, ce secret étant réservé à Sa propre autorité. Dieu permet que nous soyons dans l’ignorance de ce jour pour que ceux qui l’attendent soient maintenus dans un état de vigilance continuelle.

Car le danger est grand de s’endormir spirituellement, nos cœurs étant appesantis par la gourmandise et les convoitises de la chair, l’ivrognerie et tout ce qui ôte le sens, les soucis de la vie (Luc 21. 34).

Le jour du Seigneur sera celui d’une tribulation universelle et subite. Il surprendra entièrement le monde incrédule et insouciant. Il en sera comme aux jours de Noé. En construisant son arche, il annonçait sans équivoque que des jugements allaient atteindre les hommes impies, assoiffés de jouissances terrestres. Le déluge vint et « les fit tous périr ».

Luc parle des jours de Lot où il n’est plus question de se marier ; on recherchait aussi les plaisirs terrestres et les intérêts matériels jusqu’au jour où « il plut du feu et du soufre du ciel, qui les fit tous périr ».

Il en sera de même au jour où le Fils de l’homme sera manifesté (Luc 17. 26 à 30). Une distinction très nette est formulée entre ces incrédules qui seront pris pour les jugements, et ceux qui, ayant mis leur confiance dans le nom du Seigneur, seront laissés pour les bénédictions du règne.

Remarquons toutefois la différence avec ce qui se passera lors de l’enlèvement de l’Église. Le Seigneur enlèvera tous les vrais enfants de Dieu. Seuls seront laissés ceux qui subiront le jugement lors de Son retour en gloire.

N’oublie pas que tu peux avoir des parents chrétiens, et ne pas être un enfant de Dieu !

Ces enseignements solennels du Seigneur ont pour but de nous inciter, comme rachetés, à une attente persévérante de Son retour qui se produira en un clin d’œil (1 Cor. 15. 52). Marc met en relief l’importance de prendre garde (13. 5, 9, 23, 33), de veiller (13. 33 à 35, 37) et de prier (13. 33).

Attendre le Seigneur avec la patience de la foi ne peut que révéler notre amour pour Lui, notre dévouement dans l’obéissance à Sa Parole. Comme le maître de la maison, soyons déterminés à ne pas nous laisser ravir ce que nous possédons par grâce.

L’esclave fidèle et prudent et le méchant esclave (Mat. 24. 45 à 51 ; Marc 13. 34 à 37).

A la lumière du passage de Marc 13. 37 nous sommes concernés par l’enseignement du Seigneur : « Ce que je vous dis, à vous, je le dis à tous : Veillez ».

La maison aujourd’hui représente l’ensemble des chrétiens. Tous ceux qui se réclament du nom de Christ sont appelés à Le servir, comme esclaves établis par le maître sur les domestiques de sa maison pour leur donner de la nourriture en son temps. Le Seigneur a en vue le ministère de la Parole parmi les chrétiens (Act. 20. 28 ; 1 Tim. 1. 12).

Deux qualités sont requises de ces esclaves : la fidélité pour ne pas s’écarter des enseignements connus de l’Écriture, et la prudence, c’est-à-dire la sagesse communiquée par le Saint Esprit pour répondre aux besoins et aux circonstances de chacun.

L’esclave, ayant servi selon la volonté du maître dans l’attente de son retour, sera déclaré bienheureux. Il sera établi sur tous les biens de son maître au jour de son règne glorieux.

Mais des hommes au sein de la maison peuvent occuper une place de serviteurs, perdant de vue le retour du maître. Ils disent dans leur cœur : « Mon maître tarde à venir ».

Ils vont alors se comporter de manière opposée à la volonté du Seigneur. Ils ne se soucient nullement de leurs responsabilités, maltraitent leurs compagnons de service, dominent avec dureté sur les âmes, tout en s’associant aux plaisirs de ce monde et aux ivrognes.

Combien de serviteurs infidèles, revendiquant une autorité religieuse, dans l’oubli du retour du Seigneur, se sont levés au cours de l’histoire de l’Église, se compromettant avec un monde caractérisé par la corruption et la violence. Le maître les traite comme de méchants esclaves. Ils partageront le terrible sort des hypocrites, là où seront les pleurs et les grincements de dents, les tourments éternels. Ils sont jugés selon la position qu’ils auront occupée eux-mêmes.

Retenons les déclarations impératives du Seigneur : Soyez prêts, prenez garde, veillez, et priez. Lui-même dit à chacun des siens : « Je viens bientôt » (Apoc. 22. 7, 12 et 20).

La parabole des dix vierges (Mat. 25. 1 à 13).

À la rencontre de l’époux (v. 1).

Le Seigneur présente la dixième et dernière parabole du royaume des cieux. Elle traite de la responsabilité individuelle pendant l’absence de Christ. Le roi est caché dans les cieux après avoir été rejeté du monde.

C’est le temps où ceux qui l’ont reçu lui rendent témoignage par le Saint Esprit, envoyé sur la terre à la Pentecôte, jusqu’au retour du Seigneur pour enlever Son Assemblée. Le royaume des cieux comprend une sphère plus étendue que l’Assemblée, tout en l’incluant.

