TRADUCTION DE FEUILLETS (60)

Je t’ai cherché de tout mon cœur, ne me laisse pas m’égarer de tes commandements. Ps. 119. 10.

LA PAROLE DE DIEU EST VIVANTE

Dix jours avant sa sortie de prison, Ben est bien conscient des dangers qui l’attendent dehors. Durant son emprisonnement, il a trouvé Dieu et a accepté Jésus comme son Sauveur. Il sait qu’il aura maintenant particulièrement besoin de la protection et de l’aide de Dieu.

Lors de sa dernière réunion biblique avec d’autres prisonniers qui ont également trouvé Jésus, Ben demande des passages bibliques adaptés à sa situation. Et en fait, chacun peut apporter quelques versets qui sont récemment devenus importants pour lui. Léon se souvient du Psaume 136. 1 : « Célébrez l’Éternel ! Car il est bon, car sa bonté demeure à toujours ! »

Un autre cite Nahum 1. 7 : « L’Éternel est bon, un lieu fort au jour de la détresse, et il connaît ceux qui se confient en lui. » Les yeux de Ben brillent. Cela lui donne du courage ! Marc suggère alors de lire le Psaume 139. Il en lit deux fois quelques versets : « Tu connais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée… Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ; éprouve-moi… et conduis-moi dans la voie éternelle » (v. 2, 23 et 24). Ce sont exactement les versets dont Ben a besoin. Il prend un stylo et les souligne dans sa Bible.

Enfin, Bob lit un verset de l’épître aux Romains : « C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ! » (Rom. 8. 34). Ben est heureux quand il entend cela : Christ, au ciel, intercède pour lui ! C’est pour lui la meilleure protection dans sa « nouvelle » vie.

Les versets lus renforcent et encouragent Ben. Oui, la Parole de Dieu est vivante et s’adresse directement aux circonstances de notre vie !

D’après die gute Saat janvier 2024

Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs je vous porterai… moi, je porterai, et moi je chargerai sur moi et je délivrerai. Ésaïe 46. 4.

LA SOLITUDE (PAS SEULEMENT) DANS LA VIEILLESSE

Une journaliste voulait faire l’expérience directe de ce que signifie être vieux. On l’a aidée à se transformer en conséquence. Me voilà, écrit-elle plus tard, retraitée anonyme, légèrement courbée, appuyée sur un bâton. Ni frêle, ni impétueuse…

Et quelles expériences a-t-elle fait ? Elle marche dans les rues. Étant citadine, elle n’a pas d’attentes particulières. Mais la réaction des passants dépasse toutes ses craintes : C’est comme si je n’existais pas. Les gens me regardent comme si j’étais de l’air. Avec difficulté, la femme parvient à trouver une place dans le café bondé pour faire l’expérience de la proximité humaine. Mais personne ne lui prête la moindre attention. Une phrase de poète lui vient à l’esprit : « La vieillesse n’est pas ennuyeuse parce que c’est là que s’arrêtent nos joies, mais parce que c’est là que s’arrêtent nos espoirs ». La journaliste a beaucoup de mal à terminer son expérience.

Et pourtant, il en va de même pour chaque personne, qu’elle soit jeune ou âgée : personne ne supporte d’être seul ou abandonné. Mais même s’il n’y avait plus personne pour vous dans le monde entier, il reste toujours le Dieu grand et miséricordieux, qui veut être très proche de vous. Il veut vous sauver et vous porter. Il veut être avec vous dans la solitude.

De nombreux chrétiens vieillissants, ainsi que des jeunes célibataires, peuvent témoigner que Dieu est réellement proche d’eux et les soutient. Cependant, le chemin qui mène à Dieu ne passe que par Jésus-Christ. Sans Lui, vous êtes séparé de Dieu, désespéré et seul. Jésus-Christ veut sortir les gens de cette situation : Il est l’espoir pour les désespérés.

D’après die gute Saat janvier 2024

Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Psaume 32. 1.

Bienheureux l’homme dont la force est en toi, et ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés. Psaume 84. 5.

RECHERCHER LE BONHEUR ?

