TRADUCTION DE FEUILLETS (57)

Nous qui nous sommes enfuis pour saisir l’espérance proposée que nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme. Hébreux 6. 18 et 19.

UNE ESPÉRANCE ASSURÉE

En tant que croyants, nous sommes en route vers le ciel, mais nous n’avons pas encore atteint le but. C’est une espérance qui est devant nous. Mais Dieu désire que nous saisissions cette espérance avec foi, déjà maintenant, et que nous nous réjouissions d’être bientôt avec le Seigneur Jésus. Comprendre cela par la foi nous sera d’une grande aide dans les circonstances difficiles de la vie quotidienne, car cela attire notre cœur vers le ciel.

Cependant, nous sommes parfois tourmentés par le doute : dans quelle mesure notre espérance est-elle certaine ? Le Seigneur va-t-Il vraiment venir Lui-même nous chercher ? Rappelons-nous alors que notre espérance est « comme une ancre de l’âme, sûre et ferme ».

Lorsqu’un navire est au mouillage, vous ne pouvez pas voir l’ancre, parce qu’elle repose au fond de la mer. Nous ne voyons pas non plus notre ancre car elle est assurée au ciel. Dans la suite de ce verset, il est dit que, à l’intérieur du voile, Jésus est entré comme précurseur pour nous.

De la même manière que l’ancre d’un navire reste reliée au navire par une chaîne, ainsi notre âme est liée au Seigneur Jésus dans le ciel, qui est au-delà de toutes les tempêtes. Quelqu’autre chose peut-elle apporter plus de paix à nos cœurs souvent découragés et tremblants ? L’ancre de notre âme est déjà amarrée là-haut, tandis que le navire de notre vie est encore exposé aux tempêtes de ce monde.

Bientôt nous serons avec Christ dans la Maison de Dieu Son Père.

D’après Näher zu Dir novembre 2023

Ne vous inquiétez pas de savoir comment parler ou que dire, car ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là : ce n’est pas vous qui parlez, mais c’est l’Esprit de votre Père qui parle en vous. Matthieu 10. 19 et 20.

CHRÉTIENS FAUTIFS

Deux voyageurs parlent dans le train. Il s’agit de sujets religieux. L’un d’eux critique la foi chrétienne et justifie cela par les fautes des chrétiens, qu’il décrit en détail. Un chrétien plus âgé est assis à proximité et doit tout écouter. Que devrait-il répondre à cela ? Il sait que les critiques sont largement justifiées. C’est pourquoi il se tait pour l’instant.

Ce n’est que lorsque le critique s’adresse aux autres voyageurs pour les inclure dans la conversation que le voyageur plus âgé prend la parole : Vous savez vraiment dénoncer les erreurs des chrétiens. Oui, il y a de mauvaises choses que vous signalez et qui souillent le christianisme. Mais vous savez, je suis aussi chrétien et j’aime le Seigneur Jésus-Christ et tous ceux qui lui appartiennent. Je ne veux pas dire un mot pour me défendre, mais je vous le demande : Accusez simplement Jésus-Christ Lui-même !

Le critique s’étonne et déclare : Non, je ne trouve rien de mal chez lui. Il était parfait.

– Oui, c’est vrai, dit le vieillard, et c’est pour cela que j’ai été attiré vers lui. Plus j’apprenais à connaître Christ, plus je me rendais compte que j’étais très différent de Lui. Je suis juste une personne faible avec de nombreux défauts. Mais quand j’ai été conscient que Jésus était mort sur la croix pour expier mes péchés, n’avais-je pas le droit de L’aimer et de Le servir ? Depuis, je l’aime de tout mon cœur, et tout le mal que peuvent faire ceux qui prétendent Le suivre mais ne vivent pas comme des chrétiens ne peut plus m’éloigner de Lui. Mon salut dépend, non de ce que font les hommes, mais de ce que Jésus Christ a fait pour moi.

D’après die gute Saat novembre 2023

Enseigne-nous ainsi à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage. Psaume 90. 12

PENSER À VIEILLIR

La vieille femme se tient, le dos légèrement courbé, devant sa porte dont la peinture du cadre s’écaille. Son visage est clairement marqué par ses nombreuses années de vie, ses cheveux sont blancs comme neige. Il y a quelques morceaux de papier accrochés dans la vitrine désaffectée à côté de la porte. En me montrant ces affiches, la vieille dame m’explique qu’elle a permis à certaines personnes de coller des annonces de vente dans sa vitrine.