Cette parabole peut donc s’appliquer aux saints de la période actuelle, à la veille du retour de Jésus. Le début de la parabole souligne l’élan spontané des premiers chrétiens qui, très tôt, ont été instruits quant à cette vérité. Les Thessaloniciens s’étaient tournés des idoles vers Dieu, pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils (1. 9 à 10).

Ces croyants du début de l’ère chrétienne étaient sortis à la rencontre du Seigneur. Ils avaient quitté, soit le système judaïque condamné, soit le paganisme plongé dans l’idolâtrie.

Les dix vierges (v. 2 à 5).

Le Seigneur compare le royaume des cieux, selon la coutume orientale de l’époque, à dix vierges sorties à la rencontre de l’époux. Arrivant de nuit vers la salle de festin, l’époux était escorté et éclairé sur son parcours par des jeunes filles. Ce service accompli, elles avaient le privilège d’entrer avec lui aux noces.

Ces dix vierges ayant pris leurs lampes, représentent ceux qui, ayant entendu l’Évangile proclamé en tous lieux, ont fait profession de christianisme. Ils sont sortis pour attendre le Seigneur. Mais hélas ! de bonne heure se sont glissées parmi les croyants des personnes ayant embrassé le christianisme comme religion, sans avoir été vivifiées.

N’ayant pas la puissance du Saint Esprit pour manifester les traits de la vie divine, elles sont représentées par les cinq vierges folles qui avaient des lampes sans huile pour les alimenter.

N’était-il pas inconséquent de s’engager à projeter de la lumière, peut-être toute une nuit, sans prendre l’huile nécessaire ? (v. 3 ; Rom. 8. 8 et 9)

Par contre, les cinq vierges prudentes avaient pris de l’huile dans leurs vases, bien conscientes de leur service. Elles évoquent ceux qui, dans la chrétienté, ont la vie de Dieu et dont le Saint Esprit, habitant en eux, fait briller les caractères dans l’attente du retour de Christ (1 Jean 2. 20 et 27 ; 2 Cor. 1. 21 et 22 ; Éph. 1. 13 ; 1 Cor. 6. 19 ; Phil. 2. 15 et 16).

Mais les chrétiens dans leur ensemble n’ont pas persévéré dans cette attente. L’Église a perdu la réalisation de sa vocation céleste, se laissant séduire par le monde. Le sommeil spirituel dans lequel ont sombré les chrétiens a duré bien des siècles. C’est bien ce que souligne le Seigneur : « elles s’assoupirent toutes et s’endormirent » (v. 5).

Le cri de minuit (v. 6 à 9).

« Mais au milieu de la nuit il se fit un cri : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre » (v. 6).

Ce cri de minuit a retenti au début du dix-neuvième siècle, lors d’un réveil produit par le Saint Esprit. Cette vérité du retour du Seigneur pour enlever Son Église, perdue de vue depuis de nombreux siècles, a été remise en lumière, produisant ses effets sanctifiants. Les croyants étaient appelés à sortir cette fois de l’état de sommeil dans lequel la chrétienté était plongée par manque de vigilance (2 Cor. 6. 17).

Tant que les vierges étaient endormies, on n’aurait guère pu distinguer les prudentes des folles. Mais au réveil, la différence est évidente lorsqu’elles apprêtent leurs lampes. Les lampes de celles qui n’avaient pas d’huile avec elles s’éteignirent aussitôt.

Que peut apporter une religion sans vie ? L’huile manque et il n’y a pas de lumière pour le Seigneur, ce que le Saint Esprit peut seul produire. Angoissées, « les folles dirent aux prudentes : Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent » (v. 8). En accord avec ce qu’elles avaient fait elles-mêmes, les vierges prudentes renvoient les folles à la source, là où elles pouvaient obtenir de l’huile.

Il est impossible au croyant, possédant la vie divine, scellé du Saint Esprit, de communiquer cette vie à quiconque, aussi cher qu’il lui soit. C’est l’œuvre exclusive de Dieu. Cependant il importe que les fidèles soient réveillés pour avertir leurs proches, parfois de simples professants (Rom. 13. 11 et 12 ; 1 Thess. 5. 4 à 8).

L’entrée des noces (v. 10 à 13).

Pendant que les vierges folles allaient acheter de l’huile, « l’époux vint ; et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces » (v. 10). Leur service accompli, elles vont occuper leur place avec l’époux dans la salle des noces.

Mais pour celles qui n’étaient pas prêtes, une parole terrifiante fixe leur sort éternel : « Et la porte fut fermée ». Nul ne pourra l’ouvrir. C’est la séparation définitive entre ceux qui, dans la lumière, jouissent d’un bonheur ineffable, et ceux qui, dans les ténèbres du dehors, ont pour partage les pleurs et les grincements de dents.

Malgré les supplications incessantes des vierges folles, le Seigneur leur répond : « En vérité, je vous dis : je ne vous connais pas » (v. 12 ; 7. 23). II les considère comme des étrangers pour lui, car il connaît ceux qui sont siens (2 Tim. 2. 19).

L’exhortation terminant la parabole nous concerne de très près : « Veillez donc ; car vous ne savez ni le jour ni l’heure » (v. 13). Nous parvenons au terme du jour de la grâce. Que nos cœurs soient vigilants pour attendre celui qui nous dit : « Je viens bientôt » (Apoc. 3. 11).

