TRADUCTION DE FEUILLETS (43)
« Si un arbre tombe, vers le midi ou vers le nord, à l’endroit où l’arbre sera tombé, là il sera » Ecclésiaste 11. 3.
ANNEAUX DE CROISSANCE
En marchant dans la forêt, je vois un immense pin tombé sur le sol. On peut clairement distinguer les cernes annuels. Je me demande quel âge avait cet arbre. Je commence à compter soigneusement. J’ai atteint 100 à mi-parcours. Il y a certainement 100 autres anneaux de plus. Cet arbre avait plus de 200 ans ! D’après la largeur des anneaux, on peut voir facilement quand il a eu de bonnes années et quand il n’a pu mettre que peu de bois neuf. Finalement, il a été abattu et maintenant il repose là.
Involontairement, je dois penser à nous, les humains. Certains deviennent très vieux. Ils ont beaucoup « d’anneaux de croissance ». Toutes ces années ne se ressemblent pas. Tous ont eu de bons moments et des moments difficiles dans leur vie. Mais finalement vient la mort. Comme l’arbre abattu reste sur place, l‘avenir de l’homme est fixé à la mort – que sa vie ait été courte ou longue, triste ou heureuse.
Ce qui importe, c’est le fait que nous nous soyons convertis à Dieu pendant notre vie. Pourquoi cela ? Parce que tout ce que nous avons fait n’était pas toujours bon et juste. Nous avons souvent mal agi, c’est-à-dire péché. Et Dieu ne peut pas ignorer le péché. Mais Il nous appelle : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31). Ceux qui, de leur vivant, croient au Rédempteur, entreront un jour dans la gloire radieuse du ciel. Ceux qui ne se seront pas repentis de leurs péchés, et n’auront pas accepté Jésus Christ comme leur Sauveur, devront Le rencontrer comme le Juge divin, et il n’y aura plus d’espoir pour eux.
D’après Näher zu Dir 2023
« Vous dites : La voie du Seigneur n’est pas réglée. Écoutez donc, maison d’Israël. Ma voie n’est-elle pas réglée ? Ne sont-ce pas vos voies qui ne sont pas réglées ? » Ézéchiel 18. 25.
Tout comme aujourd’hui, ainsi, dans les temps de l’Ancien Testament, les hommes pécheurs et ignorants mettaient Dieu en question quant au fondement de Ses voies. Dans leur aveuglement ils ne percevaient pas Sa justice infaillible concernant le péché et Sa patience pleine de miséricorde pardonnant ceux qui se repentaient de leurs mauvaises voies.
Le principe suprême, que Dieu ne trouve aucun plaisir dans la mort du méchant, doit être rappelé en mémoire si nous voulons comprendre les voies de Dieu envers les hommes. Il est un Dieu juste, mais il est aussi un Sauveur.
L’une des questions que Dieu a posées à Job, après que celui-ci ait essayé en vain d’expliquer les jugements de Dieu, fut : « Veux-tu donc anéantir mon jugement ? Me démontreras-tu inique afin de te justifier ? » (Job 40. 3). Et lorsqu’Il était sur la terre, le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, répondit à une question insensée : « Ne m’est-il pas permis de faire ce que je veux de ce qui m’appartient ? Ton œil est-il méchant, parce que moi je suis bon ? » (Mat. 20. 15).
Ainsi, que tout lecteur se souvienne et n’oublie jamais : « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).
Il n’y a absolument aucune inconséquence dans la manière d’agir de Dieu avec chacun, selon sa justice absolue, mais aussi sa grâce infinie.
D’après The Lord is near 1980
« Suis-je un Dieu de près, dit l’Éternel, et non un Dieu de loin ? Un homme se cachera-t-il dans quelque cachette où je ne le voie pas ? » Jérémie 23. 23 et 24.
DIEU VOIT TOUT
Toute personne non sauvée est comme celui qui jouerait à cache-cache avec Dieu. Il est loin de Dieu, la Fontaine de la vie, et chemine sans avoir un but réel dans sa vie. Cela est vu clairement après la chute d’Adam dans le péché. Quand Dieu a appelé : Où es-tu ? Adam a répondu : J’ai eu peur.
Quelle était la raison de cette peur ? Adam était conscient du péché qu’il avait commis ! Et toujours, depuis lors, l’homme, séparé de Dieu par le péché, est rempli de frayeur, et essaie de se cacher de devant un Dieu omniscient. Mais le Seigneur dit que personne ne peut se cacher de devant Dieu. Tous ceux qui croient que personne ne les voit et qui commettent des actes immoraux devraient se souvenir de cela. Il est écrit : « Il n’existe aucune créature qui soit cachée devant lui (Dieu), mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire » (Héb. 4. 13). Vérité bien solennelle !
