BERACA 24 : LES CONFIDENTS DE DIEU

Suite, sur Moïse :

Moïse connaissait le désert (Ex. 3. 1), son aridité, sa chaleur, son étendue. Quelle responsabilité que celle d’y conduire un peuple si nombreux avec ses troupeaux. Après la joie de la délivrance, une joie qui a engendré un cantique unique, la foi de ce peuple en marche va être mise à l’épreuve. Souvent dans la vie d’un jeune converti, Dieu permet qu’au bout de peu de temps sa foi soit mise à l’épreuve.

« Pour Israël, trois jours dans le désert sans trouver d’eau ont engendré les murmures. Ils arrivent à Mara, « mais ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, car elles étaient amères ». Le peuple murmure contre Moïse ; et Moïse crie à l’Éternel. « Et l’Éternel lui enseigna un bois, et il le jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces » (Ex. 15. 25). Dans les types des livres de Moïse, le bois nous parle généralement de l’humanité du Seigneur Jésus, de cette humanité parfaite dans laquelle il a toujours fait la volonté de Dieu, jusqu’au moment suprême de Gethsémané où il pouvait dire : « Ta volonté, et non la mienne ».

Si l’épreuve surgit sur la route, la première leçon à apprendre dans le chemin de la foi, est de l’accepter comme venant de Dieu. Se soumettre à la volonté de Dieu qui veut notre bien ; chercher quelle leçon les difficultés rencontrées nous enseignent… La foi s’élève alors au-dessus de l’amertume de la déception ; elle trouve dans la parfaite sympathie du Seigneur Jésus la possibilité d’accepter, comme de la main de Dieu, ce qui est si amer sur son chemin. À Mara, l’Éternel se révèle sous un nom nouveau : « l’Éternel qui te guérit » ; les eaux deviennent douces, la guérison de l’Éternel restaure. Puis à Élim, on trouve le rafraîchissement et la nourriture dont l’âme a besoin. Enfin, chaque matin, expérience merveilleuse, la manne viendra pourvoir aux besoins du peuple » (G.A.).

La manne : « Et ils partirent d’Élim, toute l’assemblée des fils d’Israël, et vinrent au désert de Sin, qui est entre Élim et Sinaï… Et toute l’assemblée des fils d’Israël murmura contre Moïse et contre Aaron, dans le désert. Et les fils d’Israël leur dirent : Ah ! que ne sommes-nous morts par la main de l’Éternel dans le pays d’Égypte, quand nous étions assis auprès des pots de chair, quand nous mangions du pain à satiété ! Car vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette congrégation. Et l’Éternel dit à Moïse : Voici, je vais vous faire pleuvoir des cieux du pain, et le peuple sortira, et en recueillera chaque jour la portion d’un jour, afin que je l’éprouve, pour voir s’il marchera dans ma loi, ou non. Et il arrivera que, le sixième jour, ils prépareront ce qu’ils auront rapporté, et ce sera le double de ce qu’ils recueilleront chaque jour. Et Moïse et Aaron dirent à tous les fils d’Israël : Au soir vous saurez que l’Éternel vous a fait sortir du pays d’Égypte ; et, au matin, vous verrez la gloire de l’Éternel, parce qu’il a entendu vos murmures contre l’Éternel… et contre nous ? » (Ex. 16. 1 à 7).

Sans la manne, les fils d’Israël n’auraient pas survécu dans le désert, sans l’eau du rocher non plus ! Mille cinq cents ans plus tard, Dieu est venu à la rencontre du reste de ce peuple en la personne de Jésus qui a déclaré : « En vérité, en vérité, je vous dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel, mais c’est mon Père qui vous donne le véritable pain qui vient du ciel » (Jean 6. 32) ; « Voilà le pain qui est descendu du ciel – non pas comme le pain qu’ont mangé les pères, puis ils sont morts : celui qui se nourrit de ce pain vivra éternellement » (v. 58). Quel contraste entre la survie temporelle, celle du corps, et la vraie vie, la vie nouvelle et éternelle, celle de l’âme ! La manne était récoltée chaque matin selon les besoins de chacun. Chaque matin, se nourrir de Christ, « le véritable pain du ciel », c’est lire Sa Parole pour Le contempler dans les souffrances qui furent Sa part et les gloires qui ont suivi Sa résurrection. C’est lire cette Parole qui ne passera pas ! Elle nous fortifie et nous guide dans le chemin, jusqu’au jour où le Seigneur nous accueillera dans Sa gloire ; « Ta parole m’a fait vivre » a écrit le psalmiste (Ps. 119. 50).

Le rocher : Sur le commandement de l’Éternel, les fils d’Israël avaient quitté le désert de Sin pour camper à Rephidim ; « et il n’y avait point d’eau à boire » ; « et là, le peuple eut soif d’eau » (Ex. 17. 1 à 7). L’Éternel met à l’épreuve la réalité des cœurs : le peuple conteste avec Moïse, et parle même de le lapider. « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte, pour nous faire mourir de soif, moi, et mes enfants, et mon bétail ? » (v. 3). Le Pharaon voulait retenir les enfants et le bétail en Égypte, et voici maintenant que le peuple reproche à Moïse de les en avoir fait sortir ! Impuissant devant cette contestation injuste, Moïse s’écrie devant l’Éternel : « Que ferai-je à ce peuple ? » (v. 4). Là, il doit apprendre une grande leçon : la présence de Dieu suffit à tous les besoins des Siens : « Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher » (v. 6). Ce rocher est une merveilleuse image de Christ : « ils buvaient d’un Rocher spirituel qui les accompagnait : et le Rocher était le Christ » (1 Cor. 10. 4).

Le rocher a été frappé par le bâton de Moïse, le bâton de l’autorité et du jugement, pour que les eaux, qui typifient le Saint Esprit, coulent en abondance (Jean 7. 39). Notre Seigneur a été frappé : « certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé… Mais il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance »; et, parce « qu’il a livré son âme à la mort », il peut dire : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m’a donnés » (És. 53. 4 à 12 ; Héb. 2. 13).

Qu’il est fortifiant pour nous, de considérer les entretiens de Moïse avec l’Éternel ! Quand Dieu l’appelle, il répond : « Me voici » (Ex. 3. 4) ; quand il est dans la crainte, Dieu lui dit : «… tu diras… : JE SUIS m’a envoyé vers vous » (v. 14). Quand les épreuves arrivent, Moïse crie à l’Éternel ; et l’Éternel lui enseigne un bois… et les eaux deviennent douces.

Comment Moïse a pris sur lui la cause du peuple, comment il s’est placé en intercesseur pour détourner la colère de Dieu, à cause de leurs murmures, nous le verrons dans la suite, Dieu voulant.