Le temps appartient à Dieu seul. Aujourd’hui est le jour favorable pour accepter le salut que Dieu offre gratuitement. Demain risque d’être trop tard.

Suis-je prêt pour la venue du Seigneur Jésus ?

Jugement des nations à la venue du Fils de l’homme (Mat. 25. 31 à 46).

Après avoir montré toute l’importance de la vigilance et de la fidélité du serviteur dans l’attente de Son retour, Jésus reprend le récit prophétique des temps de la fin, interrompu aux versets 30 et 31 du chapitre 24, lors de l’apparition glorieuse du Fils de l’homme pour son peuple terrestre.

Apparition du Fils de l’homme en gloire (v. 31).

Actuellement le Seigneur est dans le ciel, assis à la droite de Dieu, jusqu’à ce que Ses ennemis soient mis pour marchepied de Ses pieds (Héb. 10. 12 et 13). Bientôt Il va se lever pour les détruire en vue d’établir Son règne de justice et de paix.

Il commencera par exterminer les armées de l’empire romain avec leur chef, « la bête », et le faux prophète ou l’Antichrist qui sera à la tête des Juifs apostats (Apoc. 19. 11 à 21).

Puis le Fils de l’homme exercera un terrible châtiment envers les nations voisines d’Israël, liguées avec l’ennemi implacable, l’Assyrien ou roi du Nord, oppresseur du peuple de Dieu (Ps. 83 ; És. 29. 5 à 7 ; Éz. 38 et 39 ; Zach. 14. 2 et 3).

Enfin le Fils de l’homme s’assiéra sur le trône de Sa gloire pour juger les nations subsistant au temps de Son apparition.

Jugement séparatif (v. 32 et 33).

Après les jugements guerriers, le Fils de l’homme, assis sur Son trône établi en paix, jugera les nations vivant à ce moment-là, et auxquelles l’évangile du royaume avait été annoncé. Selon une sagesse infaillible pour discerner et séparer, Il prononcera Son jugement judiciaire et individuel.

Tel un berger, il séparera les brebis d’avec les chèvres, en deux groupes distincts, et les conséquences de Son jugement seront éternelles, comme pour le jugement des morts, devant le grand trône blanc, après le millénium (Apoc. 20. 11 à 15).

Dans les deux cas les hommes sont jugés selon leurs œuvres, manifestant en public l’état des cœurs, mais aussi à quel point le jugement de Dieu est justifié.

Les brebis, que le berger connaît et met à Sa droite, représentent ceux qui ont écouté et reçu les messagers du roi leur ayant prêché l’évangile du royaume, tout en subissant des privations, des afflictions et des persécutions. Le Seigneur semble évoquer ici l’accueil réservé à Ses propres disciples annonçant le royaume de Dieu (10. 40 à 42), et dont la mission sera reprise par le résidu pieux de la nation juive des temps de la fin.

Ces messagers, le Seigneur les appelle « mes frères » (v. 40). Cet évangile du royaume sera prêché dans la terre habitée tout entière (24. 14) à ceux qui n’auront pas entendu l’évangile de la grâce. C’est l’éternelle bonne nouvelle dont le thème est présenté en Apocalypse 14. 6. Il aura pour but de disposer les cœurs, après un travail de conscience, à recevoir le Roi de gloire pour entrer dans Son royaume. Les chèvres caractérisées par l’indépendance et l’indifférence vis-à-vis des messagers du Roi, seront placées à sa gauche pour leur malheur éternel.

Bénédiction des justes (v. 34 à 40).

Ces justes, appelés les bénis du Père, hériteront avec le Fils de l’homme du royaume préparé dès la fondation du monde. Ils connaîtront sur la terre purifiée par les jugements un bonheur parfait, car alors régneront la justice et la paix (5. 6 et 9).

Le Seigneur n’oublie pas comment, auparavant, ils ont sympathisé avec la souffrance de ses messagers de l’évangile du royaume, ils se sont identifiés avec eux dans leurs privations et leurs persécutions. Le Seigneur tient compte de tout ce qui est fait à l’un des Siens, comme si cela s’adressait à Lui-même. Saul ignorait qu’il persécutait le Seigneur dans la gloire, en poursuivant de sa haine ceux qui croyaient en Lui (Act. 9. 5).

Le Seigneur déclare que, en recevant les envoyés du Roi, en croyant leur message, c’était comme s’ils L’avaient accueilli Lui-même. Déclarés justes, ils entreront dans la vie éternelle, un bonheur ineffable sous le règne de Christ (v. 46).

Mais ces justes n’ont pas conscience d’avoir rendu de tels services au Roi. N’ayant pas agi pour une récompense, leur vrai motif était l’amour pour le Seigneur, sans qu’ils s’en soient rendu compte. Les occasions de servir le Seigneur aujourd’hui sont multiples, quel que soit notre âge, si nous Lui appartenons.