De même que Dieu appela Adam, Il appelle encore « Où es-tu ? ». Essayez-vous encore d’échapper à son appel dans une cachette vaine ? Vous pouvez être capable de cacher votre péché secret à votre père et à votre mère, à votre mari ou votre femme, mais souvenez-vous qu’il n’y a pas d’endroit où Dieu ne vous voie pas. Renoncez à votre jeu dangereux qui ne vous mènera qu’à la condamnation éternelle. Confessez vos péchés et repentez-vous, et vous trouverez que Dieu est prêt à vous pardonner et à vous donner la paix et le repos de la conscience.
D’après The Lord is near 1980
« Mais plutôt toi, créature humaine, qui es-tu donc, pour contester contre Dieu ? La chose formée dira-t-elle à celui qui l’a formée : Pourquoi m’as-tu faite ainsi ? » Romains 9. 20.
COMMENT CONNAÎTRE DIEU ?
Beaucoup de gens se font une fausse idée au sujet de Dieu, pensant qu’Il est bon et aimable en toutes circonstances. Cela les aide à ignorer leur mauvaise conscience. Abraham, un croyant de l’Ancien Testament, parlait autrement. Il savait que Dieu, le Créateur des cieux et de la terre, est aussi le Juge de toute la terre. Il avait raison. Dieu a la plus haute puissance et l’autorité finale sur toutes choses de la terre. Il se sert de Sa puissance avec une justice parfaite. Il punit le mal. Il connaît Ses ennemis et Il rend à chacun ce qu’il a semé.
La question se pose maintenant de savoir si nous avons le droit de juger de la manière dont Dieu dirige nos affaires. Sommes-nous capables de comprendre les mystères profonds des jugements de Dieu ? Pouvons-nous expliquer pourquoi des enfants doivent souffrir des fautes de leurs parents coupables ? Bien des personnes sont choquées par cela, parce qu’elles en connaissent peu au sujet de Dieu. En réalité, c’est de l’orgueil et de l’arrogance de critiquer le Créateur et le Soutien de l’univers.
Mais la question demeure : Comment pouvons-nous connaître Dieu ? La réponse, c’est : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, Lui, l’a fait connaître ». (Jean 1. 18). Il n’y a pas de véritable connaissance de Dieu, pour vous ni pour moi, en dehors du Fils de Dieu, que le Père a envoyé dans le monde pour notre salut éternel.
D’après The Lord is near 1980
« Marcher d’une manière digne de Dieu qui vous appelle à son propre royaume et à sa propre gloire » 1 Thessaloniciens 2. 12.
CONDUISONS-NOUS COMME LES ENFANTS DE NOTRE PÈRE CÉLESTE
Il y a quelques années, le fils d’un homme de naissance noble partait dans les champs avec les employés de son père. Tout en marchant il leur racontait toutes sortes de plaisanteries et d’histoires drôles qui les faisait rire. Son père, qui était à cheval, en entendant cela, se rapprocha de la carriole et dit à voix haute : Mon fils, ne sais-tu pas qui tu es ?
De la même manière, on voudrait quelquefois demander à un croyant qui parle comme le monde : Avez-vous oublié qui vous êtes ? L’homme s’est éloigné de Dieu. Les conséquences en sont démoralisantes et balaient toutes les retenues que des siècles d’efforts humains avaient essayé d’ériger. Une vague d’immoralité honteuse déferle sur les pays dits chrétiens, menaçant même les vrais croyants. Cette pollution et cette démoralisation ne s’arrêtent pas devant la porte de nos maisons – elles affectent aussi nos enfants.
Comment pouvons-nous arrêter cette vague de mal ? Comment pouvons-nous maintenir, dans nos foyers, une atmosphère noble, pure et céleste ? « Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants » (Éph. 5. 1). Nous devons aimer ce qui est bien et haïr ce qui est mal. Nous devons en faire notre attitude quotidienne en refusant beaucoup d’habitudes et de pratiques que nous avions acceptées comme étant innocentes. Mais cela n’est pas suffisant. Nous devons trouver notre joie dans les choses célestes. Jouissons journellement des choses de Dieu.
