BERACA 15 : LES CONFIDENTS DE DIEU

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BERACA 15 : LES CONFIDENTS DE DIEU

 

 

Comme mentionné précédemment, plusieurs hommes, au cours des âges, ont connu une relation intime avec Dieu. Une chose particulière les caractérisa, en ce que Dieu leur révéla « l’avenir » (Héb. 11. 20). Nous avons considéré Noé et Abraham, voyons ce qui concerne Isaac.
À plusieurs reprises Abraham a été en contact avec son Dieu. Il a reçu des promesses concernant sa descendance. Mais le fils promis n’arrivait pas ! L’impatience a conduit Sara dans une démarche trouble et productrice de grandes difficultés. En offrant sa servante à son mari comme deuxième femme, et en ce que lui l’acceptait, l’un et l’autre agissaient par la chair (Gen. 16. 3).
Malgré l’impatience du couple, la promesse de Dieu s’accomplit. « Au temps fixé » naît Isaac, qui représente Christ sous Ses caractères de Fils et d’Héritier (Gal. 4. 4). Après le rire incrédule d’Abraham (17. 17) et de Sara (18. 12), puis le rire joyeux et reconnaissant de cette dernière (21. 3 et 6), nous entendons le rire moqueur d’Ismaël (v. 9), figure de l’homme « selon la chair » (Gal. 4. 23) qui ne peut rien comprendre aux conseils de Dieu accomplis en Christ. Ismaël, le fils de la servante, représente l’homme sous la servitude de la loi, n’ayant aucun droit aux promesses ni à l’héritage.
En ce qui concerne le renvoi d’Agar et de son fils, ce que fait Sara paraît dur ; Abraham trouve cela mauvais. Mais Dieu approuve Sara, voulant montrer ainsi en figure que l’héritage appartient à Christ seul et que, sur le principe des œuvres, l’homme n’y possède aucune part. Comme l’épître aux Galates l’explique, les croyants sont « enfants de la promesse ». Ayant reçu l’adoption, ils ne sont plus esclaves, mais fils, et par conséquent héritiers (Gal. 4. 6 et 7, 28) » – (adapté de Chaque jour les Écritures par J.K.).
« Et il arriva, après la mort d’Abraham, que Dieu bénit Isaac, son fils. Et Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï » (25. 11). Si la vie d’Abraham a été jalonnée par trois autels qu’il a dressés dans chaque lieu où il installa sa tente, celle d’Isaac l’est davantage par les puits. Il y a toutefois un autel particulier qui lie le père et le fils. Il a été bâti à Morija à la demande de « l’Éternel, le Dieu d’éternité ». Cet autel a servi une seule fois : Isaac, le fils de la promesse, fut lié dessus par son père obéissant à l’Éternel. Il n’y a aucune protestation de la part du fils, belle anticipation de Celui qui sera « amené comme un agneau à la boucherie » (És. 53. 7). Pour Isaac, il y a eu un substitut : « un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils » (Gen. 22. 13) – pour notre Seigneur Jésus, personne ne pouvait prendre Sa place, Il a été le seul sacrifice que Dieu pouvait agréer. « Il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance », parce qu’Il portait « le péché de plusieurs » (És. 53. 10 à 12). « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » ; Il « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (1 Pier. 3. 18 ; Héb. 9. 14).
La vie d’Isaac, si elle est marquée par des épreuves et quelques faiblesses, est une vie calme. Contrairement à son père, il ne quitta pas la terre de la promesse. L’Éternel lui avait dit : « Ne descends pas en Égypte ; demeure dans le pays…, et je serai avec toi, et je te bénirai ; car à toi et à ta semence je donnerai tous ces pays, et j’accomplirai le serment que j’ai juré à Abraham, ton père ». Il reçut, lui aussi, cette promesse : « je multiplierai ta semence comme les étoiles des cieux, et je donnerai tous ces pays à ta semence, et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, – parce qu’Abraham a écouté ma voix, et a gardé mon ordonnance, mes commandements, mes statuts et mes lois » (Gen. 26. 2 à 5).
Isaac habita pour un temps à Guérar et « sema dans cette terre ; et il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit. Et l’homme grandissait, et il allait grandissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devienne fort grand ; et il eut des troupeaux de menu bétail, et des troupeaux de gros bétail, et beaucoup de serviteurs ; et les Philistins furent jaloux de lui ; et tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés aux jours d’Abraham, son père, les Philistins les bouchèrent et les remplirent de terre » (v. 12 à 15).
Sous la grâce, la bénédiction des croyants est spirituelle, « dans les lieux célestes » (Éph. 1. 3). Si Isaac a eu les Philistins comme ennemis, nous avons contre nous une « puissance spirituelle de méchanceté » (Éph. 6. 12). L’ennemi de nos âmes veut nous priver de « la source des eaux vives » (Jér. 17. 13), qui est la Parole de Dieu. Soyons vigilants pour nous y abreuver !
« Isaac venait d’arriver du puits de Lakhaï-roï ; … il était sorti dans les champs pour méditer, à l’approche du soir » (Gen. 24. 62). C‘est alors qu’il vit arriver celle qui fut sa femme, Rebecca, qu’il aima. Ensuite, « Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï » (peut se traduire par : puits du vivant qui se révèle, Gen. 25. 11 ; 16. 14). Changeant d’emplacement, il creuse un puits (Gen. 26. 22). Il a besoin de l’eau, qui est indispensable à la vie, comme la Parole de Dieu l’est pour nos âmes. Éprouvé par les ennemis, il recreuse les puits (v. 18). Il est un bel exemple de vigilance !
Abraham, son père, a été « comme un prince au milieu » de ses voisins et Isaac a reçu cet éloge : « Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi » (Gen. 23. 6 ; 26. 28). Tous les deux, étrangers sur la terre promise, ont eu une communion avec l’Éternel qui leur a donné des promesses pour leur descendance. Adorateurs, ils ont édifié un autel là où ils ont habité. Ils ont marché, par la foi, en écoutant la voix de l’Éternel, le seul vrai Dieu. Les choses à venir leur ont été révélées : « Par la foi, Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard de l’avenir » (Héb. 11. 20). Ils sont « morts dans la foi sans avoir reçu ce qui était promis, mais ils l’ont vu de loin et salué ; ils ont reconnu qu’ils étaient étrangers et de passage sur la terre ». Ils recherchaient une patrie ; ils en désiraient « une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’eux, d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité » (Héb. 11. 13 à 16). Que leur témoignage soit une source d’inspiration pour nous qui attendons le Seigneur !

 

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