Puissions-nous poser la deuxième question de Saul sur le chemin de Damas : « Que dois-je faire, Seigneur ? » (Act. 22. 10) ! N’oublions pas non plus que Dieu prépare à l’avance les bonnes œuvres que nous accomplissons pour Lui (Éph. 2. 10). Le Seigneur disait à Ses disciples : « Celui qui reçoit quelqu’un que j’envoie, me reçoit » (Jean 13. 20).

Malédiction des injustes (v. 41 à 46).

Ceux que le Roi maudit et envoie dans le feu éternel ne sont pas condamnés pour avoir persécuté et emprisonné Ses serviteurs, mais pour les avoir ignorés, n’ayant pas pris soin d’eux, tout en opposant un refus à l’évangile du royaume. Le Seigneur révèle leur indifférence coupable, s’Il ne relève pas même une hostilité déclarée.

Prêtons une sérieuse attention à ce que Dieu nous dit par sa Parole, sinon « comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? » (Héb. 2. 3). Un même sort atteindra tous ceux que Dieu n’a pas inscrits dans le livre de vie : le feu éternel que Dieu a préparé pour le diable et ses anges. Il n’y a que deux issues possibles pour l’homme après la mort : les tourments éternels ou la vie éternelle pour les justes.

As-tu la vie ? (Deut. 30. 19).

Complot contre Jésus (Mat. 26. 1 à 5 ; Marc 14. 1 et 2 ; Luc 22. 1 et 2).

Le Seigneur vient de terminer Ses discours en public. Maintenant Il déclare en toute simplicité à Ses disciples ce qui va arriver. « La Pâque est dans deux jours, et le Fils de l’homme est livré pour être crucifié ». Il veut fixer leurs pensées sur Ses souffrances et Sa croix.

Vrai Agneau de la Pâque, Il devait souffrir et mourir afin d’accomplir les conseils de Dieu, et obtenir une rédemption éternelle pour tous ceux qui accepteraient par la foi Son œuvre parfaite. Il va se livrer Lui-même en sacrifice volontaire, pour glorifier Dieu et sauver Son assemblée, c’est-à-dire Son épouse et les croyants de toutes les économies.

Ainsi se réalisera ce que le serviteur hébreu exprimait en type : « J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre » (Ex. 21. 5).

Assemblés dans le palais du souverain sacrificateur, appelé Caïphe, les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple tiennent conseil pour exécuter leur dessein criminel. Mais ils voudraient éviter de faire mourir Jésus pendant la fête, craignant les foules attirées à Jérusalem à cette occasion. En effet, les foules tenaient Jésus pour un prophète (Mat. 21. 46), et elles prenaient plaisir à L’entendre (Luc 19. 48).

Malgré toute la ruse de ces hommes religieux voulant éviter le tumulte parmi le peuple, seul ce que Dieu a décrété s’accomplira. Et Jésus annonce Lui-même Sa crucifixion avant que ces hommes au cœur dur et à la conscience cautérisée n’aient pris leur décision. Dieu avait arrêté à l’avance que Christ, la vraie Pâque, serait sacrifié ce jour-là.

Trahison de Judas (Mat. 26. 14 à 16 ; Marc 14. 10 et 11 ; Luc 22. 3 à 6).

Satan a préparé un instrument pour exécuter le complot inique des chefs du peuple. C’est Judas, l’un des douze disciples choisis par le Seigneur. Pourquoi ce choix de Judas ? Sans doute pour mettre en évidence les perfections morales de Jésus tout au long de Son ministère, s’exerçant en présence d’un homme dont Il savait qu’il Le livrerait.

En outre la Parole fait ressortir aussi la différence cruciale entre le remords de Judas, dont l’issue fatale est dans le malheur éternel, et la repentance d’un Pierre croyant, ayant renié son Maître qui avait prié pour lui afin que sa foi ne défaille pas.

Judas avait respiré l’odeur du parfum répandu sur les pieds de Jésus à Béthanie, mais son cœur endurci par l’amour de l’argent, malgré ses égards apparents pour les pauvres, était indifférent en présence d’une telle scène d’adoration. La proximité du Seigneur, si utile aux autres disciples, n’avait aucun effet sur le cœur et la conscience de Judas. Il avait nourri secrètement une convoitise au lieu de la juger. Avare, il devient voleur, hypocrite, puis il va trahir son Maître pour de l’argent.

Judas étant dominé par le péché, Satan va prendre possession de lui, celui qu’il a fasciné : « Et Satan entra dans Judas » (Luc 22. 3). Dès lors, dans cet état effrayant, il peut mettre à exécution son funeste projet. Il aborde les sacrificateurs en vue de négocier le prix qui lui serait payé pour leur livrer Jésus. Ils lui comptèrent trente pièces d’argent, le prix d’un serviteur sous la loi (Ex. 21. 32), « le prix magnifique » auquel Jésus a été estimé par les chefs du peuple (Zach. 11. 13).

Célébration de la Pâque (Mat. 26. 17 à 20 ; Marc 14. 12 à 17 ; Luc 22. 7 à 18).

Voici venu le moment de célébrer la dernière Pâque de la vie de Jésus ici-bas. Elle fut alors observée selon sa pleine signification, car Celui qui l’avait instituée était là pour y participer. Le lendemain, Il serait Lui-même le véritable Agneau de Dieu mourant sur la croix.