Cette brève expérience me fait penser à la vieillesse – un sujet que personne n’aime aborder, surtout pas celui qui est encore plein de vie.

Moïse, l’homme par qui Dieu a donné la loi à Son peuple Israël au Sinaï, exprime une pensée remarquable dans le Psaume 90. Il demande à Dieu : « Enseigne-nous à compter nos jours ! »

Pourquoi est-il si important de penser aux jours de notre vie, de les « compter » ? – Parce que ces jours, ces mois et ces années passent si vite, et parce que ce temps ne nous appartient pas à nous-mêmes, mais à notre Dieu Créateur.

Chacun devra un jour répondre devant Dieu de ce qu’il a fait au cours de sa vie. Avons-nous toujours employé nos journées à ne faire que de bonnes choses ? Avons-nous servi Dieu fidèlement jour après jour ? Non, n’est-ce pas ! Par conséquent, nous devons nous tourner vers Dieu avec humilité et repentance. Il veut nous conduire à travers Jésus-Christ vers une vie vraiment pleine de sens et à Sa gloire. Lorsque nous avons accepté Christ comme notre Sauveur, et que nous cherchons à Le suivre, toutes les activités mauvaises, ou même sans valeur, perdent leur attrait pour nous, et notre Sauveur peut nous employer pour Sa gloire, et pour annoncer Son salut autour de nous.

D’après die gute Saat novembre 2023

Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains. Un jour en proclame la parole à l’autre jour, et une nuit la fait connaître à l’autre nuit. Il n’y a point de langage, il n’y a point de paroles ; toutefois leur voix est entendue. Psaume 19. 1 à 3.

Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? Jean 1. 46.

Tout cela a été écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom. Jean 20. 31.

UN TÉMOIGNAGE DEPUIS JÉRUSALEM

Zvi Weichert était né en Pologne avant la seconde guerre mondiale. Particulièrement doué, il fut l’un des quelques enfants qui échappa au ghetto de Varsovie où mourut sa famille entière. Après des aventures invraisemblables, Zvi émigra en Palestine. Quoique étant juif, il n’avait jamais eu aucun contact avec la Bible. Mais il cherchait la vérité.

Un jour on lui offrit un Nouveau Testament dans une rue de Jérusalem. Zvi l’accepta volontiers. L’intérêt qu’il trouva à le lire éveilla bientôt en lui un désir intense d’apprendre à connaître Dieu. Il passait des heures à le lire et le relire, oubliant quelquefois de manger. Il était captivé par la Personne de Jésus, dont la bonté et la sagesse l’attiraient. Mais pourquoi Lui, qui n’avait rien fait de mal, devait-Il être crucifié ?

Près d’un restaurant où Zvi avait l’habitude de manger, il fut intrigué par des chants venant d’une maison. Il distinguait clairement le nom de Jésus. Il prit note de la maison et, quelques semaines plus tard, y entra. Là il entendit des explications de la Bible qui l’impressionnèrent. Un soir, Zvi fut conscient qu’il devait répondre personnellement à ce qu’il avait lu et entendu : il avait besoin de pardon pour ses propres torts envers Dieu. Aussi il exprima dans une prière sa foi en Jésus Christ. C’était une démarche simple, mais qui changea toute sa vie. En fait, Zvi trouva en Jésus son Messie, qu’il avait cherché longtemps – ou plutôt qui, Lui, l’avait cherché.

D’après the good Seed novembre 2023

C’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : pour s’y être livrés, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs. 1 Timothée 6. 10.

L’ARGENT PEUT ÊTRE UN PIÈGE

Ce ne sont pas les richesses, ou l’argent, qui sont condamnés, mais la volonté d’être riche, et l’amour de l’argent. « Ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège »

Quelqu’un qui n’a rien peut cependant désirer être riche, et dans ce cas, il est en danger. Et il est possible que quelqu’un qui a des richesses soit préservé de mettre son cœur dans les richesses, mais qu’il soit riche en bonnes œuvres, employant sa fortune pour le Seigneur, pour en soulager d’autres de leurs besoins (v. 17 et 18).

