TRADUCTION DE FEUILLETS (44)

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TRADUCTION DE FEUILLETS (44)

 

« Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, et pleurez avec ceux qui pleurent » Romains 12. 15.

QUI PEUT APPORTER DE LA CONSOLATION ?

La reine Victoria (1819-1901) a connu de nombreuses épreuves : à l’âge de 42 ans, elle a perdu sa mère et son mari, auxquels elle était très affectionnée. Dix sept ans plus tard, sa fille bien-aimée Alice, et encore plus tard, deux de ses fils. Un jour, elle a appris qu’une femme avait perdu son enfant et était inconsolable. Elle voulut exprimer sa sympathie à la mère affligée et lui rendit visite. Quand, après un moment, elle est repartie, les voisins ont demandé à la mère ce que la reine lui avait dit. « Rien », répondit-elle en s’essuyant les yeux. « Elle a juste pris mes mains dans les siennes, et nous avons pleuré ensemble ».
C’était certainement une manière touchante, de la part de cette grande reine. Peut-être avait-elle elle-même fait l’expérience que les mots humains apportent souvent peu de réconfort. Seul Dieu réconforte vraiment.
Il est « le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu » (2 Cor. 1. 3 et 4). Et comment le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, a-t-il agi quand Il est venu vers les sœurs qui pleuraient leur frère Lazare ? « Quand Jésus la vit pleurer… il frémit en son esprit et se troubla », puis il est dit : « Jésus pleura » (Jean 11. 33 à 35).
Avez-vous également souffert récemment d’un chagrin particulier ?
Que le Seigneur Jésus s’approche de vous ! Cherchez le Seigneur dans sa Parole. Confiez-Lui votre chagrin, votre découragement, votre peur, votre désespoir. Écoutez Dieu vous parler en lisant la Bible. Et écoutez les gens qui vous montrent leur affection, bien que peut-être d’une manière un peu maladroite. Regardez à Jésus avec confiance !
Pierre lui dit : « Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jean 6. 68).

D’après die gute Saat 2023

 

« Personne ne sera justifié devant lui (Dieu) par des œuvres de loi » Romains 3. 20.

TROP BEAU POUR ÊTRE VRAI

Quelqu’un m’a dit un jour : « Je n’arrive pas à croire que l’évangile soit vrai. Vous me dites que j’ai péché (et vous avez raison) et ensuite vous me dites comment je peux être sauvé sans rien faire moi-même. C’est trop beau pour être vrai ». Mais c’est exactement ce que dit l’Évangile.
La loi, les dix commandements, c’est ce que je dois faire, mais ce que je ne peux pas faire ! Cela me donne mauvaise conscience, car je constate clairement que je ne peux pas aller devant Dieu ainsi.
La loi dit : « Soyez saints ! » mais je ne suis pas saint ; elle me dit, « Soyez pieux ! » mais je ne le suis pas.
Elle dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » (Luc 10. 27), et je sais que je ne le fais pas et que je ne le peux pas.
Donc la loi me montre comment je devrais être, et comment je ne serai jamais !
L’évangile, d’un autre côté, me montre la grâce de Dieu ; il me montre sa bonté, son amour, sa sainteté et sa justice. Il me dit que Dieu s’est fait connaître à moi dans la Personne et à travers l’œuvre de son Fils Jésus-Christ. L’évangile m’enseigne comment être sauvé, comment croire en Jésus, Lui faire confiance et me réjouir en Lui.
La loi me dit ce que je suis, et comment je suis, l’évangile, d’autre part, me montre Dieu et comment Il a agi par Son Fils Jésus-Christ, et comment Il m’apporte le pardon et la paix, à moi qui ai péché. Tout cela, c’est la grâce – et tout cela m’apporte uniquement l’évangile, « car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éph. 2. 8).

D’après die gute Saat 2023

 

« Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine » 1 Corinthiens 15. 10.