Pour les préparatifs de la Pâque, rien n’est laissé à l’initiative des disciples. C’est Jésus qui fixe tout : le moment, la manière, le lieu.

Les disciples, par leur question, montrent que le choix appartient au Seigneur.

N’est-ce pas à Lui que revient le choix d’un lieu de rassemblement pour les Siens ? Et tout est simple lorsqu’on s’attend à Lui. N’a-t-Il pas la connaissance de toutes choses ?

Un homme portant une cruche d’eau vient à la rencontre de Pierre et de Jean envoyés par le Seigneur. N’est-ce pas la figure du Saint Esprit procurant les rafraîchissements de la Parole de Dieu ?

Le maître de la maison était connu du Seigneur et son cœur était disposé à reconnaître les droits de son Maître. C’est pourquoi il offre une grande chambre garnie à Celui qui n’avait pas de « lieu où reposer sa tête ».

Quand l’heure fut venue, Jésus se mit à table avec les douze apôtres en leur disant : « J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous avant que je souffre ». Dans Son amour parfait, Il exprime un besoin de Son cœur. Et Il ajoute qu’Il n’en mangerait plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu (Luc 22. 16).

Cette pâque marquait la fin du régime de la loi, de toute relation du Seigneur avec Son peuple selon la chair. Et le sacrifice de Christ serait le fondement des bénédictions de la terre pour Israël et les nations, mais il introduisait aussi un nouvel état de choses célestes.

Puis le Seigneur prit la coupe accompagnant la pâque, rendit grâces et dit : « Prenez ceci et le distribuez entre vous, car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu » (Luc 22. 17 et 18). Il ne pourrait participer au vin, symbole de la joie en Israël, que dans un temps à venir, lorsque le royaume serait établi en gloire, sous le règne du Fils de l’homme.

En vertu de l’œuvre de la croix, Sa joie sera accomplie en relation avec Son peuple terrestre (Soph. 3. 17) et avec Son peuple céleste lors du repos éternel.

« Toi-même tu verras ce que ton cœur réclame :

De ton œuvre à la croix le fruit mûr et parfait ;

Tu jouiras, Seigneur, du travail de ton âme,

Et ton amour divin en sera satisfait »

(Hymnes et Cantiques N° 64 strophe 4).

Jésus lave les pieds des disciples (Jean 13. 1 à 11).

L’amour immuable de Christ (v. 1).

Ayant achevé Son service pour le monde ; le Seigneur va s’occuper de Ses disciples dans les chapitres 13 à 17, leur donnant des enseignements, des promesses et des consolations en vue de Son départ. Il ne s’occupe plus du monde, sinon pour prononcer sa condamnation.

Jésus étant rejeté de la terre, l’heure est venue pour Lui de passer de ce monde au Père.

Pourra-t-Il, après l’œuvre de la croix, comme Homme glorifié dans le ciel, continuer à entretenir des relations avec Ses disciples ? L’Esprit de Dieu donne ici la réponse : « Jésus… ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin », c’est-à-dire tant qu’il y aura des rachetés ayant besoin de Ses soins sur la terre.

Son amour parfait demeure actif en faveur des Siens. Il veut leur donner une part avec Lui, dans une nouvelle position, alors « qu’il était venu de Dieu, et s’en allait à Dieu ». Il reste leur serviteur en amour et ne les abandonnera pas (Ex. 21. 2 à 6). Ni l’horreur de la croix, ni la joie de s’en aller au Père n’ébranlent Son amour pour les siens.

Judas déterminé dans sa trahison (v. 2).

Or pendant qu’il était à souper avec Ses disciples, le diable met dans le cœur de Judas de Le livrer. Cette mention semble renforcer la beauté de la scène qui suit. Tout est contraste entre l’amour et la haine, entre le Sauveur et Satan, entre les Siens et le traître.

Jésus accomplit l’œuvre d’un esclave (v. 3 à 5).

Le Seigneur savait ce qui pourrait priver les Siens de la jouissance de leur part avec Lui, là dans le ciel où Il allait être élevé : c’est le péché attaché à leur marche dans ce monde souillé, rempli de corruption et de violence. Comme est précieuse cette communion les unissant à Lui dans la gloire – et pourtant elle peut être interrompue à tout instant dès qu’ils pèchent !

C’est pourquoi le Seigneur, en vue de rétablir la jouissance de cette communion, va laver les pieds des disciples, accomplissant l’humble service d’un esclave. Jésus « se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint ».

L’eau versée dans le bassin représente un effet de la Parole de Dieu. Elle applique la mort au vieil homme et à ses actes. Rien de la nature adamique ne subsiste devant Dieu. C’est pourquoi la mort de Christ était nécessaire. De Son côté percé par la lance du soldat romain sortit du sang et de l’eau. Le sang expie les péchés et l’eau purifie de tout ce que l’homme est en Adam.

Lorsqu’un croyant contracte une souillure, fruit de la nature pécheresse, sous l’effet de la Parole atteignant son cœur et sa conscience, par la puissance du Saint Esprit, il jugera ce péché en le confessant, et sera pleinement purifié. C’est le service actuel que le Seigneur accomplit pour les Siens, en amour, de la gloire où Il se trouve (Jean 5. 3 ; Éph. 5. 26 ; 1 Jean 1. 9).

