LE MIEL DU ROCHER

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LE MIEL DU ROCHER

 

Alors qu’il était encore dans la misère sous le joug de l’Égypte, Israël fut instruit au sujet d’un « pays ruisselant de lait et de miel » (Ex. 3. 8). Rien ne devait empêcher le peuple d’entrer en Canaan, pays de la promesse et Dieu voulait éveiller en lui l’ardent désir de le posséder. Le chemin dans le désert allait être long et pénible, mais la fin en était assurée.
Bien qu’en un sens l’enfant de Dieu traverse un désert désolé, ce qui est le caractère du monde vu par les yeux de la foi, en vérité il est déjà dans le pays de la promesse, les « lieux célestes » d’Éphésiens 1 et 2, il est en mesure de jouir de toutes les pures bénédictions du ciel. C’est là notre « pays ruisselant de lait et de miel ».
Il n’y a pas de doute quant à la signification du lait dans l’Écriture, puisqu’il nous est dit en 1 Pierre 2. 2 : « désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui ». Le lait est une nourriture complète, entièrement suffisante pour le nouveau-né, et ainsi une image précieuse de la Parole de Dieu. Il est vrai qu’il parle des vérités élémentaires et vitales de la Parole, alors que la nourriture solide offerte par cette Parole (Héb. 5. 12 à 14) est nécessaire lorsque l’on devient adulte ; mais prenons garde de ne jamais perdre le goût pour les choses simples de la Parole, quel que soit notre avancement dans la connaissance des choses profondes de Dieu !
Si le lait parle de la Parole, le miel doit avoir avec lui une relation étroite et importante. Le miel n’est pas une nourriture complète, comme c’est le cas du lait, mais il a une valeur incontestée et ses vertus diététiques sont hautement reconnues. Considérons un instant la manière dont il est produit. Les abeilles ouvrières quittent la ruche et s’égaillent dans toutes les directions pour se poser sur des fleurs de toutes sortes, afin d’en extraire le succulent nectar ; puis revenant vers la ruche, elles digèrent ce nectar tout en volant, produisant ainsi le miel. Celui-ci est ensuite déposé dans les rayons, afin de constituer une réserve de nourriture pour toute la ruche.
Cette activité productrice de la ruche n’est-elle pas une magnifique image de ce qui doit se passer dans l’Église de Dieu ? Il n’y a place là pour aucun égoïsme, aucune préférence de personnes ; mais tous contribuent au bien de tous. L’individu n’est rien comparativement à la ruche ; chaque abeille est prête à se sacrifier pour le salut de la ruche. Quelle leçon pour nos cœurs !
Le miel n’est donc pas un type de la Parole elle-même, mais il nous paraît suggérer plutôt le ministère de la Parole, sans exclure d’autres significations attribuées à ce type, par le moyen duquel tout croyant est rendu capable d’édifier les autres dans la connaissance de Dieu. Mais il doit avoir lui-même « digéré » cette vérité avant d’être en mesure de la communiquer correctement à d’autres. Alors seulement, mais effectivement, son service a la saveur et la valeur du miel.
Et non seulement d’autres croyants sont bénis par ce « miel », mais le Seigneur Jésus lui-même se plaît à louer la diligence à se rassembler pour la lecture et la présentation des précieuses vérités de la Parole. « Tes lèvres, ma fiancée, distillent le miel ; sous ta langue il y a du miel et du lait » (Cant. 4. 11).
Une autre expression remarquable se trouve en Deutéronome 8. 8 : « un pays d’oliviers à huile, et de miel ». L’huile de l’olivier fait penser à l’Esprit de Dieu, nécessité vitale pour la pratique du rassemblement et l’exercice du ministère de la Parole de Dieu. « Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de ce qui est utile » (1 Cor. 12. 7). L’Esprit n’est donc pas donné seulement pour le réconfort et la bénédiction de ceux qu’il emploie, mais pour le profit et le bien des autres.