LA GRÂCE ILLIMITÉE ET SOUVERAINE DE DIEU EN CHRIST

Dans un poème ancien, intitulé « dispute au ciel », l’auteur s’imagine marchant dans le ciel et rencontrant un groupe de rachetés pris dans une discussion enflammée. En s’approchant, il comprend qu’ils discutaient pour savoir lequel d’entre eux avait été l’objet de la plus grande mesure de la libre grâce de Dieu.
Dans ce long débat, chacun avançait ses arguments pour prouver que c’était lui qui en avait reçu la plus grande mesure. Il fut alors décidé de voter, et la liste des concurrents se ramena finalement à deux personnages, qui furent invités à décrire clairement leur cas.
Le premier à parler était un homme très âgé. Il déclara qu’il était absolument impossible que la grâce de Dieu ait fait plus pour qui que ce soit autre que lui. Il avait mené une vie honteuse et pleine de vice. Il avait été un menteur, un blasphémateur, un ivrogne, et un meurtrier. Il avait confessé ses péchés sur son lit de mort, et par la grâce du Seigneur Jésus, il avait été pardonné.
L’autre homme déclara simplement qu’il était venu au Seigneur quand il était encore un enfant. Il avait ensuite mené une vie tranquille et paisible, pleine des joies que donne Christ.
On passa alors au vote, et à la surprise du narrateur, le résultat fut en faveur du second concurrent.
L’auteur apprit cette grande vérité que la grâce qui peut garder fidèle un homme pendant de longues années, au milieu de tout ce qui pourrait le faire sortir du droit chemin, est une chose beaucoup plus grande que la miséricorde qui blanchit les marques écarlates de désordres qui ont été confessés.
Une barrière au bord d’un précipice vaut mieux qu’un hôpital en bas. Prévenir vaut mieux que guérir.

D’après The Lord is near 1981

 

« Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures, un argent affiné dans le creuset de terre, coulé sept fois » Psaume 12. 6.

NE MODIFIER EN RIEN LA PAROLE DE DIEU

On raconte qu’un homme avait la plus grande difficulté à croire la Bible, au sujet de l’arche de Noé.
– Je n’ai pas la pensée de refuser de croire à ses dimensions, ou à sa construction, ou au nombre d‘animaux qu’elle contenait. Tout cela est concevable, et sans aucun doute, exact. Mais quand on me demande de croire que les Israélites l’ont transportée pendant quarante ans dans le désert, ma foi s’effondre.
Nous ferions de même si nous ne voyions pas que la Bible se réfère à deux arches différentes : en Genèse 6, à l’arche de Noé ; en Exode 25, à l’arche du témoignage !
Le cas le plus marquant d’inexactitude, en citant la Parole de Dieu, c’est Ève, en Genèse 3.
À la différence d’elle, nous ne devrions jamais rien en retrancher, rien y ajouter, et rien modifier. Ève ôta de la Parole de Dieu. Dieu avait dit : « Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ». Mais Ève omit le mot « librement », ce qui donnait l’impression que Dieu était moins généreux qu’Il ne l’est réellement » (Gen. 2. 16 ; Deut. 4. 2).
Elle ajouta à la Parole de Dieu. Dieu avait dit « Tu n’en mangeras pas » (Gen. 2. 17), mais Ève, en répondant à Satan, déclare que Dieu avait aussi dit, ce qu’Il n’avait pas dit : « Vous n’y toucherez point » (Gen. 3. 3 ; Prov. 30. 6).
De plus, elle modifia la Parole de Dieu. Dieu avait dit : « Au jour où tu en mangeras, tu mourras certainement », mais en citant les paroles d’avertissement, elle dit « de peur que vous ne mouriez » (2. 17 ; 3. 3), changeant une certitude absolue en une simple possibilité (Mat. 4. 4). Ainsi, elle cita mal les termes de la permission divine, ajouta à la défense, et amoindrit la punition.

D’après The Lord is near 1981

 

« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » 2 Corinthiens 8. 9.