Le vrai bonheur dépend de notre relation avec Dieu. Sa Parole, la Bible, nous indique comment l’obtenir :

Pour être heureux, nous devons savoir que nos péchés sont pardonnés : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés » (1 Jean 1. 9). Alors nous sommes réconciliés avec Dieu et avons la paix avec Lui. Il nous déclare justes et fait de nous Ses enfants.

Pour être heureux, nous devons aussi nous libérer de la peur de la mort, qui est la peur de « l’après » : où serai-je après ma mort ? La Bible a également une réponse à cette question. Quiconque croit en Jésus-Christ « a la vie éternelle ». La vie éternelle est plus que l’existence éternelle que chaque personne possède, qu’elle soit libre penseuse ou qu’elle adhère à une religion. Non, la « vie éternelle » est une vie de la plus haute qualité. Elle place une personne dans une relation heureuse avec Dieu et pour toujours.

D’autre part, être heureux ne signifie pas que tout se passera bien dans la vie. Mais quiconque a trouvé le bonheur en Jésus-Christ sait que Jésus est toujours avec lui, même et surtout dans les difficultés quotidiennes.

Lorsque notre relation avec Dieu est clarifiée, lorsque nous savons que nos péchés sont pardonnés par la foi en Jésus-Christ et que nous avons donc la paix, alors nous avons Dieu à nos côtés, et nous pouvons en toute confiance remettre entièrement entre Ses mains notre présent et notre avenir. Avoir l’approbation de Dieu pour notre vie signifie être vraiment heureux, ou bienheureux, comme le disent les versets du jour.

D’après die gute Saat janvier 2024

Afin qu’il (Jésus) délivre tous ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie, tenus en esclavage. Hébreux 2. 15.

Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles. 2 Corinthiens 5. 17.

LA PEUR DE LA MORT

Quand j’avais 10 ans, j’ai soudain été conscient que la vie avait une fin. C’était au moment de la mort de mon grand-père. En plus d’une grande tristesse, j’étais envahi par un vide complet qui ne me quittait pas. En désespoir de cause, j’ai essayé de le remplir par du tabac, de la drogue et de l’alcool. J’étais malheureux, seul et terrifié par la mort.

J’ai entendu parler de Jésus-Christ dans un camp d’été. Je me suis dit : « C’est Lui qui peut me libérer de mes peurs et de mon vide intérieur ! » Mais comme je ne voulais pas abandonner ma drogue, j’ai vite repoussé cette pensée.

À l’âge de 23 ans, j’ai été mis en prison pour trafic de drogue. Alors j’ai recommencé à prier. J’ai aussi lu la Bible, mais sans en retirer grand chose. Après ma libération, Dieu a fait en sorte que quelqu’un m’invite dans une église chrétienne. Ce que j’y ai entendu dans la Bible a frappé ma conscience. J’ai immédiatement été conscient que j’étais un pécheur et que je méritais un châtiment éternel. Mais alors, j’ai aussi appris comment je pouvais être libéré de cette terrible situation : il me suffisait de croire en Jésus-Christ et de Lui faire confiance parce qu’Il avait payé ma dette sur la croix ! Et c’est ce que j’ai fait !

À partir de ce moment-là, toute ma vie est devenue différente. J’ai abandonné ma consommation d’alcool et de drogues et j’ai trouvé un travail convenable. J’ai également demandé pardon à ceux à qui j’avais fait du tort. Aujourd’hui, je peux appeler Dieu mon Père. Je sais que mes péchés sont pardonnés. Ma vie a pris un sens et je n’ai plus peur de la mort.

Guillaume B.

D’après die gute Saat janvier 2024

Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. 1 Timothée 2. 5.

UNE CONVERSATION TÉLÉPHONIQUE SUR DES QUESTIONS DE FOI

Quelqu’un m’a téléphoné au sujet de questions de foi. Finalement, il m’a demandé : « Êtes-vous un fondamentaliste ?

– Que voulez-vous dire par là ? ai-je répondu.

– Eh bien, croyez-vous que la Bible soit littéralement inspirée par Dieu ? Puis il a poursuivi : J’ai visité toutes sortes d’églises et de groupes chrétiens et j’ai découvert que tous croient en quelque chose de différent. Cela m’a amené à la conclusion que la croyance en Dieu repose uniquement sur des expériences purement personnelles. Ce que dit la Bible n’est pas si important pour moi. Je crois en Dieu, c’est l’essentiel. Jésus-Christ ne me dit rien.