En Deutéronome 32. 13 nous trouvons encore une autre expression : parlant d’Israël, Moïse dit : « il (l’Éternel) lui a fait sucer le miel du rocher, et l’huile du roc dur ». Il serait bien difficile d’expliquer ce verset littéralement, mais, puisque l’on sait que « le Rocher était le Christ » (1 Cor. 10. 4), n’y a-t-il pas là la précieuse leçon que la source de tout ministère est Christ, le Fils de Dieu, duquel chaque saint est invité à tirer la nourriture qui profite non seulement à lui-même, mais également aux autres ? « Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. C’est pourquoi il dit : Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a fait des dons aux hommes » (Éph. 4. 7 et 8).
Si Israël reçut la bénédiction par ce « miel tiré du rocher » lors de sa sortie d’Égypte, plus tard, hélas, il refusa d’écouter la voix divine, et il n’eut à blâmer que lui-même lorsqu’il fut dans un désolant état de dénuement. « Oh ! si mon peuple m’avait écouté ! si Israël avait marché dans mes voies ! » s’écrie le Seigneur dans le psaume 81. 13, et il ajoute : « je t’aurais rassasié du miel du rocher » (v. 16). En serait-il de même pour nous ? Aurions-nous à un moment donné connu la pure joie de la marche dans la communion du Seigneur Jésus, et serions-nous tombés maintenant, de par notre paresse et notre négligence, dans un état de désobéissance et d’indifférence, ne nous nourrissant plus de la personne de Christ, ne nous réjouissant plus de la douceur de ses soins pour nos âmes ? Puisse sa propre Parole nous ramener à la vérité et nous restaurer, pour que nous retrouvions la joie ineffable de Sa présence et de sa fidélité à pourvoir pleinement à nos besoins !
Il y a aussi des moments de lutte avec l’Ennemi. Pouvons-nous nous exposer à être sans la nourriture appropriée à de tels moments ? Le roi Saül, en 1 Samuel 14, jugea bon d’interdire à l’armée d’Israël de manger, de manière à ce qu’elle pût être tout entière à la lutte, « jusqu’au soir, et, dit-il, jusqu’à ce que je me sois vengé de mes ennemis » (v. 24). Mais Jonathan, qui fut le moyen de la victoire, n’avait pas entendu cet ordre. Lorsqu’il trouva « du miel qui coulait », « il étendit le bout du bâton qu’il avait à la main, et le trempa dans un rayon de miel et ramena sa main à sa bouche, et ses yeux furent éclaircis » (v. 25 à 27). Le croyant ne doit jamais être tellement occupé par la bataille qu’il en vienne à négliger le ministère de la parole de Dieu. Comme ce fût le cas pour le peuple, il deviendrait si faible qu’il serait incapable de poursuivre la lutte. Prenons toujours le temps nécessaire pour ce précieux ministère de la Parole. Nos yeux seront ouverts. Nous serons propres à mener la sainte lutte selon les principes de la vérité.
« Mon fils, mange du miel, car il est bon ; et un rayon de miel est doux à ton palais. Ainsi connais pour ton âme la sagesse ; si tu l’as trouvée, il y a un avenir, et ton attente ne sera point réduite à néant » (Prov. 24. 13 et 14). Il est bien évident que la pensée de l’Esprit de Dieu n’est pas limitée ici au simple fait de se nourrir de miel au sens littéral, puisque se nourrir de miel donne à l’âme la connaissance de la sagesse. Il est donc clair que le miel peut être considéré comme symbole du ministère de la Parole. Il doit être mangé parce qu’il est bon et doux au palais. Prenons bonne note de ce sage conseil de Salomon. Dans le rayon de miel, nous avons une image des vérités mises bien en ordre et conservées pour le bien de tous. Le rayon de miel illustre remarquablement des exhortations telles que celles de l’apôtre Paul à Timothée : « Possède un modèle des saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l’amour qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 1. 13), et « Étudie-toi à te présenter à Dieu : approuvé, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement la parole de la vérité » (2 Tim. 2. 15). L’obéissance à ces exhortations a un tel effet sur nos vies et sur nos paroles que le cœur de notre Seigneur en est réjoui et que nos frères en sont édifiés.