D’après The Lord is near 1980
« Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par ce sacrifice il a reçu le témoignage d’être juste » Héb. 11. 4.
DIEU NE JUGE PAS COMME L’HOMME
La manière dont Dieu commente cet épisode en a étonné beaucoup. Caïn était un paysan, un homme qui travaillait dur et qui apporta à Dieu quelque chose, le fruit d’un dur labeur. En donnant ainsi à Dieu quelque chose de ses gains, il serait considéré par beaucoup aujourd’hui comme un homme pieux. Les gens font de même : ils donnent pour des œuvres de charité, pour des missions, pour des organisations sociales. Le monde prend note de leur libéralité.
Mais pourquoi le sacrifice d’Abel était-il meilleur que celui de Caïn ? En choisissant son offrande, Caïn ne tenait aucun compte du fait que Dieu avait maudit la terre à cause du péché d’Adam et Ève. Caïn pensait sincèrement que Dieu devrait accepter le fruit d’une terre maudite. Abel, d’autre part, reconnaissait qu’il méritait la mort à cause du péché. Nous savons cela par le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux. Un animal de son troupeau, type du sacrifice de Christ, fut tué par Abel comme un substitut pour lui.
Les hommes qui cherchent à se tenir devant Dieu en se reposant sur les œuvres qu’ils font, sont des propre-justes et des aveugles. L’offrande de Caïn était selon sa propre volonté. Ce n’était pas un homme méchant dans le sens où beaucoup pensent à la méchanceté, car il reconnaissait Dieu et Lui apportait une offrande.
La religion de Caïn est commune aujourd’hui. Le sacrifice d’Abel est cependant le sacrifice le plus excellent, qui seul peut rendre l’homme juste devant Dieu.
D’après The Lord is near 1980
« Quel profit y a-t-il, mes frères, si quelqu’un dit qu’il a la foi, et qu’il n’ait pas d’œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? » Jacques 2. 14.
L’opposition entre l’épître aux Romains et celle de Jacques n’est qu’apparente.
L’épître aux Romains et l’épître de Jacques ne se contredisent pas, mais se complètent.
À un lecteur superficiel, l’épître de Jacques peut sembler être en contradiction avec l’épître aux Romains. Jacques insiste sur les œuvres, alors que Romains affirme que le salut est par la foi seule. Il n’est pas possible que la Bible contienne deux doctrines qui se contredisent, car ce n’est pas selon l’Esprit de Dieu. Jacques ne cherche certainement pas à parler contre Paul : Dieu n’est pas l’auteur de la confusion.
Ce sur quoi Jacques insiste, c’est l’absence de valeur de paroles des lèvres ou de confession extérieure sans qu’elles soient justifiées par des œuvres. La valeur de la confession de quelqu’un n’est pas déterminée par l’orthodoxie de son credo, mais par la réalité de sa vie et de ses œuvres. Mais cela ne diminue en rien la valeur d’un sain enseignement.
Dieu ne serait pas en harmonie avec sa sainteté et sa justice s’Il acceptait les hommes à cause de la valeur de la croix de Christ, alors que leurs paroles ne sont qu’un assentiment mental et une simple confession des lèvres. Autrement dit, la mort de Christ ne profitera à personne si, dans son cœur et sa conscience, il ne reconnaît pas qu’il est un pécheur et qu’il a besoin d’un Sauveur.
Être profondément conscient de cela changera le cœur aussi bien que tout le cours de la vie d’une personne. C’est sur cela que Jacques insiste, afin que les gens ne se fassent pas d’illusions sur une profession de foi vide de sens.
D’après The Lord is near 1980
« Je marche dans le chemin de la justice, au milieu des sentiers de juste jugement, pour faire hériter les biens réels à ceux qui m’aiment, et pour remplir leurs trésors » Proverbes 8. 20 et 21.
LA VRAIE PRUDENCE
C’est la sagesse divine qui parle ici. Ceux qui la connaissent (en fait, la sagesse, c’est Christ Lui-même) n’aimeraient-ils pas marcher dans ces sentiers et hériter de ces biens réels ? Il y a des dangers d’un côté comme de l’autre, et une course « au milieu des sentiers de juste jugement » est la plus sûre. La confiance en soi-même, qui est bien un faux ami, nous poussera à mépriser cette position de sécurité. De nombreuses âmes sont tombées dans le chemin, ayant cessé depuis longtemps de prier ainsi : « Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi » (Ps. 16. 1).