De nombreuses personnes ont certainement des expériences et des pensées semblables à celles de cet homme. Le problème, c’est qu’une telle croyance repose sur un fondement très fragile. Nous ne pouvons avoir des expériences avec Dieu que lorsque nous Le rencontrons là où Il s’est révélé aux hommes. De simples opinions sur Dieu n’ont pas de valeur. Si chacun pouvait créer son propre dieu, ce dieu ne mériterait même pas d’être appelé « dieu » ; il n’existerait que dans le fantasme.

La Bible est la seule et grande source fiable d’informations sur Dieu. C’est la Parole de Dieu. Quiconque cherchera sérieusement en trouvera la confirmation. Quiconque s’appuie sur ce fondement comprendra bientôt ce qu’est Jésus-Christ : Il est le Médiateur entre Dieu et les hommes. Nous avons besoin de ce Médiateur parce que nous sommes tous pécheurs. Et sans Lui, personne ne peut venir à Dieu (1 Tim. 2. 5 : verset en-tête).

D’après die gute Saat janvier 2024

Personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, qui est Jésus Christ. 1 Corinthiens 3. 11.

LA TOUR LA PLUS PENCHÉE DU MONDE

Pendant longtemps on a pensé que ce titre appartenait à la Tour de Pise. Mais les habitants de la Frise orientale avaient mieux. La tour de l’église dans le village de Suurhusen, en Frise orientale, dans la municipalité de Hinte, est considérée comme étant la tour la plus penchée du monde. À une hauteur de 27.37 mètres, la tour dépasse la verticale de 2. 47 m. ce qui a une inclinaison de 5.19 degrés. En comparaison, la Tour de Pise a seulement une inclinaison de 3.97 degrés.

La construction de l’église de Suurhusen remonte au 13ème siècle. La tour fut ajoutée en 1450. Elle repose sur un fondement de bûches de chêne qui se sont conservées dans l’eau pendant des siècles. Quand les terres voisines furent drainées, au 19ème siècle, le niveau de l’eau baissa et les bûches de chêne commencèrent à pourrir. Le fondement se délita et la tour se pencha.

C’est donc le fondement qui compte ! L’apôtre Paul aussi parle de cela dans le verset ci-dessus. Là aussi, il est question de l’édification de l’Église, non pas de la construction de bâtiments, mais dans le sens figuré, de la construction de l’église de Jésus Christ. Et, pour la vie de l’individu, comme pour celle de l’Église, il n’y a qu’un fondement approprié et solide : Jésus Christ lui-même !

C’est pourquoi il est tellement important que Jésus Christ ne soit pas repoussé à l’arrière-plan dans notre vie personnelle ni dans notre vie de communion dans l’église. Il faut que Christ soit prêché et que nous tenions ferme à tout ce à quoi le Nouveau Testament rend témoignage au sujet du Fils de Dieu. Sinon, les choses se déliteront ! C’est pourquoi : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts… selon mon évangile » (2 Tim. 2. 8).

D’après the good Seed janvier 2024

Dieu a choisi les choses folles du monde pour couvrir de honte les hommes sages ; et Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes ; et Dieu a choisi les choses viles du monde, celles qui sont méprisées et celles qui ne sont pas, pour annuler celles qui sont – afin que personne ne se glorifie devant Dieu. 1 Corinthiens 1. 27 à 29.

LA SAGESSE DE DIEU N’EST PAS CELLE DE L’HOMME

Le Seigneur Jésus est le pivot de tous les conseils de Dieu en grâce. Le signe de l’accomplissement de la promesse, et de Sa présence dans le monde était « un petit enfant … dans une crèche », la chose la plus faible et la plus humble. C’est l’emblème de la faiblesse absolue : un petit enfant qui pleure parfois, la chose la plus faible sur la terre. Pensée infinie, moralement, bien que méprisable aux yeux du monde.