Combien tout cela fut vrai pour le Fils bien-aimé de Dieu, au sujet duquel sont écrits ces mots sublimes : « Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel. Il mangera du caillé et du miel, pour savoir rejeter le mal et choisir le bien » (És. 7. 14 et 15). La réalité de son humanité et de sa divinité éternelle est clairement enseignée ici, son nom même, « Emmanuel », signifiant « Dieu avec nous ». Mais que veut dire, spirituellement, le fait qu’il mange du caillé et du miel ? Dans l’humble grâce et la dépendance propres à sa parfaite humanité, nous le trouvons se nourrissant constamment de la vérité de Dieu. « Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est las. Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne » (És. 50. 4).
Nous trouvons là un exercice journalier à l’école de Dieu. Le caillé (traduit aussi par « crème » ou par « beurre ». L’image est alors plus forte, parce que cela implique le battage de la crème, matière grasse du lait, distincte du caillé) est la partie solide du lait coagulé. Cela nous parle de la richesse de la Parole rendue substantielle pour l’âme au travers de l’exercice de la conscience et du cœur.
Quant à ce dont parle le miel en rapport avec le divin enfant, pensons à l’attention qu’il dut porter à l’instruction reçue de ses parents. Et ne le voyons-nous pas dans le temple, à la fois écoutant et questionnant les docteurs de la loi (Luc 2. 46) ? Mais nous trouvons aussi en Lui le discernement qui savait comment rejeter le mal et choisir le bien. Il y a là aussi un point de toute importance pour nos propres âmes, en relation avec tout ministère. Lorsqu’un prophète parle, les autres doivent juger de la vérité et de la valeur de ce qui est dit (1 Cor. 14. 29). Pour un tel discernement nous avons besoin d’être constamment nourris de la vérité elle-même, et nous ne pouvons ignorer le ministère des saints.
Toutefois, l’Écriture nous enjoint au sujet du miel une autre mise en garde dont nous avons bien besoin. La première mention du miel dans la Parole apporte déjà cette réserve : « un peu de miel » (Gen. 43. 11), et Salomon, sage entre les sages, nous avertit : « As-tu trouvé du miel, manges-en ce qu’il t’en faut, de peur que tu n’en sois repu et que tu ne le vomisses » ; puis de nouveau : « Manger beaucoup de miel n’est pas bon, et s’occuper de sa propre gloire n’est pas la gloire » (Prov. 25. 16 et 27).
Ces avertissements ne sont pas donnés concernant le lait, qui symbolise la Parole elle-même. Mais le ministère de la Parole, savoir les pensées formées dans des hommes à son sujet, ne doit constituer qu’une portion limitée de notre nourriture. Nous ne nous nourrirons jamais trop de la Parole ; par contre il est facile de se laisser trop pénétrer par les pensées des hommes la concernant, même si ces pensées sont correctes. L’auditeur, ou le lecteur, doit donc être attentif à ne pas se rendre dépendant en aucune manière du ministère humain, et l’orateur, ou l’écrivain, doit veiller à ne pas s’imposer en parlant trop. Le miel est doux, et sain, mais pas en trop grande quantité. Celui qui présente la Parole doit savoir assujettir son esprit (1 Cor. 14. 32), et ne pas se pousser en avant, tandis que celui qui écoute doit savoir comment discerner la vérité, et prendre le temps de peser ce qu’il entend en se reportant à la Parole de Dieu elle-même. Nous ne devons pas dépendre du miel que d’autres ont digéré et nous ont présenté, mais nous devons nous tourner vers la Parole et utiliser notre propre capacité de digestion, en communion avec le Seigneur seul. Et même nos propres pensées sur la Parole ne sauraient nous nourrir ; nous avons besoin de la Parole elle-même qui est infiniment au-dessus de nos pensées les plus élevées à son sujet.