Il n’y a pas longtemps, un homme fortuné qui vivait dans les Alpes était à la recherche d’un bon chauffeur. Trois hommes intéressés par cet emploi furent invités à se présenter ensemble pour être questionnés. Dans la montagne, de nombreuses routes frôlent des précipices. Il fallait donc s’assurer qu’un chauffeur conduise très prudemment.
– À quelle distance du bord de la route pouvez-vous conduire en restant prudent ? fut-il demandé au premier postulant. À la largeur d’une main, répondit le premier. Et vous, à quelle distance du bord pouvez-vous conduire sans risques ? fut demandé au deuxième. À un peu plus d’un demi-mètre. La même question fut posée au troisième. Sa réponse : Aussi loin que possible. – Eh bien, c’est vous qu’il me faut.
De la même manière, lequel d’entre nous notre Maître céleste pourra-t-Il le mieux employer à son service ? – Ce sera celui qui a appris à se tenir aussi loin du mal que possible. Évitons de nous confier en nous-même, et attachons-nous au Seigneur, en marchant dans les sentiers de justice qui nous sont montrés dans Sa Parole.
D’après The Lord is near 1980
« De même, vous aussi, extérieurement vous paraissez justes aux hommes, mais intérieurement vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité » Mat. 23. 28.
PAS DE « FAIRE SEMBLANT »
Un artiste de renom exprima sa profonde conviction dans une formule qu’il grava sur une montre en or : « Soyez plus que ce que vous paraissez être ». Cet homme avait largement contribué dans les domaines de l’art. Cette formule gravée était la règle qui gouvernait sa vie et son œuvre.
Soyez plus que ce que vous paraissez être ! Beaucoup d’hypocrisie, de manque de sincérité, beaucoup de folie et de vanité disparaîtraient si nous gravions ce mot sur les tablettes de notre cœur. Nos relations les uns avec les autres seraient moins affectées, plus naturelles, plus transparentes, plus proches de notre Modèle, Christ. Ne ressentons-nous pas trop souvent, en nous-même, un écart entre ce que nous prétendons être et ce que nous sommes vraiment ? Il y a certainement beaucoup de prétentions vides de réalité dans les choses spirituelles.
Quand le Seigneur Jésus était sur la terre, Il a souvent mis au jour et condamné une telle hypocrisie dénuée de réalité. Le sermon sur la montagne, et Matthieu 23 en sont l’illustration. Quiconque a l’esprit ouvert et le cœur sensible à la vérité divine doit admettre qu’un grand nombre des reproches sévères que le Seigneur Jésus faisait aux pharisiens pourrait lui être adressé également et que, s’il en tenait compte, beaucoup d’obstacles à sa croissance spirituelle seraient ôtés.
Courbons-nous devant les reproches et les avertissements de la Parole de Dieu, faisons des sentiers droits à nos pieds. La prétention – le faire-semblant – est abominable aux yeux de Dieu. La droiture et la transparence sont des vertus chrétiennes sans prix.
D’après The Lord is near 1980
« Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit est injuste aussi dans ce qui est grand » Luc 16. 10.
FIDÈLES DANS LES PETITES CHOSES
Les minutes qui s’ajoutent forment un jour. Une longue série de pas mène loin. Ainsi, notre vie est constituée d’une multitude de petites choses. Notre Seigneur les appelle même « très petites », bien que, dans notre esprit, elles prennent de grandes proportions. Quoi qu’il en soit, toute pensée, toute parole, toute action a contribué à nous faire ce que nous sommes aujourd’hui.
– Que nous enseigne donc le Seigneur dans ce verset de la parabole de l’économe prudent ? Il voudrait que nous fassions attention à être fidèles dans les petites choses. Il désire que nous nous comportions comme ses économes. Tout en se référant au dieu des richesses, l’argent, Il applique l’enseignement à beaucoup de choses moindres, des habitudes, des coutumes, et des tendances personnelles. En voici quelques-unes de ces choses à observer : la promptitude, l’habitude d’être toujours à l’heure dite, l’ordre : mettre les choses à leur place ; identifier les priorités dans la vie ; la courtoisie, rendant l’honneur à qui de droit, sans flatter ; la responsabilité de payer ce que nous devons au moment fixé ; la bonne tenue et la netteté dans notre apparence extérieure, en évitant la tendance courante à traîner ses savates ; l’économie, en évitant le gaspillage et en employant nos ressources à aider les autres ; l’amabilité, le fait de tenir compte des sentiments et des besoins des autres. Dans toutes ces choses et beaucoup d’autres, nous devrions chercher à plaire au Seigneur et à Lui être fidèles.