Qu’il est difficile d’accepter que l’œuvre de Dieu et de Son Christ soit toujours dans la faiblesse ! Les chefs du peuple voyaient en Pierre et Jean des hommes illettrés et du commun. La faiblesse de Paul à Corinthe était l’épreuve de ses amis, l’insulte de ses ennemis, sa fierté pour lui-même. La puissance du Seigneur s’accomplit dans la faiblesse. L’épine dans la chair rendait Paul méprisé, et il estimait que ce serait mieux si elle était ôtée. Il avait besoin d’apprendre cette leçon : « Ma grâce te suffit » (2 Cor. 12. 9).

C’est la manière d’agir de Dieu, si nous pouvons dire, de choisir les choses faibles. Tout doit reposer sur la puissance de Dieu, sinon l’œuvre de Dieu ne peut pas s’accomplir selon Sa pensée. On a du mal à croire que l’on doit être faible pour faire l’œuvre de Dieu ; mais Christ a été crucifié en faiblesse, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme. Pour l’œuvre de Dieu, nous devons être faibles, afin que la force soit de Dieu. Cette œuvre demeurera quand toute la terre aura disparu.

D’après the Lord is near août 1984

Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël ; l’Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui. Nombres 23. 21.

MISE EN GARDE CONTRE TOUT LE DOMAINE DÉMONIAQUE

Ces déclarations divines au sujet du peuple terrestre de Dieu furent données par la bouche de Balaam un méchant ennemi de Dieu et du peuple de Dieu. Il peut nous être difficile de comprendre son histoire si nous ne lisons que le récit historique dans les Nombres. Mais en 2 Pierre 2. 15 et Jude 11, nous lisons que, tandis que Balaam était motivé par la convoitise d’une réponse en argent, il fut obligé par Dieu d’exprimer les paroles de Dieu. Ce n’est pas le seul exemple dans la Parole, où Dieu emploie un homme méchant pour exprimer, contre sa volonté, de précieuses vérités. Un autre cas semblable est celui de Caïphe, le souverain sacrificateur, un ennemi acharné de Christ, prédisant la nécessité et les résultats de la mort de Christ pour le peuple.

Il est réconfortant pour nous d’apprendre, par le récit au sujet de Balaam, qu’il n’y a pas de pouvoir d’enchantement contre ceux que Dieu a choisi par grâce. Les principautés et les autorités, les pouvoirs des ténèbres, les puissances spirituelles de méchanceté (Col. 2. 15 ; Éph. 6. 12) ont été dépouillés à la croix. Le tombeau vide de Christ est la preuve et le triomphe visibles de Sa victoire. Aucune malédiction ne peut plus nous atteindre.

L’occultisme, les relations avec les démons, les devins, et toute autre forme de relations avec les mauvais esprits se sont infiltrés dans le monde, et spécialement dans la chrétienté. Tout enfant de Dieu devrait être en garde contre des relations même innocentes avec de telles choses et avec leur influence. Résistons au diable quand il tente de nous enserrer dans ces pratiques.

D’après the Lord is near août 1984

Vous m’invoquerez, et vous irez, et me supplierez, et je vous écouterai ; et vous me chercherez, et vous me trouverez, car vous me rechercherez de tout votre cœur. Jérémie 29. 12 et 13.

UN CŒUR PUR POUR RECEVOIR UNE RÉPONSE À NOS PRIÈRES

Quelle promesse précieuse est donnée dans ces versets : « Vous prierez, et je vous écouterai ; vous chercherez, et vous me trouverez ». Mais nous devons remarquer que c’est « de tout votre cœur ».

Les lèvres peuvent souvent parler beaucoup pendant que le cœur est complètement ailleurs. L’Éternel a dit à propos d’Israël autrefois par Ésaïe : « Ce peuple… ils m’honorent de leurs lèvres… et leur cœur est éloigné de moi » (És. 29. 13). La prière véritable doit venir du cœur. L’une des raisons pour lesquelles le Seigneur permet que nous passions par des difficultés, c’est pour que nous apprenions à Le prier du cœur. Nous voyons souvent dans la Parole de Dieu que c’est quand le peuple passe par de graves épreuves qu’il crie à l’Éternel et que l’Éternel les entend : leur cri à l’Éternel est une prière venant vraiment du cœur.

Mais le cœur doit aussi être éprouvé avant qu’il puisse prier. Nous lisons au Psaume 66.18 : « Si j’avais regardé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté ».