LA GRÂCE ET LA GLOIRE DU SEIGNEUR JÉSUS

On a dit du Seigneur Jésus, avec raison, qu’Il était l’Homme le plus plein de grâce et accessible qui soit. Nous observons, dans sa Personne, une tendresse et une bonté jamais vues dans un homme ; et pourtant nous ressentons toujours qu’Il était un Étranger.
Comme cela était vrai : Il était ici-bas un Étranger, parce que l’homme, dans sa rébellion, avait usurpé sa place. Cependant, Il était toujours intimement proche de tous ceux dont la misère ou les besoins réclamaient son aide.
Tout à la fois la distance qu’Il gardait et l’intimité qu’Il exprimait étaient parfaites. Il faisait plus que de regarder simplement à la misère qui l’entourait. Il entrait en sympathie avec cette misère, Il y entrait avec une sympathie qui lui était propre.
Il faisait plus, également, que de refuser simplement la pollution qui était autour de Lui. Sa sainteté absolue Le protégeait du moindre contact avec cette pollution ou de sa souillure. Sa sainteté faisait de Lui un étranger absolu dans ce monde souillé. Sa grâce Le maintenait toujours actif dans un monde tellement misérable et affligé.
Le Seigneur Jésus était à la fois un Vainqueur, un Souffrant, et un Bienfaiteur. Quelles gloires morales brillent dans cet ensemble de titres !
Il a vaincu le monde, refusant toutes ses attractions et ses offres ; Il a souffert de sa part, témoignant pour Dieu contre le cours et l’esprit du monde ; Il l’a béni, en dispensant continuellement son amour et sa puissance, rendant le bien pour le mal. Les tentations du monde n’ont fait de Jésus qu’un Vainqueur ; sa pollution et son inimitié en ont fait un Souffrant, et ses misères, un Bienfaiteur.
Quelles gloires morales brillent là, toutes ensemble, en perfection !

D’après The Lord is near 1981

 

« As-tu considéré mon serviteur Job, qu’il n’y a sur la terre aucun homme comme lui, parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal ? » Job 1. 8.

LE FRUIT DE L’ÉPREUVE

Job était beaucoup plus remarquable qu’Achab, ou même Nebucadnetsar ou Salomon. Dieu témoigne que, comparé à tous les autres, Job les dépassait en justice, et que c’était un croyant que personne n’aurait eu le droit d’accuser de mal agir.
Cependant Job fut aussi abaissé, et souffrit sur la terre plus terriblement, à certains points de vue, que les autres. Et c’est Dieu qui donna à Satan la permission de l’affliger. Ses trois amis l’accusèrent à tort d‘avoir commis un grand péché, car ils ne pouvaient concevoir d’autres raisons pour une telle épreuve. Et Job était douloureusement perplexe. Quelle leçon pratique pour ceux qui ont un caractère droit et se confient pleinement dans leur justice personnelle.
Finalement, après les nombreuses plaintes amères de Job, Dieu lui parla, lui décrivant les nombreuses merveilles de sa création, absolument inexplicables pour l’homme. Et alors Job répondit : « Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu. C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » (42. 5 et 6). Maintenant il voyait, non pas sa propre conduite en comparaison avec les autres, mais la gloire de Dieu en contraste avec sa propre nature pécheresse. Il en résulta pour lui une plus grande bénédiction que tout ce qu’il avait connu jusqu’alors.
Apprenons à ne pas nous confier dans notre propre justice, mais à nous réjouir dans le Christ Jésus, « qui nous a été fait… de la part de Dieu… justice » (1 Cor. 1. 30).

D’après The Lord is near 1981

 

« Et Elkana, son mari, monta avec toute sa maison pour sacrifier à l’Éternel le sacrifice annuel et son vœu » 1 Samuel 1. 21.
« Et il (Samuel) se prosterna là, devant l’Éternel » 1 Samuel 1. 28.

ENSEIGNEMENT BÉNÉFIQUE DÈS L’ENFANCE

Ces versets jettent de la lumière sur le début de la vie d’un homme fidèle qui vécut pendant des temps difficiles. La mère de Samuel était une femme de prière, c’est pourquoi elle avait appelé son fils Samuel, ce qui signifie : demandé à Dieu. Samuel était encore un petit garçon quand sa mère l’emmena à la maison de Dieu à Silo. Son père avait l’habitude d’aller régulièrement à Silo, à la demeure de l’Éternel, et il n’y allait pas seul, mais avec toute sa famille. Cette habitude des parents de Samuel eut de l’influence sur sa croissance spirituelle.
Avons-nous aussi cette habitude, qui est en fait un privilège ? C’est un grand privilège pour des parents d’avoir cette habitude d’adorer avec leurs enfants.
Qu’il est précieux de voir que même le Seigneur Jésus avait l’habitude d’aller avec ses parents au temple.
« Mettez ces miennes paroles dans votre cœur et dans votre âme… et vous les enseignerez à vos fils, en leur en parlant, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras » (Deut. 11. 18 à 19). En Deutéronome 6, Dieu enseigne aux parents à inculquer ces paroles à leurs fils. Nous voyons donc comme cela est important aux yeux de Dieu.
Certains d’entre nous, qui se souviennent de cet enseignement de leur enfance, peuvent bien confirmer que nous en ressentions la bénédiction, même si nous ne comprenions pas toujours ce que nous entendions. L’atmosphère que nous respirions était saine et bénie.

