
« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » Jean 8. 36.
- Libre arbitre ou volonté de Dieu
Jésus a dit : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » Jean 5. 30.
« Je suis descendu du ciel pour faire, non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » Jean 6. 38.
On affirme parfois qu’Adam, dans le jardin d’Éden, était libre de ses choix. L’arbre interdit était devant lui, son fruit était une invitation. Était-ce à lui de décider ? Ce serait comme si on disait qu’il était libre de désobéir à Dieu ! Eh bien, cela, c’est exactement le principe du péché !
Cette idée de la liberté est fausse. Quand Dieu ordonne, l’homme n’a pas le choix, il doit seulement obéir. Adam n’était pas un robot, et dans ce sens il était libre. Mais il n’existait pas de par sa propre volonté, il était une créature de Dieu (comme chacun d’entre nous) ; et c’est pourquoi il était responsable, non seulement de reconnaître la bonté de son Créateur, mais aussi d’accepter Sa volonté en toute confiance. Dieu voulait son bien et Il lui avait dit : « Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gen. 2. 16 et 17).
Le Seigneur Jésus, en tant qu’homme, a vécu d’une façon exactement opposée à cette forme de « libre arbitre ». La volonté de Dieu, Son Père, était Sa raison de vivre. Le manque de confiance en Dieu a conduit Adam à la chute ; la confiance de Jésus en Son Père, au contraire, comme aussi Son obéissance, ont été entières.
L’homme indépendant de Dieu affirme pouvoir, sans Dieu, aller où il veut et faire ce qu’il veut. Jésus, au contraire, allait là où L’envoyait Son Père ; Il disait et Il faisait fidèlement ce que le Père Lui commandait (Jean 4. 34). Le contraste avec Adam et ses descendants est total. En Jésus, Dieu avait enfin trouvé Son plaisir dans un Homme parfait.
- Jésus, l’homme dépendant
« Alors Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Il jeûna quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. Le tentateur s’approcha de lui et dit : Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. Mais il répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » Mat. 4. 1 à 4.
Après trente années vécues dans la famille de Joseph, le charpentier, Jésus commence son service public. Il est baptisé par Jean au Jourdain et, du haut du ciel, Dieu le Père proclame publiquement qu’Il est Son Fils bien-aimé. Puis Jésus est conduit dans le désert pour y être tenté par Satan.
Adam avait été tenté dans le jardin d’Éden, où tout ce dont il pouvait avoir besoin était à sa disposition. Jésus, au contraire, se trouve dans un désert et, pendant quarante jours, Il ne mange rien. C’est dans de telles conditions que Satan le tente. Il Lui suggère de se nourrir de Sa propre initiative et en utilisant Ses propres moyens. En d’autres termes, il cherche à Le faire agir de Lui-même, dans l’indépendance de Dieu. Mais Jésus ne veut rien faire sans l’ordre de Son Père, et Il compte sur Lui pour tout ce qui Le regarde. La Parole de Dieu est Sa nourriture et cela Lui suffit. La volonté de cet Homme parfait correspondait toujours à celle de Son Père.
Par deux autres tentations, Satan cherche encore à troubler la confiance de Jésus en Dieu et Sa fidélité envers Lui ; mais Jésus est victorieux, et Satan doit se retirer.
Dans le cas de cette tentation, le défi avait une grande portée. Avant que Jésus ne se mette à enseigner, il fallait que Son obéissance et Sa foi en Dieu soit démontrées.
Si Satan avait atteint son but, l’humanité aurait été perdue sans aucun espoir. Mais Satan a échoué. Le comportement de Jésus a été parfait et Il a démontré qu’Il était sans péché : Lui seul, ensuite, a pu s’offrir sur la croix en sacrifice pour nos péchés.
- L’obéissance de Jésus
« Et lui (Jésus)… s’étant mis à genoux, priait, disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » Luc 22. 41 et 42.
(Jésus)… s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » Phil. 2. 8.
Comme nous l’avons déjà vu, avant de commencer Son ministère public, Jésus a été conduit par le Saint Esprit dans le désert pour y être tenté par le diable (Mat. 4. 1). Après qu’il ait passé quarante jours et quarante nuits de jeûne dans ce lieu, Satan l’a tenté en vain par trois fois. Sorti victorieux de cette confrontation avec le malin, Jésus s’est rendu d’un village à l’autre pour y faire du bien et pour guérir « tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10. 38). Mais Il a été repoussé et rejeté par la haine des hommes.
Le moment de Sa mort approche… Quelques heures avant d’être crucifié, Jésus se rend dans un jardin appelé Gethsémané. Là, Il est assailli par une terrible angoisse à la pensée que le jugement de Dieu – qui devait atteindre tous les hommes pécheurs – allait tomber sur Lui, et Il ressent intensément ce qui L’attend. La pensée de se charger de nos péchés et d’être « fait péché » pour nous (2 Cor. 5. 21) remplit d’épouvante Celui qui est saint et juste (Marc 14. 33).
Il supplie le Père de Lui épargner la coupe amère qui est devant Lui, mais même dans ce cas extrême, Il obéit et s’offre en sacrifice à Dieu (Éph. 5. 2). Il met de côté Sa propre volonté, quoiqu’elle soit parfaite, pour la soumettre à celle de Son Père. À la fin de ce terrible combat, durant lequel Sa sueur est devenue comme des grumeaux de sang, Jésus s’est relevé et, ayant rejoint Ses disciples, Il leur a dit : « La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18. 11). Même dans ce moment tellement angoissant, Jésus n’a fait valoir aucun libre arbitre – au contraire, « bien qu’il fût Fils (de Dieu), (il) a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert… Et… il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel » (Héb. 5. 8 et 9).
Son obéissance parfaite a conduit Jésus à S’offrir Lui-même pour expier les péchés d’hommes désobéissants et pécheurs – tels que nous étions – mais le « salut » est le don réservé à quiconque croit en Lui. « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).
D’après « Il buon seme » juin 2023