Prier du cœur et avoir un cœur pur sont deux choses nécessaires pour que nous puissions nous attendre à avoir des réponses à nos prières. Nous lisons en Hébreux 10 : « Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints… approchons-nous avec un cœur vrai… purifiés d’une mauvaise conscience » (v. 19 et 22).

Ainsi, nous devons apprendre à prier avec persévérance, et à prier d’un cœur vrai avec un sens réel du besoin. C’est seulement alors que nous pouvons nous attendre à des réponses à nos prières.

D’après the Lord is near août 1984 (A.B.)

Que les vivants sachent que le Très-haut domine sur le royaume des hommes, et qu’il le donne à qui il veut, et y élève le plus vil des hommes. Daniel 4. 17.

En ces jours-là… parut un décret de César Auguste, ordonnant de recenser toute la terre habitée. (Le recensement lui-même se fit seulement pendant que Cyrénius était gouverneur de la Syrie) Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth. Luc 2. 1 à 4.

LES VOIES DE DIEU QUANT À LA TERRE

Quand il plaît à Dieu de s’occuper Lui-même du monde et de ce qui s’y passe, il est merveilleux de voir comment Il agit et l’enseignement qu’Il donne. Il n’y a pas d’accord, mais une opposition entière entre Ses voies et celles des hommes. L’empereur et son décret ne sont que des instruments insignifiants.

César Auguste agit par rapport à ses sujets. Cependant il est, sans le savoir, le moyen d’accomplir la prophétie, que Jésus devrait naître à Bethléhem. Le cours entier du monde est en dehors de l’ordre de pensées de Dieu. Le fait important pour Lui et pour Son royaume ici-bas, c’est la naissance du petit enfant à Bethléhem, mais l’empereur n’y pensait pas. Le décret met le monde en mouvement, et Dieu accomplit Ses pensées ici-bas.

Que c’est merveilleux ! Le monde entier est en mouvement pour faire arriver cet évènement, nécessaire pour l’accomplissement de la prophétie, que le pauvre charpentier, avec sa future épouse, soient dans la cité de David, et que l’héritier de David naisse là et à ce moment-là. Et cela est d’autant plus frappant, que le recensement lui-même ne fut fait que quelques années plus tard, quand Cyrénius était gouverneur de la Syrie. Dieu accomplit Son dessein d’amour, mais l’homme était aveugle devant cela. Qui se souciait de remarquer ce pauvre Juif, bien qu’il fût de la maison et de la lignée de David ? Les choses qui sont totalement indifférentes à l’homme remplissent le cœur et les yeux de Dieu.

D’après the Lord is near août 1984 (J.N.D.)

Et elle (Ruth) glana dans le champ jusqu’au soir, et elle battit ce qu’elle avait glané, et il y eut environ un épha d’orge. Ruth 2. 17.

LA NOURRITURE DIVINE

Ruth était travailleuse et active de caractère, car elle désirait profiter de tout ce que la grâce divine avait mis à sa portée. Elle glana jusqu’au soir. Sommes-nous aussi diligents ?

Ruth battit aussi les épis qu’elle avait glanés. Le grain ne pousse pas sans paille. Mais la paille n’est pas une nourriture pour l’être humain. Il doit toujours y avoir de la paille dans les messages et les méditations. Les illustrations sont données pour faire comprendre une vérité ou un principe, et quelquefois il est nécessaire de répéter deux ou trois fois quelque chose afin que ce soit compris et retenu. D’autre part, nous avons tous certaines faiblesses en nous exprimant. Quelquefois celui qui parle essaie de se rendre intéressant et populaire. Il essaie de dire des choses de manière différente de tous les autres, ou bien il présente des choses nouvelles. Il peut y avoir alors tellement de paille que nous devrons faire un effort pour trouver le grain.

Il n’y a qu’un moyen d’apporter beaucoup de grain. « Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ » (1 Pier. 4. 11). Les termes de celui qui parle doivent être, non seulement en accord avec les paroles de Dieu, mais être dites selon la volonté de Dieu, exprimés au moment et à l’endroit où Dieu veut qu’ils soient prononcés.