Il n’est pas question ici du sang, car le sujet traité est la pureté et non l’expiation. Le sang parle de la mort de Christ dans son caractère expiatoire et répond aux exigences de la justice divine. L’eau répond aux exigences de la sainteté, la mort de Christ mettant fin à notre état de souillure.

L’ignorance de Pierre (v. 6 à 10).

Pierre se sentant indigne d’avoir les pieds lavés par le Seigneur Jésus déclare : « Tu ne me laveras jamais les pieds ». Jésus lui répond : « Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi », une part avec Christ dans la nouvelle position qu’Il allait occuper dans le ciel. Aussitôt Pierre voudrait qu’Il lui lave aussi les mains et la tête. Et Jésus ajoute : « Celui qui a tout le corps lavé n’a besoin que de se laver les pieds ; mais il est tout net ; et vous, vous êtes nets » (v. 10).

Le premier lavage du corps tout entier correspond à la nouvelle naissance opérée par la Parole et la puissance du Saint Esprit (Jean 3. 5 et 6). La chose est faite une fois pour toutes, comme dans le cas de l’aspersion du sang. Mais par manque de vigilance, en traversant ce monde, le croyant peut se souiller.

C’est alors que le Seigneur intervient pour lui laver les pieds. Remplissant Son office d’avocat auprès du Père, Il le purifie en l’incitant à se juger constamment à la lumière de la Parole qu’Il applique à sa conscience (Héb. 10. 22 ; 1 Jean 2. 1). Alors la souillure de la conscience est ôtée, et la communion avec Dieu rétablie. Mais comme sacrificateur, le Seigneur est toujours vivant pour intercéder auprès de Dieu afin d’obtenir la grâce et le secours qui nous sont nécessaires dans notre faiblesse et notre infirmité, pour que nous ne péchions pas (Héb. 4. 14 à 16).

Déjà sous la loi nous avons, pour l’exercice de la sacrificature, ce qui correspond en type au lavage des pieds. Lors de leur consécration, les sacrificateurs étaient lavés tout entiers (Ex. 29. 4 ; Lév. 8. 6). Ainsi le croyant, au bénéfice de l’œuvre de la croix, est purifié de ses péchés une fois pour toutes.

Mais pour entrer dans le tabernacle, afin d’y accomplir leur service quotidien, il leur suffisait de se laver les mains et les pieds à la cuve d’airain (Ex. 30. 17 à 21). Ils ne devaient plus être lavés entièrement.

Ainsi le croyant qui a péché a besoin d’être purifié dans sa conscience, et le Seigneur, utilisant l’eau de la Parole, l’amène à juger sa faute et les causes de celle-ci.

Le traître mis à part (v. 10 et 11).

Le Seigneur déclare que Judas n’était pas net. Sa conscience n’avait pas été atteinte par la Parole, bien qu’il l’ait entendue. Il n’avait pas la foi en la parole du Seigneur. Il est perdu pour l’éternité. Quel solennel avertissement !

Soumets-toi à l’action de la Parole sur ton cœur et sur ta conscience, soit pour avoir la vie éternelle, soit pour être restauré si tu as péché comme croyant.

Le Seigneur institue la Cène (Mat. 26. 26 à 29 ; Marc 14. 22 à 25 ; Luc 22. 19 et 20).

Vous êtes nombreux à constater, chaque dimanche, que l’assemblée se souvient de la mort du Seigneur à l’aide de deux signes visibles de ce sacrifice, que sont le pain et le vin versé dans une coupe. Ces deux éléments sont placés sur une table, autour de laquelle des frères et des sœurs en Christ sont rassemblés pour commémorer ce sacrifice parfait.

Quelle est la signification de la Cène, repas du soir, institué par le Seigneur Jésus pour Ses disciples ?

L’institution de la Cène.

Alors qu’il était à table avec Ses disciples, Jésus institua le souvenir de Sa mort. Il allait accomplir, sur la croix, ce que préfigurait la fête de la Pâque. Il vient de célébrer avec eux la dernière des sept pâques citées par la Parole. Désormais, après Son sacrifice, la Cène parlerait d’une œuvre accomplie – alors que la Pâque annonçait une œuvre future, lorsque l’Agneau de Dieu, sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde, serait immolé pour expier nos péchés (1 Pier. 1. 19 et 20).

Ainsi la Pâque n’avait plus sa raison d’être, car l’ancien ordre de choses sous le régime de la loi arrivait à son terme. Dès lors, le Seigneur institue Son souper en souvenir de Sa mort.

Le pain, corps du Seigneur.

Le corps représenté par le pain rompu, et le sang versé, par le vin de la coupe, parlent de la mort du Seigneur. Le sang séparé du corps, c’est la mort. Le Seigneur a désiré que Ses rachetés, pendant le temps de Son absence, se souviennent de Sa mort jusqu’à ce qu’il vienne (1 Cor. 11. 26).

Le cœur du racheté n’est-il pas sensible à cette demande du Seigneur : « Faites ceci en mémoire de moi » ?