Mais l’amour de l’argent n’est, bien sûr, que le signe de la convoitise pour des choses qui peuvent être achetées par l’argent. Si c’est le cas, c’est une grande grâce pour beaucoup, qu’ils n’aient pas l’argent qu’ils souhaiteraient, car il est probable que cela les pousserait vers plus de péché. Ce sont ces choses mêmes qui entraînent les hommes vers la destruction et la perdition. Ce ne sera certainement pas la fin d’un croyant, mais il est cependant averti sérieusement pour qu’il ne se pollue pas avec ces choses qui mènent les impies à la perdition. Gardons-nous toujours de l’égoïsme de notre propre cœur. La convoitise détournera de la foi, c’est le cas pour certains. L’égoïsme sera toujours perdant. Quel contraste avec notre Seigneur, qui s’est donné Lui-même pour nous !

D’après the Lord is near juin 1984 (L.M.G.)

Mes frères, quand vous serez en butte à diverses épreuves, estimez-le comme une parfaite joie, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la patience. Jacques 1. 2 et 3.

LE BUT DES ÉPREUVES

Les épreuves nous enseignent la patience. La patience est le couronnement de la vie chrétienne. Quand elle a « son œuvre parfaite », nous devenons « parfaits et accomplis, ne manquant de rien » (Jac. 1. 4). Souvent cette leçon de la vie spirituelle est apprise dans l’école de la souffrance.

Les épreuves nous enseignent le courage. Elles nous ôtent la crainte de souffrir et la peur des peines lorsque nous faisons l’expérience de la grâce de Dieu qui nous soutient. Elles nous permettent de prendre sur nous Sa force et Son courage, avant que nous réagissions au conflit et que nous en sortions blessés mais victorieux, comme de bons soldats de Jésus Christ.

Les épreuves nous donnent des occasions d’en aider d’autres, pour la gloire de Dieu, en montrant au monde ce que Christ peut faire pour Ses enfants, et ce que des vies remplies de Christ peuvent accomplir. Dieu désire que nous soyons des « lettres de Christ » (2 Cor. 3. 3), montrant par notre exemple que Christ peut nous garder dans toutes les situations, et que Sa grâce a une puissance pratique, surnaturelle, et adaptée à toute vie humaine.

Les épreuves nous préparent à aider les autres par les leçons que nous avons apprises par notre propre expérience (2 Cor. 1. 3 et 4). Le cœur insensible et immature est peu qualifié pour réconforter, conseiller, et bénir un monde qui souffre. Dieu doit d’abord brûler en nous ce que nous sommes, pour que nous puissions donner aux autres. Les expériences pénibles nous forment pour réconforter, fortifier et encourager les âmes vers lesquelles Il veut nous envoyer, et auxquelles nous pouvons dire : Je suis passé par là, et je peux vous dire, par mon expérience, que « mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus » (Phil 4. 19).

D’après the Lord is near juin 1984

En voici pour vous le signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. Luc 2. 12.

Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! 2 Corinthiens 9. 15.

LE DON SUPRÊME DE DIEU AUX HOMMES

Les gens prennent rarement le temps de considérer que le plus grand don qui ait jamais été fait à l’humanité, c’est le Seigneur Jésus Christ. Et Il a été emmailloté, non pas mis dans de beaux vêtements. Ces tissus grossiers nous parlent des profondeurs où Christ a daigné descendre. Son chemin d’humilité a commencé à Sa naissance et a caractérisé toute Sa vie sur la terre. Il était Celui qui est doux et humble de cœur, sans avoir où reposer Sa tête : même les oiseaux ont leur nid, et les renards, leur terrier. Bien que le Saint et le Juste ait été manifesté en chair, Il a toujours montré Son obéissance et Sa dépendance de Dieu.

Beaucoup ont achoppés sur l’emmaillotement. Ils n’ont vu simplement que la forme d’un homme, reconnu par la plupart comme un homme bon et même un grand enseignant, mais ils n’ont pas vu au-delà de Son état d’humilité. Ils ne L’ont pas vu comme le Pain de vie, comme le Chemin, la Vérité et la Vie, ni comme la Porte pour la vie éternelle, ni comme Celui qui a porté nos péchés en Son corps sur la croix du Calvaire.

