CORONA 82

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CORONA 82

L’Église dans le millénium

 

« Celui qui me parlait avait comme mesure un roseau d’or, pour mesurer la cité, ses portes et sa muraille. La cité est bâtie en carré : sa longueur est aussi grande que sa largeur. Il mesura la cité avec le roseau,  douze mille stades : sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales » (Apoc. 21. 15 et 16). Jean, pour mesurer le temple à Jérusalem, avait reçu « un roseau semblable à une canne à mesurer » (Apoc. 11. 1). C’était sur une terre souillée par le péché, juste avant la grande tribulation. Dieu allait juger tout ce qui n’était pas à sa gloire et épargner « les élus » (Mat. 24. 21 et 22).
En contraste, l’apôtre reçoit un roseau d’or pour mesurer ce qui est pur et parfait. Dieu nous présente la sainte cité par des symboles. Ses dimensions, les pierres précieuses décrivant les fondements de sa muraille, ses portes d’une seule perle et elles-mêmes, d’or pur avec des rues pavées d’or pur transparent comme du verre… Oui, tout exprime la perfection !
Aujourd’hui nous connaissons en partie mais « quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel aura sa fin » ; aujourd’hui nous voyons comme « au travers d’un verre, obscurément, mais alors face à face » (1 Cor 13. 10 à 12) ! Jamais ce qui est parfait ne sera souillé ni détruit ! C’est « une espérance vivante » que le croyant a reçu par la nouvelle naissance et la foi en Jésus Christ ressuscité (1 Pier. 1. 3).
Autrefois, malgré les péchés des enfants d’Israël, lorsque Aaron entrait dans le lieu saint, Dieu le recevait. Par les pierres précieuses, sur le pectoral de jugement, Dieu voyait Son peuple dans tout l’éclat de la perfection. Mais il fallait, année après année, renouveler la purification des lieux saints, des sacrificateurs et du peuple. Au grand jour des expiations, Aaron, entièrement vêtu de lin, certainement blanc et pur, apportait le sang avec l’encens dans le lieu très saint. Il devait purifier ce lieu « des impuretés des fils d’Israël et de leurs transgressions, selon tous leurs péchés » ; ensuite il changeait de vêtements et pouvait offrir l’holocauste (Ex. 28. 15 à 30 ; Lév. 16. 16, 23 et 24). Sur sa poitrine, un tablier appelé « le pectoral » et sur ce dernier, douze pierres précieuses représentant les douze tribus d’Israël, que Dieu voyait parfaites parce qu’au travers de l’œuvre anticipée de la croix. Jésus, « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12).
Dans la Jérusalem céleste qui est l’Église, l’épouse et la femme de l’Agneau, tout est perfection ! « La gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe » (Apoc. 21. 23). Sur la terre, Jésus avait dit « Je suis la lumière du monde » (Jean 9. 5). Il ne s’est pas présenté au monde comme Il a été vu par trois disciples sur la montagne de la transfiguration quand « son visage resplendit comme le soleil, et que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Mat. 17. 2). Abaissé, au milieu des hommes, Jésus manifesta la vraie lumière, une lumière morale ; ayant été glorifié, II apparaît à Saul de Tarse dans une lumière telle que Saul en fut terrassé.
L’homme naturel ne peut pas supporter cette lumière, l’homme régénéré peut contempler la gloire du Seigneur par la foi et particulièrement au travers des Écritures, mais que sera-ce quand nous aurons reçu des corps glorifiés et que nous serons délivrés du vieil homme ? Quelle différence ! Quelle béatitude !
« Et les nations marcheront à sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire ». « Et on lui apportera la gloire et l’honneur des nations » (Apoc. 21. 24 et 26). Nous comprenons facilement que la Jérusalem céleste éclairera la Jérusalem terrestre. Elle sera aussi une lumière morale, pour les nations, tout au long du millénium.

Le prophète Zacharie nous le montre : « Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » (Zach. 14. 16). Quelle bénédiction quand « une nation ne lèvera pas l’épée contre une autre nation, et qu’on n’apprendra plus la guerre » (És. 2. 4 ; Mich. 4. 3). La promesse faite à Abraham, que « toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence », sera pleinement réalisée (Gen. 28. 14).
Il y aura à Jérusalem un temple appelé « la maison » (Éz. 40 à 44). Dans la sainte cité, « Mais de temple, je n’en vis pas en elle ; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple » (Apoc. 21. 22).

« Ce n’est pas une lacune ; au contraire, c’est la preuve de la communion la plus immédiate avec Dieu. Un temple supposerait un intermédiaire ; l’absence de temple est donc un gain et non une perte pour la cité. C’est ce qui établit une grande différence entre la Jérusalem terrestre et la cité céleste ; en effet, s’il y a, dans la description d’Ézéchiel, une chose plus remarquable qu’une autre, c’est le temple. On le comprend : un temple convient à la terre ; mais ici il n’y en a point. La cité céleste, qui est l’expression complète de la bénédiction en haut, n’a pas de temple, parce que tout entière elle est un temple. Pour autant qu’il en est question, le Seigneur Dieu en est le temple, et l’Agneau » (W.K.).
Nous avons déjà vu qu’aucune chose souillée n’entrera dans la sainte cité ; mais « un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal », sortira du trône de Dieu et de l’Agneau. « Au milieu de sa place, et du fleuve, de part et d’autre, était l’arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations. Et il n’y aura plus de malédiction ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle ; ses esclaves le serviront ; et ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit ; on n’aura pas besoin d’une lampe ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu fera briller sa lumière sur eux ; et ils régneront aux siècles des siècles » Apoc. 22. 1 à 5).

En Éden, il y avait deux arbres, l’un apportait la mort, l’autre était l’arbre de vie. Dans la cité céleste, il n’y a plus que celui de la vie, et ses feuilles seront pour la guérison des nations qui seront sur la terre. Que de blessures morales à guérir !

Dans le ciel, la mort a disparu, tout est stabilité. Notre part sera de servir l’Agneau qui a donné Sa vie pour nous racheter. C’est déjà notre privilège ici-bas, alors servons-Le fidèlement !

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