
Josué fait partie de ceux qui ont vécu la sortie d’Égypte. Lors de la traversée de la Mer Rouge, il devait avoir environ 40 ans. De ce fait, enfant et jeune homme, il a connu l’esclavage en Égypte. Dans le désert, il est vu en présence de Moïse. Il fut le témoin des murmures répétés de ses compatriotes, comme aussi des réponses de l’Éternel. C’est lui qui est délégué par Moïse pour choisir des hommes pour aller au combat contre Amalek qui était venu faire la guerre à Israël (Ex. 17. 8 à 16). Josué et ses hommes sont sur le champ de bataille, Moïse, Aaron et Hur se trouvent en retrait, intercédant. Sans ce service d’intercession, pas de victoire.
Cette bataille représente, pour les enfants de Dieu, le combat contre la chair. La chair c’est, depuis la chute d’Adam en Éden, la propre volonté de l’homme naturel et pécheur, qui s’oppose à Dieu. Elle « convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces deux sont opposés l’un à l’autre » (Gal. 5. 17). La chair habite le croyant jusqu’à son introduction dans la présence glorieuse du Seigneur, par la mort du corps ou par l’enlèvement. Il est ainsi écrit : « Parce que Jah a juré, l’Éternel aura la guerre contre Amalek de génération en génération » (v. 16). Si Moïse est vu comme le Sauveur, le législateur et le berger d’Israël, Josué, qui introduira le peuple en Canaan, représente, en type, Christ ressuscité qui, par l’Esprit Saint, nous fait entrer dans les bénédictions spirituelles qui sont dans les lieux célestes.
Les fils d’Israël devaient prendre possession du pays promis à leurs ancêtres, Abraham, Isaac et Jacob, et cela n’a pas été facile. Nous, croyants et disciples de Jésus Christ, nous combattons avec les secours de l’Esprit Saint, contre « les puissances spirituelles de méchanceté qui sont dans les lieux célestes » (Éph. 6. 12). Satan, l’ennemi de Dieu, veut nous empêcher de saisir toute l’étendue des bénédictions résultant de l’œuvre de Christ à la croix. Combien d’hommes et de femmes sont encore prisonniers de fausses doctrines ? Pendant des siècles, nombreux sont ceux qui ont fait des pèlerinages ou vécu cloîtrés dans des monastères pour obtenir la faveur de Dieu ! Et cela se trouve encore de nos jours ! Aucune de ces actions ne peut rendre juste qui que ce soit. Seule la foi en Jésus Christ, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification, peut nous donner la vie, selon qu’il est écrit : « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (c’est par la grâce que vous êtes sauvés), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus… Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph 2. 4 à 9).
Notre place est acquise, notre position en Christ certaine, et notre héritage assuré ! En ce qui concerne les combats spirituels pour jouir de toutes ces choses, Christ est non seulement notre Sauveur, mais aussi notre grand souverain sacrificateur, notre avocat « auprès du Père » (1 Jean 2. 1).
Après le combat contre Amalek, « Moïse se leva, avec Josué qui le servait ; et Moïse monta sur la montagne de Dieu » (Ex. 24. 13 ; 32. 17). C’est proche de Dieu qu’il reçoit la Loi et les ordonnances concernant le culte qui devra être rendu à l’Éternel, « des sacrifices par feu, en odeur agréable », qui anticipent la glorieuse Personne de Christ se donnant entièrement à Dieu, dans Sa vie et dans Sa mort. Pendant les quarante jours d’absence de Moïse, le peuple tombe dans le péché d’idolâtrie. En redescendant de la montagne « Moïse vit que le peuple était dans le désordre ; car Aaron l’avait livré au désordre », et connaissant la sainteté de Dieu, il brise les tables de la Loi et tend une tente en dehors du camp des tribus d’Israël (Ex. 32. 25).
C’est là que l’Éternel apparaîtra à Son peuple dans la nuée : « Et il arriva que, comme Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendit, et se tint à l’entrée de la tente, et l’Éternel parla avec Moïse. Et tout le peuple vit la colonne de nuée se tenant à l’entrée de la tente ; et tout le peuple se leva, et ils se prosternèrent, … Et l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami ; et Moïse retournait au camp ; et son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente » (Ex. 33. 7 à 11).
Au cours de la première année dans le désert, le tabernacle est préparé, et le premier mois, le premier jour du mois de la seconde année, Moïse reçoit l’ordre de dresser « le tabernacle de la tente d’assignation » (Ex. 40. 2 ; Nomb. 9. 15). Par la suite, douze espions, un par tribu, sont envoyés pour explorer le pays (Nomb. 13. 18). Remarquons que c’est à ce moment-là que Moïse change le nom d’Osée (délivrance) en Josué (l’Éternel est sauveur) – Nomb. 12. 9 et 17. Josué en fait partie, et de retour, la mission accomplie, les douze rendent compte de la valeur du pays : « vraiment il est ruisselant de lait et de miel, et en voici le fruit. Seulement, le peuple qui habite dans le pays est fort, et les villes sont fortifiées, très-grandes » (v. 28 et 29).
Consternation ! Dix espions sur douze découragent le peuple : « Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous » (v. 32). Caleb et Josué s’interposent : « Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire ». La foi fait face à la peur, parce qu’elle se repose sur les promesses de Dieu ! Mais, « tous les fils d’Israël murmurèrent contre Moïse et contre Aaron » et s’en prirent aussi à l’Éternel en se disant « l’un à l’autre : Établissons un chef, et retournons en Égypte » (Nomb. 14. 2 et 4).
Moïse et Aaron tombèrent sur leur face devant toute l’assemblée des fils d’Israël. Josué et Caleb, « déchirèrent leurs vêtements » (v. 5 à 10). Malgré les encouragements qu’ils s’efforcent de donner, les deux conducteurs et les deux serviteurs fidèles sont menacés de mort : « toute l’assemblée parla de les lapider avec des pierres. Et la gloire de l’Éternel apparut à tous les fils d’Israël à la tente d’assignation ». C’est ainsi que Dieu forma Josué pour qu’il puisse prendre la relève lorsque l’Éternel recueillera son cher serviteur Moïse.
La méditation de ce qui est arrivé à ce peuple nous amène à considérer la faiblesse humaine et la force donnée par Dieu pour passer au travers des circonstances, si difficiles qu’elles puissent être. Fortifions-nous « dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » (Éph. 6. 10) !