D’après The Lord is near 1981

 

« Examinez-vous vous-mêmes, et voyez si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas à l’égard de vous-mêmes que Jésus Christ est en vous ? – à moins que ne soyez des réprouvés » 2 Corinthiens 13. 5.

FOI RÉELLE ?

Un médecin chrétien âgé affirmait qu’il se souvenait d’au moins cinquante cas, dans sa pratique, de malades désespérément graves, auxquels on avait attiré l’attention sur leur besoin du salut, et qui avaient dit s’être repentis de leurs péchés devant Dieu. À l’inverse de tout ce que l’on attendait, ils avaient recouvré la santé mais, à l’exception de trois d’entre eux, tous étaient retournés dans le monde. Ces conversions n’étaient donc apparemment pas authentiques. Craignant la mort, ces personnes avaient fait une profession de foi, mais leur cœur n’avait pas montré qu’ils étaient nés de nouveau.
Des soldats, sur le champ de bataille, qui ont vu la mort en face, ont fait des expériences semblables. On les a entendus prier et faire des promesses, mais combien sont-ils qui se soient vraiment repentis de leurs péchés ? Si certains parmi eux étaient décédés au combat, on aurait pu penser qu’ils étaient morts dans la foi. Mais si, après avoir échappé à la mort, ils ne montraient aucune preuve de la vie divine, nous craignons que leur conversion n’ait pas été réelle.
Dans la Bible, nous ne lisons qu’un seul cas de conversion véritable peu avant la mort, c’est celle du brigand sur la croix. Nous sommes encouragés par ce récit qui montre la grâce de Dieu. Néanmoins, aucune personne vivante ne devrait repousser à ses derniers moments l’acte de se mettre en règle avec Dieu. « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).

D’après The Lord is near 1981

 

« Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » 1 Jean 5. 5.

LE CHRÉTIEN ET LE MONDE

Il ne fait pas de doute que le monde, dans ce verset, signifie le système immense et complexe, social, politique et religieux, que l’homme a élevé pour lui-même au cours de l’histoire de l’humanité. Sa pensée de base, c’est le progrès, par l’éducation des gens, pour qu’ils surmontent leurs défaillances et leurs limites, mais tout cela sans Dieu.
Il y a, cependant, deux obstacles qu’aucun effort humain ne peut surmonter : premièrement, le fait de la mort, et deuxièmement le fait que le monde a mis à mort Christ, l’homme le plus pur et le plus noble qui ait jamais vécu, en le crucifiant honteusement.
Aussi longtemps que le monde existera, il deviendra de plus en plus évident que son avenir est ténébreux. La violence et la corruption s’accroissent. Les hommes de ce monde essaient d’échapper à cette peur en s’adonnant à des pratiques sataniques, prouvant seulement par cela que Satan est le prince et le dieu de ce monde.
Ce monde n’a connu qu’un seul Homme, Jésus Christ, le Seigneur venu du ciel, qui n’a jamais été aveuglé par la gloire et la splendeur terrestres. Il a rendu un témoignage fidèle de l’iniquité du monde. Il est resté fidèle à Dieu, même jusqu’à la mort de la croix, et ce faisant, Il a attiré et appelé ceux qui croient en Lui, hors du monde et vers Lui.
Avec Lui ils ont la victoire sur le monde. Ils ne sont plus trompés, effrayés, et aveuglés par les choses de ce monde. Leur amour pour Jésus Christ, leur Sauveur, les attire plus puissamment que l’influence du monde

D’après The Lord is near 1981

 

« Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte… celui qui craint n’est pas accompli dans l’amour » 1 Jean 4. 18.