Il arrive que nous ne rapportions chez nous que la paille après avoir été à une réunion. Nous nous souvenons des faiblesses et des imperfections de celui qui a parlé, ou peut-être que nous nous rappelons la forme extérieure plaisante du message. Mais Ruth n’était pas intéressée par la paille. Elle battit l’orge parce que c’était cela qu’elle voulait pour le tamiser et l’emporter à la maison. Seul l’orge était une véritable nourriture.

D’après the Lord is near août 1984 (H.L. Heijkoop)

Ils étaient extrêmement étonnés et disaient : Il fait toutes choses bien ; il fait entendre les sourds et parler les muets. Marc 7. 37.

ACCOMPLIR UN SERVICE SELON LA PENSÉE DE CHRIST

Ce magnifique évangile de Marc nous parle de service. Cependant, ni ici, ni dans quelqu’autre partie des Écritures, nous ne trouvons d’activité philanthropique, ni d’œuvres seulement pour le mérite ou de charité aux yeux des hommes. Nous ne trouvons pas non plus quoi que ce soit d’organisé selon la manière que la chair et le monde aiment employer.

Tout, dans l’œuvre du Seigneur, est l’activité de Dieu en grâce, puissance et sagesse. Elle est fournie à l’homme dans les divers besoins de son âme, de son cœur, de sa conscience, de son corps et de ses circonstances, que ce soit pour son salut ou pour le délivrer du péché, ou pour sa consolation et sa formation comme étant une nouvelle créature en Christ. Tout doit être à la propre satisfaction de Dieu. Ce sera alors aussi pour le bien éternel de l’homme, l’admiration des anges, et la confusion de l’adversaire et de tous ses démons.

Partout où ce fidèle Serviteur allait, Dieu était avec Lui. Il « a passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act.10. 38). Et il devrait en être de même de tout serviteur fidèle.

Ce que le Seigneur désire de la part de l’homme, c’est la foi pour discerner les choses selon Sa volonté, et ne compter que sur Lui, d’un cœur droit, en agissant toujours dans Sa dépendance. Rien dans ce service ne peut être laissé à notre propre jugement, à notre volonté, nos désirs, nos ressources, nos idées, ou nos principes personnels, comme si chacun de nous, dans Son service, pouvait faire ce qui semble bon à ses yeux. Non, en vérité, dans Son service, « Voici, écouter est meilleur que sacrifice » (1 Sam. 15. 22). « Donne donc à ton serviteur un cœur qui écoute » (1 Rois 3. 9) était la prière de Salomon.

D’après the Lord is near août 1984

Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces. Philippiens 4. 6.

COMMENT RESTER EN PAIX

Ne s’inquiéter de rien, prier en toutes choses – presque le contraire de ce que nous nous trouvons quelquefois en train de faire. Dieu ne nous enseigne pas à être indifférents ou insensibles au sujet des problèmes ou des épreuves. Il nous parle d’une chose que nous ne devons jamais faire, et d’une autre que nous devons toujours faire. Nous ne devons jamais nous inquiéter, parce que cela fait toujours du mal, et n’aide jamais. Nous devons toujours prier, parce que Dieu a toujours une solution à notre problème, et peut – et le fait – faire sortir beaucoup de bien de nos épreuves si nous les lui apportons par la prière.

Remarquez les mots « toutes choses ». Nous risquons de penser que ce ne sont que certains problèmes qui doivent être apportés au Seigneur. Quel réconfort quand nous nous attachons à ces mots « toutes choses ». Cela comporte les problèmes spirituels, les problèmes de santé, les problèmes financiers ; les problèmes au travail, à la maison, et dans l’assemblée. Nous aurons moins besoin de batailler avec nos enfants si nous combattons plus avec le Seigneur dans nos prières pour eux. Nous leur devons cela. Un peu d’exhortation avec les frères, avec beaucoup d’intercession pour eux est meilleur que beaucoup de longs sermons.

Le cœur qui est plein d’amour pour le Seigneur court à Lui avec ses besoins, et le Seigneur se réjouit de répondre aux requêtes de celui-là. « Parce qu’il a mis son affection sur moi, je le délivrerai ; je le mettrai en une haute retraite, parce qu’il a connu mon nom. Il m’invoquera, et je lui répondrai ; dans la détresse je serai avec lui : je le délivrerai et le glorifierai » (Ps. 91. 14 et 15)

D’après the Lord is near août 1984

Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de sobre bon sens. 2 Timothée 1. 7.