« Ayant pris un pain, et ayant rendu grâces, Il le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, mangez… Ceci est mon corps, qui est donné pour vous » (Mat. 26. 26 ; Luc 22. 19). Par Son geste le Seigneur évoque toutes les souffrances qu’il allait endurer à la croix, jusqu’à la mort, dans Son corps formé par Dieu.

N’a-t-Il pas porté nos péchés en son corps sur le bois de la croix (1 Pier. 2. 24) ? Après avoir souffert de la part des hommes, Il est frappé de Dieu, subissant le terrible châtiment qui devait nous atteindre pour l’éternité. Quel amour insondable Le soutenait pour affronter les trois heures sombres de l’abandon de Dieu et de l’expiation !

Le pain rompu chaque dimanche rappelle au cœur des Siens que Son corps a été donné pour eux, offert en sacrifice.

Mais le seul pain symbolise aussi, selon une révélation donnée à Paul par le Seigneur dans la gloire, le corps spirituel de Christ formé de tous Ses rachetés, vivifiés et scellés du Saint Esprit. Ils sont unis à Lui comme les membres d’un seul corps dont Il est la tête glorifiée dans le ciel (1 Cor. 10. 17 ; 12. 13).

Le sang de la nouvelle alliance versé pour plusieurs.

Ensuite le Seigneur prend la coupe, et ayant de nouveau rendu grâces, Il la donne à Ses disciples en disant : « Buvez-en tous. Car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versé pour plusieurs en rémission de péchés » (Mat. 26. 27 et 28).

La première alliance avait été établie entre Dieu et Israël en Sinaï. Le peuple s’était engagé à la légère à faire tout ce que l’Éternel lui avait commandé, et cette alliance avait été ratifiée par le sang des taureaux (Ex. 24. 8 ; Héb. 9. 20). Mais Israël a transgressé cette alliance (Osée 8. 1), il est condamné à mort par cette loi.

De plus, lorsque Jésus s’est présenté, Il a été crucifié. L’homme, ayant failli à sa responsabilité, ne peut s’attendre qu’au jugement de Dieu. Mais la justice de Dieu ayant été pleinement satisfaite par le sacrifice de Christ à la croix, la grâce de Dieu peut sauver le pécheur qui se repent, et établir pour Israël une nouvelle alliance fondée sur le sang de Christ (Jér. 31. 31 à 34 ; Héb. 8. 6 à 13), et dans laquelle Dieu seul S’engage. Bientôt Israël va connaître les bénédictions terrestres découlant de cette nouvelle alliance, quand l’Église sera enlevée au ciel.

Le sang de Christ a été versé pour plusieurs en rémission de péchés. Ces plusieurs concernent tous ceux qui, par la foi, acceptent l’efficace du sang de Christ, qu’ils appartiennent à Israël ou aux nations. Il n’y a pas d’alliance pour les chrétiens. Seuls les rachetés du Seigneur, dont les péchés ont été pardonnés par la foi au sacrifice de Christ, peuvent se souvenir de Sa mort.

Nul ne devrait être admis à la Table du Seigneur s’il n’a pas la certitude d’être sauvé par la grâce et par la foi. Par contre, tout racheté, en communion à la Table du Seigneur, ne devrait pas se priver du privilège de répondre au désir du Seigneur de se souvenir de Sa mort, en dehors d’un motif approuvé par Lui.

Le vin nouveau dans le royaume.

En Luc 22. 17 et 18, le Seigneur reçoit, au début du repas de la Pâque, une première coupe, instituée semble-t-il par la tradition juive, et après avoir rendu grâces Il la remet à Ses disciples sans y participer Lui-même. Il déclare alors : « Je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu ».

Ce fruit de la vigne, le vin, évoque la joie de Dieu et des Siens. Israël selon la chair n’a pu réjouir le cœur de Dieu. Il faut attendre l’établissement du royaume de justice et de paix. Jésus goûtera cette joie avec Ses disciples au ciel, d’une manière nouvelle, et non sur la terre réservée à ceux qui seront soumis au règne de Christ.

Si tu appartiens au Seigneur, ne peux-tu pas dès maintenant préparer ton cœur pour ce jour où, conscient de ta responsabilité, tu pourras te souvenir de la mort du Seigneur ?

L’exemple de Christ pour nous (Jean 13. 12 à 20).

En lavant les pieds de Ses disciples, le Seigneur a voulu leur montrer, en figure, comment Il accomplirait un service d’amour à leur égard, dans la gloire où Il allait entrer. Ayant repris Ses vêtements et Se remettant à table avec eux, il va les sonder par une question : « Savez-vous ce que je vous ai fait ? »

Il est le modèle parfait de ceux qui possèdent la vie par la foi en Son sacrifice expiatoire. Ainsi leur suggère-t-Il de suivre Son exemple en se lavant les pieds les uns aux autres. Reculer devant un service aussi humble serait en contradiction avec ce que Lui leur a fait, Lui, le Seigneur auquel obéissent Ses disciples, et le Maître qui les enseigne.

Un vrai croyant, souillé par un péché commis, peut être restauré par l’action de la Parole et du Saint Esprit produisant une réelle conviction de péché, accompagnée de la confession à Dieu. A cet effet un disciple du Seigneur Jésus, s’inspirant de Son exemple, peut accomplir un tel service dans l’amour et la vérité, en utilisant l’Écriture à bon escient.