Vous-même, avez-vous vu le Seigneur Jésus Christ, le Bon Berger qui donne Sa vie pour les brebis ? L’avez-vous vu comme le seul Médiateur entre vous et un Dieu saint et juste qui ne peut pas voir le péché ? L’avez-vous vu comme Celui qui a porté vos péchés, endurant la colère de Dieu afin de vous donner un salut éternel ? Ou bien, le fait de Sa naissance modeste, de ce qu’Il s’est enveloppé, pour ainsi dire, dans l’humanité, ce fait vous a-t-il aveuglé sur Sa véritable identité et Sa valeur comme le don inexprimable de Dieu à l’humanité ?

D’après the Lord is near juillet 1984

Je suis l’Éternel qui te guérit. Exode 15. 26.

Guéris-moi, Éternel, et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé ; car c’est toi qui es ma louange ! Jérémie 17. 14.

LE GRAND MÉDECIN DES CROYANTS

Nous lisons souvent dans les évangiles comment le Seigneur Jésus a guéri toutes sortes de maladies. Spirituellement aussi, c’est Son désir que les Siens jouissent d’une parfaite santé, et Il est à la fois désireux et capable de donner cette bonne santé, car Il est le Grand Médecin. Cependant, il pose certaines conditions :

D’abord, Son patient doit être absolument honnête ; il doit tout Lui confesser. « Si j’avais regardé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté » (Ps. 66. 18), Lui dit l’un de Ses patients. Cela n’a vraiment pas de sens de Lui cacher quelque chose, puisqu’Il connaît tout de cela. Seulement, s’Il guérit malgré un péché non confessé, nous pourrions penser que de tels péchés sont sans danger, et retomber dans le même mal.

Deuxièmement, nous devons prendre Son médicament et suivre Ses indications très soigneusement. Quelquefois le médicament peut ne pas avoir bon goût, mais à la fin nous serons contents de l’avoir pris. Par exemple, Il peut me dire de demander pardon à un frère, et je peux trouver ce médicament difficile à avaler. Mais si je n’obéis pas, je ne jouirai pas de la bonne santé que j’espère avoir. Et si je persiste dans mon entêtement, ma santé se détériora jusqu’au point où je deviendrai complètement inutile dans Son service. Il peut me faire verser des larmes de repentance, mais c’est une repentance qu’on ne regrette jamais. Il peut trouver nécessaire d’accomplir un certain acte chirurgical parce que nous n’avons pas mis à mort certains de nos membres qui sont sur la terre, mais nous n’avons pas à craindre, car Il assure le résultat. Il n’a jamais perdu aucun des Siens, et personne ne peut les ravir de Sa main (Jean 10. 28). Nous ne sommes pas seulement des cas pour Lui ; nous sommes membres de Son corps, de Sa chair et de Ses os ! « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges » (Héb. 13. 15).

D’après the Lord is near juillet 1984

Rejetant donc toute méchanceté, toute fraude, les hypocrisies, les envies et les médisances de toute sorte, désirez ardemment, comme des enfants nouveaux-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui à salut. 1 Pierre 2. 1 et 2.

LA BIBLE : LA NOURRITURE INDISPENSABLE POUR L’ÊTRE HUMAIN

Lisez votre Bible, et lisez-la bien. Faites-en, et de loin, le livre principal de votre bibliothèque. Il y a d’autres livres que vous trouverez utiles, spécialement ceux qui vous font vous référer continuellement à la Bible. Mais ne permettez jamais qu’ils la dépassent, dans votre lecture de la Parole de Dieu elle-même.

Nous vivons dans des jours de grande infidélité ; l’un des traits qui la caractérisent est l’ignorance des Écritures : voir Matthieu 22. 29 : « Vous ne connaissez pas les Écritures ni la puissance de Dieu ». Attachons-nous donc à avoir une relation étroite, avec prière, avec la Bible.

