CORONA 61
En attendant qu’Il vienne
Le texte suivant a paru sur le calendrier Bonne Semence en date du 13 mai 2021. Il convient bien pour faire suite au message corona 60. Le voici bien adapté pour introduire ce numéro 61.
« Jésus, sachant que son heure était venue pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin » (Jean 13. 1).
« Je suis sorti d’auprès du Père et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde et je m’en vais au Père » (Jean 16. 28).
De ce monde au Père
Jésus, venu du ciel, évoque le moment où Il montera au ciel, après Sa mort et Sa résurrection. Il parle de « passer de ce monde au Père », de « laisser le monde et d’aller au Père » - pas au ciel, mais au Père. Pour Lui, ce qui caractérise le ciel, c’est la présence de Son Père !
Après la désobéissance d’Adam, l’homme s’est organisé indépendamment de Dieu, dans un système que la Bible appelle « le monde », et dont Satan est le chef (Jean 14. 30). « Tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie – n’est pas du Père, mais est du monde » (1 Jean 2. 16). Il y a une opposition fondamentale entre « le Père » et « le monde », et Jésus l’a ressenti profondément, alors qu’il était venu « d’auprès du Père… dans le monde ». Toute Sa vie sur la terre a été consacrée à Son Père, qu’Il était venu révéler aux hommes (Mat. 11. 27). Rien en Lui ne répondait aux convoitises du monde. Sa vie y a été marquée par la souffrance, le mépris, le rejet, et finalement la croix.
Jésus va quitter Ses disciples. Il anticipe le moment où Son œuvre sera accomplie. Il ne leur décrit pas les splendeurs du ciel, Il leur dit qu’Il va « au Père ». Jésus, le Fils bien-aimé, va quitter ce monde où Il a tant souffert, pour aller vers Son Père, dont Il a accompli toute la volonté, jusqu’à la mort. Il peut consoler Ses disciples. Il va « au Père », mais Il n’y sera plus seul, car Il leur a préparé une place dans la maison de Son Père. Il reviendra les prendre auprès de Lui (Jean 14. 2).
L’attente de l’Époux et de l’Épouse
Nous ne trouvons aucune prophétie concernant l’Église dans l’Ancien Testament, mais plusieurs scènes vécues par des croyants sont riches en instructions et très édifiantes. Lorsque Abraham, dans sa vieillesse, engendra Isaac, il l’éleva jusqu’au jour où Dieu lui dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai. Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l’holocauste, et se leva, et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit » (Gen. 22. 1 à 19).
Cette scène vient figurer le don du Fils. Par avance, Dieu lève le voile sur Ses conseils qui datent d’éternité. L’apôtre Pierre, conduit par l’Esprit Saint, dans son premier discours public, le fera connaître au peuple juif qui vient de crucifier son Messie. Si Pierre décrit les faits : – Vous avez cloué à une croix et vous avez fait périr par la main d’hommes iniques, Jésus le Nazaréen ; il montre aussi que cet Homme, « qui a été accrédité de la part de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous », a été « livré par le dessin arrêté et la préconnaissance » de Dieu (Act. 2. 22 et 23). Ensuite, Pierre et Jean, relâchés d’une arrestation subie à la suite du troisième discours de Pierre, et « revenus auprès des leurs », élevèrent leurs voix à Dieu en rappelant que : « dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, aussi bien Hérode que Ponce Pilate, avec les nations et les tribus d’Israël, pour faire tout ce que ta main et ton dessein avaient déterminé à l’avance devoir être faites » (Act. 4. 23 à 28).
Abraham a obéi : le père et le fils se sont dirigés vers Morija, « sur une des montagnes que je te dirai », ce lieu choisi par Dieu, ce lieu où David offrira le sacrifice qui mettra fin à la plaie, ce lieu où Salomon bâtira le temple, ce lieu où Jésus fut crucifié (Gen. 22. 2 ; 1 Chr. 21. 28 ; 2 Chr. 3. 1). Pour Isaac il y eut un remplaçant, un bélier « retenu à un buisson par les cornes » – pour notre Seigneur, aucun substitut ! Et des consolateurs ? – « Il n’en a pas trouvé » (Ps. 69. 20) ; et une réponse à Sa prière ? – Non plus ! (Lam. 3. 44 ; Ps. 22. 1). Pendant le temps où Il fut jugé comme le péché parce qu’il portait « nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pier. 2. 24), le ciel fut sourd à sa plainte. L’œuvre étant accomplie, le voile de séparation étant déchiré (Mat. 27. 46 à 51), il Lui fut « répondu d’entre les cornes des buffles » (Ps. 22. 21). Jésus ressuscite d’entre les morts ! Il était impossible que le Saint de Dieu « voie la corruption » (Ps. 16. 10).
Il fallait qu’Isaac connaisse cette expérience à Morija pour qu’ensuite une épouse lui soit apportée. Tel est l’ordre des choses, même si Isaac et Rebecca ne sont qu’une faible image du Christ qui « a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25). Premièrement, le Père et le Fils dans le conseil d’éternité : « alors il dit : voici, je viens pour faire ta volonté… C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 9 et 10). Deuxièmement : « Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (Héb. 9. 14) ; et troisièmement, le Serviteur, nommé par Jésus comme « le Consolateur, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom » (Jean 14. 26). Ainsi nous trouvons en Abraham, l’image du Père, en Isaac, celle du Fils et en Éliézer, celle de l’Esprit Saint. Éliézer a fait un long voyage afin de chercher Rebecca. Arrivé à l’endroit où elle demeurait, lui « le serviteur, sortit des objets d’argent et des objets d’or, et des vêtements, et les donna à Rebecca » (Gen. 24. 53). Aujourd’hui, le Saint Esprit prend de ce qui est à Christ et nous le communique : Il nous entretient de la rédemption : « l’argent » ; de la justice divine : « l’or » et de notre salut présent et futur : « les vêtements ». Chemin faisant, le serviteur parla de son maître, comme le Saint Esprit réjouit nos cœurs par la Parole.
(À suivre)

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