D’après The Lord is near 1980
« Ne recule pas la borne ancienne, et n’entre pas dans les champs des orphelins ; car leur rédempteur est fort, il prendra en main leur cause contre toi » Proverbes 23. 10 et 11.
GARDER L’ENSEIGNEMENT QUE NOUS AVONS REÇU
Ceci, évidemment, est l’un de ces passages des Proverbes qui a une signification plus profonde que ce qu’on voit en surface, en particulier pour nous, dans le temps du Nouveau Testament.
Que sont les bornes ? Quand et par qui ont-elles été posées ? Donner une autre réponse à ces questions que de nous référer aux apôtres serait nous amener dans le traditionalisme, contre lequel l’apôtre nous met en garde en Colossiens 2. Nous désirons estimer les hommes de Dieu dont Il s’est servi pour nous enseigner des vérités précieuses, spécialement nos anciens dans le Seigneur. Mais la vérité qu’ils nous ont enseignée doit être celle qui était dès le commencement, protégée par la borne ancienne. Le deuxième verset nous montre les sentiments de Dieu quand des hommes s’élèvent du milieu de son peuple, et, selon 1 Pierre 5. 3 « dominent sur des héritages » plutôt que d’être des modèles pour le troupeau. Par leur enseignement et leur conduite, ils enfreignent les anciennes bornes de la Parole, cherchant à attirer les hommes après eux. Même l’homme le plus doué parmi les enfants de Dieu n’a pas le droit de dominer sur la conscience du croyant le plus simple. L’apôtre Paul en est un bon exemple pour nous. Par son ministère il cherchait toujours à atteindre les consciences des croyants et à les amener dans une communion plus étroite avec le Seigneur Jésus.
Puisse le Seigneur nous garder dans la communion avec la vérité et les uns avec les autres, avec simplicité et sans affectation.
D’après The Lord is near 1980
« Ne manque pas de corriger le jeune garçon ; quand tu l’auras frappé avec la baguette, il n’en mourra pas. Tu le frapperas avec la baguette, mais tu délivreras son âme du shéol » Proverbes 23. 13 et 14.
COMMENT ÉLEVER NOS ENFANTS AUJOURD’HUI ?
Voici la réponse de Dieu à la question si souvent posée : Devons-nous discipliner nos enfants de manière aussi stricte ou aussi douce que possible ? D’autres passages de l’Écriture, bien sûr, montrent clairement que nous devons veiller à ne pas décourager nos enfants ni les rendre amers.
Mais dire que d’employer littéralement « la verge » est vieux jeu et faux, cela montrerait que nous nous considérons comme étant plus sages que Dieu qui la recommande.
Le but dernier que les parents chrétiens doivent avoir devant eux n’est pas d’élever leurs enfants à être conformes et respectables dans la société humaine, mais qu’ils aient le salut éternel de leur âme. La crainte de Dieu et l’obéissance à sa Parole ne sont pas innées dans le cœur de l’enfant. Il doit apprendre ces choses tout d’abord de ses parents, par l’exemple, l’enseignement, et la correction nécessaire. Ce ne sont pas les réunions, l’école du dimanche ou les camps bibliques qui peuvent remplacer des parents pieux et exercés.
Dans la suite de ce chapitre, nous trouvons que le père qui a accepté le conseil divin s’adresse ensuite à son fils, l’encourageant à accepter la sagesse de la part de son père. Malheureusement, beaucoup d’enfants n’ont pas un père qui puisse faire cela, mais Dieu veille sur eux avec une grâce et un soin particuliers : Il est le Père des orphelins (Ps. 68. 5) et Il veillera à ce que des soins leur soient apportés par d’autres moyens.
Que le niveau général de piété, parmi les enfants de Dieu, serait plus élevé si ces principes intemporels et inaltérables étaient suivis, plutôt que les méthodes humaines modernes de relâchement.
D’après The Lord is near 1980
« Et il arriva, lorsque Isaac fut vieux et que ses yeux furent affaiblis de manière à ne plus voir, qu’il appela Esaü, son fils aîné, et lui dit : Mon fils ! Et il lui dit : Me voici. Et il dit : Tu vois que je suis vieux ; je ne sais pas le jour de ma mort. Et maintenant, je te prie, prends tes armes, ton carquois et ton arc, et sors dans les champs, et prends-moi du gibier ; et apprête-moi un mets savoureux comme j’aime, et apporte-le-moi, et j’en mangerai, afin que mon âme te bénisse avant que je meure » Genèse 27. 1 à 4.
