DETTES ET PARDON

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C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés. És. 43. 25.
J’ai effacé comme un nuage épais tes transgressions, et comme une nuée tes péchés. És. 44. 22.

DETTES ET PARDON

1. EFFACER TOUTES LES DETTES

Ému de compassion, le maître de cet esclave-là le relâcha et lui remit la dette. Mat. 18. 27.
Remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs. Mat. 6. 12.

Lorsqu’Il parle de pardon, le Seigneur Jésus recourt souvent à l’exemple de la remise d’une dette. En effet, quand quelqu’un nous fait du mal, nous sommes enclins à estimer qu’il a une sorte de dette à notre égard et que, par conséquent, nous pouvons exiger des excuses ou une réparation du préjudice subi. Une telle attitude ne peut rien résoudre et ne fait qu’alimenter notre amertume.
Même si une certaine exigence de justice peut sembler légitime, ce n’est pas à nous de régler ces choses par nos propres moyens. Cela ne ferait qu’engendrer de nouvelles rancœurs, sans parvenir à une quelconque solution.
Le Seigneur Jésus nous invite à remettre sans délai notre cause à Dieu, Le laissant agir, Lui, pour qu’Il rétablisse la justice, selon le modèle de prière qu’Il nous a laissé dans l’Évangile : « Remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs ». Le Seigneur Lui-même, « lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23). Refuser de pardonner équivaudrait, au sens figuré, à garder sous le coude le paquet des nombreuses « factures » des torts que nous estimons avoir subis, et qui ne sont pas encore payés. Par contre, tout confier au Seigneur est le choix le meilleur et le plus enrichissant.
Le Seigneur Jésus veut nous amener à nous débarrasser de tels fardeaux, à nous libérer des rancœurs, afin de restaurer une relation pacifique et sereine avec notre prochain.

2. PERSONNE NE ME DOIT RIEN

(Jésus lui dit : ) Vous avez entendu qu’il a été dit : « œil pour œil, et dent pour dent ». Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal ; au contraire, si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre. Mat. 5. 38.
Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent. Mat. 5. 44.

Comme nous l’avons vu précédemment, le Seigneur Jésus nous invite à ne pas exiger le paiement des « dettes », particulièrement les dettes morales, mais plutôt à les effacer. En d’autres termes, le fait qu’une personne nous a fait du tort, ou que nous lui ayons fait du bien, ne nous autorise pas à estimer qu’elle nous doit quelque chose.
Nous savons par expérience que ce n’est ni facile ni naturel, particulièrement si les offenses sont profondes, et ainsi plus douloureuses… Seul le Seigneur peut nous aider à pardonner. Lui-même, dans Son amour immense, est mort sur la croix pour effacer nos péchés.
Souvenons-nous toujours que la dette que nous avons envers Dieu a été réglée par Jésus Christ, par amour pour nous et par obéissance à Son Père. Jésus a même prié pour ceux qui Le crucifiaient : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34). Puis, après avoir subi le châtiment de nos péchés, Il a prononcé ces paroles extraordinaires : « C’est accompli » (Jean 19. 30).
À cette époque, cette expression (un seul mot en Grec), était écrite sur les factures acquittées. Jésus a payé la dette de tous (Rom. 3. 22), mais il nous faut prendre conscience que nous avions envers Dieu une dette énorme et impossible à régler par nous-mêmes. Mais parce que Jésus l’a payée, Dieu pardonne gratuitement les péchés de quiconque fait appel à Sa grâce. Son amour pénètre dans le cœur du croyant et l’Esprit de Dieu lui donne la force de pardonner à son tour.
Connaissant cet amour, nous comprenons le sens des versets 38 et 44 de Matthieu 5, qui autrement pourraient nous surprendre. Ils nous ouvrent un chemin de liberté qui, contrairement à nos calculs, aux mécanismes de défense et aux revendications de notre nature charnelle, nous conduit à la joie d’un amour vrai, libre et gratuit envers notre prochain, semblable à l’amour de Jésus.

D’après « Il buon seme » novembre 2021

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