PAS EN VAIN

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PAS EN VAIN

 

Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur. 1 Cor. 15. 58.
Étudie-toi à te présenter à Dieu : approuvé, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement la parole de la vérité. 2 Tim. 2. 15.

1) Nous avons ici une devise remarquablement belle pour le chrétien engagé dans l’œuvre – et tout chrétien devrait l’être. Cette devise offre un très bel équilibre pour le cœur. Nous avons une ferme stabilité liée à une activité incessante. Cela est de la plus grande importance. Certains d’entre nous sont tellement fixés sur ce que nous appelons les principes, que nous avons presque peur de nous lancer dans un quelconque service chrétien de grande amplitude. D’autre part, certains d’entre nous sont tellement pris par ce qu’ils appellent le service que, afin d’atteindre les buts qu’ils désirent et d’obtenir des résultats visibles, ils n’hésitent pas à sortir des limites des principes sains.
Or notre devise apporte un antidote divin à ces deux maux. Elle fournit une base solide sur laquelle nous devons nous tenir avec un dessein ferme et une décision inébranlable. Nous ne devons pas nous laisser écarter d’un pouce du sentier étroit de la vérité divine, même si nous sommes tentés de le faire par les arguments les plus forts et les plus plausibles. « Écouter est meilleur que sacrifice, prêter l’oreille, meilleur que la graisse des béliers » (1. Sam. 15. 22).
Paroles élevées ! Puissent-elles être gravées profondément et largement sur le cœur de chaque serviteur. Elles sont absolument sans prix, et en particulier de nos jours, où il y a une telle propre volonté dans notre manière d’agir, de tels plans de service désordonnés, tellement de contentement de soi, une tendance tellement forte à faire ce qui est droit à nos propres yeux, tellement d’indépendance pratique vis-à-vis de l’autorité suprême des Saintes Écritures. Cela remplit de la plus grave appréhension l’observateur attentif du présent état de choses, lorsqu’il voit que la Parole de Dieu est mise de côté, positivement et délibérément, même par ceux qui professent reconnaître qu’elle est la Parole de Dieu.

2) Comme la première partie de la devise du serviteur a une importance et une valeur immenses en relation avec les remarques précédentes ! « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables ». Le mot « c’est pourquoi » rejette ainsi l’âme sur le sûr fondement posé au début du chapitre, dans lequel l’apôtre développe la vérité la plus sublime et précieuse qui ait la capacité d’engager le cœur du chrétien, une vérité qui élève l’âme complètement au-dessus des brumes sombres et réfrigérantes de l’ancienne création, et la dresse sur le solide rocher de la résurrection. C’est sur ce roc que nous sommes exhortés à être fermes et inébranlables. Ce n’est pas une adhésion obstinée à nos propres notions, à quelque dogme ou quelque théorie appréciés que nous avons adoptés – ou à une école de doctrine particulière. Ce n’est rien de ce genre, mais une connaissance bien affermie et une confession fidèle de toute la vérité de Dieu, dont Christ ressuscité est le centre éternel.
Mais nous devons nous souvenir de l’autre côté de notre devise. Le serviteur chrétien a quelque chose de plus à faire que de se tenir fermement sur le terrain de la vérité. Il doit cultiver les précieuses activités de la grâce. Il est appelé à abonder « toujours dans l’œuvre du Seigneur ». La base des principes sains ne doit jamais être abandonnée, mais l’œuvre du Seigneur doit être accomplie avec diligence. Certains ont tellement peur de mal agir qu’ils ne font rien ; et d’autres, plutôt que de ne rien faire, agissent mal. Notre devise corrige ces deux erreurs. Elle nous enseigne à dresser notre face comme un caillou quand la vérité est en cause, en même temps que, d’un autre côté, elle nous conduit à avancer avec un cœur large et à mettre toute notre énergie dans l’œuvre du Seigneur.

3) Que le lecteur chrétien remarque bien l’expression « l’œuvre du Seigneur ». Nous ne devons pas nous imaginer un instant que tout ce qui engage les énergies de chrétiens professants ait le droit d’être désigné comme « l’œuvre du Seigneur ». Loin de là ! Nous voyons des quantités de choses entreprises comme étant du service pour le Seigneur, avec lesquelles une personne spirituelle ne pourrait absolument pas lier le saint nom de Christ. Nous désirons avoir la conscience exercée quant à l’œuvre dans laquelle nous nous engageons. Nous ressentons profondément combien il est nécessaire, dans ce jour de propre volonté, de laxité, et de libéralisme sans retenue, de confesser l’autorité de Christ dans tout ce à quoi nous touchons, en ce qui concerne l’œuvre ou le service.
Que son nom soit béni de ce qu’Il nous permet de le faire entrer dans les activités les plus ordinaires et communes de la vie quotidienne ! Nous pouvons même manger et boire à son saint nom et à sa gloire. La sphère du service est suffisamment large ; elle n’est limitée que par cette expression de poids, « l’œuvre du Seigneur. ».
Le serviteur chrétien ne doit s’engager dans aucune œuvre qui ne se place pas sous ce titre des plus saints et de toute importance. Il doit, avant d’entreprendre un service, quel qu’il soit, se poser cette grande question pratique : – Peut-on honnêtement appeler ceci l’œuvre du Seigneur ?

 

D’après The Lord is near 2022 – C.H.M.

 

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