L’UNITÉ ET LA CONFIANCE DANS LA FAMILLE
Isaac était un homme très fortuné. Il n’avait jamais enduré les mêmes peines que son père. Il était ce qu’on appellerait un brave homme. Il avait glissé dans des habitudes de luxe et d’habitudes égocentristes. « Un mets savoureux comme j’aime », ce sont des paroles absolument indignes d’un chrétien. De la même manière qu’avec Noé, la chute du fils d’Isaac était largement due au manque de retenue de son père.
Mais ce n’était pas les seuls problèmes dans la maison d’Isaac. Comme il est infiniment triste de voir Rebecca s’arrangeant délibérément pour tromper son mari. En Genèse 24 elle avait quitté sa maison et sa parenté, et tout ce qu’elle avait, pour traverser les sables du désert afin de devenir l’épouse du fils unique et bien-aimé d’Abraham, qui était l’héritier de toutes choses. Notre cœur tressaille en voyant celle qui aimait tellement celui qu’elle n’avait pas encore vu mais qui ne lui était pas inconnu. Elle était devenue une si belle image de l’Église de Christ en relation avec son Seigneur. Mais maintenant son amour s’est refroidi. Elle et Isaac ont chacun leur enfant préféré, et l’épouse profite délibérément de la cécité de son mari pour le tromper.
Que cela est loin de ce que devrait être le foyer d’un homme de Dieu ! Nous non plus ne pouvons pas nous attendre à la bénédiction de Dieu sur notre foyer si le mari et sa femme ne sont pas unis. Et les enfants sont donnés pour être un lien dans le foyer, pour cimenter ces relations, données par Dieu, qui font que mari et femme sont un. Ces enfants ne peuvent pas devenir des préférés, et ainsi diviser la famille, sans que cela apporte de la peine et de la honte à tous.
D’après The Lord is near 1980
« Celui qui sème chichement moissonnera aussi chichement, et celui qui sème largement moissonnera aussi largement » 2 Corinthiens 9. 6.
LE SEIGNEUR N’EST JAMAIS NOTRE DÉBITEUR
Un frère était au chômage depuis longtemps, à l’époque où les indemnités de chômage étaient très faibles. Un dimanche il se sentit poussé à aller visiter une assemblée pas très éloignée. Alors qu’il comptait son argent pour son billet de train, sa femme lui dit : Voici un billet de cinq dollars. Nous en avons vraiment besoin pour les dépenses de la famille de la semaine prochaine. Mais prends-le. On ne sait jamais ce qui peut arriver.
Lorsque ce frère fut dans la réunion, il se sentit bien embarrassé en s’apercevant qu’il n’avait rien pris pour mettre dans la collecte. Alors que la bourse passait de l’un à l’autre, il entendit une voix intérieure lui dire : Tu as toujours les cinq dollars de ton épouse – puis une autre voix – Oui, mais tu en as besoin pour acheter les provisions pour la semaine prochaine. Quand la bourse arriva à lui, il surmonta son hésitation et y mit le billet de cinq dollars. Il se sentait vraiment heureux, car il avait mis sa confiance dans le Seigneur.
En rentrant à la maison, il ne parla pas de cela à sa femme, craignant de lui causer beaucoup d’anxiété. Le lendemain il alla se promener en ville. Quand il rentra, il vit sa femme se tenant sur le pas de la porte, le visage radieux. Elle lui montra un chèque de dix dollar arrivé le matin. Il va sans dire que le mari ne put pas se retenir de lui dire comment cela s’était passé la veille à la réunion.
Puissions-nous être assez simples pour donner avec joie et plaire au Seigneur. Il ne nous décevra jamais en restant notre débiteur.
D’après The Lord is near 1980
« Ils furent tous remplis de l’Esprit Saint et commencèrent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer » Actes 2. 4.
« À chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de ce qui est utile… à un autre encore diverses sortes de langues ; et à un autre l’interprétation des langues. Mais le seul et même Esprit opère tout cela, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît » 1 Corinthiens 12. 7 à 11.
« Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je n’aie pas l’amour, … l’amour ne périt jamais. Or, y a-t-il des prophéties ? elles auront leur fin. Y a-t-il des langues ? elles cesseront. Y a-t-il de la connaissance ? elle aura sa fin ». 1 Corinthiens 13. 1 et 8.