L’AMOUR PARFAIT DE DIEU DISSIPE TOUTE CRAINTE

De nombreux croyants ont tendance à regarder en eux-mêmes pour trouver la paix, au lieu de se reposer sur le Seigneur Jésus et sur Son œuvre accomplie. À cause de leurs défaillances causées par le péché qui demeure encore en eux, ils perdent de vue le fait que la sécurité de leur salut dépend de Christ. Il en résulte cette crainte mentionnée dans le verset ci-dessus.
Que signifie alors « l’amour parfait » ?  Cela consiste dans le fait que Dieu a donné son Fils unique pour nous. Dès que nous voyons que Dieu nous aime parfaitement et à toujours, tout motif de crainte disparaît. Si la pensée d’un jugement à venir génère encore une crainte dans notre cœur, cela prouverait seulement que nous ne nous reposons pas réellement et totalement sur l’amour de Dieu. Son amour est aussi permanent que l’œuvre de la rédemption, il est aussi parfait que Dieu l’est Lui-même. Il a manifesté son amour envers nous alors que nous étions encore ses ennemis. Et maintenant, après que nous avons été réconciliés, son amour est rendu parfait en nous, au point même que nous nous aimions l’un l’autre.
Enfin, son amour est rendu parfait avec nous, de sorte que, même au jour du jugement, nous ayons de l’assurance envers Lui, puisque nous connaissons la grandeur de son amour. Il n’y a donc aucune raison de craindre, ni maintenant, ni pour l’avenir. Certains semblent croire que le doute et la crainte prouvent leur humilité, mais en réalité de tels sentiments amoindrissent l’amour de Dieu et la valeur de l’œuvre parfaite de Christ.

D’après The Lord is near 1981

 

« Car il commandera à ses anges à ton sujet, de te garder dans toutes tes voies » Psaume 91. 11.

LA PROTECTION DIVINE

C’était un enfant de Dieu, et il avait l’habitude, chaque matin, de s’agenouiller en se remettant à la grâce de Dieu. Non pas qu’il ait vu cela comme une nécessité urgente, car sa vie était sans aucun intérêt : il ne s’y passait rien. Il n’avait pas d’ennemis, et il était toujours prudent. Par habitude il remerciait le Seigneur chaque soir de l’avoir gardé pendant la journée, mais jusqu’à quel point il éprouvait vraiment de la reconnaissance, cela était difficile à dire.
Jusqu’à ce que, un jour, tout à coup, quelque chose survint, pour le faire sortir de cette ornière et lui faire ouvrir les yeux sur la réalité de la grâce journalière du Seigneur. Ce n’était pas quelque chose d’extraordinaire, c’était quelque chose de très simple qui aurait pu lui coûter la vie.
Il partait à son bureau comme d’habitude. La circulation était très intense, et les gens couraient partout en tous sens. Tout à coup, il dut s’arrêter. Il lui semblait que ses pieds refusaient d’avancer. Et à ce moment-là, quelque chose de lourd s’écrasa droit devant lui. C’était une cannette de bière, vide, qu’on avait employée sur un balcon pour arroser des fleurs. D’autres passants aussi le virent, et s’exclamèrent : Vous avez eu de la chance !
Bien qu’il ait été lui-même trop stupéfait pour dire une parole, il ressentit que traiter à la légère ce qui venait de se passer était inconvenant vis-à-vis de Dieu qui l’avait ainsi protégé.
Et depuis ce moment-là, ses prières et ses actions de grâce quotidiennes furent beaucoup plus sincères et ressenties.

D’après The Lord is near 1981

 

« Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous ; mais, dans l’assemblée, j’aime mieux prononcer cinq paroles avec mon intelligence, afin d’instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue » 1 Corinthiens 14. 18 et 19.