On raconte que quelqu’un de très bonne éducation, mais incrédule, avait été averti par son médecin qu’une maladie incurable le conduirait lentement à la mort. Cela le poussa à désirer vérifier soigneusement pour lui-même si la Bible était, comme elle l’affirmait, une révélation de Dieu. Il demanda à un chrétien qu’il rencontra quels livres de la Bible il lui conseillait de lire pour vérifier les mérites de la Bible. La réponse laconique fut : la Bible. Étonné, le malade posa la même question, et obtint la même réponse, avec le conseil de la lire depuis le début et en suivant. C’est ce qu’il fit, et il n’avait pas fini de lire le Pentateuque qu’il fut convaincu que la Bible était d’origine divine. Il fut ensuite converti.

En effet, la route royale pour comprendre la Bible, c’est de la lire elle-même, avec prière, et dans la dépendance de l’enseignement du Saint Esprit

D’après the Lord is near juillet 1984

Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. 1 Pierre 2. 9.

LES BÉNÉDICTIONS DES CROYANTS

En contraste frappant avec la rébellion et le rejet de son Messie par Israël, les croyants bien-aimés de Dieu, aujourd’hui, sont désignés comme une « race élue ». C’est là l’élection de la part de Dieu, ceux qui sont choisis par Lui, dont la connaissance s’appliquait à toutes les circonstances longtemps avant la création. Vérité précieuse et merveilleuse ! bien plus élevée que celle du fait qu’Israël était le peuple terrestre choisi par Dieu.

« Un sacerdoce royal » est la contrepartie de « un saint sacerdoce » (v. 5), ce dernier vis-à-vis de Dieu, le premier vis-à-vis des hommes, car c’est un caractère royal de rendre le témoignage de Dieu envers le monde : « Jésus répondit : … je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité » (Jean 18. 37). Qu’une telle dignité, conférée à des pécheurs sauvés par grâce, est précieuse !

« Une nation sainte » est en contraste avec Israël dans la chair, dans sa désobéissance impie. Cela nous parle d’une sanctification vitale pour la gloire de Dieu, d’une mise à part pour Lui.

« Un peuple acquis » indique d’être à Lui seul, c’est-à-dire d’être Ses esclaves plutôt que des serviteurs payés, tels que les Juifs se considéraient : nous sommes entièrement la possession de notre Maître.

Toute cette bénédiction positive et éternelle a, bien sûr, un but en vue, et le résultat présent, c’est que les croyants annoncent « les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière ». Ce n’est pas seulement de dire ses louanges, mais de montrer la lumière, dans tout le mode de vie des croyants. La merveilleuse lumière de Christ doit briller, claire, dans toute notre vie.

D’après the Lord is near juillet (L.M.G.)

Or il arriva, en ces jours-là, qu’il (Jésus) alla sur la montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu. Luc 6. 12.

L’IMPORTANCE DE LA PRIÈRE

Nous avons presque tous fait l’expérience d’une nuit sans sommeil, mais combien de nous ont-ils vécu une nuit passée en prière ? La première chose est une expérience malheureuse, l’autre doit être l’une des meilleures expériences possibles.

C’est un caractère très triste de notre temps que des croyants pensent qu’ils peuvent avoir une vie victorieuse et fructueuse malgré leur négligence visible de la prière. Des exhortations telles que celle de Philippiens 4. 6 « En toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication », ou Éphésiens 6. 18 : « Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance ; faites des supplications en faveur de tous les saints » – semblent ne rien vouloir dire de plus, pour beaucoup de croyants, que de leur rappeler qu’ils doivent quelquefois se souvenir de prier ! Beaucoup ne comprennent même pas réellement le sens du mot supplication c’est prier avec la conscience de l’urgence du besoin.

Un chrétien qui a véritablement la conscience du besoin persévérera dans la prière. Le Seigneur Jésus Christ insistait sur ce fait en parlant à Ses disciples, en Luc 18. 1 : « Il leur dit encore une parabole pour montrer qu’il leur fallait toujours prier et ne pas se lasser. » Ne pas se lasser, c’est ne pas être fatigué de demander, puis décider simplement d’oublier. Et le Seigneur ajoute : « Dieu ne ferait-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit… bientôt il leur fera justice » (ch. 18. 7).

Nous avons besoin d’apprendre – comment prier : avec un sens vrai du besoin – beaucoup prier ? – sans cesse (1 Thes. 5. 17). Et souvenez-vous que « La fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jac. 5. 16).

D’après the Lord is near juillet 1984