LE PARLER EN LANGUES
En Actes 2. 1 à 13, nous avons la première mention dans l’Écriture du parler en langues. Comme accomplissement des promesses de Jean 14. 16 et 17 et Actes 1. 2 à 5, le Saint Esprit vint, à la Pentecôte, pour habiter dans le petit groupe de croyants qui attendaient à Jérusalem, et aussi les en remplir. L’un des signes du fait, que l’Esprit était venu pour habiter dans les croyants, était leur capacité à parler dans d’autres langues.
Cette nouvelle capacité était-elle le don d’avoir communion avec Dieu dans un langage mystérieux, céleste et angélique ? Que nous dit Actes 2 ? Le verset 5 nous dit qu’il y avait à Jérusalem « des Juifs, hommes pieux, appartenant à toutes les nations qui sont sous le ciel ». Ces Juifs étaient stupéfaits parce que chacun d’eux entendait les disciples parler dans sa propre langue (v. 6 à 11). Il n’y avait pas là un langage mystérieux. Il était simplement donné aux disciples la capacité de parler dans des langues étrangères selon ce que l’Esprit leur donnait de dire. Lorsque le mot « langue » ne se rapporte pas à l’organe de la parole lui-même, il signifie une langue, en général une langue étrangère.
Que prêchaient ces croyants dans des langues étrangères ? Le verset 11 nous montre qu’ils rendaient témoignage de Dieu, parlant aux Juifs des « choses magnifiques de Dieu » (v. 11). Ainsi, à la Pentecôte, Dieu, dans Sa grâce, par le moyen du don des langues, inversait les effets de la confusion des langues qu’Il avait amenée en jugement à la tour de Babel. Le parler en langues, dans les Actes, était la capacité donnée aux disciples par le Saint Esprit de pouvoir prêcher Christ aux étrangers dans la langue de chacun d’eux.
Les langues ne sont pas mentionnées entre Actes 19 et 1 Corinthiens 12. D’après les passages de la Parole de Dieu cités, on ne peut pas mettre en question que le don des langues était l’un des nombreux dons du Saint Esprit aux croyants au début de l’Église – donnés non pas pour leur propre satisfaction, mais pour le profit des autres ! Certains pouvaient parler dans des langues qu’ils ne connaissaient pas par des moyens naturels ; d’autres pouvaient interpréter ou traduire des langues qu’ils ne connaissaient pas dans le langage courant d’une assemblée particulière pour que tous la comprennent. Rien de plus que cela n’est impliqué dans ces passages. C’était un moyen de communication donné par Dieu pour répandre plus loin le christianisme.
Notez que tous n’avaient pas le don des langues ou l’interprétation des langues. Le Saint Esprit répartissait les dons selon son bon plaisir. Cependant, aujourd’hui, certains voudraient nous faire croire que nous n’avons pas réellement pris place dans la chrétienté si nous ne parlons pas en langues. Remarquez aussi que les langues sont mentionnées en dernier dans la liste des dons, aux versets 7 à 11 et aux versets 28 à 31, loin d’être le don le plus important même s’il était l’un des plus spectaculaire ! Soyons sûrs de garder les mêmes priorités que Dieu, en désirant ardemment des dons plus grands (v. 31) mais pas les plus spectaculaires !
Toute Écriture a été inspirée par le Saint Esprit. Il n’agira jamais contrairement à l’Écriture, et ne nous conduira pas non plus au-delà de ce qui est écrit, car la Parole de Dieu est complète.
La mention suivante des langues, ce sont les versets 1 et 8 de 1 Corinthiens 13. Il ne nous est pas dit si la langue des anges se rapporte à un langage angélique, ou si les anges, étant d’un ordre supérieur de création, pouvaient parler plus parfaitement que Paul, ce qui implique qu’il était un pauvre prédicateur (2 Cor. 10. 10 ; 11. 6). Mais dans l’un ou l’autre cas, Paul ne se sert que d’un exemple hypothétique. S’il avait été l’orateur le plus parfait de l’univers, mais qu’il n’ait pas eu l’amour, il n’était rien. Paul ne dit jamais que lui ou quelqu’un d’autre ait effectivement parlé dans une langue angélique.
Nous n’avons donc aucun droit d’affirmer que nous pouvons parler dans un langage angélique ou dans quelque autre langue céleste.
