BERACA 17 : LES CONFIDENTS DE DIEU

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BERACA 17 : LES CONFIDENTS DE DIEU

 

Plusieurs hommes, au cours des âges, ont connu une relation intime avec Dieu ; des femmes aussi. Ce qui caractérisa nombre d’entre eux fut que Dieu leur révéla « l’avenir » (Héb. 11. 20). Nous poursuivons ce qui regarde Jacob. Lorsqu’il était encore chez son oncle Laban, l’Éternel lui avait parlé par ces mots : « Je suis le Dieu de Béthel, où tu oignis une stèle, où tu me fis un vœu. Maintenant, lève-toi, sors de ce pays, et retourne au pays de ta parenté » (Gen. 31. 13). Il avait obéi et, arrivé au terme d’un long voyage, il passa une nuit entière en lutte avec Dieu.
L’Esprit Saint, par le prophète Osée, apporte de la clarté sur ce qui s’est passé : « Par sa force », Jacob « lutta avec Dieu ». C’est le premier acte de la lutte, mais voici le second : « Oui », ajoute le prophète, « il lutta avec l’Ange et prévalut : il pleura et le supplia » (Osée 12. 4 et 5). Cette foi qu’il manifeste, Dieu la reconnaît comme une victoire sur Lui et sur les hommes. Jusque-là, Jacob, malgré son habileté, avait toujours été vaincu par les hommes. Ésaü l’avait épouvanté, et son oncle l’avait asservi. Il venait d’être vaincu par l’ange qui l’avait touché. Et maintenant Jacob était enfin vainqueur ! L’ange lui dit : « Quel est ton nom ? » Il est appelé à le prononcer lui-même, ce nom de Jacob. Son nom, c’est lui, celui qui prend à l’autre ! Son nom, c’est toute son histoire. Désormais il aura un autre nom : Israël, vainqueur ou prince de Dieu ! Son premier nom exprimait ce qu’il était en lui-même et vis-à-vis des hommes. Son nouveau nom exprime sa relation vis-à-vis de Dieu…. « La force de l’homme calculateur disparaît pour laisser la place à la puissance infinie de la foi » (H. R.). Jacob s’établit à Sichem mais il est confronté aux hommes du monde. Était-il à sa place là ? – lui qui avait vécu avec son père Isaac comme un étranger sur la terre déjà promise à Abraham. Étranger aussi, il l’avait été, chez son oncle Laban, et malgré cela Dieu l’avait béni. Parti seul il était revenu avec deux femmes, douze enfants, des serviteurs, des servantes et des troupeaux.
À Sichem, sa fille est déshonorée, et deux de ses fils agissent avec violence. Dieu ne le leur demandait pas, ils ont agi par la chair. Abraham avait reçu la révélation que Dieu patienterait encore quatre cents ans envers les nations qui occupaient le territoire promis à sa descendance (voir Gen. 15. 16). Siméon et Lévi, trompant le peuple dont le prince voulait leur sœur pour femme, prennent l’épée et tuent des hommes qu’ils ont privés du moyen de se défendre ! C’était une action abominable, une infamie bien pire que « l’infamie » de Sichem (ch. 34. 7). Par leurs actions, ils foulaient aux pieds le nom du Dieu de leur père, un « Dieu, miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère et grand en bonté » (Ex. 34. 6). Jacob, avant de mourir, le dira : « Siméon et Lévi sont frères. Leurs glaives ont été des instruments de violence. Mon âme, n’entre pas dans leur conseil secret ; ma gloire, ne t’unis pas à leur assemblée ! Car dans leur colère ils ont tué des hommes, et pour leur plaisir ils ont coupé les jarrets du taureau. Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! » (Gen 49. 5 à 7). Ces expériences douloureuses amènent certainement Jacob à réfléchir, et à un réveil spirituel. « Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel, et habite là, et fais-y un autel au Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü, ton frère » (Gen. 35. 1). Jacob prépare sa famille, leurs vêtements sont changés, leurs cœurs purifiés, les dieux étrangers sont ôtés. Les consignes sont données et exécutées : « Nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel, et je ferai là un autel à Dieu, qui m’a répondu au jour de ma détresse, et qui a été avec moi » (v. 3).
À Béthel, qui signifie « maison de Dieu », l’appréciation de Jacob pour Dieu augmente et il appelle le « lieu : El-Béthel » – Dieu de la maison de Dieu. Jacob devient un adorateur. Longtemps après, le roi David exprimera cette béatitude : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! » (Ps. 122. 1). Et pour nous, quel est le degré d’appréciation de l’heure du culte rendu au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ ? Quel prix a pour nos cœurs le mémorial de la mort de notre bien-aimé Sauveur ? À Béthel, Jacob reçoit une bénédiction renouvelée et la confirmation de son nouveau nom. Mais le déroulement de sa vie continue et de nouvelles épreuves l’attendent : Rachel, l’épouse tant aimée, meurt en donnant naissance à son deuxième fils ; ensuite Joseph, « qu’Israël aimait plus que tous ses fils » est considéré comme mort, car ses frères l’ont vendu pour être esclave en Égypte, et ont fait croire à leur père qu’il avait été dévoré par une mauvaise bête.
Les années s’écouleront dans la tristesse pour cet homme sur qui Dieu veille jour après jour. Or, un jour, quand la famine oblige les frères de Joseph à descendre en Égypte pour chercher du pain, ils sont en face de celui qu’ils ont vendu. Benjamin, le fils de la droite d’Israël, sera réclamé. Nouvelle épreuve pour un père qui a déjà perdu un fils qu’il affectionnait au-dessus de tout. Au terme d’un long processus, Joseph se révèle à ses frères qui, de retour vers leur père, lui avouent tout. Alors « Israël dit : C’est assez ! Joseph mon fils vit encore ; j’irai, et je le verrai avant que je meure ». Il fallait descendre en Égypte ! Une fois encore, devant cette nouvelle épreuve, « Dieu parla à Israël dans les visions de la nuit, et il dit : Jacob ! Jacob ! Et il dit : Me voici. Et il dit : Moi, je suis Dieu, le Dieu de ton père : ne crains pas de descendre en Égypte » (Gen. 46. 2). La vie de Jacob se termine en pleine lumière, et en témoignage rendu à la bonté de Dieu. Amené comme un prince de Dieu devant le roi d’Égypte, « Jacob bénit le Pharaon » (ch. 47. 7).
Le terme de sa course approchant, Jacob bénit les fils de Joseph, tout en rappelant la grandeur et la bonté de Dieu. Comme il le dit : « le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’Ange qui m’a délivré de tout mal » (48. 15). Affaibli physiquement, son âme renouvelée, il « appela ses fils, et dit : Assemblez-vous, et je vous ferai savoir ce qui vous arrivera à la fin des jours ». En qualité de prophète, il parle de la part de Dieu et voit jusqu’à l’avènement de Christ : « jusqu’à ce que Shilo vienne » (ch. 49. 1 à 10). « Par la foi, Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph et adora, appuyé sur le bout de son bâton » (Héb. 11. 21). « À celui qui nous aime, – à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

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