Non seulement il y a le danger que le mangeur repu vomisse le miel, mais aussi celui qu’une trop grande quantité de pensées personnelles ne finisse par nous exalter nous-même. « Manger beaucoup de miel n’est pas bon, et s’occuper de sa propre gloire n’est pas la gloire ». Combien sont subtiles les activités de nos cœurs égoïstes ! Nous sommes capables d’utiliser les plus merveilleuses bénédictions célestes pour nous glorifier nous-mêmes ! Puisse notre Dieu et Père nous préserver de cela, afin que nous soyons avec plus de vérité et de simplicité au service les uns des autres ! « De même vous aussi, puisque vous désirez avec ardeur des dons de l’Esprit, cherchez à en être abondamment doués pour l’édification de l’assemblée » (1 Cor. 14. 12).
Un danger encore plus redoutable doit être relevé ici. Il est possible que le ministère de la Parole soit mêlé de corruption. La puissance de l’Esprit de Dieu avait rendu Samson capable de tuer un lion avec une étonnante facilité. Mais plus tard nous le voyons prendre une femme d’entre les Philistins, et trouver « dans le corps du lion un essaim d’abeilles, et du miel » (Jug. 14. 6 à 9). C’est là une chose complètement anormale. Il est bien connu que les abeilles sont d’une propreté scrupuleuse et que de nature elles évitent tout contact avec un corps en décomposition. Qui peut douter que Dieu lui-même a permis cette circonstance exceptionnelle afin de parler au cœur de Samson ? Samson n’était-il pas en train d’utiliser un don de Dieu d’une manière contraire au caractère de la nouvelle nature d’un croyant ? Ne mélangeait-il pas la puissance de l’Esprit avec la corruption de la mort par sa liaison malsaine avec une femme d’entre les Philistins ? Hélas, cet avertissement ne changea pas sa pensée, car il mangea du miel et en donna à d’autres sans leur dire d’où il provenait et il poursuivit ses plans jusqu’au mariage et ses conséquences malheureuses. Puisque le lion parle de Satan comme d’un ennemi déjà vaincu, pourquoi un ministre de Christ se laisserait-il d’aucune manière influencer par Satan de sorte que son ministère en soit compromis ? Rappelons-nous que Dieu a dit : « je t’aurais rassasié du miel du rocher » (Ps. 81. 16). Le miel du rocher fait contraste avec celui tiré du cadavre du lion. Dieu veuille que notre ministère soit purifié de toute forme de contamination ! Paul dit : « Nous ne sommes pas comme plusieurs, qui frelatent la parole de Dieu ; mais avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, nous parlons en Christ » (2 Cor. 2. 17).
En remarquable similitude avec Paul et en contraste avec Samson, le ministère de Jean le baptiseur ne présente que fraîcheur, pureté, renoncement, dans une totale dévotion à la personne du Seigneur et une pieuse séparation du mal. « Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage » (Mat. 3. 4). Cela déjà témoigne de sa séparation pour Dieu. Les sauterelles parlent du triste état de désolation spirituelle d’Israël (Amos 1), et le fait qu’il en mangeait suggère qu’il en était profondément affligé devant Dieu. Le miel sauvage nous parlerait, lui, en un heureux contraste, de la douceur du ministère de la vérité divine présentée par Jean. Il n’avait pas ses sources dans le système établi, tel que le ministère des docteurs de la loi rattachés au temple ; bien à l’écart de tout cela, il s’exerçait dans la solitude du désert. Dans un sens moral véritable, tout serviteur de Christ devrait avoir un tel exercice, être beaucoup dans la solitude avec Dieu, et récolter du « miel sauvage », non seulement pour sa propre subsistance, mais pour la bénédiction des autres.