Il y a lieu de préciser qu’une offense personnelle nécessite la confession du coupable auprès de la personne lésée. Lorsque le mal est jugé selon toute son horreur, l’âme découvre comme tout à nouveau l’amour immuable de Dieu, se repent dans l’humiliation, et jouit comme auparavant de la communion perdue. Toute trace de souillure est ôtée.

L’amour, pour notre frère coupable d’un péché qui l’a souillé, pourrait-il nous laisser indifférents ? Ne devrait-il pas nous pousser à nous mettre à ses pieds pour lui aider à recouvrer la communion interrompue, lui, le frère pour lequel Christ est mort ? Dans une autre circonstance ce sera peut-être lui qui viendra à notre secours pour que nous jugions devant Dieu une faute commise.

C’est aux objets de Sa grâce que le Seigneur, ayant en vue le bien des Siens, déclare : « Si vous savez ces choses, vous êtes bienheureux si vous les faites » (v. 17). « C’est Dieu qui opère en vous et le vouloir et le faire, selon son bon plaisir » (Phil 2. 13).

Il ne suffit pas de savoir ou de vouloir, mais il s’agit d’agir en toute humilité, en nous jugeant nous-même pour présenter la Parole, véritable miroir de l’âme, révélant la faute et les dangers encourus par celui que l’ennemi a surpris (Gal. 6. 1 et 2).

Maintenant le Seigneur, sachant que l’Écriture devait s’accomplir (Ps. 41. 9), déclare que l’un de Ses compagnons allait le trahir. Tout en étant choisi par Lui, il était un diable (Jean 6. 70).

Malgré cela, les disciples avertis ne devaient pas douter que Jésus était bien le Seigneur en qui ils avaient cru. Et recevoir quiconque était envoyé de Sa part, c’était Le recevoir Lui-même ainsi que Son Père qui L’avait envoyé.

Judas dénoncé (Jean 13. 21 à 30).

Troublé dans son esprit et profondément attristé, le Seigneur informe solennellement Ses disciples : « l’un d’entre vous me livrera » (v. 21). Les disciples ne sachant pas de qui il s’agissait, cette parole les atteint dans leur conscience et les met en perplexité. Chacun d’eux n’était-il pas capable d’accomplir une telle trahison ? N’avaient-ils pas affaire à Celui qui sonde les reins et les cœurs (Apoc. 2. 23), et connaît notre cœur incurable ? (Jér. 17. 9 et 10)

Seule la Parole vivante et opérante peut nous aider à nous juger comme Dieu le fait (Héb. 4. 12 et 13) pour que nous soyons gardés de satisfaire une convoitise charnelle.

Jean, le disciple que Jésus aimait, comme il se désigne à cinq reprises dans son évangile, était à table dans le sein de Jésus, près de Son cœur, pour recevoir Ses intimes communications. Pierre, plus éloigné, lui fait signe de demander duquel Il parlait. Jean, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, interroge le Seigneur.

Ne désirons-nous pas occuper la place de Jean, tout près du Seigneur, pour connaître Ses secrets ? Mais ici, c’est un terrible secret que le Seigneur révèle à Ses disciples : « C’est celui à qui moi je donnerai le morceau après l’avoir trempé. Et, ayant trempé le morceau, il le donne à Judas Iscariote » (v. 25 et 26). Le Seigneur donne par ce geste une dernière marque de confiance, comme un maître de maison, autrefois, l’exprimait à l’un de ses conviés considéré.

Le cœur de Judas reste insensible en face de cette dernière manifestation d’amour du Seigneur. Endurci par l’amour de l’argent – car il était voleur et portait la bourse (Jean 12. 6) – après avoir reçu le morceau trempé, Satan entra en lui. Quel sort terrible !

Ce qui souligne la responsabilité de Judas, c’est qu’il a vécu longtemps dans la proximité de Jésus, le Juste parfait. Jésus accomplissait Son ministère d’amour sans se lasser, offrant la grâce à tous, allant de lieu en lieu, faisant le bien.

Comme les autres disciples, Judas n’avait manqué de rien, entouré des mêmes soins, de la même bonté et de la même confiance. Mais il est resté insensible dans son cœur et dans sa conscience.

Séduit par Satan, il sera entraîné dans les tourments éternels, avec ce titre que lui donne le Seigneur : le fils de perdition (Jean 17. 12).

On peut s’habituer à entendre la Parole, tout en lui résistant jusqu’au moment où il sera trop tard, malgré le remords que l’on peut ressentir.

« Ayant reçu le morceau, il sortit aussitôt : or il était nuit » (v. 30). C’est au moment où le Seigneur prononçait Ses dernières paroles à Ses disciples que le traître réalisa promptement son affreux forfait. Moralement cette nuit était bien plus intense que celle qui recouvrait la terre. Pour Judas, elle ne cessera pas, comme pour ceux qui auront rejeté Jésus, le Sauveur.

L’as-tu accepté comme la lumière du monde, comme ton Sauveur personnel ?

D’après La Bonne Nouvelle 1995