LE TÉMOIGNAGE COURAGEUX

Personne ne veut être appelé un lâche. Plus d’un jeune prendra une cigarette, ou essaiera même la marijuana pour éviter d’être qualifié de lâche. Et les adultes ne sont pas différents. Combien d’hommes d’affaires boivent en public parce qu’ils ont peur de se faire remarquer.

Malheureusement, toutes les actions de ce genre ne font que prouver que nous sommes réellement des lâches. Ce n’est que quand nous résistons à la pression de nos pairs et au conformisme social, en tenant ferme à nos convictions, quel qu’en soit le prix, que nous nous dépouillons des vilains vêtements de la lâcheté.

Lorsque l’apôtre Paul écrivait à son jeune frère Timothée, il était conscient que Timothée avait devant lui beaucoup de pressions et de difficultés. Il le mettait en garde quant au coût de rester fidèle à Dieu dans les jours mauvais ; il l’encourageait par les ressources infaillibles auxquelles Dieu pourvoit ; et il l’exhortait à tenir ferme pour le témoignage du Seigneur.

Comment faire cela ? En identifiant et en employant ces choses que Dieu nous a données, et qui sont l’opposé même de la lâcheté.

La puissance de Dieu en nous nous rend capables d’agir contre la marée. Elle fait de nous des témoins efficients pour Christ, même au milieu de ceux qui nous ridiculisent ou qui s’opposent à nous.

L’amour. Les lâches n’ont pas d’affection. Ils pensent à eux-mêmes et agissent en conséquence. L’amour de Dieu dans nos cœurs nous permet de penser aux autres et de chercher à les aider quoi que ce soit que cela nous coûte.

Le sobre bon sens. Le bon sens d’un lâche le pousse à se mettre en sûreté et à éviter les ennuis. Le sobre bon sens qui vient de Dieu donne de l’équilibre dans les pensées et de la discipline pour soi-même. Nous appuyant sur cela, nous apprenons à perdre notre vie en Dieu, afin de la trouver véritablement.

D’après the Lord is near août 1984 (G. W. Steidl)

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Éphésiens 2. 8.

LE SALUT EST UN DON DE DIEU

Un jeune homme apposa une affiche devant une maison vide qu’il possédait :

CETTE MAISON SERA DONNÉE GRATUITEMENT A LA PREMIÈRE PERSONNE QUI SE PRÉSENTERA.

Il se passa plusieurs jours avant que personne ne se présente pour la maison. En fait, les gens croyaient que c’était une plaisanterie, et n’imaginaient pas que le propriétaire ait l’intention d’en faire cadeau à qui que ce soit.

Mais quelques jours plus tard vint un vieux bonhomme. Il salua le propriétaire avec un grand sourire, et lui demanda si quelqu’un était déjà passé avant lui.

– Pourquoi ? demanda le jeune propriétaire. Que voulez-vous dire ?

– Oh, répondit le vieux, à propos de votre maison rue de la Locuste.

– Non, dit le propriétaire. Il n’y a encore eu personne ; mais vous n’imaginez pas que je donnerais ma maison à un vieux comme vous, ou bien ?

Le vieillard se gratta la tête, son visage s’éclaira, et il répondit : Eh bien, je ne suppose pas que vous allez renier votre promesse, même pour un vieux bonhomme comme moi.

Le jeune homme était bien surpris par le vieux bonhomme, et avec un grand éclat de rire il s’exclama : Eh bien, vous méritez d’avoir la maison, et vous l’aurez. Je ne peux pas me permettre de renier ma parole, même avec un vieux bonhomme comme vous.

La foi en Dieu et en Sa Parole est aussi simple que la foi du vieil homme dans la parole du jeune homme. Dieu est trop riche pour vendre le salut, et l’homme, trop pauvre pour l’acheter.

Mais comme nous l’avons vu, la grâce nous apporte le salut, et la foi s’approprie ce qu’offre la grâce.

D’après the Lord is near janvier 1984