En relation avec ce qui précède, il y a un sujet de la plus haute importance à ne jamais perdre de vue. C’est celui du sacrifice béni du Seigneur Jésus Christ. Lévitique 2. 11 nous dit : « du levain et du miel, vous n’en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l’Éternel ». Il peut paraître surprenant de trouver ici le levain et le miel associés, tous deux interdits dans l’offrande. Le levain parle certainement du mal, de la corruption qui est absolument et éternellement condamnée, nous le savons, dans les offrandes représentant le sacrifice du Seigneur. Le miel, lui, est une nourriture en elle-même imputrescible, mais qui, comme nous l’avons vu dans le cas de Samson peut se trouver dans un milieu corruptible. L’exercice du ministère de la Parole comporte toujours une part de pensées humaines concernant la vérité. Quelque correctes, élevées ou douces soient-elles, elles n’ont aucune place dans l’offrande unique du Seigneur Jésus à la croix. Rien ne peut ajouter à la grandeur de ce sacrifice. Aussi douces et pures que soient nos pensées à son sujet, elles n’ajoutent rien à la valeur du sacrifice lui-même. C’est une œuvre accomplie par le Fils de Dieu, « par lui-même » (Héb. 1. 3), rien ne peut lui être adjoint. Si donc la corruption du péché n’est pas acceptée ici (le levain), il en est de même pour les pensées humaines (le miel). Combien il est précieux qu’il en soit ainsi ! De plus, cette offrande qui était d’agréable odeur à Dieu, était loin d’être douce pour notre cher Sauveur ; le sel était présent dans les offrandes, mais pas ce qui adoucit.
De la manne, la nourriture du désert, il nous est dit qu’elle « avait le goût d’un gâteau au miel » (Ex. 16. 31). Cela nous parle de l’abaissement profond de Christ, une nourriture solide ayant certes le goût d’une galette de farine, mais aussi celui du miel, ce qui implique une appréciation et une jouissance de celui qui s’en nourrit. Précieuse provision dans un monde qui est un désert pour l’âme.
Enfin deux passages de l’Écriture en relation avec notre sujet doivent faire toujours plus brûler nos cœurs. Le Psaume 19. 7 à 11, après avoir mentionné « la loi de l’Éternel », « les témoignages de l’Éternel », « les ordonnances de l’Éternel », « le commandement de l’Éternel », « la crainte de l’Éternel » et les « jugements de l’Éternel », déclare : « Ils sont plus précieux que l’or et que beaucoup d’or fin, et plus doux que le miel et que ce qui distille des rayons de miel. Aussi ton serviteur est instruit par eux ; il y a un grand salaire à les garder ». Et le psalmiste rappelle sa propre expérience bénie dans le Psaume 119. 103 : « Que tes paroles ont été douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche ! ».
Si, comme nous l’avons suggéré, le miel parle de la douceur du ministère de la Parole, la Parole elle-même est « plus douce que le rayon de miel ». Tout comme le sacrifice de Christ occupe une place absolument unique, ainsi en est-il aussi pour la Parole de Dieu. Le ministère a sa place, mais la Parole a une place infiniment plus élevée et plus douce. Si le ministère a éveillé en nous une plus grande soif pour la Parole elle-même, alors il a servi son propos. Par la vraie appréciation d’un tel « miel » nous sommes conduits à réaliser pour nous-mêmes que la Parole de Dieu est plus douce que le miel et d’une valeur bien supérieure à tous les moyens par lesquels nous pouvons être amenés à la comprendre. Cela nous attachera à la Personne du Seigneur et à ses pensées, et cela accroîtra plutôt que restreindra notre véritable amour pour les autres.

Combien précieuses et merveilleuses sont les voies de Dieu ! « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

 

D’après Messager Évangélique 1979
L.M. Grant

 

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