Le verset 8 nous dit que la prophétie et la connaissance auront leur fin, et que les langues cesseront. Deux mots grecs différents sont employés ici. Nous ne pouvons donc pas lier la prophétie et la connaissance quant à leur manière ou au temps où elles cesseront. Les langues cesseraient ou s’arrêteraient graduellement d’elles-mêmes, un peu comme une voiture cahotant avant de s’arrêter par manque d’essence. Mais la connaissance et la prophétie cesseraient rapidement d’agir – disparaîtraient – un évènement soudain causé par quelque influence extérieure.
Les versets suivants (9 à 12) parlent de l’état parfait après l’enlèvement, où nous connaîtrons en plénitude. La prophétie et la connaissance ne seront alors plus nécessaires puisque nous serons avec notre Seigneur. Ainsi l’enlèvement fait brusquement cesser ces dons. D’autre part, le don des langues devait s’éteindre de lui-même plus tôt. En contraste, l’amour demeure à toujours.
D’après The Lord is near 1980
« Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » Jean 1. 18.
« Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel » Jean 3. 13.
JÉSUS CHRIST, À LA FOIS FILS DE DIEU ET FILS DE L’HOMME
La pierre angulaire de la foi chrétienne, c’est le caractère et la Personne de notre Seigneur Jésus Christ. C’est Lui qui est le christianisme. Le christianisme ne doit jamais être confondu avec un système religieux. Au contraire, c’est l’exposition de la Personne de Christ. Le monde a ses religions. Le christianisme, c’est Christ. C’est ce que déclare l’Écriture : le Seigneur Jésus est Dieu rendu visible, le déploiement de sa gloire, l’image même de la Personne de Dieu. En tant que tel, Il a toujours été « dans le sein du Père ».
Pour l’homme naturel, irrégénéré, l’affirmation de notre Seigneur est non seulement incompréhensible mais déroutante. Il se pourrait bien qu’un tel homme demande : Qui est ce Fils de l’homme ? D’où est-Il descendu du ciel ? Si c’est de Lui-même qu’Il parle, comment pouvait-on dire de Lui « le Fils de l’homme qui est dans le ciel » ? N’était-Il pas sur la terre à ce moment-là ? Je réponds : Effectivement Il était sur la terre. Il est d’autant plus évident que notre Seigneur Jésus ne peut pas être considéré autrement que comme Dieu le Fils. Si cela est reçu, son message devient intelligent et glorieux. Vu autrement, son message n’a pas de sens et ne fait que désorienter.
Sa gloire, non seulement celle de Fils de Dieu, mais pleinement celle de Fils de l’homme, et leur union en un, sont la source de l’amour dans son cœur.
D’après The Lord is near 1980
« Manger beaucoup de miel n’est pas bon, et s’occuper de sa propre gloire n’est pas la gloire ». Proverbes 25. 27.
NE PAS RECHERCHER SA PROPRE SATISFACTION DANS LES VÉRITÉS BIBLIQUES
Ce proverbe, que le roi Salomon a donné sous l’inspiration du Saint Esprit, contient un avertissement important : ne pas spéculer dans les choses spirituelles. De même, l’apôtre Pierre nous dit d’ajouter « à la connaissance, la maîtrise de soi » (2 Pier. 1. 5 et 6), tandis que Paul, en 1 Corinthiens 4. 6, désire pour eux « que vous appreniez à ne pas élever vos pensées au-dessus de ce qui est écrit ».
Comme le mentionne le verset ci-dessus, nos esprits humains peuvent être tentés en cela de deux manières différentes : Nous pouvons manger trop de miel, c’est-à-dire nous permettre des pensées qui satisfont notre désir naturel de nous plaire à nous-mêmes. Le miel donne ce genre de satisfaction à notre corps, comme le font à notre esprit la musique et d’autres arts.
D’autre part, nos efforts pour pénétrer dans les choses de Dieu, profondes et chargées de poids, par notre propre intelligence et notre capacité personnelle, sont dangereux, conduisant à de la spéculation et de l’orgueil. 1 Corinthiens 2. 12 nous dit que les choses de Dieu nous ont été librement données par Lui et que nous les comprenons par l’Esprit de Dieu qui a été donné à chaque croyant. Ce qui est nécessaire, ce n’est pas la sagesse et la prudence de ce monde, mais la simplicité et l’obéissance, et de ne pas aller au-delà de ce qui est écrit.
Évitons donc, d’une part, la sentimentalité et l’émotivité qu’on trouve dans beaucoup de psychologie moderne, et d’autre part l’intellectualisme et le traditionalisme mélangés à la théologie moderne.
D’après The Lord is near 1980

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