L’ORDRE DANS L’ASSEMBLÉE, QUANT AUX LANGUES

Dans les passages de ce jour, il nous est révélé que Paul parlait en langues plus que tous les Corinthiens, mais non pas dans l’assemblée ! Où, alors ?
Sans aucun doute qu’au cours de ses différents voyages missionnaires, il employait ce don pour faire connaître l’appel de Christ aux nombreuses personnes avec qui le Seigneur le mettait en contact, des gens avec leurs langues et dialectes différents.
Dans l’assemblée, cinq paroles qui pouvaient être comprises par les auditeurs, et qui les instruiraient dans les choses de Dieu, valaient mieux que dix mille paroles dans une langue étrangère qui ne pouvait pas être comprise par les personnes présentes. En fait, au lieu d’être instruits, les auditeurs risquaient de s’ennuyer et de se décourager par tous ces mots étranges qui n’avaient pas de sens pour eux.
Ceux qui, aujourd’hui, insistent beaucoup sur les langues, emploient les capacités qu’ils ont comme un genre d’adoration collective dans leur église où ils se rassemblent. C’est en opposition complète avec les directives de ce chapitre 14 de 1 Corinthiens.
Nous désirons insister sur le fait que, bien que le Saint Esprit opère de manière très diverse, il n’agit jamais en contradiction avec les directives spécifiques ou l’enseignement général de l’Écriture. Gardons bien cela en mémoire toutes les fois que des questions se posent au sujet d’habitudes dans l’assemblée.
Il est écrit dans la loi : « C’est en d’autres langues et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple ; et même ainsi, ils ne m’écouteront pas, dit le Seigneur. Ainsi les langues sont pour signe, non à ceux qui croient, mais aux incrédules » (1 Cor. 14. 21 et 22).
Nous voyons, dans les versets ci-dessus, que le don des langues a toujours été destiné à être un signe pour les personnes non converties.
Paul cite Ésaïe 28. 11 et 12 qui, s’adressant à Israël, leur dit que des personnes hors de leur peuple, seraient envoyées par Dieu pour leur parler, mais que le peuple, du moins, dans son ensemble, ne les écouterait pas. Ces étrangers parleraient « dans d’autres langues », ce qui rendait évident le jugement de Dieu sur son peuple terrestre.
Le passage de 1 Corinthiens 14. 18 et 19 montre que les langues ne devaient pas être employées dans l’assemblée. Le verset de ce jour précise de plus que ce don était donné essentiellement comme un signe aux incroyants. Les langues témoignaient, de la part de Dieu, de l’œuvre nouvelle qu’Il accomplissait. C’était aussi le moyen, en pratique, pour que les hommes entendent l’évangile dans leur propre langue.
Ceux qui, aujourd’hui, insistent beaucoup sur les langues, le font pour des croyants et au milieu d’eux, comme une espèce de preuve qu’ils ont ce qu’ils appellent une seconde bénédiction. Ils ne l’emploient jamais pour prêcher l’évangile à des incrédules, comment le pourraient-ils ? Ce ne sont que des balbutiements incompréhensibles !
Leurs pratiques sont, en fait, complètement opposées à l’enseignement clair de l’Écriture.

D’après The Lord is near 1981

 

« Quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité » Jean 16. 13.

COMMENT LIRE LA BIBLE

Dans son Histoire de la Réforme, J-H Merle d’Aubigné rapporte comment Spalatin, le chapelain de Frédéric le Sage, l’ami de Luther, demanda un jour au Réformateur comment il fallait lire l’Écriture de la manière la plus profitable.
La réponse de Luther fut : jusqu’ici, mon cher Spalatin, vous m’avez questionné principalement sur des sujets qui sont de ma compétence. Toutefois, vous enseigner comment lire l’Écriture, cela est au-dessus de mes moyens. Mais je ne refuserai pas de vous dire comment je le fais moi-même.
Tout d’abord, personne ne peut étudier la Bible en se reposant seulement sur sa capacité de raisonnement. En conséquence, nous devons commencer par prier.
Demandez au Seigneur que, dans sa grande bonté, Il puisse vous donner de bien comprendre sa Parole. Le seul qui soit vraiment capable d’interpréter la Parole de Dieu, c’est son Auteur Lui-même, comme Il l’a dit : « Ils seront tous enseignés de Dieu » (Jean 6. 45).
Ne mettez pas un espoir quelconque dans vos efforts, dans votre raison. Confiez-vous entièrement dans le Seigneur et dans l’influence du Saint Esprit. C’est là mon expérience et je vous conseille de vous confier aussi en cela.
On pose aussi aujourd’hui la même question. Nous ne pouvons pas donner une meilleure réponse que cet excellent avis du réformateur. Cela apporte également de la lumière sur Luther et son attitude personnelle devant la Parole de Dieu.
Combien souvent nous ouvrons notre Bible sans avoir auparavant élevé notre cœur à Dieu ! Malgré les nombreux écrits d’hommes pieux, nous sommes encore entièrement dépendants du Saint Esprit pour comprendre la Parole de Dieu dans toute sa profondeur.

D’après The Lord is near 1981

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